Centre historique de Mexico

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Centre historique de Mexico et Xochimilco *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
La place de la Constitution avec, au centre, le drapeau national
La place de la Constitution avec, au centre, le drapeau national
Coordonnées 19° 25′ 58.09″ N 99° 07′ 59.47″ O / 19.4328028, -99.1331861 ()19° 25′ 58.09″ Nord 99° 07′ 59.47″ Ouest / 19.4328028, -99.1331861 ()  
Pays Drapeau du Mexique Mexique
Subdivision Mexico
Type Culturel
Critères (ii)(iii)(iv)(v)
Numéro
d’identification
412
Zone géographique Amérique latine et Caraïbes **
Année d’inscription 1987 (11e session)
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

Le centre historique de Mexico est la partie à partir de laquelle cette ville s'est développée. En 1987, l'Unesco l'inscrit au patrimoine culturel de l'humanité.

Le centre historique était aménagé avant l'arrivée des conquistadors en Amérique : c'est là où se trouvait l'ancienne cité aztèque de Tenochtitlan, détruite en bonne partie par les Espagnols, et où la capitale de la Nouvelle-Espagne fut érigée.

Genèse[modifier | modifier le code]

Le centre historique de Mexico est le nom donné à la zone de monuments historiques (1 436 édifices) de 9,1 km2 déclarée par le décret présidentiel daté du 9 avril 1980 et publié le surlendemain dans le Diario Oficial de la Federación[1],[2]. Ce décret définit deux secteurs : le secteur A, de 3,2 km2, qui était couvert par la capitale du vice-royaume à l'époque de la guerre de l'Indépendance après avoir accueilli la ville préhispanique ; le secteur B, de 5,9 km2, formé par les extensions que la ville connut jusqu'à la fin du XIXe siècle[2],[3]. C'est dans ce centre historique où subsistent, malgré l'action destructrice du temps et de l'homme, des vestiges et des monuments extraordinaires qui témoignent des presque sept siècles d'histoire de la ville. Il est délimité par le Paseo de la Reforma, à l'ouest ; la rue Bartolomé de las Casas, au nord ; la rue Anfora, à l'est ; et la rue José Maria Izazaga, au sud[4].

Dès le début, le centre historique fut le point de départ des quatre voies principales de l'ancienne Tenochtitlan, qui ont de nos jours conservé leur tracé et leur utilité dans le Mexico moderne. Les quatre routes ouvertes dans ce qu'on appelle maintenant le centre historique furent :

  • la route Tenayuca, l'actuelle Calzada Vallejo, qui mène au nord ;
  • la route Tlacopan, l'actuelle México-Tacuba, qui mène à l'est ;
  • la route Iztapalapa, l'actuelle Tlalpan, qui mène au sud ;
  • la route Tepeyac, l'actuelle Calzada de los Misterios, qui mène à l'est.

En raison de l'importance de ce centre urbain à diverses époques, on y trouve nombre de places publiques, d'édifices, de palais, de temples, de musées et de marchés qui servent de points de référence et qui ont survécu au passage du temps. C'est à son centre historique que Mexico doit son surnom de Ville des palais.

Le centre historique est le vieux centre de la ville coloniale et du XIXe siècle. Il se compose de 668 îlots qui comptent environ 1 500 édifices classés à valeur artistique ou historique : bâtiments religieux, civils, hospitaliers ou administratifs, centres de soins, établissements d'enseignement, centres culturels et immeubles d'habitation du XVIe au XXe siècle. Il continue d'être le cœur économique et politique de la ville, malgré les proportions actuelles de cette dernière, en raison de l'importance de la richesse de ses monuments, puisqu'on le considère comme le centre historique le plus remarquable de l'Amérique[5],[6].

Panorama de Mexico (L'Illustration, 1862)

Édifices historiques[modifier | modifier le code]

Église San Francisco

Dans le centre historique de Mexico, on trouve de véritables joyaux d'architecture comme la cathédrale métropolitaine de Mexico, que l'on construisit en près de trois siècles, du XVIe au XIXe siècles (1813), et qui réunit les divers styles de l'époque du vice-royaume : classique, baroque, churrigueresque, Renaissance et néo-classique[7]. À quelques pas de la cathédrale s'élèvent le Palais national, siège du pouvoir exécutif du Mexique, et l'hôtel de ville de Mexico, tous deux donnant sur la place de la Constitution, surnommée le Zócalo. Cette place, qui peut recevoir près de 100 000 personnes[8], est la plus grande au monde après la Place rouge de Moscou.

Cinq rues mènent au sud, dont la rue Regina, qui était auparavant très négligée et très obscure la nuit. Depuis que le gouvernement du district fédéral et l'Association Carlos Slim ont rénové le centre historique, cette rue est devenue un attrait pour les touristes. On y trouve l'arrière du cloître Sor Juana, qui sert maintenant d'université. Sur l'un de ses côtés, on voit l'hôpital Concepción Beistegui, actuellement un monument archéologique dont la façade est de style baroque. À l'ouest de ce dernier s'élève l'église Regina, d'époque coloniale, qui portait auparavant le nom de couvent Regina Coelli ; elle comprend trois autels en acajou finement taillés et plaqués d'or, de style baroque, et quelques peintures de style Renaissance. Sur la même rue, il y a un parc pour enfants, sur le mur duquel des artistes s'expriment. Plus à l'est, on trouve l'école secondaire no 1 et sa façade gréco-romaine.

En direction de l'Alameda Central, on voit des exemples isolés de l'architecture porfirienne éclectique dans la rue 5 de mayo ou la rue Madero, parallèle, qui a été réaménagée en rue piétonne de manière que des musiciens, des artistes urbains et même des imitateurs du milieu artistique puissent se produire dans ses espaces relativement dégagés. Tout près de là, dans la rue Tacuba, on trouve la place Manuel Tolsá (es), lieu d'une grande harmonie architecturale comptant des édifices aussi remarquables que le Museo Nacional de Arte, l'un des plus beaux du centre historique, et le Palacio de Minería (es), édifice d'une architecture austère de style néo-classique qui abrite un salon du livre très couru de la ville. Presque en face de la place Manuel Tolsá, à côté du Palacio de Minería, on voit le beau Palais postal (es), édifice de style raffiné inspiré de l'architecture de Venise.

Juste en face du Palacio Postal, de l'autre côté de l'axe central, il y a le merveilleux Palacio de Bellas Artes, l'une des salles de concert les plus belles du monde, décorée de sculptures Art nouveau impressionnantes à l'extérieur, qui contrastent avec la sobre élégance de son intérieur en marbre de Carrare, de style Art déco, décoré de motifs géométriques et préhispaniques. C'est en face de ce palais qu'on peut voir un autre des édifices les plus symboliques de la ville, la Torre Latinoamericana, premier gratte-ciel de la ville et, à l'époque, construction la plus haute d'Amérique latine dont le mirador offre, par temps clair, de belles perspectives sur l'ensemble de la ville.

Vue panoramique de la place de la Constitution et du Palais présidentiel.

Quelques autres sites intéressants[modifier | modifier le code]

Palais de l'Empereur Iturbide (L'Illustration, 1862
  1. Templo Mayor, juste derrière la cathédrale
  2. Cour suprême de justice de la Nation
  3. Place Santo Domingo (es)
  4. Templo de La Enseñanza, église baroque de la fin du XVIIIe siècle
  5. Ancien Collège de San Ildefonso
  6. Académie San Carlos (es)
  7. Mercado de La Merced (es)
  8. Museo de la Ciudad de México (es)
  9. Convento de San Jerónimo (Ciudad de México) (es)
  10. Ex-couvent San Agustín
  11. Église San Francisco
  12. Palais d'Iturbide (es), dont la façade est de style baroque
  13. Casa de los Azulejos (es), dont la façade est couverte de carreaux de faïence « de Puebla » fabriqués en Chine[9]
  14. Ancien hôtel de ville (es), siège du gouvernement du district fédéral (es)
  15. Jardin de la Triple Alliance
  16. Théâtre municipal Esperanza Iris (es)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es)Décret présidentiel 02-14-84.
  2. a et b (es)Autoridad del Centro Histórico, El Centro Histórico de la Ciudad de México es el corazón vivo de nuestro país. Selon un autre site Web mexicain, sa superficie serait de 9,7 km2.
  3. (es)Fideicomiso del Centro Histórico, Origen del Centro Histórico de la Ciudad de México.
  4. Sandrine Gayet, Le Guide du Mexique, Paris, La Manufacture, 2000,(ISBN 2719104353)
  5. (es)« El centro historico de México », ciberturista.com (consulté le 22 novembre 2009)
  6. (es)« Ciudad de México », elclima.com.mx (consulté le 22 novembre 2009)
  7. Cécile Boyer-Runge (dir.), Mexique, guide établi par Antonio Benavides et al., traduction et adaptation de Eyewitness Travel Guides: Mexico par Dominique Darbois-Clous avec la collaboration de Paulina Nourissier, collection Voir, Outremont, Éditions Libre expression, 2005 ISBN 2-7648-0208-0.
  8. (en)Associated Press, « Mexicans protest nationwide against crime wave », Fox News,‎ 31 août 2008 (consulté le 23 juin 2012).
  9. Le petit futé, Mexique 2010, 10e édition.
  • (es)Secretaría de educación pública,. (2003). « Patrimonio de la humanidad », dans Ciudades Mexicanas, vol. 1, p. 20, Mexico, Fondo editorial de la plástica mexicana, 2003.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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