Waldersbach

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Waldersbach
Vue d'ensemble du village.
Vue d'ensemble du village.
Blason de Waldersbach
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Molsheim
Canton Schirmeck
Intercommunalité C.C. de la Vallée de la Bruche
Maire
Mandat
Pierre Reymann
2014-2020
Code postal 67130
Code commune 67513
Démographie
Gentilé Waldersbachois
Population
municipale
149 hab. (2011)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 55″ N 7° 12′ 51″ E / 48.41527778, 7.21416667 ()48° 24′ 55″ Nord 7° 12′ 51″ Est / 48.41527778, 7.21416667 ()  
Altitude Min. 464 m – Max. 925 m
Superficie 3,37 km2
Localisation

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Waldersbach est une commune française, située à 500 m d'altitude dans le département du Bas-Rhin en région Alsace. Du 1er avril 1974 au 1er janvier 1992, la commune a été dénommée Ban-de-la-Roche suite à la fusion-association avec les communes de Belmont, Bellefosse puis, le 1er janvier 1975, avec la commune de Fouday.

Géographie[modifier | modifier le code]

Waldersbach est un village de montagne et même si le village est bien orienté, la fraîcheur venant des forêts situées au-dessus « descend » dès que le soleil cesse de chauffer. Le réseau hydraulique est assez important et, à la hauteur de Waldersbach, un certain nombre de ruisseaux se déversent dans la Schirgoutte ou Chirgoutte qui prend source sous le col de la Charbonnière : la Goutte du Moulin, en provenance de Bellefosse, la Bellegoutte, et la Grande Goutte qui prend sa source en dessous du col de la Perheux. La Schirgoutte descend ensuite se jeter dans la Bruche à Fouday une centaine de mètres plus bas. Le réseau hydraulique est donc lié au massif du Champ du feu.

Histoire[modifier | modifier le code]

Waldersbach faisait partie de l'ancienne seigneurie du Ban de la Roche. On y trouve un musée à la mémoire de Jean-Frédéric Oberlin, pasteur, pédagogue, animateur rural, défenseur des Droits de l'Homme.

Le développement du Ban de la Roche a lieu tout d'abord au XVIe siècle sous l'influence du seigneur comte Palatin Georges-Jean de Veldenz. Il obtient l'autorisation d'exploiter des mines et achète le Ban de la Roche en 1584. Suivra une période plus sombre avec des procès en sorcellerie en 1620-1621, puis la guerre de Trente Ans. En 1655 sept familles sont recensées à Waldersbach. Les XVIIIe et XIXe siècles seront une période plus favorable avec le développement du textile: une filature est créée à Waldersbach sous l'impulsion de Jean George Reber, et une rubannerie à Fouday sous l'impulsion de Jean-Luc et Daniel Legrand.

De 1750 à 1754 puis de 1760 à 1767 Jean Georges Stuber est pasteur à Waldersbach. Il élabore de nouvelles méthodes pédagogiques et s'efforce particulièrement d'apprendre à lire aux paroissiens. Avant de partir, il se préoccupe de trouver un digne successeur en la personne de Jean-Frédéric Oberlin qui lui succède en 1767 alors âgé de 27 ans. Il restera à Waldersbach jusqu'à sa mort en 1826 à l'âge de 86 ans. Au cours de toutes ces années il dépensera efficacement beaucoup d'énergie pour améliorer le réseau routier, l'agriculture, l'hygiène, l'habitat, l'instruction. Le musée Jean-Frédéric-Oberlin met en valeur sa vie et son œuvre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Waldersbach

Les armes de Waldersbach se blasonnent ainsi :
« D’azur à l’église d’argent, essorée de Gueules, sur une terrasse de Sinople; au chef cousu de gueules chargé de trois rocs d’échiquier d’argent. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1940 la commune bénéficiait d'une agence postale ou d'un correspondant rural, le cachet à date était de forme hexagonale tireté.

La mairie-école.


Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Pierre Reymann[1]    
mars 2001 mars 2008 Pierre Reymann    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 149 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
342 343 364 438 576 514 500 507 498
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
445 475 450 464 443 392 384 348 342
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
327 321 320 261 233 206 189 184 168
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
158 155 579 585 632 139 137 149 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église protestante de Waldersbach.
Le presbytère construit par le pasteur Oberlin.
Article détaillé : Musée Jean-Frédéric-Oberlin.
Waldersbach allée des fiançés.
Waldersbach en automne.
Waldersbach sous la neige.
  • Allée Oberlin ou allée des Fiançés[5]: en montant à pied à droite du cimetière pour aller au col de la Perheux, on passe par une magnifique allée bordée de vieux arbres. Les couples mariés à Waldersbach plantaient un arbre le long de cette allée.
  • De nombreux chemins permettent de rejoindre des villages à pied dans une ambiance calme et des paysages variés quelle que soit la saison :
vers Fouday et donc la gare SNCF la plus proche,
vers Solbach,
vers le col de la Perheux puis Rothau ou Wildersbach (vallée de la Rothaine),
vers Belmont et le Champ du Feu,
vers Bellefosse puis Colroy-la-Roche ou vers Blancherupt.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Frédéric Oberlin, pasteur du Ban-de-la-Roche, vécut à Waldersbach pendant 59 ans et y mourut en 1826. Il repose dans le petit cimetière de Fouday, près de l'église. Son rayonnement et la présence du musée dans le village engendrent un tourisme de mémoire dans la région. Alors que le pasteur est enterré au cimetière de Fouday, sa femme, Madeleine Salomé Oberlin, née Witter, morte à l'âge de 36 ans après la naissance de leur neuvième enfant, est inhumée à Waldersbach, comme en témoigne une plaque commémorative apposée sur un mur de l'église.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Jumelage avec Woolstock.

Comme sept autres communes du Ban de la Roche (Bellefosse, Belmont, Fouday, Neuviller-la-Roche, Rothau, Solbach et Wildersbach), Waldersbach est jumelée depuis le 15 juillet 1984 avec Woolstock, une petite localité américaine de l'Iowa qui a accueilli au XIXe siècle des immigrants en provenance du Ban de la Roche.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Denis Leypold, Le Ban de la Roche au temps des seigneurs de Rathsamhausen et de Veldenz (1489-1630), Librairie Oberlin, Strasbourg, 1989, 119 p.
  • Jean Georges Stuber, Histoire de la paroisse de Waldersbach, Annales du Ban de la Roche, 1774.
  • « Waldersbach », in La Haute Vallée de la Bruche, Patrimoine d’Alsace, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Éditions Lieux Dits, Lyon, 2005, p. 69-73 (ISBN 978-2-914528-13-9)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]