McLaren MP4/7A

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McLaren MP4/7A

McLaren MP4/7A

La McLaren MP4/7A d'Ayrton Senna exposée à l'Honda Collection Hall

Présentation
Équipe Drapeau : Royaume-Uni Honda Marlboro McLaren
Constructeur McLaren Racing
Année du modèle 1992
Concepteurs Neil Oatley
Henri Durand
Spécifications techniques
Châssis Monocoque en en fibre de carbone
Suspension avant Poussoirs, amortisseurs Showa
Suspension arrière Poussoirs, amortisseurs Showa
Nom du moteur Honda RA122E
Cylindrée 3 493 cm3
770 ch à 14 500 tr/min
Configuration 12 cylindres en V ouvert à 60°
Boîte de vitesses Transversale semi-automatique
Nombre de rapports 6 + marche arrière
Système de freinage Freins à disque Carbon Industries, étriers Brembo
Poids 505 kg
Dimensions Empattement : 2 960 mm
Voie avant : 1 803 mm
Voie arrière : 1 676 mm
Carburant Shell
Pneumatiques Goodyear
Histoire en compétition
Pilotes 1. Drapeau : Brésil Ayrton Senna
2. Drapeau : Autriche Gerhard Berger
Début Grand Prix automobile du Brésil 1992
Courses Victoires Pole Meilleur tour
14 5 1 2
Championnat constructeur 2e avec 99 points
Championnat pilote Ayrton Senna : 4e
Gerhard Berger : 5e

Chronologie des modèles (1992)

La McLaren MP4/7A est la monoplace de Formule 1 engagée par l'écurie McLaren Racing dans le cadre de la saison 1992 de Formule 1. Conçue par les ingénieurs Neil Oatley et Henri Durand, elle est pilotée par le Brésilien Ayrton Senna et l'Autrichien Gerhard Berger, respectivement présents au sein de l'équipe depuis 1988 et 1990. Les pilotes essayeurs sont les Britanniques Mark Blundell et Allan McNish. La MP4/7A est équipée d'un moteur V12 Honda.

Historique[modifier | modifier le code]

Photo en vue arrière de la McLaren MP4/7A de Senna, en exposition
Vue arrière de la McLaren MP4/7A de Senna, exposée au Honda Collection Hall.
Photo de la McLaren de Senna devant la Williams de Mansell, au GP de Monaco 1992
Ayrton Senna devant Nigel Mansell dans les derniers tours du Grand Prix de Monaco.
Photo en vue de profil droit de la McLaren MP4/7A de Senna, en exposition
Profil droit de la McLaren MP4/7A de Senna, exposée au Honda Collection Hall.
Photo du moteur V12 Honda RA122E
Le moteur Honda RA122E.

La McLaren MP4/6B dispute les deux premiers Grands Prix de la saison 1992, le temps que la MP4/7A, difficile à mettre au point, soit fin prête. Lors de son premier engagement, au Brésil, Senna et Berger sont respectivement quatrième et cinquième du championnat des pilotes, loin derrière les pilotes Williams F1 Team Nigel Mansell et Riccardo Patrese. McLaren, seconde du championnat des constructeurs avec 9 points, accuse un retard de 21 longueurs sur l'écurie de Frank Williams. La MP4/7A se distingue par une inédite boite de vitesses semi-automatique, un moteur V12 ouvert à 75° et un accélérateur fly by wire, permettant d'accélérer tout en passant les vitesses[1],[2].

À Interlagos, Ayrton Senna se qualifie en troisième position, à 2,1 secondes de Nigel Mansell, tandis que Gerhard Berger obtient le quatrième temps à 6 dixièmes de son coéquipier. En course, Berger, vite relégué en fond de peloton, abandonne au bout de quatre tours en raison d'une surchauffe de son moteur, tandis que Senna se retire treize boucles plus loin sur un problème électrique[3],[4].

En Espagne, Senna est de nouveau troisième en qualifications, à 1 seconde du Britannique, alors que Berger est septième à 2,5 secondes du meilleur temps. Lors de la course, disputée sous la pluie, le Brésilien, longtemps troisième, part en tête-à-queue à trois tours de la fin de l'épreuve, l'obligeant à abandonner, tandis que son coéquipier termine quatrième, à min 20 s de Mansell[5],[6].

La suite du championnat est plus fructueuse pour l'écurie. Lors de la course suivante, à Saint-Marin, Senna retrouve le podium et termine troisième, à 42 secondes de Mansell, alors que Berger s'accroche avec la Ferrari F92A de Jean Alesi[7].

Au Grand Prix de Monaco, Senna, troisième des qualifications à 1,1 seconde de Mansell, poursuit le Britannique tout au long de l'épreuve et s'empare de la première place au soixante-et-onzième tour, remportant ainsi la victoire pour 215 millièmes de seconde, alors que Berger, cinquième des qualifications, casse sa boite de vitesses au trente-deuxième tour[8],[9].

Lors de l'épreuve suivante, au Canada, Senna décroche l'unique pole position de la saison pour McLaren, à 97 millièmes de Riccardo Patrese, alors que Berger obtient le quatrième temps, à 370 millièmes de son coéquipier. Profitant des rapides abandons des pilotes Williams, les deux pilotes McLaren dominent la course, Berger prenant la tête de l'épreuve à la suite de l'abandon de Senna au trente-septième tour sur une panne électrique. L'Autrichien remporte la victoire et signe le meilleur tour en course[10],[11],[12].

Après un abandon pour Senna, impliqué dans un carambolage, et une panne moteur pour Berger au Grand Prix de France, Senna est victime de sa boite de vitesses en Grande-Bretagne à sept tours de l'arrivée, tandis que Berger termine cinquième. Le Brésilien obtient toutefois une seconde place en Allemagne[13],[14],[15].

En Hongrie, Senna, troisième des qualifications à près de 8 dixièmes des Williams, double Mansell dès le premier tour, puis Patrese au trente-neuvième, rempotant ainsi sa seconde victoire de la saison, tandis que Berger, cinquième à 1,8 seconde du meilleur temps, termine troisième à 50 secondes de son coéquipier. Toutefois, Nigel Mansell est sacré champion du monde à cinq courses de la fin du championnat[16],[17].

En Belgique, Senna obtient le deuxième temps qualificatif à 2,1 secondes de Mansell, alors que Berger est sixième à 4 seonces de la pole. En course, Senna termine cinquième sous la pluie, à min 8 s de la Benetton B192 de Michael Schumacher, tandis que son coéquipier est victime de sa transmission dès le premier tour[18],[19].

Lors du Grand Prix d'Italie, les rumeurs annoncent que Senna sera aux côtés d'Alain Prost chez Williams en 1993, tandis qu'il serait remplacé chez McLaren par Schumacher. Lors de la course, Senna profite des déboires de Mansell et Patrese pour gagner la course, tandis que Berger, parti des stands, termine quatrième[20].

La saison se termine avec les honneurs pour McLaren : bien que Senna abandonne à Suzuka et Adélaïde, il termine troisième et signe le meilleur tour en course du Grand Prix du Portugal, tandis que Berger termine deuxième. L'Autrichien réitère cette performance au Grand Prix du Japon et remporte la victoire en Grand Prix d'Australie[21],[22],[23].

À l'issue du championnat, McLaren Racing est deuxième du monde des constructeurs avec 99 points. Avec 50 points, Ayrton Senna est quatrième au championnat du monde des pilotes, tandis que Gerhard Berger, détenteur de 49 unités, est cinquième[24],[25].

Résultats en championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

Résultats détaillés de la McLaren MP4/7A en championnat du monde de Formule 1
Saison Écurie Moteur Pneus Pilotes Courses Points
inscrits
Classement
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
1992 Honda Marlboro McLaren Honda RA122E V12 Goodyear AFS MEX BRÉ ESP SMR MON CAN FRA GBR ALL HON BEL ITA POR JAP AUS 99* 2e
Ayrton Senna Abd 9e** 3e 1er Abd Abd Abd 2e 1er 5e 1er 3e Abd Abd
Gerhard Berger Abd 4e Abd Abd 1er Abd 5e Abd 3e Abd 4e 2e 2e 1er

Légende : ici

  • * 9 points marqués avec la McLaren MP4/6B.
  • ** Le pilote n'a pas franchi la ligne d'arrivée mais est classé pour avoir parcouru plus de 90% de la distance de course.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Classement généraux suite au Grand Prix du Mexique 1992 », sur statsf1.com (consulté le 8 mai 2014)
  2. « McLaren MP4/7A », sur statsf1.com (consulté le 8 mai 2014)
  3. « Qualifications du Grand Prix du Brésil 1992 », sur statsf1.com (consulté le 8 mai 2014)
  4. « Classement du Grand Prix du Brésil 1992 », sur statsf1.com (consulté le 8 mai 2014)
  5. « Qualifications du Grand Prix d'Espagne 1992 », sur statsf1.com (consulté le 8 mai 2014)
  6. « Classement du Grand Prix d'Espagne 1992 », sur statsf1.com (consulté le 8 mai 2014)
  7. « Classement du Grand Prix de Saint-Marin 1992 », sur statsf1.com (consulté le 8 mai 2014)
  8. « Qualifications du Grand Prix de Monaco 1992 », sur statsf1.com (consulté le 8 mai 2014)
  9. « Classement du Grand Prix de Monaco 1992 », sur statsf1.com (consulté le 8 mai 2014)
  10. « Qualifications du Grand Prix du Canada 1992 », sur statsf1.com (consulté le 8 mai 2014)
  11. « Classement du Grand Prix du Canada 1992 », sur statsf1.com (consulté le 8 mai 2014)
  12. « Meilleurs tours du Grand Prix du Canada 1992 », sur statsf1.com (consulté le 8 mai 2014)
  13. « Classement du Grand Prix de France 1992 », sur statsf1.com (consulté le 8 mai 2014)
  14. « Classement du Grand Prix de Grande-Bretagne 1992 », sur statsf1.com (consulté le 8 mai 2014)
  15. « Classement du Grand Prix d'Allemagne 1992 », sur statsf1.com (consulté le 8 mai 2014)
  16. « Qualifications du Grand Prix de Hongrie 1992 », sur statsf1.com (consulté le 8 mai 2014)
  17. « Classement du Grand Prix de Hongrie 1992 », sur statsf1.com (consulté le 8 mai 2014)
  18. « Qualifications du Grand Prix de Belgique 1992 », sur statsf1.com (consulté le 8 mai 2014)
  19. « Classement du Grand Prix de Belgique 1992 », sur statsf1.com (consulté le 8 mai 2014)
  20. « Classement du Grand Prix d'Italie 1992 », sur statsf1.com (consulté le 8 mai 2014)
  21. « Classement du Grand Prix du Portugal 1992 », sur statsf1.com (consulté le 8 mai 2014)
  22. « Classement du Grand Prix du Japon 1992 », sur statsf1.com (consulté le 8 mai 2014)
  23. « Classement du Grand Prix d'Australie 1992 », sur statsf1.com (consulté le 8 mai 2014)
  24. (en) « Classement des constructeurs 1992 », sur formula1.com (consulté le 2 mai 2014)
  25. (en) « Classement des pilotes 1992 », sur formula1.com (consulté le 2 mai 2014)

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