McLaren MP4-25

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McLaren MP4-25

McLaren MP4-25

Lewis Hamilton sur la McLaren MP4-25 en test à Jerez

Présentation
Équipe Drapeau du Royaume-Uni Vodafone McLaren Mercedes
Constructeur McLaren Racing
Année du modèle 2010
Concepteurs Paddy Lowe (directeur de l'ingénierie)
Andrew Bailey (directeur du design)
Tim Goss (chef ingénieur)
John Iley (chef aérodynamicien)
Spécifications techniques
Châssis Monocoque composite en fibre de carbone
Suspension avant Doubles triangles superposés, poussoirs et basculeur avec barre de torsion, amortisseurs Koni
Suspension arrière Doubles triangles superposés, poussoirs et basculeur avec barre de torsion, amortisseurs Koni
Nom du moteur Mercedes-Benz FO 108X
Cylindrée 2 400 cm3
Configuration V8 à 90° , limité à 18 000 tr/min
Position du moteur centrale
Boîte de vitesses en titane McLaren, semi-automatique séquentielle
Nombre de rapports 7 + marche arrière avec système « Quickshift »
Électronique Boîtier électronique McLaren Electronic Systems
Système de freinage Disques Hitco / Étriers Akebono
Dimensions et Poids 620 kg
Carburant Mobil 1
Pneumatiques Bridgestone
Partenaires Vodafone, Hugo Boss, Santander, Tag Heuer, Johnnie Walker
Histoire en compétition
Pilotes 1. Drapeau du Royaume-Uni Jenson Button
2. Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton
Début Le 14 mars 2010 au GP de Bahreïn
Courses Victoires Pole Meilleur tour
19 5 1 3
Championnat constructeur 2e avec 454 points
Championnat pilote Lewis Hamilton : 4e
Jenson Button : 5e

Chronologie des modèles (2010)

La McLaren MP4-25 est la monoplace de Formule 1 engagée par l'écurie McLaren Racing en championnat du monde de Formule 1 2010, officiellement présentée le 29 janvier 2010 à Newbury, au siège de Vodafone[1]. Gary Paffett a effectué les premiers kilomètres de la MP4-25 sur le circuit de Valencia, en Espagne.

Ses pilotes sont le champion du monde en titre britannique Jenson Button et son compatriote Lewis Hamilton, champion du monde en 2008[1]. Son pilote de réserve est le Britannique Gary Paffett.

Historique[modifier | modifier le code]

Dès le premier Grand Prix de la saison à Bahreïn, la légalité de la MP4-25 est remise en question avant même les essais libres en raison de la présence du F-Duct. Après un contrôle de la FIA, la monoplace est déclarée légale. En qualifications, les deux pilotes britanniques ne peuvent rien faire face aux Ferrari et RedBull, plus à l'aise dans le second secteur sinueux et lent. Ils sont relégués à plus d'une seconde de Sebastian Vettel, premier poleman de la saison. Lewis Hamilton, quatrième pendant la majorité course, profite d'un problème technique de Vettel pour monter sur la troisième marche. Pour sa première course sous ses nouvelles couleurs, le champion du monde en titre Jenson Button, termine seulement huitième.

En Australie, peu à l'aise au volant de sa monoplace, Hamilton ne se qualifie qu'en onzième position tandis que Button se place sur la seconde ligne, en quatrième position. Dès le départ, le Grand Prix s'annonce mouvementé à cause de la pluie. Button tire son épingle du jeu grâce à un choix de pneumatiques audacieux et remporte son premier Grand Prix de la saison, Hamilton terminant quant à lui à la sixième place après un accrochage avec Mark Webber dans l'avant-dernier tour.

Une semaine plus tard, en Malaisie, n'appréhendant pas de la meilleure façon l'arrivée de la pluie lors des qualifications, les pilotes McLaren ne partent qu'en fond de peloton. Au terme d'une course d'attaque Hamilton remonte au sixième rang tandis que Button finit huitième.

Pour le Grand Prix de Chine, la pluie s'invite dès le départ. Une nouvelle fois, Jenson Button remporte la course grâce à un choix tactique audacieux : alors que la plupart des pilotes rentre aux stands pour s'équiper de pneumatiques intermédiaires, il reste en slicks, ce qui lui donne un avantage certain sur ses concurrents lorsque l'averse s'arrête peu après. Hamilton, qui fait partie des pilotes s'étant arrêté, remonte tout le peloton pour finalement terminer second à seulement 1s 5 de son coéquipier.

Le 9 mai 2010 a lieu le GP d'Espagne, marquant le retour de la Formule 1 en Europe. Lewis Hamilton, troisième sur la grille, se retrouve second après son arrêt au stand lui permettant de devancer Sebastian Vettel. Alors que cette place lui semble acquise, la jante de sa roue avant gauche se brise dans le long virage à droite du premier secteur : il heurte le mur et abandonne à seulement deux tours du terme. Button termine cinquième position derrière Michael Schumacher.

Le Grand Prix de Monaco ne voit pas les MP4-25 aux premiers rangs. Dotée d'un des plus long empattement du plateau, la monoplace est peu à l'aise sur ce circuit sinueux et ne peut profiter d'un avantage procuré par le F-Duct. Button abandonne dès le deuxième tour à cause d'une erreur d'un mécanicien ayant provoqué une surchauffe moteur et Hamilton termine cinquième.

Aspects techniques[modifier | modifier le code]

La monoplace britannique intègre le F-Duct[2] : dans une fente à l'avant de la monoplace, l'air s'engouffre dans un canal qui passe par le cockpit puis le long de l'aileron requin pour finalement se déboucher sur l'aileron arrière. En ligne droite, le pilote occulte l'ouverture du canal présent dans le cockpit grâce à son genou ce qui permet à l'air entrant dans le canal d'être acheminé jusqu'à l'aileron arrière où la pression de l'air le fait s'aplatir et permet de générer moins de trainée et donc de gagner en vitesse.

Au contraire, dans les virages, l'ouverture du canal dans le cockpit n'est pas bouchée et ne permet pas à l'air d'être acheminé jusqu'à l'aileron arrière. Bien qu'initialement contestée par les écuries concurrentes, cette idée des ingénieurs McLaren a été approuvée par la FIA, conduisant les autres écuries comme Ferrari, BMW Sauber, Red Bull, Mercedes, Force India, Williams puis Renault à intégrer le F-Duct à leur monoplace en cours de saison.

Le nom du système, F-Duct, provient du fait que le canal qui en constitue la pierre angulaire débouche directement sur le « f » du sponsor inscrit sur l'aileron arrière, Vodafone[3].

À partir du Grand Prix automobile de Grande-Bretagne 2010, la McLaren MP4-25 est dotée d'« échappements bas» menant ses gaz au niveau du double diffuseur : cet apport supplémentaire d'air dans le double diffuseur optimise son fonctionnement en augmentant l'appui. Cette configuration n'est utilisée en course qu'à partir du Grand Prix d'Allemagne.

Résultats en championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

Résultats détaillés de la McLaren MP4-25 en championnat du monde de Formule 1
Saison Écurie Moteur Pneus Pilotes Courses Points
inscrits
Classement
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19
2010 Vodafone McLaren Mercedes Mercedes-Benz V8 FO 108X Bridgestone BAH AUS MAL CHI ESP MON TUR CAN EUR GBR ALL HON BEL ITA SIN JAP COR BRÉ ABU 454 2e
Jenson Button 7e 1re 8e 1re 5e Abd 2e 2e 3e 4e 5e 8e Abd 2e 4e 4e 12e 5e 3e
Lewis Hamilton 3e 6e 6e 2e 14e* 5e 1re 1re 2e 2e 4e Abd 1re Abd Abd 5e 2e 4e 2e

Légende : ici

  • * : le pilote n'a pas fini le Grand Prix, mais est quand même classé pour avoir couru plus de 90 % de la distance de la course.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) « La McLaren MP4-25 est née », sur www.toilef1.com (consulté le 5 septembre 2010)
  2. (fr) « La McLaren MP4-25 et le F-Duct », sur www.dailymotion.com (consulté le 5 septembre 2010)
  3. (fr) Stéphane Samson, « McLaren, l'énergie du désespoir », rubrique F1 Technique dans Sport Auto, numéro 586, novembre 2010, page 195

Liens externes[modifier | modifier le code]

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