Menotey

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Menotey
L'église du village XVIe siècle
L'église du village XVIe siècle
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Dole
Canton Rochefort-sur-Nenon
Intercommunalité Grand Dole
Maire
Mandat
Joachim Dayet
2014-2020
Code postal 39290
Code commune 39323
Démographie
Gentilé Menoteyers
Population
municipale
280 hab. (2011)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 09′ 48″ N 5° 29′ 55″ E / 47.1633333333, 5.4986111111147° 09′ 48″ Nord 5° 29′ 55″ Est / 47.1633333333, 5.49861111111  
Altitude Min. 211 m – Max. 345 m
Superficie 5,02 km2
Localisation

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Menotey est une commune française située dans le département du Jura en région Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Menotey est situé à 8 km au nord-est de Dole, sur la route de Gray, et marque la séparation entre la plaine du Doubs et celle de la Saône.

On peut d’ailleurs, sur le chemin des Crétillotes admirer un panorama unique, à l’est, sur la chaîne du Jura et à l’ouest sur la plaine de la Saône et le pays dijonnais. Accroché à flan de coteau, le village est orienté au sud et à l’ouest sur les premiers contreforts du massif de la Serre, qui constitue l’extrémité sud du massif des Vosges. En effet le Massif de la Serre est constitué pour l’essentiel d’un socle granitique. On peut facilement le constater en se promenant dans la forêt, où des roches granitiques affleurent, ainsi que dans le cours du ruisseau.

Une exploitation de porphyre d’excellente qualité existe d’ailleurs sur le territoire des communes d’Offlanges et de Moissey.

Cependant les affleurements calcaires sont ici également très nombreux et c’est cette situation originale qui vaut à cette région sa vocation viticole sur les terrains argilo-calcaires qui composent la quasi-totalité de sa superficie.

La superficie de la commune est de 485 ha, dont 125 sont couverts par la forêt, qui est communale pour près de 93 ha.

Communes limitrophes de Menotey
Chevigny Frasne-les-Meulières Moissey
Menotey Gredisans
Rainans Jouhe Archelange

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L’activité hydrologique est assez intense, bien que peu évidente. De très nombreuses sources existent dans le village, dont certaines ne tarissent jamais, même pendant les étés très secs. Jusqu’à un passé récent, la source des Barraques, était régulièrement visitée et on s’y désaltérait volontiers, d’une eau fraîche, pure et non calcaire.

Malheureusement la présence de quelques colibacilles ont obligé à la déclarer non potable. Les deux fontaines du village, rue des Bourguerins et place de la Bourgoisotte, ont été aménagées il y a plusieurs siècles, ce qui montre bien l’importance qu’elles avaient dans la vie du village.

Histoire[modifier | modifier le code]

Si l’origine du nom de Menotey fait encore l’objet de controverses, on s’accorde généralement à penser qu’il viendrait de monasterium ( monastère) puis qu’effectivement Menotey a abrité un monastère dépendant de celui de Saint Vivant (près de Biarne, à 4 km environ) On a retrouvé des traces de vie bien plus anciennes, puisqu'à l’occasion de travaux routiers au siècle dernier, ont été mises au jour des sépultures d’un cimetière burgonde du Ve ou VIe siècle.

Même si Menotey a connu des heures sombres – que ce soit le saccage par les troupes de Louis XI en 1479, ou la décimation par la peste et la guerre en 1636 - le village conserve, du Moyen Âge et de la Renaissance, des traces évidentes d’un passé prospère, à l’image de son église, la plus imposante de toute la paroisse, et de certaines maisons aux allures de petits châteaux et en particulier celle de la rue Jean Faivre, flanquée d’une tour percée de meurtrières qui fut, à la fin du XVIIIe siècle, la demeure du dernier possesseur féodal de Menotey, Joseph Jean Philibert d’Orival.

Mais la réputation de Menotey était surtout due à son vignoble, dont on nous dit qu’au siècle dernier, il produisait les meilleurs vins blancs et rouges de l’arrondissement de Dole. Cette production viticole constituait jusqu’au début du XXe siècle encore la principale des ressources agricoles, que malheureusement le phylloxera a réduit à néant ou presque. En 1870, on ne comptait pas moins de 208 ha de vignes exploitées sur le territoire communal (40 % de la superficie de la commune).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
circa 1816   Jean Baptiste Pernin    
vers 1842   Berçot    
vers 1844-1850   P. Simiot    
vers 1859   François Berthet   Propriétaire
vers 1862   J.H. Connille    
circa 1878   Jules-André Simiot    
circa 1887   Fusy-Faivre    
1900 1904 Jacques Bullet    
1904 1912 Honoré Berthet    
1912 1919 Jean-François Dutrut    
1919 1925 Edgard Jacquinot    
1925 1929 Joseph-Louis Burgiard    
1929 1935 Honoré Berthet    
1935 1944 Henri Bernard   Officier, Chevalier de la Légion d'Honneur
1944 1971 Henri Berthet    
1971 1985 Roger Lugand    
mars 1989 mars 1995 Yvette Bouton sans étiquette  
mars 1995 mars 2001 Christian Degrange sans étiquette  
mars 2001 mars 2008 Christian Degrange sans étiquette  
2008 2014 Alain Alonzo[1] sans étiquette  
mars 2014 en cours Joachim Dayet    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 280 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
582 738 627 653 639 650 673 707 702
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
591 653 649 663 633 560 550 450 420
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
414 412 365 297 254 254 245 203 202
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
229 210 217 189 202 235 269 274 280
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Si la population du village se chiffrait à 738 âmes en 1800 l’exode rural a fait son œuvre, renforcé par l’épidémie de phylloxera dès la deuxième moitié du XIXe siècle, de telle sorte qu’au début du XXe siècle notre village ne comptait plus que 410 habitants. La pente descendante tirait inexorablement la courbe de la population vers les abîmes, atteints en 1982 où le village ne comptait plus que 189 habitants lors du recensement. Depuis cette date on assiste à une remontée régulière de la population puisqu’après avoir compté 202 habitants en 1990 et en 1995, on en dénombrait 289 à fin 2001, alors que nous n’étions encore que 238 au recensement de mars 99. La barre des 300 a été atteinte fin 2002, et ce notamment grâce à des rénovations de maisons, essentiellement pour des logements locatifs, mais également par la conversion de résidences secondaires en résidences principales. La population actuelle oscille aux alentours de 300 habitants.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ensemble formé par une fontaine, un lavoir et une croix inscrit au titre des monuments historiques[4].La fontaine date vraisemblablement du XVIIIe siècle alors que le calvaire est plus ancien (XVIIe siècle).
  • Oratoire avec statue du « Dieu-de-Pitié » inscrit au titre des monuments historiques[5]. L’inscription du fronton nous renseigne précisément sur son origine. Il date de 1566 et fut érigé à la demande de son donateur, le Sieur Aubry de Lombardet, à l’issue de l’épidémie de peste qui avait épargné Menotey.
  • L'église, placée sous le vocable de Saint Pierre, est contemporaine de la collégiale Notre-Dame de Dole, et on peut remarquer la ressemblance du porche d’entrée à deux arcades, encadrées de colonnes en marbre de Sampans, avec celui de la chapelle des Jésuites de Dole. Elle renferme plusieurs statues remarquables dont un Saint Bernard du XVIe siècle, un Saint Vernier, patron des vignerons, et un Saint Léonard du XVe siècle.
  • Croix pattées.
  • Partie sud-ouest du massif de la Serre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Sébastien Vaissier (Menotey 1764 - 1827) : vicaire et abbé. Précepteur du prince de Galitzin.
  • Roland Barraux, diplomate, écrivain et tibétologue.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]