Champdivers

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Champdivers
Salle des fêtes
Salle des fêtes
Blason de Champdivers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Dole
Canton Chemin
Intercommunalité Grand Dole
Maire
Mandat
Olivier Meugin
2014-2020
Code postal 39500
Code commune 39099
Démographie
Gentilé Chandevés
Population
municipale
441 hab. (2011)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 00′ 37″ N 5° 23′ 10″ E / 47.0103, 5.3861 ()47° 00′ 37″ Nord 5° 23′ 10″ Est / 47.0103, 5.3861 ()  
Altitude Min. 187 m – Max. 192 m
Superficie 7,45 km2
Localisation

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Champdivers

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Champdivers

Champdivers est une commune française de 439 habitants, située dans le département du Jura et la région de Franche-Comté.

Située dans le canton de Chemin, Champdivers est une commune de la communauté d'agglomération du Grand Dole.

Le lieu-dit La borde Dame Nicole situé au sud-ouest de la commune, le long de la RD 673, est situé pour moitié sur la commune de Champdivers et sur celle de Saint-Aubin.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village jurassien de la plaine du Finage, il est construit sur la rive droite du Doubs, à 14 km au sud de Dole, à 50 km à l'est de Dijon et à 50 km au nord de Chalon-sur-Saône. Situé dans une plaine d'alluvions du Doubs, cette plaine du finage est sans relief, à peine boisé et s'étend depuis les abords de Dole jusque vers Saint-Aubin, Chaussin et Annoire. D'une superficie de 745 hectares et d'une altitude de 195 mètres, ce village s'est adapté aux différents changements du cours du Doubs et à ses méandres, le Doubs se situant à moins de 1 500 mètres à vol d'oiseau.

Les communes riveraines sont : au nord Tavaux, au sud Peseux, Chaussin et Saint-Baraing, à l'est Rahon et Molay, et à l'ouest Saint-Aubin par l'intermédiaire de la RD 673 (ancienne RN 73) qui va de Besançon à Chalon-sur-Saône.

Rose des vents Tavaux Rose des vents
Saint-Aubin N Molay
O    Champdivers    E
S
Peseux, Chaussin, Saint-Baraing Rahon

Toponymie[modifier | modifier le code]

Jean Brelot (historien, natif de Champdivers) considère que Champdivers pourrait avoir une origine latine aussi mais par l'expression Compus Diversus que l'on peut traduire champ à l'écart[1], à l'écart de la grande route Besançon - Châlon. Cette origine pourrait être corroboré par le fait que ce mot apparaît pour la première fois au XIIe siècle, époque des grands défrichements dans notre région.

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en Champ- suivi d'un élément mal déterminé qui, selon Ernest Nègre, est l'adjectif divers compris au sens d'« inconstant, mauvais, sauvage »[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le texte rédigé ci-dessous est inspiré du contenu du bulletin municipal publié en 2004[3].

Antiquité[modifier | modifier le code]

La civilisation gauloise puis gallo-romaine a régné sur son sol. Trois voies principales sillonnaient son territoire, l’une d’elle appelée voie Agrippa conduisait de Lyon au Rhin par Chalon sur Sâone. Le long de ces voies anciennes, on trouve traces de l'époque gallo-romaine : vestiges de villa, des sépultutes burgondes [4] et une stèle gallo-romaine du IIè sciècle.

Moyen Âge[1][modifier | modifier le code]

Le 20 avril 1154, le nom est mentionné en tant que lieu dans une bulle du Pape Urbain IV. En 1160, Humbert le vieux de "chandeves", selon la transcription du latin, confirme une donation qu'à faite son père à l'Abbaye N.D de Rosières. Dans un écrit de 1165, l'empereur Fréderic Ier en faveur de l'Abbaye de Château-Chalon, énumère des donations et cite l'église de Molay et la chapelle de Champdivers (.. eclesia de Molain .. capella de Chamdevers..)[5].

Alors que plusieurs châteaux et églises sont attestés aux XI et XII siècles à Molay, Chaussin et Neublans, Champdivers n'est nommé qu'avec une chapelle. Cette seigneurie de Champdivers qui vient s'installer sur cette "motte" était probablement une branche cadette de la maison de Longwy. Toutes les familles féodales de cette basse vallée descendent les unes des autres, et ont toutes comme origine certainement la famille de Neublans[6].

Charles VI et O. de Champdivers[7].

Tout au long du XIIIe et XIVe siècles, apparaît dans des documents le nom de Champdivers.

Guy de Champdivers, seigneur de Vaux, est cité en 1287, en 1309, Renaud de Champdivers est notaire de l'officialité de Besançon. En 1328, Pierre de Champdivers est prieur du prieuré de la Motte. Odette de Champdivers(1390 – 1425), favorite du roi Charles VI est la sœur d'Henri de Champdivers, marié à Jeanne de Toulongeon (1382-1419), veuve de Tristan de Montholon, commandant de la cavalerie des ducs de Brabant et de Bourgogne, le 25 octobre 1415, à la bataille d'Azincourt, où il est tué. Elle a aussi comme frère Odinet de Champdivers, chevalier, qui en l'an 1394 suivit Philippe le Hardi lors de son voyage en Bretagne. Guyot ou Guillaume de Champdivers, un autre de ses frères, est mentionné en septembre 1391 dans les comptes royaux comme l'un des pages ou écuyers qui servaient en l'hôtel de la reine, Isabeau de Bavière.

En 1407, Guyot de Champdivers reparaît, auprès du duc de Bourgogne, comme écuyer panetier avec deux cents livres de pension. Ce même Guillaume de Champdivers s'attache à la cause de Jean sans Peur, puis de Philippe le Bon. Il sert ses deux princes avec le titre de conseiller du roi et du duc dans les affaires les plus importantes notamment de 1413 à 1425 environ. Jusqu'en 1477, les seigneurs de Champdivers sont les vassaux des ducs de Bourgogne, ils habitent un manoir qui sera détruit en 1477 par Louis XI de France. Jean II, fils de Guillaume II, voit la seigneurie de Champdivers confisquée par le roi de France suite à la guerre de 1477-1479 qui l'opposait au duc de Bourgogne.

Armes de la famille de Champdivers : D'azur au chevron d'or.

Nicolas de Cicon, seigneur de Ransonnières en Haute-marne, épousa Marguerite, fille de Jean II en 1534, ils vécurent à Champdivers au vieux château de la motte. Ils connurent des soucis d'argent qui les contraindront à vendre une partie des terres.

Claude de Cicon (1560-1573) fit réaliser un énorme terrier (registres des propriétés), le premier qui fut conservé.
De 1560 à 1630, la seigneurie décline, son château est ruiné et abandonné, les revenus de ses terres s'amenuisent et la descendance de la famille de Cicon se dispute les biens et accumule les dettes.

Époque Moderne[modifier | modifier le code]

En 1635, la seigneurie de Champdivers est rachetée par une famille bourgeoise, anoblie de Besançon : les Buson.

Guerre de dix ans (1636-1644)[modifier | modifier le code]

Cette période de d'histoire est surement une des plus douloureuses pour Champdivers. Pendant cette guerre opposant les français aux franc-comtois, le village connait la destruction de la maison paroissiale, de la chapelle et de son château. A cette période de guerre, les pestes et les crues du Doubs ont décimé la population. En 1651, il ne reste que dix familles et une enquête de 1657 indique 45 habitants.

Le village se relève et prospère[modifier | modifier le code]

De nouveaux habitants vinrent s'installer au village. En 1647, Claude Antoine Louis Buson replace la seigneurie sous l'influence du comté de Bourgogne. Les Buson, installés à Dole, furent de véritables rentiers du sol. Ils relèveront la seigneurie et l'administreront jusqu'à la Révolution.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

À la révolution, Mme Vve Hugues Gabriel Buson émigra en Suisse avec son fils. Ce n’est qu’après les événements de 1789 que l’ancienne communauté a été remplacée par la commune pourvue d’une assemblée communale et à partir de l’époque napoléonienne d’un Maire, nommé par le pouvoir exécutif (le premier fut P.F. Mittaine). Il faudra attendre 1882 pour que le maire soit élu au sein du conseil municipal. Tous les biens de la famille Buson sont vendus et rachetés presque en totalité par les habitants. De retour en France, les héritiers Buson ne récupéreront en 1825 qu'une petite partie de cette vente.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Depuis 1997, la mairie est installée dans l'ancien presbytère.
Liste des maires successifs[8]
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1821 Pierre F Mittaine SE  
1821 1821 Joseph Brelot SE  
1822 1831 Claude F Mittaine SE  
1831 1834 Jean C Garnier SE  
1834 1837 Pierre F Mariotte SE  
1837 1841 Claude F Mittaine SE  
1841 1846 Felix Mittaine SE  
1846 1846 Abel Brelot SE  
1847 1848 Louis Brelot SE  
1848 1855 Jean Baptiste Daubigney SE  
1855 1855 Germain Charcuset SE  
1856 1870 Ferréol Troly SE  
1870 1871 Séraphin Garnier SE  
1871 1872 Ferréol Troly SE  
1872 1872 Séraphin Garnier SE  
1873 1873 Victor Brelot SE  
1873 1879 Ferréol Troly SE  
1879 1880 Victor Brelot SE  
1880 1884 Emile Auburtin SE  
1884 1886 Marcel Daubigney SE  
1887 1891 Victor Brelot SE  
1892 1895 Léon Brelot SE  
1896 1911 Louis Clairotte SE  
1912 1919 Auguste Daubigney SE  
1919 1928 Léon Bongain SE  
1928 1934 Gabriel Clairotte SE  
1934 1941 Joseph Garnier SE  
1941 1945 Gaston Daubigney SE  
1945 1958 Gabriel Clairotte SE  
1958 1975 Bernard Daubigney SE  
1975 1982 Fernand Clairotte SE  
1982 1989 Nestor Garnier SE  
1989 2004 Jean Meugin SE  
2004 2014 Fernand Garnache SE   réélu[9]
mars 2014 en cours Olivier Meugin    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 441 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
386 417 449 433 535 488 427 439 395
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
410 400 400 360 372 363 314 324 319
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
301 295 253 207 214 195 204 213 201
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
257 264 243 385 403 435 441 440 439
2011 - - - - - - - -
441 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Jusqu'au XXe siècle la population habitait des maisons en pierres recouvertes de chaume. Le sol fertile, protégé des crues du Doubs par des digues, produit des légumes et des céréales vendus sur les marchés de Dole.

La population est regroupée dans des hameaux : La Borde de Dame Nicole, par exemple.

Population[12]:
- 1688 - 243 habitants dont 121 domestiques
- 1790 - 403 habitants

Debut XXe siècle,la rue de l'église

Au XVIIe siècle le village est marqué par les guerres, après la guerre de dix ans, le village se releva, la population se reconstitua vite et connut pendant tout le XVIIIe siècle une réelle prospérité. La population dépasse 300 habitants.

Aux XIXe et XXe siècles, quatre phases se distinguent dans l’évolution démographique : accroissement jusqu’en 1831, décadence lente puis rapide de 1831 à 1931 (défaut de rentabilité de la terre et révolution agricole), reprise de 1931 et accroissement rapide depuis 1980 (création des lotissements « corvée du pont » et « sous le village »).

À partir du XXe siècle, l’essor économique de la région a permis à une grande partie de la population d’abandonner le travail de la terre pour se tourner vers le monde industriel.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Château[3][modifier | modifier le code]

L'antique manoir des nobles sires de Champdivers s'élevait au centre du village, sur une motte artificielle, haute de plus de dix mètres, qu'entouraient des fossés larges et profonds. Il était situé à l'extrémité sud-ouest du village actuel[13]. Ce château servit certainement de point de départ au village. Au XIVe siècle celui-ci était construit autour de trois rues : la rue commune ou rue d'aval, qui donnait à l'ouest sur l’accès au château et à l'est sur la place du moustier, la grande rue et la petite rue)[14].

On reconnait encore les traces des fossés et de l'éminence, dans un champ situé entre la rue du château et la rue du finage. Ce lieu, qu'on appelle la "cave", à cause de la découverte de souterrains. Après la destruction de la forteresse par les troupes du roi Louis XI, de 1477-1479, les seigneurs de Champdivers firent reconstruire un château à la moderne dans lequel ils habitent jusqu'à la fin du XVIe siècle. En 1636, pendant la guerre de 10 ans, le château fut brûlé par les Français.

Au début du XVIIIe siècle, la famille Buson, propriétaire de la seigneurie, fait construire une maison seigneuriale et des dépendances de chaque côté de la petite rue (rue Odette de Champdivers actuelle). On trouve d'un côté la maison seigneuriale, un colombier, la grange, des écuries et un beau jardin et de l'autre côté des granges et écuries, une maison servant de grenier (toujours existante dans cette rue). La famille Buson se réservant deux chambres chez le fermier lorsqu’ils venaient à Champdivers[15].

La Borde-Dame-Nicole[16][modifier | modifier le code]

Les archives de l’Hôpital de Dole nous apprennent que la grange ou « Borde Dame-Nicole » existait déjà au XIVe siècle. En 1421, « les grangiers » déclarent en justice qu’ils en jouissent « depuis soixante ans », et qu’elle relève de la seigneurie de Longwy, peut-être depuis le mariage entre Mathée de Longwy et Alix de Vienne, en janvier 1324, et où Odot de Champdivers, écuyer, figure comme témoin ; cette Alix de Vienne est sûrement à l’origine du lieudit « Corvée Dame-Alix ». Il y a lieu de penser que l’appellation « Dame Nicole » a une origine toute semblable.

Les rapports étaient étroits entre les grangiers et les habitants de Champdivers. Un grand procès les opposa, à la fin du XVe siècle, au sujet du droit de passage des bestiaux de la Borde sur le territoire de Champdivers ; on y apprend que le droit de « vaisne pasture » existait sur tout le territoire.

Cette terre était à l’époque étrangère à la seigneurie de Champdivers. Appartenant ensuite à la famille de Grammont, la Borde est acquise en 1531 par les Thomassin et les Vaulchier du Deschaux, la part de ceux-ci passant ensuite aux Camus et aux Colard, de Dole, tous fraîchement anoblis de robe au Parlement de Dole.

En 1592, Claude et Marc Thomassin pour leur moitié, les Camus et les Colard pour la leur, faisaient le dénombrement du domaine : un meix, deux maisons, 70 journaux de terre et 17 voitures dans la première, située sur Saint-Aubin ; un meix, une maison, à peu près autant de terres et de prés dans la seconde, situés en partie sur le territoire de Champdivers.

Armes Camus Colard

Les Camus et les Colard se font ériger au cimetière du village, devant la porte de l’église, une croix de pierre encore debout, qui porte la date de 1584 et les armes des deux familles réunies : à gauche celle des Colard et à droite celle des Camus.

En 1635, la famille Buson de Besançon reprend la seigneurie de Champdivers à la famille de Champdivers. En 1656, noble Etienne Colard, docteur ès-droit, par son testament, fera donation de sa part à l’hôpital neuf de Dole, qui est resté propriétaire jusqu’au début du XXe siècle. Tout au long du XVIIIe siècle, des habitants de Champdivers sont fermiers à la Borde. À la fin du XVIIIe, Joseph Brelot, acquéreur de biens nationaux, habitant à la Borde Dame Nicole, rachète une partie des biens de la Famille Buson de Besançon, qui pendant plus de cent cinquante ans, administra la seigneurie de Champdivers.

Propriété de l’hôpital de Dole, la Borde fut exploitée ensuite par M. Auburtin, ancien officier supérieur de cavalerie, chevalier de la légion d’honneur. L’agriculture du canton de Chemin doit à ce propriétaire des nouvelles méthodes de travail ainsi que l’introduction de nouveaux instruments, entre autres, la charrue Grangé.

Les familles Visenne, Besançon et Mareschal s’installeront ensuite à la Borde. Actuellement les familles Mareschal habitent toujours ce petit bout de terre coincé entre Champdivers, Peseux et Saint Aubin.

L'église Saint-Germain[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Germain fut érigée au XVIIIe siècle. À proximité se trouve un calvaire du XVIIe siècle.

La Fromagerie[modifier | modifier le code]

Cette fromagerie, attesté en 1857, 8 Rue Odette de Champdivers, est inscrite à l'IGPC depuis 1989[17].

Blason de la commune de Champdivers[18][modifier | modifier le code]

commune de Champdivers


« D’azur au chevron d’or, surmonté d’une couronne murale, tenu par un lion d'or couronné et épis de blé d'or sur une banderole en terrasse »

Ce blason reprend les armes de la famille de Champdivers "d'azur au chevron d'or", les épis de blé représentent la plaine du Finage, le lion couronné représente le Jura,au sommet sont représentées les ruines de l'ancien château et en bas le nom de la commune est inscrit dans un parchemin.

Origine du nom des rues[modifier | modifier le code]

  • grande rue : connue depuis le Moyen Âge sous le même nom, elle finissait sur "la place du moustier"(place de l'église actuelle. Route départementale RD13 à l'entrée du village puis RD332 après le rond-point.
  • rue Odette de Champdivers : elle porte le nom de la favorite du roi Charles VI. Au Moyen Âge, elle se nommait "la petite rue" et elle rejoignait "la grande rue" sur "la place du moustier"(moustier : mot ancien qui s'est vulgarisé désignant église, chapelle, monastère)
  • rue du château : au Moyen Âge, cette rue donnait sur l’accès au château et se nommait "la rue commune" ou "rue d'aval" .
  • rue des casernes : Il paraît qu'au temps des romains, les soldats prenaient leurs quartiers le long de cette rue qui bordait l'ancien cours du doubs.
  • rue du finage : autrefois appelé "chemin des margandiers"(margandiers : contrebandiers en ancien français), cette route départementale RD13 en direction de Peseux ouvre sur cette plaine du finage.
  • rue de la croix bleue : cette ancienne rue, dénommée aussi "sentier aux prêtres" permettait de rejoindre Molay en passant devant une croix en bois (qui n'existe plus) en direction de "la croze".
  • rue du colombier : cette rue, crée en 2002, est à proximité de l'emplacement du colombier de la maison seigneuriale de la famille Buson.
    Le colombier, au premier plan à droite
  • rue du Doubs : cette route départementale RD332 se dirige et porte le nom de cette rivière : le doubs.
  • rue des tilleuls
  • rue Jacques de Molay : cette rue en direction de Molay, porte le nom de Jacques de Molay, (vers 1245-1314), dernier grand maître des templiers.
  • rue des écoles : dans cette rue se trouve l'entrée de l'école.
  • rue des lilas : dénommée aussi "la riotte"
  • rue des mésanges : dénommée aussi rue de l'ancien maire.
  • rue de l'épi : rue crée pour desservir un lotissement de cinq parcelles.
  • rue de la corvée : (rue des corvées) cette rue traverse les anciennes corvées seigneuriales : corvée du pont, corvée de l'orme, corvée neuve et corvée du Breuil.
  • rue des graviers : cette rue qui est prolongée par le chemin des graviers conduit au lieu-dit "les graviers", nom donné à ce lieu par la qualité du sol.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Odette de Champdivers (1390 – 1425), maîtresse du roi Charles VI de 1407 à 1422, lui donna une fille : Marguerite de Valois (1407-1458), légitimée par le roi Charles VII.
  • Raoul de Champdivers (XVIIe siècle), personnage imaginaire, dont les aventures à l'époque de Lacuzon (XVIIe siècle) sont narrées par Xavier de Montépin dans Le Médecin des pauvres, paru en 1861.
  • Jean Brelot (1909 -1970), historien, professeur d'histoire au lycée Rouget-de-Lisle de Lons-le-Saunier, chargé de cours à la Faculté des lettres de Besançon. Ancien président de la Société d'émulation du Jura. Publications : Terre et seigneurie de Champdivers 1963 - Histoire de Lons le Saunier 1957, Histoire de la franche-Comté 1969, Historique du Lycée Rouget de Lisle etc...
  • GIGE de Besançon (1295-1362) référence à Gige le ardit domissilier à Besançon

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b La terre et seigneurie de Champdivers, par Jean Brelot, 1963.
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France. 2. Formations non-romanes ..., Volume 2, Droz, p. 1304.
  3. a et b bulletin municipal de Champdivers 2004.
  4. Mémoires de la S.E.J 1903-1904
  5. F. L. H. Leriche, Mémoires Château-Chalon, 1765
  6. Jean Richard, bulletin Philologique, historique 1959
  7. Victor Huguenin, Musée des beaux arts, Dole (39)
  8. Bulletin municipal Champdivers 2001 sur des recherches de l'AGRR
  9. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  12. Éditions registres paroissiaux AGRR, 1996
  13. Dictionnaire Rousset commune du Jura
  14. Terre et seigneurie de Champdivers, Jean Brelot 1963
  15. AD Doubs E 2750
  16. bulletin municipal année 2008
  17. « Fromagerie », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. créé en 2000 pour la fête de l'an 2000