Rasta Rockett

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Rasta Rockett

Titre québécois Les Apprentis champions
Titre original Cool Runnings
Réalisation Jon Turteltaub
Scénario Lynn Siefert
Acteurs principaux
Sociétés de production Walt Disney Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre comédie
Sortie 1993
Durée 98 minutes (h 38)

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Rasta Rockett (Cool Runnings) est un film américain réalisé par Jon Turteltaub, sorti en 1994 en France.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Derice Bannock a un rêve dans la vie : aller aux Jeux Olympiques et faire aussi bien que son père, Ben Bannock, célèbre sprinter jamaïcain et champion olympique du 200 mètres à Mexico, en 1968. Pour cela, Derice s'entraîne dur tous les jours et peut compter sur le soutien de sa femme et de son ami de toujours, Sanka Coffie, un bon vivant insouciant, possédant des royales rasta dreadlocks sept fois champion de pushcart. Le jour des sélections sur 100 mètres, Derice est considéré comme le favori, mais à mi-course, et alors qu'il est en tête, son poursuivant, Junior Bevil, fils d'un riche bourgeois de Kingston, qui court contre l'avis de son père, l'entraîne dans sa chute, ainsi qu'un troisième athlète : Yul Brynner. Malgré les réclamations, le président de la Fédération jamaïcaine refuse de faire recourir la course.

Derice va alors chercher un autre moyen d'accomplir son rêve. Pour cela, il va se mettre à la recherche d'Irvin Blitzer, double champion olympique de bobsleigh aux Jeux d'Innsbruck en 1964 et de Grenoble en 1968, mais disqualifié aux Jeux suivants à Sapporo en 1972 pour tricherie (il avait alourdi son bobsleigh pour aller plus vite). Ce dernier a pris sa retraite à la Jamaïque, où il s'est reconverti dans les paris hippiques dans un café de Sandy Bay, après avoir tenté d'approcher Ben Bannock par le passé — il avait une théorie reposant sur l'utilisation de quatre sprinters pour pousser le bobsleigh au démarrage et gagner ainsi de précieuses secondes dans ce moment capital, mais Irvin a changé et il n'est plus intéressé par le bobsleigh.

Après négociations, il revient finalement sur sa décision et accepte de former une équipe. Sanka accepte, lui, de délaisser un temps le pushcart, malgré sa peur panique de la glace et du froid ainsi qu'une condition physique plus que moyenne, pour le suivre dans cette aventure, mais c'est bien le seul. Finalement, les deux concurrents malchanceux des sélections olympiques — Yul Brynner et Junior Bevil — se présentent et après avoir failli s'entre-tuer acceptent de faire partie de l'équipe. Reste un problème : le financement ! Nos quatre compères se lancent dans tous types d'activités pour récolter des fonds (la chanson pour Sanka : Toute la planète demande à quoi ça rime, quatre Jamaïcains bobsleigh sur les cimes, on a le grand Derice et le petit Junior, Yul, Sanka, ce sont les plus rapides de tous les grands sprinters, aux jeux olympiques, vaincra jamaïca, le bras de fer pour Yul et les baisers pour Derice) mais c'est finalement la vente de la voiture de Junior Bevil qui va se révéler déterminante et leur permettre de s'envoler pour Calgary.

La deuxième partie du film se déroule à Calgary, ville de l'ouest du Canada. Là-bas, les quatre Jamaïcains vont faire la découverte de ce qu'est véritablement le bobsleigh, à savoir un sport d'hiver, implicitement réservé aux blancs. Blessés par l'attitude humiliante de certains à leur égard, l'équipe de bobsleigh de la Jamaïque va alors chercher à montrer sa vraie valeur et à se faire une place dans ce monde fermé. Après s'être qualifiés avec un bob de fortune prêté par l'équipe des États-Unis, ils sont disqualifiés pour un motif fallacieux car c'est en réalité d'une manœuvre de Kurt Hemphill, l'entraîneur d'Irvin en 1972, désireux de se venger de l'humiliation que lui a fait subir son ancien poulain avec son affaire de tricherie. Réintégrés, ils effectuent d'abord une première descente catastrophique en terminant derniers puis se rattrapent terminant huitièmes le deuxième jour, mais lors de leur troisième descente, alors qu'ils démarrent sur les chapeaux de roue et obtiennent des temps intermédiaires excellents, une lame de leur bobsleigh cède et, avec la vitesse désormais excessive du bobsleigh, ils chutent. Courageusement, ils hissent l'engin sur leurs épaules pour terminer la course sous les ovations de la foule.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

  • Recettes aux États-Unis : 68 856 263 USD
  • Recettes à l'international : 86 000 000 USD
  • Total des recettes : 155 000 000 USD

Commentaire[modifier | modifier le code]

Tiré d'une histoire vraie, le film a cependant pris quelques libertés avec la réalité. Irvin Blitzer est un personnage de fiction, la vraie équipe avait plusieurs entraîneurs et aucun d'entre eux n'avait trempé dans des affaires de tricheries. L'équipe originale n'était pas composée de sprinters ayant échoué aux sélections olympiques, ces dernières ayant traditionnellement lieu après les Jeux d'hiver. Enfin, ce n'est pas la vente de la voiture qui a permis aux Jamaïcains de partir pour Calgary, mais la vente de T-shirts souvenirs à leur effigie[3]. En revanche, on voit apparaître à la fin du film, lors de la descente des Jamaïcains, la vraie vidéo extraite des Jeux olympiques d'hiver de 1988 où l'on voit la chute de l'équipe lorsqu'elle aborde le virage trop vite. L'équipe franchira la ligne d'arrivée à pied[4].

Bande originale[modifier | modifier le code]

Cool Runnings (Rasta Rockett)

Album de
Sortie 28 septembre 1993
Format CD
Producteur Walt Disney Records
Label Columbia Records

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]