Schirrhein

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Schirrhein
Blason de Schirrhein
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Haguenau
Canton Bischwiller
Intercommunalité C.C. de Bischwiller et environs
Maire
Mandat
Patrick Schott
2014-2020
Code postal 67240
Code commune 67449
Démographie
Population
municipale
2 197 hab. (2011)
Densité 339 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 48′ 08″ N 7° 54′ 25″ E / 48.8022, 7.9069 ()48° 48′ 08″ Nord 7° 54′ 25″ Est / 48.8022, 7.9069 ()  
Altitude Min. 118 m – Max. 141 m
Superficie 6,49 km2
Localisation

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Schirrhein est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Schirrhein est un village situé sur la route départementale no 37 qui relie Bischwiller à Soufflenheim en passant par Oberhoffen et Schirrhoffen. La ligne de chemin de fer Haguenau-Rastatt traverse la commune mais elle est malheureusement fermée depuis les années 1960.

Le village est coincé entre la lisière sud de la forêt de Haguenau et une terrasse qui surplombe abruptement le ried (zone inondable et humide du Rhin) d'environ 20 m, ce qui permet de diviser le ban communal en deux zones  : la partie haute (la Hardt) et la partie basse (le Ried). Cette topographie est la raison pour laquelle le village a un aspect particulier. En effet, il s'étire le long d'une artère principale (la D37) sur près de 2,5 km et avait jadis l'aspect d'un village-rue. Il est traversé au pied de la terrasse par une rivière, le Fallgraben, et par plusieurs petits ruisseaux provenant de la forêt qui mêlent leurs eaux à la rivière. Le point le plus haut du village est situé à 141 m au-dessus du niveau de la mer (rue du sommet et place du tumulus) et son point le plus bas à 118 m (dans une zone marécageuse appelée le Bosch). Le village est totalement attenant à Schirrhoffen, si bien que l'on ne remarque même pas que l'on passe d'un village à l'autre.

Jadis, les maisons étaient toutes construitent d'un seul côté de l'artère principale, l'autre étant occupé par le massif forestier, d'où le dicton qu'à Schirrhein « were d'Eierküeche numme uff einere Sitt gebache » (Les crêpes ne sont cuites que d'un côté).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Drusenheim, Oberhoffen-sur-Moder, Schirrhoffen (quasiment « enclavée » entre Schirrhein et Haguenau), Soufflenheim et Haguenau.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Histoire de Schirrhein est indissociable de celle Schirrhoffen, les deux territoires n'en formant au départ qu'un seul. C'est au XIVième siècle environ que le domaine du village fût séparé en deux parties.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces d'occupation humaine du site remonte au Néolithique (9000-2200av.JC)comme en atteste les hâches et autres outils de pierre retrouvés sur la zone et datés de cette période.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le site est plus densément peuplé à partir de l'âge du bronze (-2200av.JC). Les nombreux tumulus présents dans la forêt environnante atteste d'une présence humaine continue. A cette époque, des huttes se dréssaient sur le rebord de la terrasse formant déjà un véritable village.

Durant l'âge du fer (à partir de -1100av.JC), le site reste occupé. Les tumulus de cette époque sont plus nombreux et plus grands. Les habitants occupant le territoire pendant cette période sont les Celtes.

En -56av.JC, commence la conquête de la Gaulle par les romains. Une fois le territoire romanisé, le site sera traversé par plusieurs routes dont la plus importante reliait Brumath (Brocomagus) à Seltz (Saletio). De rares vestiges de ces antiques voies sont encore existants dans la forêt de Haguenau. A cette époque, il existait sur le territoire du village ce que l'on pourrait assimiler aujourd'hui à une aire de repos. Elle se situait aux abords du ruisseau de l'Eïsenbaechel et était constituait d'une auberge, d'écuries, d'une ferme et de quelques habitations. Sa fonction première était de permettre aux armées romaines en déplacement de se reposer. L'aire fût détruite à la fin de l'antiquité suite au passage des huns et des alamans lors des Grandes Invasions. Il est probable que c'est de la connaissance de ce fait d'arme que naquit la légende racontant que le roi des huns, Attila, serait enterré avec tout son or dans une zone de la forêt toute proche appelée le "Gettseweldele".

Moyen-âge[modifier | modifier le code]

Après le passage des huns et la chute de l'Empire Romain en l'an 476, le site est progressivement abondonné et retourne lentement à l'état sauvage.

Le territoire du village, où se dressait alors quelques huttes, est mentionné pour la première fois en 1257 sous la dénomination de "Rieth" dans une charte signée par Richard de Cornouailles. Ce document atteste des privilèges dont jouissait la ville de Haguenau et de ses habitants sur l'exploitation de la forêt, notamment le bûcheronnage, le glandage de certains animaux d'élevage, et la chasse. Comme le site du Rieth appartenait alors à Haguenau, ses habitants jouissaient aussi de ses droits et privilèges à condition de payer certains impôts à la ville de Haguenau.

En 1347, un morceau du village ne faisait plus partie directement de la ville de Haguenau, mais de la famille Dotzler (les bouffons du palais impérial de Haguenau). Ce territoire devenu plus ou moins indépendant, alors dénommait "Schürhof", deviendra plus tard Schirrhoffen. Le reste du village, le "Schürrieth", est resté possession directe de la ville de Haguenau. Cette partie est l'actuelle Schirrhein. A cette époque, les habitants du village élisaient un homme qui était leur représentant auprès de la ville impériale.

Le 4 mai 1521, l'empereur Charles Quint réafirme par une nouvelle charte, les droits et privilèges des habitants de Haguenau concernant l'exploitation de la forêt, et donc de ceux de Schirrhein et de Schirrhoffen aussi. Cependant, la ville de Haguenau va tenter maintes fois d'empêcher les habitants du village de jouir des mêmes droits et privilèges. Ces litiges mèneront à un procer de Schirrhein et Schirrhoffen contre la ville de Haguenau quelques siècles plus tards.

De la Renaissance à la Révolution Française[modifier | modifier le code]

Le XVIième siècle est pour l'ensemble de l'Alsace une période de paix à forte prospérité économique et culturelle. La population et les échanges commerciaux augmentent : c'est le Renaissance.

Cette période prendra fin en 1618 avec la Guerre de Trente ans, pendant laquelle l'Alsace perdra plus de la moitié de ses habitants. De nombreux villages ont été totalement détruit et jamais reconstruit. Grâce aux négociation du Seigneur de Schirrhoffen avec les hordes de Suédois, les deux villages échappent à un anéantissement total. Le conflit prend fin en 1648 par une victoire française. Le traité de Westphalie, rédigé la même année, rattache l'Alsace au Royaume de France.

La région étant dramatiquement dépeuplée, Louis XIV encouragea l'immigration de suisses, de bavarois et d'autrichiens vers l'Alsace. Certains noms de familles très communs dans la commune témoignent de ces origines : les Dorffer, Gentner, Heisserer et Schmitter sont originaires de Bavière et d'Autriche, les Appenzeller et les Schiffli de Suisse.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la période de rattachement de l'Alsace-Lorraine à l'Empire allemand (1871-1918), Schirrhein était appelée Schirrheim. (noter le m final, toujours présent dans le nom d'une « route de Schirrheim » de la ville de Haguenau toute proche).

Selon le site des sapeurs-pompiers de Schirrhein et Schirrhoffen, le nom de Schirrhein proviendrait de deux racines celtes : « scir », signifiant « place ou hangar à sécher le foin » (qui aurait donné le mot allemand Scheune, signifiant « grange »), et « rain », signifiant « versant couvert de prairies » et qui n'aurait donc strictement aucun rapport avec le nom germanique du fleuve Rhin (Rhein).

Le nom du village a évolué au cours du temps. Il était :

  • Rieth, en 1257
  • Schürrieth, en 1313
  • Schirriet, en 1521
  • Schürrain, en 1601
  • Schürrein, en 1631
  • Scheureut, en 1656
  • Schierem, en 1753
  • Giraine, en 1756
  • Schirème, en 1769
  • Schirreit, en 1791
  • Schirrein, en 1795
  • Schierheim, en 1796
  • Schirrhein, en 1870

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Schirrhein

Les armes de Schirrhein se blasonnent ainsi :
« Parti : au premier d'argent à la hache de bûcheron d'azur, emmanchée de gueules, au second mi-parti d'azur à la quintefeuille d'argent boutonnée de gueules. »[1].

La hache symbolise l'ancienne activité économique principale du village : le bûcheronnage. La demi fleur à cinq pétales (entière) représente l'ancienne appartenance à la ville de Haguenau, dont le blason et une fleur blanche complète sur fond bleu.

Football[modifier | modifier le code]

L'équipe de football de Schirrhein (Excellence district - niveau 7) a atteint les seizièmes de finale de la Coupe de France après avoir battu Clermont-Ferrand (L2) à Haguenau le 3 janvier 2009, par 4 buts à 2. L'exploit est de taille pour le FC Étoile Schirrhein-Schirrhoffen (fondé en 1922), d'autant plus que les Clermontois menaient 2-0 à l'heure de jeu. C'est la quatrième fois qu'une formation comptant cinq divisions d'écart avec son adversaire se qualifie après l'AS Gardanne en 1960, l'US Sanary en 1982 et l'AS Évry en 1986. C'était la première fois qu'un club d'Excellence arrive à ce niveau de la compétition.

Le club s'est incliné au tour suivant face au Toulouse Football Club (L1) le 24 janvier 2009, sur le score de 8-0, dans le choc le plus déséquilibré de l'histoire de la Coupe de France à ce niveau de la compétition. La fantastique épopée prit fin ce jour-là devant plus de 8 000 spectateurs au Parc des Sports de Haguenau.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1789 1792 Romain Halter    
1792 An II Antoine Schlosser    
An II   Joseph Hagenbach et Jean Baechtel    
An V   Georges Lux    
An VII   Jean Baechtel    
1800 1812 Antoine Schlosser    
1812 1815 Joseph Amann    
1815 1815 Nicolas Halter    
1815 1823 Antoine Schlosser    
1824 1828 Nicolas Halter    
1828 1831 X*** Kirchdoerffer    
1831 1838 Joseph Straub    
1838 1843 Mathieu Gaengel    
1843 1846 Antoine Isemann    
1846 1860 Lauren Roos    
1860 1864 Joseph Halter    
1864 1865 Ignace Fohr    
1865 1876 Auguste Claas    
1876 1878 Antoine Halter    
1878 1890 Auguste Claas    
1890 1903 Guillaume Schitter    
1904 1907 Jean Schott    
1907 1908 Michel Staebler    
1908 1934 Théophile Schitter    
1934 1940 Auguste Dorffer    
1940 1944 Albert Staebler    
1944 1947 Joseph Sutter    
1947 1959 Albert Staebler    
1959 1995 René Bitz    
mars 2001 2008 Jean-Claude Gasser    
mars 2008 en cours André Wilhelm[2]   Retraité de l'Éducation nationale
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 197 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
600 599 759 1 223 1 261 1 286 1 162 1 199 1 215
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 096 1 265 1 337 1 364 1 332 1 278 1 309 1 335 1 396
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 429 1 529 1 497 1 430 1 527 1 512 1 559 1 439 1 565
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 763 1 882 1 987 1 921 1 850 2 027 2 130 2 160 2 197
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lors du recensement de 1999, la population totale, incluant les doubles comptes, était de 2 040 habitants.


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]