Sainte-Anne-des-Monts

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Sainte-Anne-des-Monts
Sainte-Anne-des-Monts
Sainte-Anne-des-Monts
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
Comté ou équivalent La Haute-Gaspésie
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Micheline Pelletier
2013 - 2017
Constitution 2 février 2000
Démographie
Gentilé Annemontois, Annemontoise
Population 6 933 hab. (2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 00″ N 66° 30′ 00″ O / 49.133338, -66.50000549° 08′ 00″ Nord 66° 30′ 00″ Ouest / 49.133338, -66.500005  
Superficie 26 331 ha = 263,31 km2
Divers
Fuseau horaire [[]]
Code géographique 24 04037
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Sainte-Anne-des-Monts est une ville du Québec, située dans la MRC de La Haute-Gaspésie dans la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine[1]. Elle est située en rive droite de l'estuaire du fleuve Saint-Laurent.

La municipalité est née de la fusion de l'ancienne municipalité de Sainte-Anne-des-Monts avec celle de Tourelle le 2 février 2000[2]. Le recensement de 2011 y dénombre 6 933 habitants.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la municipalité tire ses origines de la dénomination de la seigneurie de Sainte-Anne-des-Monts concédée à Denis Riverin en 1688 dans le but d'y installer un poste de pêche sédentaire[2]. Le site de la seigneurie est décrit géographiquement comme étant « à la rivière Ste-Anne scituée au commencement des Monts Nostre-Dame »[2]. Le nom de la rivière lui apparaît pour la première fois sur une carte réalisée par le cartographe Gédéon de Catalogne sous la forme de « R St Anne » en 1709[2]. La paroisse prend ce nom en 1815 avant son érection canonique sous la même dénomination en 1863, nom qui est aussi repris par le bureau de poste en 1853 et la municipalité lors de sa création en 1855[2].

L'ajout d'un élément hagionymique au nom de la ville provient de l'abbé Jean-Baptiste Sasseville de Sainte-Anne-de-la-Pocatière mais ne doit pas être relié au lieu de naissance de ce religieux, car la rivière portait déjà le nom de Sainte-Anne au XVIIe siècle[2]. L'ajout de l'élément « des-Monts » est lui relié à la présence des monts Chic-Chocs et Notre-Dame situé au sud de la ville[2]. Selon la Commission de la toponymie du Québec, un autre hypothèse concernant l'élément « des-Monts » est reliée à Pierre Du Gua de Monts, fondateur d'une première colonie l'acadienne[2].

À la suite de la fusion avec la municipalité de Tourelle en 2000, la ville prend temporairement le nom de Sainte-Anne-des-Monts–Tourelle avant de reprendre l'appellation de Sainte-Anne-des-Monts en février 2001[2].

Démographie[modifier | modifier le code]

Population
Année Habitants
1991 5 652[3]
1996 5 617[4]
2001 5 333[4]
6 835[5],[Note 1]
2006 6 772[6]
2011 6 933[7]

Au recensement de 2011, la population de Sainte-Anne-des-Monts était de 6 933 habitants[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de la municipalité remonte à 1688 avec la concession d'une seigneurie portant ce nom concédée à Denis Riverin. Les premiers Annemontois s'y installent en 1815 principalement pour la pêche. La ville est un haut lieu de pèlerinage au début du XXe siècle. Elle est en partie détruite par un incendie en 1915.

Transports[modifier | modifier le code]

La ville est stratégiquement située à la jonction de la route 132, qui effectue une boucle tout autour de la péninsule gaspésienne, et la route 299, communément appelée la « Route du Parc », qui relie Sainte-Anne-des-Monts à New Richmond, en traversant complètement la Gaspésie par les terres. La route 299 donne aussi accès au Parc national de la Gaspésie

Le gouvernement fédéral y administre un quai, près duquel on retrouve aussi un port pour bateaux de plaisance. Une piste d'atterrissage se trouve aussi un peu à l'écart de la ville. La ville n'est pas desservie par le transport ferroviaire.

La municipalité de Sainte-Anne-des-Monts est au cœur du transport collectif et adapté de la Haute-Gaspésie : en effet, la grande majorité des déplacements de Transport Sans Frontière y est effectuée.

Services[modifier | modifier le code]

Marina de Sainte-Anne-des-Monts

En raison de sa taille, la ville est un pôle dans cette région peu peuplée[8]. On y retrouve un hôpital ainsi qu'un CLSC, deux écoles primaires et une école secondaire, un poste de police de la Sûreté du Québec, un palais de justice, un centre culturel avec salle de spectacles et bibliothèque ainsi que quelques bureaux et services gouvernementaux reliés à la faune et à la pêche[8]. Le cégep de Matane, dans la ville du même nom, à quelque 90 kilomètres de Sainte-Anne-des-Monts, y maintient un petit campus. La Commission scolaire des Chic-Chocs.

De plus, puisque la ville constitue une porte d'entrée au Parc de la Gaspésie, on y retrouve quelques motels et restaurants. Des chaînes tels que Tim Hortons, Subway et Couche-Tard y ont des succursales. La ville compte deux épiceries et deux magasins à grande surface et quelques stations-service. Il y a aussi différents commerces de meubles (Meubles Servant, meubles Vallée, Meubles Richard) et plusieurs autres entreprises familiales.

La plupart des activités institutionnelles et commerciales sont situées entre la rivière Sainte-Anne et la route du Parc, le long de la route 132.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Musée-aquarium Exploramer à Sainte-Anne-des-Monts.

Le tourisme est une importante industrie locale. Le principal attrait touristique de la ville est le musée-aquarium Exploramer situé à proximité du fleuve Saint-Laurent. Ce musée est un complexe d'activités centré sur le milieu marin et les écosystèmes du fleuve Saint-Laurent, où l'on retrouve un aquarium présentant 21 bassins de poissons et d'organismes marins, des expositions thématiques sur la mer, des excursions en mer et plusieurs événements culturels[9].

Un autre attrait est le fait que la ville est située près du Parc national de la Gaspésie et de ses montagnes, les Monts McGerrigle et Chic-Chocs. De la ville, on peut apercevoir le panorama de cette chaîne de montagnes ainsi que le sommet du mont Jacques-Cartier, qui est le deuxième plus haut sommet du Québec.

La présence du parc à proximité permet à Sainte-Anne-des- Monts d'être un lieu très prisé par les adeptes de la nature ; comme le ski de fond, ski télémark, randonnée pédestre ou équestre, parapente, kayak de mer, pêche au saumon en rivière et de la motoneige donnant accès aux sentiers balisés faisant le tour de la Gaspésie. C’est aussi dans ce Parc que les orignaux sont les plus nombreux et que l’on retrouve les seuls troupeaux de caribous au sud du fleuve Saint-Laurent.

La ville compte quelques infrastructures hôtelières pour l'accueil des touristes, en particulier une auberge de jeunesse.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Sainte-Anne-des-Monts comprend trois bâtiments protégés par la Loi sur les biens culturels, soit l'église de Sainte-Anne-des-Monts et la vieille prison de Sainte-Anne-des-Monts qui ont été citées monuments historiques par la ville ainsi que la maison Théodore-Jean-Lamontagne qui est reconnu monument historique par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine[10],[11],[12].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Golfe du Saint-Laurent Rose des vents
Cap-Chat N La Martre
O    Sainte-Anne-des-Monts    E
S
Mont-Albert

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population des municipalités fusionnées de Sainte-Anne-des-Monts et Tourelle.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire des municipalités : Sainte-Anne-des-Monts, page consultée le 10 janvier 2011
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i Gouvernement du Québec, « Commission de la Toponymie du Québec - Sainte-Anne-des-Monts » (consulté le 21 octobre 2012)
  3. Statistique Canada, « Recensement de 1996, profils des communautés - Sainte-Anne-des-Monts » (consulté le 15 novembre 2012)
  4. a et b Statistique Canada, « Recensement de 2001, profils des communautés - Sainte-Anne-des-Monts » (consulté le 13 novembre 2012)
  5. Statistique Canada, « Recensement de 2001, profils des communautés - Sainte-Anne-des-Monts et Tourelle » (consulté le 13 novembre 2012)
  6. Statistique Canada, « Recensement de 2006, profils des communautés - Sainte-Anne-des-Monts » (consulté le 24 octobre 2012)
  7. a et b Statistique Canada, « Recensement de 2011, profils des communautés - Sainte-Anne-des-Monts » (consulté le 24 octobre 2012)
  8. a et b Ville de Sainte-Anne-des-Monts, « Profil socio-économique » (consulté le 24 septembre 2011)
  9. « Exploramer », sur Société des musées québécois (consulté en 25 septembre)
  10. « Église de Sainte-Anne-des-Monts », sur Répertoire du patrimoine culturel (consulté le 25 septembre 2011)
  11. « Maison Théodore-Jean-Lamontagne », sur Répertoire du patrimoine culturel (consulté le 25 septembre 2011)
  12. « Vieille prison de Sainte-Anne-des-Monts », sur Répertoire du patrimoine culturel (consulté le 25 septembre 2011)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]