Natzwiller

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Natzwiller
L’église Saint-Genès
L’église Saint-Genès
Blason de Natzwiller
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Molsheim
Canton Schirmeck
Intercommunalité C.C. de la Vallée de la Bruche
Maire
Mandat
André Woock
2014-2020
Code postal 67130
Code commune 67314
Démographie
Gentilé Natzwillerois
Population
municipale
589 hab. (2011)
Densité 81 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 26′ 19″ N 7° 15′ 15″ E / 48.438611, 7.254166 ()48° 26′ 19″ Nord 7° 15′ 15″ Est / 48.438611, 7.254166 ()  
Altitude Min. 379 m – Max. 1 013 m
Superficie 7,29 km2
Localisation

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Natzwiller est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Ce village très étiré et étagé fait partie du territoire communément appelé la vallée de la Bruche et de la Communauté de communes de la Vallée de la Bruche.

C'est l'une des principales localités touristiques de ce territoire de moyenne montagne dominé par le Champ du Feu. De nombreux vestiges attestent de l'industrialisation au textile, qui suivit la création d'un tissage important par un pionnier, Jean-Frédéric Jacquel.

Article connexe : Vallée de la Bruche.

Ses habitants sont les Natzwillerois et les Natzwilleroises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village occupe la rive Nord de la vallée de la Rothaine, la rive Sud appartient à des communes inclues dans l'ancien territoire du comté du Ban de la Roche, tels que Wildersbach et Neuviller-La-Roche. Rothau est également l'une des communes de l'ancien territoire du Ban de la Roche, initialement à la rive Sud, mais aujourd'hui à cheval sur la Rothaine suite à l'évènement dans lequel Barembach et Natzwiller ont cédé chacun une partie de leurs territoires, afin que Rothau s'agrandisse pour s'englober en un seul village.

Les fortes pentes n'ayant pas permis la construction d'établissements industriels de grande taille, de petites structures se sont établies au bord du cours d'eau.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans la période médiévale jusqu'à l'aube du XVIIe siècle, le lieu, alors une annexe paroissiale de Barembach, n'était occupé que par quelques fermes et une chapelle de pèlerinage en relation avec le Mont Sainte Odile. La chapelle était placée sous le vocable de Saint Luden dont la fête est mentionnée en 1502 (Lutienn tag), patron des pèlerins. Le saint actuel est saint Genest. C'est aussi conjointement que le hameau était désigné dans les textes anciens sous le nom de Sant Ludelin en 1491 et encore sous St. Lüdwig en 1672, mais aussi sous Nasvil en 1625 et Nessweÿler en 1666.

Le hameau, entièrement dépeuplé par la guerre de Trente Ans (1618-1648) redevint village au cours du XVIIIe siècle, bénéficiant de la proximité des forges de Rothau par l’accueil d’un nombreux personnel minier et sidérurgiste dont beaucoup sont d’expression alémanique et de religion catholique, alors qu’on était d’expression romane et protestant sur l’autre rive de la Rothaine.

Le nom de la commune reste attaché à la Seconde Guerre mondiale, puisque le seul camp de concentration nazi situé sur le territoire français était implanté au Struthof, un écart qui surplombe Natzwiller. La plupart des étrangers parlent d'ailleurs du camp de Natzweiler-Struthof[1]. Voir aussi Camp de concentration de Natzwiller-Struthof.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Natzwiller

Les armes de Natzwiller se blasonnent ainsi :
« D'argent au sapin arraché de sinople, au chef de gueules. »[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours André Woock[3]    
mars 2001 mars 2008 André Woock    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 589 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
450 556 609 694 845 882 888 920 930
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
933 1 000 1 089 1 077 1 019 990 937 884 906
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
962 950 977 821 827 824 825 1 198 794
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
789 776 702 658 634 624 599 589 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Genès 
L'architecture de l'église paroissiale – entièrement reconstruite en 1846 – s'inspire de l'Antiquité et de la Renaissance et s'apparente à d'autres édifices de la vallée : la tour-porche octogonale rappelle ainsi celle de l'église de Wisches-Hersbach[6],[7].
Chapelle Notre-Dame-de-Lourdes[8] 
De décor néo-gothique, elle date probablement de la fin du XIXe ou du début du XXe siècle. La baie du pignon est formée d'ébrasements à ressauts et d'un arc en accolade.
La croix monumentale qui se trouve à sa droite fut érigée en 1869.
Camp de concentration du Struthof[9].
Article détaillé : Struthof.
Centre européen du résistant déporté 
Route départementale 130. Ce haut lieu de mémoire nationale française et européenne regroupe : le site de l'ancien camp de concentration de Natzweiler, le musée du KL-Natzweiler, le centre européen du résistant déporté et le Mémorial de la déportation.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Camp de Struthof, Musée des Déportés sur le site officiel du ministère français de la Culture (base architecture et patrimoine), photographies de Mas, Louis Emmanuel, Archives photographiques, archives de la médiathèque de l'architecture et du patrimoine, et service de l'inventaire général de la Région Alsace.
  2. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté le 24 mai 2009)
  3. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. « Notice no IA67013092 », base Mérimée, ministère français de la Culture Église paroissiale Saint-Genès
  7. « Natzwiller », in La Haute vallée de la Bruche, Éditions Lieux Dits, Lyon, 2005, p. 58
  8. « Notice no IA67013094 », base Mérimée, ministère français de la Culture Chapelle de Notre-Dame de Lourdes
  9. « Notice no PA00084818 », base Mérimée, ministère français de la Culture Ancien camp concentrationnaire de Natzweiler-Struthof, actuellement musée des Déportés

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marlyse Heckly, « À propos d'une photo de mariage », L'Essor, no 196
  • Arnold Kientzler, « Histoire d'un métier à tisser d'autrefois », L'Essor, no 151
  • Jean-Michel Wendling, « À Natzwiller de 1650 à 1793 : la langue qu'on y parle », L'Essor, no 144
  • « Natzwiller », in La Haute vallée de la Bruche, Patrimoine d’Alsace, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Éditions Lieux Dits, Lyon, 2005, p. 57-59 (ISBN 978-2-914528-13-9) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]