Port d'Anvers

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Port d'Anvers
Vue aérienne du port d'Anvers avec en avant-plan le port du Pays de Waes
Vue aérienne du port d'Anvers avec en avant-plan le port du Pays de Waes
Présentation
Type Port de commerce
Trafic 190,85 Mt (2013)
et 8,58 millions d'EVP (2013)[1]
Activités pétrochimie, conteneurs, logistique, etc.
Superficie 129 km²[réf. souhaitée]
Places 17e mondial et 2e européen (2011)[1]
Géographie
Coordonnées 51° 15′ 51″ N 4° 20′ 46″ E / 51.264167, 4.34611151° 15′ 51″ Nord 4° 20′ 46″ Est / 51.264167, 4.346111  
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Régions Drapeau de la Région flamande Région flamande
Province Drapeau de la province d’Anvers Province d'Anvers
Commune Anvers
Localisation

Géolocalisation sur la carte : mer du Nord

(Voir situation sur carte : mer du Nord)
Port d'Anvers

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Port d'Anvers
Plan du port d'Anvers.

Le port d'Anvers (en néerlandais : Haven van Antwerpen) est un port belge situé sur l'estuaire de l'Escaut et donnant sur la mer du Nord.

C'est l'un des plus grands ports européens, il entraîne toute une économie autour de lui : il est la principale activité économique de la ville d'Anvers.

Il profite d'une position stratégique en Europe, il est alimenté par l'Escaut, dispose d'un important réseau de navigation intérieure (Escaut, Meuse via le Canal Albert, Rhin) qui peut distribuer une grande partie des marchandises transportées par mer dans une grande partie du continent, d'un réseau autoroutier reliant les grandes villes belges et européennes, et d'un réseau ferré.

Ce carrefour est une plateforme maritime et fluviale de première importance en Europe (2e port européen derrière celui de Rotterdam) qui constitue la porte d'entrée de l'Europe sur la mondialisation sur le Northern range (le « rail du nord »), principale interface commerciale du continent.

Historique[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

C'est grâce à son port qu'Anvers, première place mondiale, relie l'Inde à l'Amérique dès le XIXe siècle.

Jusqu'au XIXe siècle, le port se situait sur la rive droite à l'entrée de la ville. Le port a été élargi au XIXe siècle grâce au creusement d'un bassin artificiel, le bassin Bonaparte (Bonapartedok en néerlandais). Pendant l'occupation française, Napoléon Bonaparte a voulu transformer le port d'Anvers en un port militaire depuis lequel il pouvait attaquer l'Angleterre.

Le port et l'Escaut au crépuscule.

L'installation de fret[modifier | modifier le code]

De par sa taille, le port d'Anvers est classé en onzième position à l'échelle mondiale et premier en Europe dans le domaine chimique. Il traite environ 16 000 navires par an. Il est également situé à une cinquantaine de kilomètres de l'aéroport de Bruxelles. Le fret peut être entreposé dans des hangars couverts grâce aux 480 ha d'entrepôts couverts, dont 187 de magasins réfrigérés.

Premier port chimique en Europe[modifier | modifier le code]

Beaucoup de grandes multinationales de l'industrie chimique se sont installées dans le port d'Anvers. Certaines sociétés possèdent même leurs propres terminaux, ce qui permet aux navires de charger et décharger directement à la production ou au centre de traitement.

Le port a annoncé en 2008 un nouveau terminal (ainsi que gazier et pétrolier) pour les « chimiquiers », coasters et barges. D’une capacité de 110 000 m³, il sera dédié au stockage de produits chimiques, de gaz et produits pétroliers. Une jetée, des quais disposant de six postes de chargements seront construits sur la rive gauche de l’Escaut, desservis par rail et route.

L'Escaut et le port sont continuellement dragués pour permettre aux navires ayant de grands tirants d'eau de pouvoir entrer dans les installations portuaires anversoises. La gestion des sédiments pollués pose, comme dans tous les ports industriels, des problèmes environnementaux.

Le port aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Le port d'Anvers se classe au deuxième rang européen (derrière le port de Rotterdam) et au dix-septième rang mondial avec un trafic total de marchandises de 190 849 079 tonnes échangées en 2013. En termes de trafic de conteneurs, il est le deuxième port européen (derrière Rotterdam et devant Hambourg) et le quinzième port mondial avec 8 578 269 EVP[1]. Hier largement ouvert, le port est maintenant zone protégée.

Le réseau routier partant du port d'Anvers, grâce à cinq autoroutes relie celui-ci à l’Allemagne dont la Ruhr, au Nord de la France ainsi que les Pays-Bas. Par jour, plus de 120 trains desservent le port d'Anvers et c'est le terminus de plus de 12 liaisons internationales. Dans le port même, plus de 840 km de voies composent le système des chemins de fer. 60 % du trafic de B Cargo est représenté par Anvers. Les liaisons fluviales partant d'Anvers rejoignent facilement le Rhin et le Danube qui desservent la France de l'Est, la Suisse du Nord et l'Allemagne, se prolongeant jusqu'à la mer Noire. Par le sud de l'Escaut et le canal de Willebroek, le port d'Anvers est relié depuis le 16e siècle au port de Bruxelles par un canal que des agrandissements successifs on rendu accessible aux navires de mer de 4.300 tonneaux au maximum jusqu'à Bruxelles et, au delà, vers le réseau des canaux français par le canal de Charleroi. Une autre partie du port, d'essence fluviale autant que maritime, s'étend au nord de la ville jusqu'à être enclavée en partie dans le territoire hollandais, « sans jamais entrevoir ni la mer ni la cité ». Mais la cité lui reste étroitement liée. « Anvers est un port dans une ville », s'enflamme Eddy Bruyninckx, le directeur de l'Autorité portuaire. « Et ce port est plus qu'un formidable outil économique : il est installé dans l'esprit des gens d'Anvers, et je suis fier d'en être l'un des acteurs ».

En même temps que le port grandissait en aval, entre Anvers et la frontière néerlandaise la conteneurisation se développait car Anvers a su s'adapter à cette nouvelle forme de transport.

Trafic[modifier | modifier le code]

Le port en chiffres[modifier | modifier le code]

13 000 hectares, 1 100 kilomètres de voies ferrées, 900 entreprises sont installées dans la zone portuaire, 65 000 emplois directs et 183 000 indirects, 184 millions de tonnes traitées en 2012 et 190 millions de tonnes traitées en 2013.

Trafic du port[2]
Types de chargement Unités 2013
Vrac liquide[3] Tonnes 59 493 776
Pétrole brut Tonnes 4 680 763
Produits raffinés Tonnes 43 129 916
Autres liquides Tonnes 11 203 776
Vrac solide[4] Tonnes 14 376 834
Céréales Tonnes 820 890
Charbon Tonnes 2 178 213
Minerai de fer Tonnes 2 851 703
Autres solides Tonnes 5 143 245
Marchandises diverses[5] Tonnes 116 978 469
Conteneurs Tonnes
et EVP
102 325 934
8 578 269
Rouliers[6] Tonnes 4 562 397

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c [PDF] « World Port Ranking 2011 », sur http://aapa.files.cms-plus.com/ (American Association of Port Authorities).
  2. [PDF] (en) Port of Antwerp, « Statistic yearbook 2013 », sur http://www.espo.be/, p. 298.
  3. Le vrac liquide (liquid bulk en anglais) regroupe le pétrole brut, les produits pétroliers raffinés, les biocarburants, les huiles végétales, le gaz naturel liquéfié, etc.
  4. Le vrac solide (solid bulk en anglais) regroupe le minerai de fer, la ferraille, le charbon, les céréales, le fourrage, les oléagineux, la biomasse, les engrais, les gravats, le sable, les granulats, etc.
  5. Les Marchandises diverses (general cargo en anglais) regroupent les produits manufacturés (textile, électronique, agro-alimentaire, etc.) contenus dans des conteneurs, ceux contenus dans des poids lourds, les marchandises transportés à l'unité (véhicules, grumes, rouleaux d'acier ou de papier, etc.) et les formats non-conventionnels (blocs de granite, tubes d'acier, grandes machines) y compris des colis lourds et encombrants (locomotives, bateaux, éoliennes, grues, etc.).
  6. Les rouliers (roll on / roll off en anglais, ou « RoRo ») sont chargés à l'horizontal par une rampe d'accès, et non à la verticale par une grue ou un portique : ils regroupent les transporteurs de véhicules (sortes de parkings flottants), les ferry et les petits navires collecteurs polyvalents (souvent RoRo et conteneurs).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Étienne Schoonhoven, Anvers, son fleuve et son port : Coup d'œil sur les principales étapes de son histoire économique et maritime, Editions Lloyd Aversois, 1958.
  • Thierry Dubrunfaut, Port of Antwerp, Editions Racine, novembre 2006. Ici le photographe Thierry Dubrunfaut nous livre une lecture surprenante de cet outil industriel brut et froid. [1]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]