Monnières (Jura)

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Monnières
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Dole
Canton Dole-Nord-Est
Maire
Mandat
Patrick Sautrey
2014-2020
Code postal 39100
Code commune 39345
Démographie
Population
municipale
459 hab. (2011)
Densité 223 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 06′ 46″ N 5° 27′ 46″ E / 47.1128, 5.462847° 06′ 46″ Nord 5° 27′ 46″ Est / 47.1128, 5.4628  
Altitude Min. 220 m – Max. 341 m
Superficie 2,06 km2
Localisation

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Monnières

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Monnières

Monnières est une commune française située dans le département du Jura en région Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Mont Joly :

Le mont Joly, dont le véritable nom est «Lourchaux», s'étend sur les deux communes de Monnières et Sampans. Son altitude varie de 275 à 294 mètres. Les milieux présents sur le mont Joly présentent une richesse floristique et faunistique. Malgré l'apparente absence de flore protégée, ce site abrite certaines espèces végétales typiques des pelouses calcaires, qui paraissent localement menacées par l'abandon des pratiques d'entretien et l'envahissement abusif. L'orchis ustulata, orchis brûlée est une plante considérée comme assez rare dans la région. L'ophrys fuciflora, ophrys frelon ou bourdon est une espèce typique des pelouses calcaires. Le narcissus pseudonarcissus ou jonquille attire beaucoup de monde sur le site au moment de la floraison.

Plusieurs espèces d'oiseaux protégées sur le territoire national ont été identifiées:

 - Le pouillot véloce
 - Le faucon crécerelle
 - La buse variable
 - Le traquet pâtre
 - Le rossignol Philomède
 - le geai des chênes

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sampans Rose des vents
N Dole
O    Monnières    E
S
Champvans

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La chapelle Notre-Dame-de-Mont-Roland, à laquelle l'histoire du village de Monnières est étroitement liée, apparait dans l'histoire en 1089 comme dépendance du prieuré de Jouhe, relevant lui-même de l'abbaye de Baume-les-Messieurs. Des fouilles réalisées au début du XX° siècle permettent d'attester une présence humaine sur le site quelques 5000 ans av. JC, puis un lieu de culte occupé par les druides à l'époque celtique. Le village fut construit sur un sol rocheux permettant les infiltrations des eaux et le libre ruissellement des sources, alimentant durant des siècles, puits et abreuvoirs. Monnières constituait jadis un vaste domaine appartenant aux Templiers.

Monnières, bâti sur le flanc d'une colline et parce qu'il était placé sur une voie de passage (voie romaine) fut exposé à tous les tourments de la guerre et autres fléaux.

Dès sa naissance, le village de Monnières dépend de la juridiction seigneuriale de Dole, capitale de la Franche-Comté, qui sera longtemps sous suzeraineté espagnole. En 1635, la France déclare la guerre à l'Espagne et s'empresse d'envahir la Franche-Comté. Les troupes de Richelieu et du prince de Condé sont aux portes de Dole dès le 27 mai 1636. Un siège très difficile commence, il va se prolonger pendant 80 jours mais les murailles sont solides et les défenseurs courageux malgré la peste qui commence à sévir. L’ardeur des Dolois décourage les Français qui lèvent le camp le 15 août. Monnières sera marqué par les événements car les Français et les Suédois, leurs alliés, campent sur le Mont Roland, dévastent le sanctuaire et le village. Les habitants furent tués ou faits prisonniers, le bétail enlevé, les maisons pillées. Monnières est incendié par les armées du prince Henri II de Bourbon-Condé en 1636.

Les Français perdirent cette guerre, mais en 1674, Louis XIV réclame la province, en héritage de sa femme, Marie-Thérèse d'Espagne. Six ans plus tard, il décide de refaire le siège de Dole, il arrive le 6 juin 1674 avec le brillant marquis et Maréchal de France Vauban pour mener le siège. Les portes de la ville s’ouvrent le 9 juin. En 1678, le traité de Nimègue donne la Franche-Comté à la France. Monnières est aussitôt rattaché au Royaume de France.

C'est à cette période que Besançon devient la capitale de l'ancienne Comté.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

Tranché dentelé : au premier de sinople au cor d'or, au second d'argent à l'arbre terrassé de sinople.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 réélu en 2008[1] Patrick Sautrey    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 459 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
200 203 165 229 192 206 190 198 203
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
207 184 188 174 180 167 147 139 125
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
142 150 135 116 117 132 128 143 168
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
236 275 282 342 341 404 458 455 453
2011 - - - - - - - -
459 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église, à l'origine une chapelle construite en 1505, a été érigée en 1758. Détruite par les incendies, elle fut reconstruite en 1851. Suite aux dégradations du temps, qui firent notamment pencher le clocher, on engagea des travaux de réfection dans les années 1950-1951 pour redonner à l'église son premier visage. Aux cours des travaux, sous les fondations du clocher, fut découverte une crypte voutée dont la longueur allait jusque sous l'abside de l'église. L'église est dédiée à saint Roch pour son action protectrice contre la peste. La fête patronale de Monnières a lieu le dimanche suivant le 15 août.

Au cours de l'épidémie de peste qui dépeupla le village, les fidèles qui avaient demandé à saint Roch de les protéger lui firent la promesse, en lui dédiant leur église, d'aller en procession jusqu'au calvaire situé à l'entrée de Champvans, chercher les paroissiens de ce pays, de les conduire à l'église de Monnières et de les raccompagner à l'issue de l'office religieux. La procession était ouverte par un enfant de chœur tenant la croix, suivi d'une jeune fille du village habillée de blanc, portant la bannière de saint Roch.

Le lavoir a été construit en 1852 au niveau d'une résurgence supposée de la source de Jouhe. L'eau arrive dans un premier bassin avant de venir, par une rigole taillée dans la pierre, alimenter le bassin du lavoir. Sur le coté droit, se trouve un abreuvoir où, longtemps, vinrent boire les troupeaux rentrant des pâturages. Longtemps aussi, le lavoir fut couvert d'un toit de tôle sous lequel s'abritaient, de la pluie et du soleil, les lavandières du village. Le lavoir a été restauré et inauguré en 2005.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Site de la commune de Monnières www.monnieres39.fr

Liens[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011