Transport ferroviaire en Belgique

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Transport ferroviaire en Belgique

Description de cette image, également commentée ci-après

Un train ICE et un Thalys à Bruxelles-Midi

Caractéristiques du réseau
Longueur du réseau 3592 km[1]
dont électrifiés 3064 km[2]
Écartement Voie normale (1 435 mm)
Trafic
Trafic voyageurs 206,5 millions par an[3]
Trafic de fret 62,2 millions de tonnes (2006)[3]
Acteurs
Gestionnaire d'infrastructure Infrabel (principalement)
Exploitant Société nationale des chemins de fer belges (SNCB) (principalement)

Plan

Description de cette image, également commentée ci-après

Le réseau ferroviaire belge

La Belgique dispose d’un réseau ferroviaire très étendu. La première ligne de chemin de fer exploitée par le secteur public de l’Europe continentale fut mise en service le 5 mai 1835 entre Bruxelles-Allée verte et Malines.

La Belgique est membre de l'Union internationale des chemins de fer (UCI) et son code UCI est le 88.

Infrastructure[modifier | modifier le code]

En 2003, la longueur du réseau ferré belge était de 3 518 km, en totalité à écartement normal. 2 631 km de ligne étaient électrifiés.

En 2012, la longueur du réseau ferré belge atteint 3 592 km[1]. On notera qu'en 2010 déjà plus de 3 064 km de lignes sont électrifiées[2], ce qui représente pas moins de 5 751 km de caténaires[1]. La politique du réseau belge tend à continuer à électrifier les axes du réseau. Par exemple, d'ici début 2015[4], la ligne 15 de Herentals à Mol devrait être électrifiée.

La plupart des lignes belges électrifiées le sont en courant continu sous une tension de 3 000 volts, alimentée par caténaire. Les quatre lignes à grande vitesse qui relient Bruxelles aux pays voisins : la LGV 1 vers la France, les LGV 2 et 3 qui se succèdent vers l'Allemagne et la LGV 4 vers les Pays-Bas sont électrifiées en courant alternatif sous 25 kV, au même titre que deux des trois lignes classiques vers le Grand-Duché de Luxembourg : la ligne Rivage - frontière luxembourgeoise et la ligne 165/166 dite Athus-Meuse d’Anseremme (près de Dinant) aux frontières luxembourgeoise et française, au sud d'Athus.

Les lignes classiques vers l'Allemagne (ligne 24 et Ligne 37 sont électrifiées en 3 kV avec zone de commutation vers le 15 kV à partir du viaduc de Moresnet (en territoire Belge - commutation en ligne) et en gare d'Aix-la-Chapelle.

Vers les Pays-Bas, les lignes ligne 40 et ligne 12 présentent des zones de commutation en pleine ligne, appelées "écluses électriques" avec le 1,5 kV continu.

Vers la France, des gares de commutation sont prévues à Quévy (depuis Mons) et Erquelinnes-Jeumont (depuis Charleroi), alors que la commutation se fait en ligne à la sortie des gares de Froyennes (Tournai) et Mouscron (une voie commutable en impasse ayant été démontée dans cette gare).

En Belgique, les trains circulent à gauche (comme en France), à la différence des véhicules routiers qui circulent à droite comme dans toute l’Europe continentale. Seule la section transfrontalière de la ligne 24 (entre Montzen et Aix la Chapelle) est exploitée en circulation à droite comme c'est le cas en Allemagne, pour faire l'économie d'un saut de mouton (qui a existé jadis à Glons).

Politique[modifier | modifier le code]

  • Des offres de transport à prix incitatifs sont offertes aux citoyens belges, particulièrement les jeunes (moins de 26 ans) et les personnes âgées (pour raisons sociales) ainsi que pour les déplacements domicile - travail (ceux que l'on appelle en Belgique les navetteurs), dans le but de décongestionner le réseau routier surchargé. Les employeurs interviennent dans l'abonnement de leurs employés. Si cette intervention atteint 80 % du prix, l'état belge couvre les 20 % restants via une dotation complémentaire en faveur de la SNCB, répercutée sur le prix de l'abonnement.
  • Il est interdit de fumer dans toutes les gares et dans tous les trains depuis 2004.

Histoire[modifier | modifier le code]

Locomotive de vitesse des années 30.
Article détaillé : Histoire des chemins de fer belges.

Déjà au lendemain de l'indépendance en 1830, le choix entre la promotion du chemin de fer ou du canal se pose. À l'époque, la voie d'eau présente un énorme inconvénient : les grands fleuves traversent les Pays-Bas avant de rejoindre la mer, or les Pays-Bas sont l'ancienne administration dont la Belgique vient de se libérer. La faisabilité du chemin de fer fut donc étudiée par les ingénieurs Pierre Simons et Gustave De Ridder. Les premières locomotives mises en services furent importées de Grande-Bretagne et conçues par Stephenson. Ces machines furent baptisées Pijl, la Flêche, Olifant, l’Éléphant et Stephenson en l’honneur bien sûr de son concepteur. Elles tractaient des wagons à banquettes et des diligences. Au retour de Malines, l’Olifant tirait jusqu’à 30 wagons. À partir de 1840, Gand, Bruges, Ostende, Anvers, Malines, Bruxelles et Louvain furent desservies. La ligne qui devait relier Liège, Mons et Courtrai fut réalisée partiellement. En 1843, quand les axes principaux Nord-Sud et Est-Ouest furent terminés, des compagnies privées ont été autorisées à construire et exploiter leur propres systèmes de chemins de fer. Ceci joua un rôle crucial dans l’industrialisation du pays.

En 1842, le Plan incliné de la côte d’Ans permit de relier Bruxelles à Liège.

En 1843, le tronçon Liège - Cologne fut achevé ce qui fit de cette ligne le premier chemin de fer transeuropéen.

En 1870, les chemins de fer de l’État belge possédaient 863 km de lignes, tandis que les compagnies privées en exploitaient 2 231 km. De 1870 à 1882, les chemins de fer furent progressivement nationalisés. En 1912, 786 km étaient propriété d’État contre 2 750 km de lignes privées. La nationalisation totale fut envisagée mais il fallut attendre 1926 pour voir la création de la SNCB « Société nationale des chemins de fer belges » (NMBS, Nationale Maatschappij der Belgische Spoorwegen en néerlandais). En 1958, le réseau devint la totale propriété de l’État. Le 5 mai 1935, la SNCB entreprit son électrification, en commençant par la ligne reliant Bruxelles-Nord à Anvers-Central, soit 44 km.

Trains à grande vitesse[modifier | modifier le code]

la photo montre deux trains aérodynamiques sous une marquise rénovée
La gare de Bruxelles-Midi accueille différents trains à grande vitesse.

Plusieurs services de trains à grande vitesse desservent la Belgique :

Service intérieur et international[modifier | modifier le code]

La photo couleur montre une rame récente dans la gare refaite.
BB série 13 en tête d'une rame de voitures I11 en gare de Louvain.
Article détaillé : Relations ferroviaires en Belgique.

L'exploitation du réseau belge par la SNCB se fait, depuis l'avènement du plan IC-IR de 1984, sur base d'un horaire cadencé : les trains réguliers circulent toutes les une, deux ou quatre heures et desservent donc les différentes gares du parcours à la même minute de chaque heure. Les relations entre la capitale et les principales villes se font à l'aide de plusieurs relations cadencées à l'heure, offrant (en semaine surtout) une desserte à la demi heure, renforcée à l'heure de pointe.

Par ailleurs, l'offre est plus importante les jours de semaine que les jours de weekend et les jours fériés. Certains trains ne circulent pas non plus en période de congés scolaires, alors que d'autres sont réservés à ces périodes.

Les horaires sont habituellement adaptés deux fois l'an, en juin et en décembre. L'offre est répartie selon plusieurs catégories de trains :

  • IC (InterCity) : il s'agit des principales relations à longue distance, cadencés à l'heure.
  • L (locaux ou omnibus) : il s'agit des trains qui desservent tous les arrêts sur les grands axes et les lignes secondaires. Sur ces dernières, ils sont parfois les seuls à circuler, éventuellement toutes les deux ou quatre heures si la demande est plus faible.
  • IR (InterRegio) : ces trains semi directs circulent généralement sur les lignes où une offre intermédiaire - entre l'omnibus et l'InterCity - est pertinente. Ils constituent également l'offre de base des lignes secondaires à longues distances (comme entre Liège et Luxembourg).
  • IC+ (Intercity avec moins d'arrêts) : ces trains offrent, sur les longues lignes très fréquentées, des temps de parcours améliorés en ne desservant que les principales villes. Ils sont apparus après la quasi disparition des trains internationaux qui ne desservaient déjà jadis qu'un nombre limité de gares.
  • P (heures de Pointe) : ces trains permettent de répondre à l'augmentation de la demande liée aux navetteurs qui se rendent sur leurs lieux de travail et ne suivent donc pas une logique d'horaire cadencé. Ils circulent en semaine, vers les grandes villes et peuvent concerner une desserte plus ou moins fine des gares intermédiaires (ainsi, le train 427 Gouvy - Bruxelles dessert en 2007 toutes les gares entre Gouvy et Liège/Ans, puis rejoint sans arrêt la gare de Louvain à partir de laquelle il marque à nouveau tous les arrêts jusqu'à Bruxelles Midi).
  • ICT (Touristique) : ces trains sont mis en route à destination des principales attractions touristiques belges : la mer du nord, les rivières ardennaises où l'on pratique le kayak ou encore certains parcs d'attractions.
  • EXT (extraordinaires) : cette mention apparait généralement sur les panneaux d'affichages pour identifier les trains charters ou les convois historiques.
  • Train de service : il subsiste à Bruxelles et à Mons des trains réservés au personnel de la SNCB et desservant les installations ferroviaires (dépôts, cabines de signalisation...)

Outre les trains à grande vitesse, les relations internationales suivantes sont maintenues :

  • IC B Bruxelles-La Haye (circule 12 fois par jour, au départ de BXL Midi, avec arrêt à Roosendaal de 8 à 9 minutes.)
  • IC J Bruxelles - Luxembourg
  • IC C Anvers - Lille / Ostende-Lille
  • IC D Liers - Liège - Lille
  • IR q Liège - Aix-La-Chapelle
  • IR m Liers - Liège - Luxembourg
  • L Anvers - Roosendaal. Stoptrein
  • L Charleroi - Jeumont (supprimé depuis décembre 2012)
  • L Liège - Maastricht
  • L Virton-Rodange/Rodange-Athus-Arlon (en semaine uniquement)

Par ailleurs, un train EuroCity relie Bruxelles à Luxembourg (comme IC J), puis est prolongé vers Strasbourg et la Suisse (Bâle). Une relation retour est également organisée.

Pendant une courte période (de fin 2006 à fin 2008), la relation IR j vers Quévy (au sud de Mons) donnait correspondance à des trains de la SNCF vers Aulnoye-Aymeries, Hautmont et Maubeuge.

Métro et tramways[modifier | modifier le code]

La photo couleur montre une rame grise en blanche rayée de jaune-orangé dans une rue pavée.
Tramway de Gand.

Ville dotée d’un réseau de métro lourd :

Villes dotées d’un réseau de tramway ou de métro léger :

Certaines infrastructures, utilisées par les tramways, ont été construites à Anvers et Charleroi et dans leurs banlieues dans la perspective de la création d’un métro lourd, mais la conversion n’est pas à l’ordre du jour, faute de financement.

Un tramway, la ligne de la Côte (Kustlijn en néerlandais) parcourt le littoral belge, de La Panne à Knokke-Heist.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Infrabel - Rapport Annuel 2012 », Infrabel (consulté le 04-03-2014)
  2. a et b « Transports en commun par chemin de fer (1997-2010) », SPF-Economie Statistics / FOD-Economie Statistics (consulté le 04-03-2014)
  3. a et b
  4. « Infrabel 15/03/2012 - Électrification de la ligne Herentals - Mol », Infrabel (consulté le 04-03-2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]