Les Îles-de-la-Madeleine

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Les Îles-de-la-Madeleine
Les Îles-de-la-Madeleine
Image illustrative de l'article Les Îles-de-la-Madeleine
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
Comté ou équivalent Les Îles-de-la-Madeleine
Statut municipal Municipalité
Maire
Mandat
Jonathan Lapierre
2013 - 2017
Constitution 1er janvier 2002
Démographie
Gentilé Madelinots, Madeliniennes
Population 12 154 hab. (2014)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 23′ 00″ N 61° 52′ 00″ O / 47.383338, -61.86667247° 23′ 00″ Nord 61° 52′ 00″ Ouest / 47.383338, -61.866672  
Superficie 16 639 ha = 166,39 km2
Divers
Code géographique 24 01023
Localisation

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Les Îles-de-la-Madeleine

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Les Îles-de-la-Madeleine

Les Îles-de-la-Madeleine est une municipalité canadienne de plus de 12 000 habitants située à l'est du Québec faisant partie de la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine. Elle comprend la plus grande partie de l'archipel des îles de la Madeleine. L'agglomération de Les Îles-de-la-Madeleine possède également les pouvoirs équivalent à une municipalité régionale de comté (MRC). La municipalité a été créée en 2002 par la fusion de Cap-aux-Meules, de Fatima, de Grande-Entrée, de Grosse-Île, de Havre-aux-Maisons, de L'Étang-du-Nord et de L'Île-du-Havre-Aubert. Cependant, la municipalité de Grosse-Île a retrouvée son autonomie en 2006. La majorité des habitants de la municipalité font partie de la culture acadienne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les premiers noms portés par les îles sont Menquit et Munagesunok signifiant « îles battues par les vagues » en micmac[1]. En 1536, Jacques Cartier baptise les îles Les Araynes[1]. Par la suite, sous le régime français, les îles sont connues sous le nom de Ramea[1]. L'origine exacte de ce nom est inconnue, mais il a vraisemblablement été donné à l'archipel par les pêcheurs français qui y habitaient[1]. Sur la carte de Champlain de 1613, le nom est devenu Isle Ramée[1]. Le nom de Ramée et sa version plurielle, Ramées, continuent d'être utilisés par la suite[1]. D'ailleurs, le premier propriétaire de l'archipel, Nicolas Denys, le nommait « îles Ramées » en 1672[1]. Dès 1632, le nom de La Magdelene est utilisé par Champlain pour nommer l'île qui est maintenant l'île du Havre Aubert[1]. La raison de ce choix est inconnue[1]. C'est François Doublet, le second propriétaire de l'archipel, qui, en 1663, demande au Roi d'officialiser le nom des « îles de la Madeleine » pour son archipel[1]. Il a fait ce choix en l'honneur de son épouse, Madeleine Fontaine[1]. Ce nom est utilisé depuis ce temps[1].

Les gentilés sont nommés Madelinots et Madeliniennes[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géographie du Québec.
Carte des iles de la Madeleine.

La municipalité de Les Îles-de-la-Madeleine comprend la majeure partie de l'archipel du même nom situé dans le golfe du Saint-Laurent au large de la péninsule gaspésienne[3]. En fait, les Îles-de-la-Madeleine sont situées à 215 km à l'ouest de Gaspé, à 105 km au nord de l'Île-du-Prince-Édouard, à 95 km au nord-est de l'île du Cap-Breton et à 150 km à l'ouest de Terre-Neuve[1],[3]. Bien que la municipalité soit géographiquement plus près des Maritimes, elle fait partie de la province de Québec[3]. L'agglomération de la municipalité forme sa propre municipalité régionale de comté faisant partie de la région administrative de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine[4].

L'archipel des îles de la Madeleine est caractérisé par un climat maritime humide et est fortement exposé aux vents[5]. En effet, l'énergie éolienne a créé une topographie de collines, de dunes et de lagunes sur les îles de formation sablonneuse[5]. Il est composé d'une quinzaine d'îles dont sept sont habitées, mais la majorité de la population est concentrée sur l'île centrale[3],[6]. Sa superficie terrestre couvre 202 km2[3]. Cependant, cette superficie inclut le cordon dunaire reliant les îles d'environ 60 km2 ; ce qui réduit l'espace constructible de la municipalité à 160 km2[3]. L'archipel comprend six territoires protégés pour la faune et la flore couvrant au total une superficie de 66 km2[6].

Démographie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Démographie du Québec.
Vue du hameau du Havre-aux-Maisons.
Église Saint-Pierre de Lavernière (Cap-aux-Meules).

Selon Statistique Canada, la population de Les Îles-de-la-Madeleine était de 12 560 habitants en 2006[7]. L'ensemble des municipalités formant aujourd'hui les Îles-de-la-Madeleine avait une population totale de 12 281 habitants[7]. L'endroit a donc connu une décroissance démographique de 2,3 % en cinq ans[7]. Cependant, selon la municipalité, la population était de 12 691 habitants en 2008[6]. L'âge médian de la population madelinienne est de 45 ans[7]. Le nombre total de logements privés dans la municipalité est de 5 607[7]. Cependant, seulement 4 969 de ces logements sont occupés par des résidents permanents[7]. La majorité des logements sont des maisons individuelles[7].

Selon Statistiques Canada, 0,7 % de la population de Les Îles-de-la-Madeleine est issue de l'immigration[7]. 82 % des immigrants sont arrivés avant 2000[7]. 96,5 % de la population a uniquement le français comme langue maternelle, 2,6 % a uniquement l'anglais et 0,4 % a le français et l'anglais ; le reste ayant une autre langue en tant que langue maternelle[7]. 18,7 % de la population matrise les deux langues officielles du Canada tandis que 79,5 % ne maitrise que le français et 1,7 % ne maitrise que l'anglais[7]. Il n'y a personne qui ne maitrise aucune des langues officielles[7]. Statistiques Canada ne recense aucun autochtone à Les Îles-de-la-Madeleine[7].

Population des hameaux (en 2001)
Hameau Nombre d'habitants
Cap-aux-Meules 1 659[8]
Fatima 2 686[9]
Grande-Entrée 660[10]
Havre-aux-Maisons 2 057[11]
L'Étang-du-Nord 2 944[12]
L'Île-du-Havre-Aubert 2 575[13]

Le taux de chômage dans la municipalité était de 14,5 en 2006[7]. Le revenu médian des Madelinots était de 21 537 $ en 2005[7].

39 % de la population de 15 ans et plus de Les Îles-de-la-Madeleine ne possède aucun diplôme d'éducation[7]. 35 % de cette population n'a que le diplôme d'études secondaires ou professionnelles[7]. 8 % de cette population possède un diplôme de niveau universitaire[7]. 0,2 % des diplômés ont effectué leurs études à l'extérieur du Canada[7]. Le principal domaine d'études des Madelinots est « l'architecture, le génie et les services connexes »[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le premier Européen à fouler l'île est Jacques Cartier en 1534[1]. L'île était déjà fréquentée par les Micmacs qui venaient pêcher et chasser le phoque dans le golfe[1]. La première exploration détaillée de l'île est faite en 1591 par une expédition menée par La Court de Pré-Ravillon et de Granpré à bord du Bonaventure[1]. À l'époque de la Nouvelle-France, des pêcheurs français viennent habiter les îles[1]. Le premier propriétaire de l'archipel est Nicolas Denys[1]. Le second est François Doublet qui donna à l'archipel son nom actuel en 1663[1]. L'archipel est rattaché officiellement à la province de Québec dans l'Acte de Québec de 1774[3].

La municipalité de Les Îles-de-la-Madeleine est née du regroupement des municipalités de Cap-aux-Meules, de Fatima, de Grande-Entrée, de Grosse-Île, de Havre-aux-Maisons, de L'Étang-du-Nord et de L'Île-du-Havre-Aubert le 1er janvier 2002[4]. La nouvelle agglomération reprend également les pouvoirs de la municipalité régionale de comté de Les Îles-de-la-Madeleine qui est par le fait même abolie[5]. La MRC avait été créée en avril 1981[5]. La municipalité de Grosse-Île a été recréée le 1er janvier 2006[4].

Administration[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Les Îles-de-la-Madeleine est composé d'un maire et de six conseillers élus en bloc à tous les quatre ans par district municipal[2].

Liste des maires successifs depuis la création de la municipalité en 2002
Période Identité Étiquette Qualité
2002 2005 Claude Vigneau    
2005 2013 Joël Arseneau    
2013 2017 Jonathan Lapierre    
Les données manquantes sont à compléter.

De plus, Hubert Poirier est le directeur-général, Dominique Delaney est la trésorière et Jean-Yves Lebreux est le greffier de la municipalité[2].

Mode de vie[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Bateau de pêche.

Les activités économiques principales de Les Îles-de-la-Madeleine sont la pêche et le tourisme[5],[6]. L'industrie de transformation du poisson joue un rôle important[6]. Il y a également une exploitation des gisements de sel nommée les Mines Seleine qui emploie environ 200 personnes à l'année[5],[6].

Éducation[modifier | modifier le code]

La commission scolaire des Îles gère l'éducation de la population francophone de l'archipel[6]. Elle comprend cinq écoles primaires, une école secondaire et un centre d'éducation des adultes[6]. De plus, le Centre d’études collégiales des Îles du Cégep de la Gaspésie et des Îles fournit l'éducation collégiale nécessaire à l'admission à l'université en plus de formations techniques en administration et en bureautique[6]. 155 étudiants y sont inscrits[6].

Énergie[modifier | modifier le code]

Station thermique des îles de la Madeleine.

L'électricité est fournie aux habitants de l'archipel par une centrale thermique d'Hydro-Québec[6]. L'île d'Entrée dispose de sa propre centrale[6]. Les hydrocarbures nécessaires à la centrale sont acheminés par voie maritime[6]. Le coût de production de l'électricité aux îles de la Madeleine est très élevé[6].

Santé[modifier | modifier le code]

Les Îles-de-la-Madeleine comprennent un hôpital et un centre local de services communautaires (CLSC) rebâtis en 1992[6]. Les spécialités de base, l'électrophysiologie, l'ergothérapie, l'inhalothérapie, l'orthophonie, la physiothérapie et la photothérapie, sont assurées à l'hôpital[6]. Cependant, les autres spécialités sont offertes régulièrement par des médecins visiteurs[6]. De son côté, le CLSC possède trois points de service répartis dans l'archipel en plus de son centre principal[6].

Sécurité[modifier | modifier le code]

La sécurité publique de la municipalité est la responsabilité de la Sûreté du Québec (SQ)[6]. La Gendarmerie royale du Canada (GRC) n'a qu'un seul employé permanent aux îles de la Madeleine[6]. La SQ a un contrat avec la municipalité afin de faire respecter les règlements municipaux[6]. De plus, des agents de la faune du gouvernement provincial et des gardes-pêche du gouvernement fédéral s'occupent de faire respecter les lois et règlements concernant la pêche[6].

Culture[modifier | modifier le code]

Bateaux décorés aux couleurs acadiennes à l'Anse à la Cabane (Bassin) à l'occasion de la Fête acadienne.

Les habitants de Les Îles-de-la-Madeleine font partie de la culture acadienne.

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Golfe du Saint-Laurent Grosse-Île Rose des vents
N
O    Les Îles-de-la-Madeleine    E
S
Golfe du Saint-Laurent Golfe du Saint-Laurent

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r et s Îles de la Madeleine dans Fiche descriptive de la Commission de toponymie du Québec, page consultée le 2 mars 2011
  2. a, b et c Les Îles-de-la-Madeleine dans le Répertoire des municipalités du Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire du Québec, page consultée le 2 mars 2011
  3. a, b, c, d, e, f et g Situation géographique sur le site officiel de la municipalité de Les Îles-de-la-Madeleine, page consulte le 2 mars 2011
  4. a, b et c Les Îles-de-la-Madeleine dans Fiche descriptive de la Commission de toponymie du Québec, page consultée le 2 mars 2011
  5. a, b, c, d, e et f Les Îles-de-la-Madeleine (municipalité régionale de comté) dans Fiche descriptive de la Commission de toponymie du Québec, page consultée le 2 mars 2011
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u et v Profil socio-économique sur le site officiel de la municipalité de Les Îles-de-La-Madeleine, page consultée le 2 mars 2011
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s et t Les Îles-de-la-Madeleine dans Profils des communautés de 2006 de Statistiques Canada, page consultée le 2 mars 2011
  8. Cap-aux-Meules dans Profils des communautés de 2001 de Statistiques Canada, page consultée le 2 mars 2011
  9. Fatima dans Profils des communautés de 2001 de Statistiques Canada, page consultée le 2 mars 2011
  10. Grande-Entrée dans Profils des commuanutés de 2001 de Statistiques Canada, page consultée le 2 mars 2011
  11. Havre-aux-Maisons dans Profils des communautés de 2001 de Statistiques Canada, page consultée le 2 mars 2011
  12. L'Étang-du-Nord dans profils des communautés de Statistiques Canada, page consultée le 2 mars 2011
  13. L'Île-du-Havre-Aubert dans Profils des communautés de Statistiques Canada, page consultée le 2 mars 2011

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources en ligne[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]