Gustave Brion

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Gustave Brion

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Gustave Brion photographié par Antoine Meyer.

Nom de naissance Gustave Adolphe Brion
Naissance 24 octobre 1824
Rothau (Bas-Rhin)
Décès 3 novembre 1877 (à 53 ans)
14e arrondissement de Paris
Nationalité Français
Activités Peintre
Illustrateur
Formation École des beaux-arts de Paris
Maîtres Gabriel-Christophe Guérin
Charles Gleyre
Élèves Hippolyte Pradelles
Récompenses Médaille de 2e classe au Salon de 1853
Médaille de 1re classe au Salon de 1863
Médaille de 2e classe à l'Exposition universelle de 1867
Chevalier de la Légion d'honneur en 1863.

Gustave Brion[1], né le 24 octobre 1824 à Rothau (Bas-Rhin) et mort le 3 novembre 1877 dans le 14e arrondissement de Paris[2], est un peintre et illustrateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gustave Brion est né à Rothau (Bas-Rhin). Il est le petit-neveu de Frédérique Brion avec qui Goethe noua une brève idylle lors de son séjour dans la région.

À Strasbourg, Gustave Brion est l'élève du sculpteur André Friederich et du peintre Gabriel-Christophe Guérin. Monté à Paris, il intègre l'atelier l'atelier de Charles Gleyre. Il fonde un atelier au 70-70 bis de la rue Notre-Dame-des-Champs, l'endroit ayant le surnom de « Boîte à thé ». Il est l'un des maîtres d'Hippolyte Pradelles.

Il débute au Salon de 1847 à Paris, et y expose régulièrement les années suivantes. Sa production est remarquée à plusieurs reprises : il reçoit une médaille de 2e classe au Salon de 1853, une médaille de 1re classe au Salon de 1863, et une médaille de 2e classe à l'Exposition universelle de 1867. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1863.

Peintre régionaliste, il produit notamment des scènes de genre alsaciennes. Il illustre également Les Misérables de Victor Hugo.

Il meurt à son domicile situé au no 91 du Boulevard Arago à Paris.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Œuvres graphiques[modifier | modifier le code]

  • Forêt de Bischoffsheim, « 12e jour », 1844, crayon gras sur papier beige, Cabinet des estampes et des dessins de Strasbourg
  • Couple assis : Cosette et Jean Valjean, 1862, dessin, musée des beaux-arts de Mulhouse
  • Jeune fille debout : Cosette, dessin, 1862, musée des beaux-arts de Mulhouse
  • Près des châteaux d'Ottrott, crayon, cabinet des estampes et des dessins de Strasbourg
  • Vue d'Alsace : Ruines de l'église de garnison de Fort-Louis, dessin à la mine de plomb, cabinet des estampes et des dessins de Strasbourg.

Peintures[modifier | modifier le code]

  • Portrait de Charles Winter, 1850, huile sur toile, musée des beaux-arts de Strasbourg
  • Récolte des pommes de terre pendant l'inondation du Rhin en 1852 (Alsace), 1852, huile sur toile, musée des beaux-arts de Nantes
  • Siège d'une ville par les Romains sous Jules César. Batterie de balistes et catapultes, 1861, Hôtel des Invalides, Paris
  • Petite marchande de fleurs, huile sur toile, 1861, musées du château des Rohan à Saverne
  • Mendiants à la porte d'une maison patricienne de Strasbourg, 1861, huile sur toile, musées du château des Rohan à Saverne
  • Les Pèlerins de Sainte-Odile, 1863, musée Unterlinden, Colmar[3]
  • Le Chant de mai, 1864, musée des beaux-arts de Mulhouse
  • La Quête du loup, 1864, huile sur toile, musée des beaux-arts de Mulhouse
  • Le Vainqueur de la danse du coq (Moeurs alsaciennes en 1860), 1871, musée des beaux-arts de Mulhouse.
  • Femme au rosier, 1875, huile sur toile, musée des beaux-arts de Strasbourg
  • Le Colporteur, 1877, huile sur toile, musées du château des Rohan à Saverne
  • La lecture de la Bible, 1877, huile sur toile, tableau inachevé (sa dernière œuvre), musée des beaux-arts de Mulhouse
  • Une scène de carnaval, ancien titre : Une Noce en Alsace, huile sur bois, musée national Magnin, Dijon

Galerie[modifier | modifier le code]

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Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Né Gustave Adolphe Brion.
  2. Archives de Paris, état-civil numérisé du 14e arrondissement de Paris, registre des décès de l'année 1877, acte N°2644 du 5 novembre 1877, vue 19/31 de la numérisation. Le peintre est mort à son domicile situé au no 91 du Boulevard Arago. Son décès est déclaré par son frère Albert Brion, 54 ans, ingénieur-mécanicien à Illkirch.
  3. Une copie de sa main est conservée au musée des beaux-arts de Bordeaux.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, notice de René Muller, vol. 5, p. 363
  • Hélène Chew, « Gustave Brion, illustrateur d'archéologie, ou le désigneux de l'Empereur », dans Cahiers alsaciens d'archéologie, d'art et d'histoire, no 47, 2004, p. 151-168.
  • Catherine Granger et Hélène Chew, « Archéologie et peinture sous Napoleón III : le Siège d'une ville par les Romains par Gustave Brion », dans La Revue du Louvre et des musées de France, no 2, 2003, p. 69-78.
  • Charles Timbal, Notes et causeries sur l'art et sur les artistes, E. Plon, Paris, 1881, p. 382.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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