Abergement-la-Ronce

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Abergement (homonymie).
Abergement-la-Ronce
Abergement-la-Ronce, mairie et église
Abergement-la-Ronce, mairie et église
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Dole
Canton Dole-Sud-Ouest
Intercommunalité Grand Dole
Maire
Mandat
Jean-Louis Bouchard
2014-2020
Code postal 39500
Code commune 39001
Démographie
Gentilé Abergeois
Population
municipale
775 hab. (2011)
Densité 109 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 04′ 15″ N 5° 22′ 11″ E / 47.0708333333, 5.3697222222247° 04′ 15″ Nord 5° 22′ 11″ Est / 47.0708333333, 5.36972222222  
Altitude Min. 186 m – Max. 195 m
Superficie 7,12 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Jura

Voir sur la carte administrative du Jura
City locator 14.svg
Abergement-la-Ronce

Géolocalisation sur la carte : Jura

Voir sur la carte topographique du Jura
City locator 14.svg
Abergement-la-Ronce

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Abergement-la-Ronce

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Abergement-la-Ronce

Abergement-la-Ronce est une commune française située dans le département du Jura en région Franche-Comté. Ses habitants sont appelés les Abergeois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Symphorien-sur-Saône Samerey Damparis Rose des vents
Maison-Dieu N Damparis
O    Abergement-la-Ronce    E
S
Franxault Aumur Tavaux

La commune d'Abergement-la-Ronce, délimitée au nord par la frontalière du département de la Côte-d'Or (Bourgogne) et au sud par le Bief Noir, fait partie du Pays Dolois, région naturelle du Nord-Ouest de la plaine jurassienne, et plus précisément de sa partie ouest dite le Finage[1].

Les villes les plus proches sont Damparis (4,5 km), Tavaux (6,4 km), et Dole, sous-préfecture du département (11 km).

Cours d'eau et forêts[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Canal du Rhône au Rhin ainsi que les ruisseaux Turlurot, Bief-Salé, Bief-Noir et La Blaine. Forêt et bois couvrent 91 ha de son territoire[2].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 712 hectares ; l'altitude varie entre 186 et 195 mètres[3].

Situé dans la plaine du Finage, la commune dispose de sols profonds et bruns favorables aux céréales (maïs, blé), au colza, à la betterave sucrière et aux cultures légumières[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type océanique avec un été tempéré[2].

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est accessible par les routes D220 (Saint-Aubin-Dole) et D220E (Abergement-la-Ronce-Saint-Symphorien-sur-Saône), ainsi que par l'EuroVelo 6 et le canal du Rhône au Rhin, qui la traversent. Les autres infrastructures de transport les plus proches sont l'échangeur de Dole-Choisey (A39, sortie no 6), à 13 km, la gare TGV de Dole-Ville, à 12 km, ainsi que l'aéroport de Dole-Jura, à 5,6 km[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Abergement-la-Ronce est composé du nom Abergement, issu de l'ancien français Albergement, évoquant un lieu d'accueil pour les voyageurs, auquel est adjointe la-Ronce, en référence aux broussailles épineuses qui jonchaient le terrain, avant que le village n'y soit construit[5]. Selon la période et le scribe, le toponyme est aussi orthographié Albergement, Labergement, L'Abergement de la Ronce, Abergement de la Ronce, ou Labergement-la-Ronce.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 331, alors qu'il était de 283 en 1999[a 1].

Parmi ces logements, 91,3 % étaient des résidences principales, 0,6 % des résidences secondaires et 8,0 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 87,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 11,9 % des appartements[a 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 82,3 %, en légère hausse sensible par rapport à 1999 (80,7 %). La part de logements HLM loués vides était de 2,6 % contre 0,0 %[a 3].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Monographie historique[modifier | modifier le code]

Mairie (photographie infrarouge)

Bien que la voie romaine reliant Dijon à Monts-Jura traverse son territoire, le village n'est fondé qu'au XIIIe siècle.

Sous l'Ancien-Régime, le village appartient au comté de Bourgogne, alors territoire du Saint-Empire romain germanique. Il dépendait pour les affaires temporelles de la seigneurie de Gevry, dans le bailliage de Dole, et pour les affaires spirituelles de la paroisse de Tavaux[6], du doyenné de Neublans, de l’archidiaconé de Gray, du pagus d’Amous et du diocèse de Besançon[5].

De par sa proximité avec le duché de Bourgogne et le royaume de France, le village n'est pas épargné par les nombreuses guerres, qui opposent les Comtois aux Bourguignons, puis aux Français, depuis sa fondation jusqu'à la conquête définitive de la Franche-Comté, par Louis XIV, en 1674.

En 1736, Abergement-la-Ronce devient une paroisse indépendante[5], et l'église Saint-Jean-Baptiste actuelle est édifiée sur une ancienne. Vers 1800 est creusé le canal du Rhône au Rhin traversant le village. Cette réalisation a nécessité la déviation sur sa rive droite du ruisseau La Blaine, alimentant le moulin du Turlurot, contraint de cesser son activité.

Entre 1875 et 1878, la filature et fabrique de feutre Châtelet est construite au nord du village, avant d'être reprise par la famille Strüver de 1895 à 1960, puis par la S.C.I. d'Abergement-la-Ronce, créée l'année même entre P.A.V. et E.J. Monnoyeur, qui en fait une blanchisserie industrielle du chiffon d'essuyage, en proie aux flammes en 1972, 1977 et 1984, puis reprise par Michel Falconnet, en 1998.

En 1889, une première compagnie de pompiers est fondée, dissoute puis reconstituée en 1934. Entre 1926 et 1978, 215 ha de l'usine d'industrie chimique Solvay, est construite au nord-est du village. Ces deux sites industriels figurent tous deux à l'Inventaire général du patrimoine culturel (IGPC), depuis le 26 juillet 1995[7].

Dans les années 1970, le centre administratif George Fèvre est érigé à l'emplacement de l'ancien presbytère. Depuis 1997, Abergement dépend pour les affaires spirituelles, avec Aumur et Damparis, de la paroisse Abbaye de la Trinité, placée sous le vocable de Saint-Sébastien.

Au début des années 2000, une halte-nautique est construite sur l'une des rives du canal. En 2005, la compagnie de sapeurs-pompiers est dissoute au profit de celle de Saint-Aubin[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Maire actuel
Période Identité Étiquette Qualité
2008 En cours Jean-Louis Bouchard SE Réélu en 2014[9]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le résultat de l'élection présidentielle de 2012 dans cette commune est le suivant[10] :

Candidat Premier tour Second tour
Voix % Voix %
Eva Joly (EÉLV) 3 0,59
Marine Le Pen (FN) 162 31,76
Nicolas Sarkozy (UMP) 107 20,98 251 53,52
Jean-Luc Mélenchon (FG) 49 9,61
Philippe Poutou (NPA) 8 1,57
Nathalie Arthaud (LO) 1 0,20
Jacques Cheminade (SP) 3 0,59
François Bayrou (MoDem) 42 8,24
Nicolas Dupont-Aignan (DLR) 20 3,92
François Hollande (PS) 115 22,55 218 46,48
Inscrits 601 100,00 601 100,00
Abstentions 83 13,81 87 14,48
Votants 518 86,19 514 85,52
Blancs et nuls 8 1,54 45 8,75
Exprimés 510 98,46 469 91,25

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 775 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
254 218 291 283 365 331 335 316 303
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
324 326 333 326 383 397 375 391 370
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
346 334 332 295 277 358 297 322 351
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
417 454 610 677 667 735 744 775 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Abergement dispose d'une grande école primaire publique, accueillant une centaine d'élèves. Les établissements publics d'enseignement secondaire généraux les plus proches sont les collèges Jean Jaurès et des Vermaux, à Damparis et à Tavaux, ainsi que les lycées Jacques Duhamel et Charles Nodier, à Dole.

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

L'animation du village est assurée par le Foyer rural qui propose de nombreuses activités récréatives (chorale, pétanque etc.), l'Amicale des Anciens Sapeurs-Pompiers, l'Association Communale de Chasse Agréée, le Football Club, l'Union Sportive Tavaux Damparis Abergement, ainsi que les associations de parents d'élèves, "De fil en aiguilles" et "Les bons vivants"[13].

Concernant les infrastructures, la commune met à disposition les salles du centre administratif et culturel George Fèvre, un terrain de pétanque, un stade de football et rugby avec ses terrains d'entrainement, un cour de tennis, un skatepark et une aire de jeux.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 31 994 €, ce qui plaçait Abergement-la-Ronce au 10 713e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[14].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 466 personnes, parmi lesquelles on comptait 72,0 % d'actifs dont 67,4 % ayant un emploi et 4,6 % de chômeurs[a 4].

Abergement appartient au bassin d'emploi de Dole. On comptait 53 emplois dans la zone d'emploi, contre 131 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 316, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 16,8 %, ce qui signifie que la zone d'emploi n'offre qu'un emploi pour six habitants actifs[a 5].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Abergement-la-Ronce comptait 36 établissements : cinq dans l’agriculture-sylviculture-pêche, huit dans l'industrie, quatre dans la construction, quinze dans le commerce-transports-services divers et quatre étaient relatifs au secteur administratif[a 6].

En 2011, 8 entreprises ont été créées à Abergement-la-Ronce[a 7], dont 7 par des autoentrepreneurs[a 8].

En dehors des structures administratives et publiques, la commune accueille sur son territoire trois exploitations agricoles, l'usine Solvay, la blanchisserie Monnoyeur, une boulangerie, un salon de coiffure (Coiffellia), ainsi que les entreprises Michel Wawrzyniak (travaux publics et balayage), Olivier Travaux (travaux publics), Canault père et fils (plâtrerie, peinture, vitrerie) et Dominique Chalumeau (tapisserie, rideaux).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • l'église Saint Jean-Baptiste, début XVIIIe siècle.
  • l'usine Strüver (auj. Monnoyeur), mi XIXe siècle (IGPC depuis 1995).
  • l'usine Solvay, début XXe siècle (IGPC depuis 1995)[7].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  5. EMP T5 - Emploi et activité.
  6. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  7. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  8. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Article le Dolois sur www.keldelice.com
  2. a et b Abergement-la-Ronce sur le site officiel des Mairies et Villes de France
  3. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  4. Carte topographique mappy
  5. a, b et c A. Rousset, Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté et des hameaux qui en dépendent, Tome 1 Département du Jura, Bintot, Besançon, 1853.
  6. Et non de celle de Saint-Aubin comme le prétend Rousset.
  7. a et b Base Mérimée du ministère de la Culture
  8. a et b Abergement la Ronce, un certain standing ... in Pays Dolois, no 142, Dole, octobre 2012.
  9. « Résultats de l'élection municipale de 2014 à Abergement-la-Ronce », sur http://www.leprogres.fr (consulté le 21 juin 2014)
  10. Ministère de l'Intérieur - Jura (Franche-Comté), « Résultats de l'élection présidentielle de 2012 à Abergement-la-Ronce » (consulté le 16 juin 2014)
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  13. Les associations d'Abergement-la-Ronce sur le site de la Communauté d'Agglomération du Grand Dole
  14. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).