Palenque

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Cité préhispanique et parc national de Palenque *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
Bas-relief du roi K'inich Janaab' Pakal II
Bas-relief du roi K'inich Janaab' Pakal II
Coordonnées 17° 29′ 02″ N 92° 02′ 47″ O / 17.483977777778, -92.04632777777817° 29′ 02″ Nord 92° 02′ 47″ Ouest / 17.483977777778, -92.046327777778  
Pays Drapeau du Mexique Mexique
Subdivision État du Chiapas
Type Culturel
Critères (i) (ii) (iii) (iv)
Numéro
d’identification
411
Zone géographique Amérique latine et Caraïbes **
Année d’inscription 1987 (11e session)

Géolocalisation sur la carte : [[Modèle:Géolocalisation/17°29'02"N92°02'46"O]]

[[Fichier:Modèle:Géolocalisation/17°29'02"N92°02'46"O|280px|(Voir situation sur carte : [[Modèle:Géolocalisation/17°29'02"N92°02'46"O]])]]
Cité préhispanique et parc national de Palenque
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

Palenque est une cité maya qui se situe dans l’État mexicain du Chiapas, près du fleuve Usumacinta. C’est l’un des sites les plus impressionnants de cette culture. Comparée aux autres cités mayas, elle est de taille moyenne : bien plus petite que Tikal ou Copán, elle se distingue néanmoins par son patrimoine architectural et sculptural.

La zone découverte jusqu’en 2005 représente 2,5 km² mais on estime avoir exploré moins de 10 % de la superficie totale de la cité. Il reste encore plus de mille structures couvertes par la forêt. En 1981, le site de Palenque fut désigné parc national. Il a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1987.

Palenque est l’un des sites les plus riches du sud du Mexique, à la limite de la péninsule du Yucatán. Parmi les constructions accessibles, on peut noter :

  • la Pyramide des inscriptions ;
  • le Palais. Figurant jadis parmi les plus beaux édifices de la période maya classique, le palais de Palenque était à l'état de ruines recouvertes de végétation quand il fut photographié par l'explorateur Alfred Maudslay, il y a plus d'un siècle.
  • le Temple de la Croix ;
  • le Temple de la Croix feuillue ;
  • le Temple du soleil ;
  • le jeu de pelote ;
  • le Groupe nord.

L'architecture présente une variante occidentale du style maya.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom maya de la cité est Lakam Ha, qui signifie « Grandes eaux », en référence aux nombreuses sources et cascades que l'on peut trouver à travers la ville. La cité était déjà abandonnée lors de la conquête du Mexique au XVIe siècle. Un missionnaire, Fray Pedro Lorenzo de la Nada fonda Palenque en 1567. À cette époque, l'endroit était connu des Mayas Chol sous le nom de Otolum, ou « Terre des maisons fortes ». De la Nada traduisit ceci en espagnol par Palenque qui signifie « fortification, palissade » pour la ville (Santo Domingo de Palenque) qui fut construite à proximité. Une autre théorie concernant l'origine du mot Palenque fait état du nom maya bahlam kin (jaguar soleil) qui aurait pu indiquer l'endroit où le Soleil plongeait dans l'inframonde, le royaume du jaguar.

Palenque fut la capitale de l'état de l'Époque classique B'akaal.

Palenque dans l’histoire moderne[modifier | modifier le code]

Redécouverte au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

La «Stèle de Madrid», une des pièces expédiées par del Río en Espagne et conservée au Museo de América à Madrid

La communauté de Santo Domingo de Palenque fut fondée aux alentours du site archéologique en 1567. Il n’existe aucune trace d’un quelconque intérêt porté à la cité abandonnée avant 1773, lorsqu'un religieux, Ramón Ordoñez, qui était au courant de l'existence des ruines, en avisa le capitaine général du Guatemala, qui envoya un fonctionnaire sur place. En 1785, l'architecte Antonio Bernasconi y fut envoyé pour en dresser le plan[1]. Le roi d'Espagne, amateur d'antiquités, eut vent de la chose et ordonna au gouverneur d'y envoyer un contingent militaire dirigé par le colonel Antonio del Río. Lors de cette expédition, les troupes provoquèrent l’effondrement de certains murs pour pénétrer à l’intérieur des constructions et prélever des échantillons destinés à être envoyés en Espagne, provoquant ainsi des dommages irréversibles.

Explorations au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1807, une nouvelle expédition dirigée par Guillermo Dupaix, accompagné par le dessinateur Luciano Castañeda visita le site. Grâce aux informations contenues dans les rapports des expéditions précédentes, incluant des eaux-fortes inspirées des dessins de Bernasconi et de Castañeda, le premier livre sur Palenque fut publié à Londres en 1822 sous le titre de Descriptions of the Ruins of an Ancient City, discovered near Palenque (« Description des ruines d’une cité ancienne, découverte près de Palenque »). En 1834 parurent deux autres publications inspirées des mêmes sources.

Le Temple du Comte

Jusqu’au début du XIXe siècle, on pensait que les silhouettes des sculptures et bas-reliefs de Palenque représentaient des Égyptiens, des Polynésiens ou les Dix tribus perdues d’Israël. En 1831, l’explorateur militaire Juan Galindo fut le premier à noter dans son rapport de visite à Palenque que ces silhouettes ressemblaient plus à des populations locales.

En 1832, l’antiquaire, cartographe et explorateur français Jean-Frédéric Waldeck passa deux années à Palenque, sur le groupe Nord, et y dessina des esquisses qui furent publiées en 1866. Pendant ce temps, en 1840, l'Américain John Lloyd Stephens et le dessinateur britannique Frederick Catherwood menèrent la première étude que l'on peut qualifier de scientifique sur ce site. En 1841, Stephens publia son célèbre ouvrage Incidents of Travel in Central America, Chiapas and Yucatán, qui comporte une description de Palenque accompagnée d'illustrations de Catherwood.

Le photographe français Désiré Charnay prit les premiers clichés de Palenque en 1858 et y retourna en 1881/1882. L’explorateur britannique Alfred Maudslay installa un campement à Palenque en 1890 et y prit de nombreuses photographies des œuvres d’art et des inscriptions dont il fit ensuite des moulages de papier.

Explorations au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le Temple des Inscriptions

Il y eut par la suite diverses expéditions dont la plus intéressante est certainement celle de Frans Blom en 1923. Il dessina des cartes de la partie déjà connue de la cité mais aussi d’autres zones moins explorées et décida d’envoyer son rapport, accompagné de recommandations quant aux mesures à prendre pour préserver ces ruines, au gouvernement mexicain.

Entre 1949 et 1952, le gouvernement mexicain, par l’intermédiaire de l’Instituto Nacional de Antropología e Historia ou INAH (Institut National d'Anthropologie et d'Histoire), envoya une équipe de fouilles et de recherche dirigée par l’archéologue mexicain Alberto Ruz Lhuillier. Entre autres contributions de cette équipe, on distingue la découverte, sous le Temple des inscriptions, du tombeau de K'inich Janaab Pakal I. D’aucuns le considèrent comme la découverte de tombeau la plus importante à ce jour pour toute la zone mésoaméricaine. Ruz fut le premier être humain à pénétrer dans le tombeau en plus de mille ans. Ultérieurement, dans les années 1970, Jorge Acosta dirigea une autre expédition de l’INAH. À cette même époque, l’INAH construisit sur place un musée archéologique du nom de Museo de Sitio Dr. Alberto Ruz Lhuillier (« Musée du site Dr Alberto Ruz L'Huillier »).

En 1973, Merle Greene Robertson organisa la première des « Mesas Redondas » (Tables rondes) de Palenque, une série de rencontres de spécialistes des Mayas, ayant pour objectif de débattre et d’examiner les nouvelles découvertes. Robertson contribua à l’exploration de Palenque, surtout en ce qui concerne le recensement des vestiges de couleur sur les sculptures. Depuis, les activités de recherches archéologiques se poursuivirent quasiment sans interruption. Les activités des Tables rondes reprirent en 1995.

Histoire du Palenque maya[modifier | modifier le code]

K'inich Janaab Pakal II : bas-relief du musée de Palenque

Les informations disponibles sont le fruit des recherches archéologiques passées et présentes. En effet de nouvelles données sont portées à notre connaissance de manière continue, ce qui peut constamment faire évoluer les hypothèses établies. Les informations présentées dans cet article reprennent la perspective acceptée au début du XXIe siècle sur Palenque.

Généralités[modifier | modifier le code]

On estime que les Mayas fondent Lakam Ha au Préclassique[2] vers 100 av. J.-C.. C’est alors un petit village principalement agricole, entouré de nombreuses sources et cours d’eau. Cette région fertile, bénéficiant d'une température moyenne de 26 °C et des précipitations les plus importantes du Mexique (moyenne annuelle 2 156 mm), permet probablement une agriculture dont les fruits dépassent les besoins des habitants, qui peuvent alors en faire le commerce. Les inscriptions indiquent que la ville proprement dite, naît au Ve siècle, sous l'égide de son premier Seigneur, K'uk B'alam (431).

La population augmente au cours du Classique ancien[3] pour devenir une ville puis la capitale de la région de B'akaal. Parmi les structures découvertes, la plus ancienne est construite vers l’an 600.

B'akaal est un centre important de la civilisation maya entre le Ve et IXe siècles. Pendant cette période se succèdent épisodes glorieux et catastrophiques, alliances et guerres. À plus d’une occasion, B'akaal s’allie avec Tikal, l’autre grande cité maya de l’époque, et ce surtout dans le but de limiter l’expansion de la belliqueuse cité de Calakmul, aussi connue sous le nom de « Royaume du serpent ». Calakmul est vainqueur à deux reprises, en 599 et en 611.

Les seigneurs de B'akaal proclamaient que leur lignée remontait à un passé fort lointain. Certains allaient même jusqu’à se vanter du fait qu’elle datait de la création du monde[4] qui, dans la mythologie maya, est située en l’an 3114 av. J.-C..

Rois de Palenque[modifier | modifier le code]

K'inich K'an B'alam II (Chan Bahlum II)

La liste suivante indique les rois qui ont gouverné Palenque et leurs dates de règne :

  • K'uk' B'alam I (11 mars 431 - 435)
  • «Casper» ; son nom maya n’a pas été identifié (10 août 435 - 487)
  • B'utz Aj Sak Chiik (29 juillet 487 - 501)
  • Ahkal Mo' Naab' I (5 juin 501 – 1er décembre 524)
  • K'an Joy Chitam I (25 février 529 - 8 février 565)
  • Ahkal Mo' Naab' II (4 mai 565 - 23 juillet 570)
  • K'an B'alam I (8 avril 572 - 3 février 583)
  • Dame Yohl Ik'nal (583-604)
  • Ajen Ohl Mat (605-612)
  • Muwaan Mat (612-615)
  • K'inich Janaab Pakal I, aussi connu sous le nom de Pacal le grand (615 - 683)
  • K'inich K'an B'alam II, aussi connu sous le nom de Chan Bahlum II (683 - 702)
  • K'inich K'an Joy Chitam II (702 - 720)
  • K'inich Ahkal Mo' Naab III, aussi connu sous le nom de Chaacal III (3 janvier 721 - après 729)
  • K'inich Janaab Pakal II (ca. 742)
  • K'inich K'an B'alam III (ca. 751)
  • K'inich K'uk' B'alam II (764 - ?)
  • Wak Kimi Janaab Pakal (17 novembre 799 - ?)

Classique ancien[modifier | modifier le code]

Zone résidentielle aux élites maya

Le premier roi de B'akaal (nommé K'uhul Ajaw, c'est-à-dire « Divin Seigneur ») sur lequel on dispose d’informations fut K'uk B'alam (Quetzal Jaguar), parfois nommé « Seigneur de Toktan »[5]. Il gouverna pendant quatre années à partir de 431. Sa succession fut assurée par l’ajaw que les archéologues nommèrent Casper [6]. Les deux ajaw suivants furent probablement les fils de Casper. On en savait très peu sur le premier fils, B'utz Aj Sak Chiik, jusqu’à ce qu’en 1994 on découvre une planche décrivant un rituel autour de l’ajaw. Sur cette même planche, on décrivait son successeur Ahkal Mo' Naab I comme un jeune prince. C’est pourquoi on a pensé qu’il devait y avoir un lien de parenté entre eux. Pour des raisons que l’on ignore, Ahkal Mo' Naab I bénéficiait d’un grand prestige. Les Seigneurs qui lui succédèrent affichaient une grande fierté du fait d’être ses descendants.

Après la mort de Ahkal Mo' Naab I en 524, il y eut un vide de quatre ans et c’est donc en 529 que l’ajaw suivant fut couronné en Toktán. K'an Joy Chitam I fut au pouvoir pendant trente-six ans. Par la suite, ses fils Ahkal Mo' Naab II et K'an B'alam I [7] gouvernèrent successivement, hormis lors d’une période intermédiaire durant laquelle on ignore s’il y avait un ajaw et quel était son nom. K'an B'alam I fut le premier ajaw à utiliser le surnom de Kinich, ou « grand soleil », qui fut ensuite utilisé par les Seigneurs suivants. Dame Yol Ik'nal, sans doute sa fille, lui succéda en 583. Les inscriptions trouvées à Palenque relatent une bataille qui eut lieu sous son règne. Le 21 avril 599, les troupes de Calakmul envahirent Palenque et mirent la ville à sac, un fait militaire sans précédent.

Classique récent[modifier | modifier le code]

Relief en stuc de K'inich Janaab' Pakal

B'akaal entama le Classique récent en proie au désordre provoqué par les défaites contre Calakmul. En 611, cette dernière remporta une seconde victoire sous le règne de Ajen Ohl Mat, fils de Yol Ik'nal. À cette occasion, l’ajaw de Calakmul entra personnellement dans Palenque, renforçant ainsi le sens de cette défaite militaire qui fut suivie d’une période de désordre politique. Ajen Ohl Mat mourut en 612.

Au cours de cette période confuse, il semble qu’un homme du nom de Janaab Pakal assuma les fonctions d'’ajaw mais il n'accéda jamais au trône. En 612 Muwaan Mat accéda au trône. Un texte datant de 613 est pessimiste : “Perdue est la divine dame, perdu est le Seigneur”, et relate que certains rites fondamentaux ne furent pas réalisés à cette époque. Mais aucune mention n’était faite de quel Seigneur il s'agissait. Les archéologues ont longtemps cru que Muwaan Maat désignait Dame Sak K'uk qui aurait gouverné pendant trois ans. Cette thèse est aujourd'hui abandonnée[8]. Un fait établi est que le fils de Dame Sak K'uk, K'inich Janaab' Pakal I, aussi connu sous le nom de Pacal le grand, le plus célèbre des rois mayas, accéda au trône en 615, ce qui constituait une rupture dynastique. B'akaal reprit alors le chemin de la gloire et de la splendeur.

K'inich Ahkal Mo' Naab II: bas-relief du Temple XIX

Janaab' Pakal était alors âgé de douze ans, et sa mère exerça sans doute le pouvoir effectif au cours des premières d'un très long règne qui dura jusqu’en 683. Quand il arriva au pouvoir, la cité était en pleine décadence. Malgré cela, réputé être le protégé des dieux, il mena Palenque à un niveau de splendeur jamais égalé. Janaab' Pakal I épousa Dame Tz'akbu Ajaw en 626 et ils eurent deux fils.

Il édifia la majeure partie des palais et des temples de Palenque, dont le Templo Olvidado (Temple oublié, à 5 km au sud du Palais), le Temple des inscriptions et le Temple du Comte. Le sarcophage de pierre qui abrite son corps est toujours visible dans une chambre sous la Pyramide des inscriptions et les masques en stuc ainsi que les visages des colonnes du palais indiquent sa généalogie[9]. La cité fut plus florissante que jamais, et éclipsa même Tikal. L’ensemble architectural central qu’on appelle le Palais fut agrandi et remodelé à diverses occasions, surtout en 654, 661 et 668. C’est dans cette structure qu’on a trouvé un texte attestant qu’à cette époque, Palenque avait récemment scellé une alliance avec Tikal, et avec Yaxchilan. Ils capturèrent six Seigneurs ennemis de l’alliance. Il a été impossible de tirer plus de détails de ce texte.

Détail d'un panneau du Temple XVII: K'inich Kan B'alam II

Après la mort de Janaab' Pakal I en 683, son fils aîné K'inich Kan B'alam II devint le Seigneur de B'akaal, puis lui succéda, en 702, son frère, K'an Joy Chitam II. L’aîné poursuivit les œuvres architecturales et sculpturales que son père avait initiées, et il acheva la construction du célèbre tombeau de Pakal. De plus il instigua d’ambitieux projets comme le groupe de la Croix (Temple de la Croix, Temple de la Croix feuillue et Temple du Soleil). Grâce aux nombreuses œuvres d’art réalisées sous son règne, on a pu trouver sur diverses sculptures des portraits de cet ajaw. En 711, Palenque fut assiégée par le roi de Toniná qui fit prisonnier le vieux Seigneur K'inich K'an Joy Chitam II. On ignore quel fut exactement le sort de cet ajaw, bien qu'il soit encore fait mention de lui en 714. En 721, Un nouveau souverain, K'inich Ahkal Mo' Nab' III appartenait à la famille royale, mais on n'est pas certain qu’il soit un héritier direct de K'inich K'an Joy Chitam II, mais plutôt son neveu. Dans un système politique et religieux où la légitimité de nature divine repose sur une succession de père en fils, K'inich Ahkal Mo' Nab' III a certainement dû manœuvrer et forger des alliances politiques pour arriver au pouvoir. La cité fut aux mains de cet ajaw, puis de son fils et son neveu jusqu’à la fin du siècle. On dispose de peu d’informations sur cette époque. Entre autres événements on sait juste que Toniná était toujours sur le pied de guerre. Dans cette ville furent découverts des glyphes relatant une nouvelle défaite de Palenque.

L’abandon de Palenque[modifier | modifier le code]

B'akaal a toujours été la cible de diverses attaques durant le VIIIe siècle, de la même manière que les autres cités mayas de l’ère classique. Wak Kimi Janaab' Pakal, aussi connu sous le nom de Janaab' Pakal III, prit le pouvoir en 799, la dernière date en compte long connue à Palenque, et ensuite, on perd toute trace de la dynastie. Plus aucune nouvelle construction ne fut entreprise dans le centre cérémoniel. Au début du IXe siècle, B'akaal tenait une position respectable et influente dans la région. Malgré cela, l’émigration et l’abandon avaient déjà commencé. Lakam Ha fut encore habité par quelques générations qui se consacrèrent à l’agriculture, mais les lieux furent abandonnés petit à petit, à mesure que la forêt les recouvrait. Au XVIe siècle, la région était quasiment inhabitée.

Principales structures[modifier | modifier le code]

Palais[modifier | modifier le code]

Maison C vue de la Cour est et tour à l'arrière-plan

Situé au nord-est du Temple des Inscriptions sur une plate-forme de base trapézoïdale, le complexe connu sous le nom de «Palais» est le plus grand de Palenque[10]. Les archéologues ne s'accordent pas sur sa destination: bien que certains, comme son nom peut le laisser penser, le considèrent comme un ensemble résidentiel, d'autres pensent plutôt qu'il s'agit d'un complexe administratif ou de bâtiments à vocation cérémonielle. On y accède par de grands escaliers au nord, à l'est et à l'ouest. Le Palais est en fait un agrégat de souterrains, de patios, de galeries et d'édifices traditionnellement appelés «Maisons», chacune étant affectée d'une lettre par les archéologues.

Pilier de la Maison A
Tablette ovale de la Maison E

La plus grande partie des bâtiments fut construite sous le règne de K'inich Janaab' Pakal I. La partie la plus ancienne est constituée de galeries enterrées appelées «souterrains». On ne sait trop si elles existaient avant le règne de Pakal et ont été ensevelies sous les constructions ultérieures ou si elles ont été conçues par Pakal. Consacrée en 654, la Maison E, la première de celles visibles actuellement, se situe au cœur du complexe. C'était la salle du trône. Sur le mur du fond se trouve un panneau connu sous le nom de «Tablette ovale». Elle représente Pakal et sa mère Dame Sak K'uk qui lui remet une coiffure - connue sous le vocable anglais de «drum major» - lors de son accession au trône. Sous la Tablette ovale se trouvait le trône soutenu par des bacabs. Actuellement fort endommagé, on en conserve cependant une vue sur une gravure de 1787, lorsqu'il était encore intact[11]. La Maison E se distingue des autres bâtiments à plus d'un égard. Des panneaux de pierre au niveau de la moulure médiane évoquent le chaume d'une hutte maya traditionnelle. Le bâtiment n'est pas couronné d'une crête faîtière et contrairement à la plupart des bâtiments peints en rouge, il était blanc. Son nom maya est d'ailleurs Sak nuk naah («grande maison blanche»)[12]. Sa façade était décorée de médaillons peints en bleu et en orange. Les ouvertures dans les murs ont la forme du glyphe «ik'», qui signifie «souffle», «vent».

Tour d'observatoire
L’aqueduc la façade orientale du Palais.

Immédiatement au nord de la Maison E, Pakal fit construire la Maison C, consacrée en 661. De chaque côté de l'escalier qui y conduit depuis la Cour est, se trouvent des panneaux représentant des prisonniers. Il s'agit de nobles de Santa Elena, un royaume allié à Calakmul, que Pakal avait défait en 659, et de Pomona. La Maison C commémore cette victoire. Sur son escalier hiéroglyphique, une inscription relate la défaite de Palenque par Calakmul à la fin du VIe siècle. Reconnaître une défaite n'est ici qu'un moyen de souligner la revanche remportée sous le règne de Pakal.

De l'autre côté de la Cour est un escalier mène à la Maison A, consacrée en 668. Ici aussi on trouve des dalles grossièrement sculptées représentant des prisonniers sur un mur incliné. Ces bas-reliefs firent une forte impression sur John Lloyd Stephens lorsqu'il explora le site en 1840: «Ces personnages sont parés de coiffes et de colliers somptueux, mais leur attitude trahit la souffrance et l'affliction. Le dessin et les proportions anatomiques de ces figures sont fautifs, mais il en émane une force d'expression qui témoigne de l'habileté et du talent créateur de l'artiste[13].». Composé de deux galeries parallèles de 2,30 m de largeur, Les piliers par lesquels le bâtiment s'ouvre vers l'extérieur sont ornés de personnages en stuc représentant sans doute Pakal lui-même. Les personnages assis à ses pieds pourraient être des figures d'ancêtres.

La Maison D délimite le Palais à l'ouest. Son architecture ressemble à celle de la Maison A. Ses sculptures en stuc sont cependant très différentes de celles de cette dernière. Il pourrait s'agir de scènes mythologiques situées à Matwiil, le lieu d'origine mythique de la dynastie de Palenque[14]. Une première version de la Maison A-D, qui ferme l'ensemble vers le nord, daterait également du règne de Pakal. Le deuxième fils de Pakal, K'inich k'an Joy Chitam II, apporta des modifications à cet édifice et y fit installer la «Tablette du Palais», qui le représente entouré de son père et de sa mère. La maison A-D est actuellement en grande partie effondrée.

Le trait le plus distinctif du Palais, un édifice en forme de tour de quatre étages, de base presque carrée (7 m × 7,50 m), a été ajouté à l'ensemble sous le règne de K'inich K'uk Bahlam. Les archéologues pensent qu'il servait d'observatoire. Le dernier étage est une reconstitution.

Temple des inscriptions[modifier | modifier le code]

Temple des inscriptions alignés à l'ouest du Temple XIII

Le Temple des inscriptions, conçu par K'inich Janaab' Pakal I comme son propre monument funéraire et achevé par son fils K'inich Kan Bahlam II, se dresse au sommet d'une pyramide à neuf degrés, haute de 20 m. On y accède par un escalier axial. Le temple était surmonté d'une crête faîtière qui a pratiquement entièrement disparu. Cinq portes s'ouvrent sur une salle rectangulaire qui communique avec trois pièces à l'arrière.

À l'intérieur se trouvent trois tablettes couvertes d'inscriptions. Le temple leur doit son nom. Ensemble, elles forment un seul texte de 617 blocs glyphiques, un des plus longs du monde maya[15]. Il traite de l'histoire de Palenque au cours des huit katuns entre 514 et 672, nous plonge dans un passé mythologique, lors de l'accession d'une divinité 1 246 826 années auparavant et nous projette ensuite dans le futur, lors de la célébration de la fin d'un katun en 4772 ap. J.-C. Le texte détaille certains événements du règne de K'inich Janaab' Pakal I, mentionne son décès et se termine par l'accession au trône de son fils.

Piliers de la façade du temple étaient décorés de bas-reliefs en stuc.

À l'extérieur, les six piliers de la façade du temple étaient décorés de bas-reliefs en stuc. Les quatre piliers centraux sont ornés chacun d'un personnage portant dans ses bras un enfant dont une jambe a la forme d'un serpent. L'interprétation de ces panneaux reste sujette à discussion. Le découvreur de la tombe de Pakal, Alberto Ruz Lhuillier, y voyait des offrandes d'enfants au dieu de la pluie. Linda Schele et David Freidel ont émis l'idée que l'enfant était le fils de Pakal, K'inich Kan bahlam II, dans les bras de ses ancêtres, dont Pakal lui-même et son épouse. La jambe de serpent l'identifie à GII, une des divinités de la Triade de Palenque, tandis qu'une difformité connue de ce souverain - six doigts de pied - l'identifie en tant qu'individu[16]. Ces auteurs voient dans cette mise en scène une forme de légitimation du souverain. Une autre hypothèse serait que l'enfant est Pakal lui-même sous la forme de GII. Les piliers situés à chaque extrémité du temple portaient des inscriptions qui auraient pu nous éclairer mais elles ont malheureusement disparu.

Depuis le temple, un escalier qui était dissimulé par une dalle tourne deux fois à angle droit et mène à une crypte située 22 m plus bas, un peu au-dessous du niveau du sol extérieur. Une grande dalle triangulaire fermait la crypte. Le long de l'escalier court un conduit en pierre reliant le temple à la crypte. Les archéologues baptisèrent ce conduit «psychoduc» ou «conduit de l'âme», considérant que sa fonction était de servir de trait d'union entre l'esprit du défunt et le monde des vivants. La crypte mesure 4 × 10 m et la voûte a une hauteur de 7 m. L'espace est pratiquement entièrement occupé par le sarcophage.

Le Masque de jade

Le couvercle du sarcophage, à l'iconographie cosmique complexe, représente le souverain défunt dans une position curieuse qui a suscité différentes interprétations. La plus communément admise est que Pakal tombe dans la gueule du monstre terrestre au moment de sa mort à l'image du soleil couchant. Une autre possibilité serait que le roi émerge de la terre à l'image du soleil levant. Derrière le roi se dresse un arbre cosmique en forme de croix sur lequel est perché un oiseau. Une inscription sur la tranche du couvercle mentionne les dates de naissance, d'accession et de décès de Pakal, ainsi que les dates d'accession et de décès de ses prédécesseurs. Sur les côtés du sarcophage figurent des portraits d'ancêtres émergeant à mi-corps de la terre sous forme d'arbres fruitiers: sa mère, la Dame Sak K'uk', et son père K'an Hix Mo' représentés chacun deux fois, Ahkal Mo' Nahb, K'an Joy Chitam, la reine Yohl Ik'nal, représentée également deux fois et Janaab' Pakal.

Les murs de la crypte sont décorés de neuf personnages en stuc tenant chacun un sceptre K'awiil et qu'on identifie généralement à des ancêtres royaux, notamment Yoh Ik'nal que l'on distingue grâce à sa longue jupe[17].

Dans le sarcophage, l'archéologue Alberto Ruz Lhuillier découvrit un squelette dont la face était couverte d'un masque de jade. Tout un trésor dormait à côté du défunt dont une partie a été volée en 1985.

Groupe de la Croix[modifier | modifier le code]

Le Temple du Soleil

Le Groupe de la Croix comporte le Temple de la Croix, le Temple du soleil et le Temple de la Croix feuillue. Le nom du groupe lui vient du premier de ces trois édifices. Le Temple de la Croix lui-même tire son nom du motif central d'un panneau qui orne le mur du fond du sanctuaire. Les premiers explorateurs du site l'avaient pris - à tort - pour une croix. Le Groupe de la Croix est situé au sud-est du Palais, de l'autre côte de la rivière Otulum, au pied d'une colline appelée «El Mirador».

Les trois temples, dressés sur des pyramides à degrés, sont groupés autour d'une place, an centre de laquelle se trouve une petite pyramide radiale[18]. Chaque temple était couronné d'une crête faîtière ajourée (cresteria) ornée de stucs et peinte. Cette disposition en triade rappelle des modèles de l'Époque préclassique à Nakbe ou à El Mirador[19].

Ils furent consacrés tous les trois le même jour, le 10 janvier 692, par K'inich Kan Bahlam II, fils de K'inich Janaab' Pakal I. Leur architecture, leur programme iconographique et leurs textes hiéroglyphiques sont extrêmement sophistiqués et cohérents. Nous savons par les inscriptions que le Groupe de la Croix est associé à la Triade de Palenque, un groupe de trois divinités identifiées par Heinrich Berlin en 1963[20], qui les nomma God I, God II et God III, qu'on abrège en GI, GII et GIII. Chaque temple est associé à une des trois divinités et correspond à un aspect du cosmos et de la royauté divine telle que les Mayas de l'Époque classique les concevaient. L'ensemble constitue une légitimation dynastique en rattachant le souverain régnant à des événements mythiques et à des ancêtres royaux

Temple de la Croix feuillue
Temple de la Croix

Les trois temples présentent un plan identique: la façade s'ouvre par trois portes sur deux pièces qui communiquent également entre elles par trois portes. Au milieu de la pièce du fond se trouve une pièce plus petite, le sanctuaire proprement dit, appelé pib naah en maya. Au fond de ce sanctuaire se trouvent trois tablettes. Dans chaque sanctuaire, la tablette centrale obéit au même schéma: autour d'un motif central différent se font face deux personnages. L'un représente K'inich Kan Bahlam II âgé de six ans, vêtu d'un costume qui reste énigmatique. L'autre représente le même Kan Bahlam adulte, vêtu de manière beaucoup plus simple. Les inscriptions forment un ensemble cohérent, du Temple de la Croix, en passant par le Temple du Soleil puis la Croix feuillue.

La façade du Temple de la Croix s'est en grande partie effondrée, révélant l'intérieur de l'édifice. Il est associé à GI. La Tablette de la Croix au centre du sanctuaire est une réplique. L'original se trouve aujourd'hui exposée au Musée national d'anthropologie de Mexico.Encadrée par les figures de K'inich Kan Bahlam, jeune et vieux, l'icône centrale représente l'arbre de la création qui se trouve au centre du monde (« axis mundi ») selon la mythologie maya[21]. L'arbre émerge d'un masque du monstre terrestre. A son sommet se trouve perché un oiseau surnaturel. Les personnages se tiennent sur une bande céleste[22]. Tout le programme iconographique du Temple de la Croix fait référence à la sphère céleste et aux ancêtres.

Le Temple de la Croix feuillue, qui est maintenant dépourvu de façade, est consacré à GII. Les acteurs du panneau central, dit de la Croix feuillue, se tiennent de part et d'autre d'un plant de maïs ressemblant grossièrement à un croix, ce qui explique son nom. Il émerge d'un masque représentant la terre sous son aspect nourricier. Les branches de cette «croix» sont des feuilles, où des têtes du Dieu du maïs ont pris la place des épis. À son sommet se trouve perché un oiseau. L'imagerie de l'édifice est associée à l'eau et à l'agriculture

Le Temple du soleil, dressé sur une pyramide de 4 m de hauteur, est le plus petit mais aussi le mieux conservé des trois édifices. Il est consacré à GIII. Sur le panneau central du sanctuaire, les personnages se tiennent de part et d'autre d'un motif central formé d'un bouclier et de deux lances entrecroisées. Sur le bouclier figure la représentation frontale d'une tête de jaguar. Le jaguar est l'aspect nocturne du soleil, associé à la guerre[23]. Dans cet édifice, la thématique générale de l'iconographie relève de l'inframonde et de la guerre.

Autres structures[modifier | modifier le code]

Masque funéraire de la Reine rouge
  • Temple XIII Il fait partie d'une série d'édifices alignés à l'ouest du Temple des inscriptions. Au cours de travaux effectués en 1994, on y découvrit un couloir et trois chambres, dont l'une abritait un sarcophage. Celui-ci contenait les ossements d'une femme d'âge moyen couverts d'une épaisse couche de cinabre - d'où son sobriquet de «Reine rouge» - et accompagnés de nombreux objets en jade. De chaque côté du sarcophage gisait le squelette d'une victime sacrificielle. La proximité du Temple des inscriptions contenant le sarcophage de K'inich Janaab' Pakal I fit penser aux archéologues que la Reine rouge pourrait être la Dame Sak K'uk', mère de ce dernier. Cette hypothèse fut cependant infirmée par un examen ADN excluant toute parenté entre les deux[24]. Faute de la moindre inscription, l'identité de la Reine rouge reste donc mystérieuse, même si on a spéculé qu'il pourrait s'agir de l'épouse de K'inich Janaab' Pakal I.
  • Aqueduc. Il s’agit d’une structure voûtée de trois mètres de haut qui conduit au fleuve Otolum en passant sous la place principale de Palenque, dans la section qui correspond à la façade orientale du Palais. L’aqueduc est complété par un pont de pierre qui enjambe les eaux de l’endroit que l’on appelle « le bain de la Reine », à l’extrême nord du groupe principal.
  • Temple du lion. Il se situe à 200 mètres au sud du groupe principal. Il doit son nom au bas-relief finement ciselé qui représente un roi assis sur un trône en forme de jaguar bicéphale.
  • Temple du Comte. C’est Waldeck qui le nomma ainsi. En effet c’est là qu’il séjourna lors de son voyage à Palenque. Entre autres extravagances, il aimait à se faire appeler Comte (et parfois Baron ou Duc). Cet élégant édifice possède une base à cinq degrés. Dans la partie supérieure se trouve un temple qui a conservé la totalité de ses éléments architecturaux originaux.
  • Jeu de pelote. Deux plateformes parallèles constituent la structure permettant de faire un jeu de pelote. Des travaux d’exploration et de consolidation sont encore nécessaires.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Claude Baudez & Sydney Picasso, Les cités perdues des Mayas, Éditions gallimard, p. 36
  2. Préclassique : 2500 av. J.-C.300 ap. J.-C.
  3. Classique ancien : 300-600
  4. Simon Martin & Nikolai Grube, Chronicle of the maya Kings and Queens, Thames & Hudson (2e éd.), p. 159
  5. Toktán, un endroit que l'on n’a pas localisé, pourrait avoir été le lieu d’origine de la dynastie : Simon Martin & Nikolai Grube, op.cit. p. p. 157
  6. Casper est le sobriquet dont les archéologues ont affublé le deuxième Seigneur de Palenque. Son vrai nom, contenu dans un glyphe, n’a pas été déchiffré. Il est arrivé au pouvoir à l’âge de treize ans et y est resté plus d’un demi-siècle.
  7. On pense que K'an B'alam I était le frère de Ahkal Mo' Naab II, car il n’avait qu’un an de moins que ce dernier.
  8. Robert J. Sharer, The Ancient Maya, Stanford University Press (6e éd.), p. 461; Simon Martin & nikolai Grube, op. cit., p. 161
  9. Les partisans de la théorie des anciens astronautes voient dans ce sarcophage la preuve de l'existence d'extra-terrestres, une vue latérale laissant supposer un homme à cheval sur un vaisseau spatial, alors qu'il s'agit tout simplement du souverain K'inich Janaab' Pakal I tombant dans la gueule du monstre terrestre après sa mort (Claude-Fraçois Baudez, Les Mayas (2e éd.), Les Belles Lettres, p. 186
  10. Nikolai Grube, Les Mayas. Art et civilisation, Könemann, 2000, p. 203
  11. David Stuart & George Stuart, Palenque. Eternal city of the Maya, Thames & Hudson, 2000, p. 157
  12. Mary Ellen Miller, Maya Art and Architecture, Thames & Hudson, 1999, p. 38
  13. John Lloyd Stephens, Aventures de voyage en pays maya. Vol. 2. Palenque, 1840, Pygmalion, 1993, p. 151
  14. David Stuart & George Stuart, op. cit. p. 161
  15. Claude-François Baudez, Les Mayas, Les Belles Lettres, 2005, p. 186
  16. Linda Schele & David Freidel, A Forest of Kings, William Morrow and Company, 1990, p. 236
  17. Linda Schele & Peter Mathews, The Code of Kings, Scribner, 1998, p. 128
  18. (Stuart et Stuart 2008, p. 193)
  19. Robert J. Sharer, The Maya (6e éd.), Stanford University Press, 2006, p. 454
  20. (Miller et Taube 1993, p. 129)
  21. la même icône figure sur le couvercle du sarcophage de Pakal dans le Temple des Inscriptions
  22. Claude-François Baudez, Une histoire de la religion des Mayas, Albin Michel, 2002, p. 124
  23. (Miller et Taube 1993, p. 130)
  24. (Stuart et Stuart 2008, p. 183)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) David Stuart et George Stuart, Palenque. Eternal City of the Maya, Thames & Hudson,‎ 2008
  • (en) Mary Miller et Karl Taube, The Gods and Symbols of Ancient Mexico and the Maya, Thames & Hudson,‎ 1993

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]