Le Bal des vampires (film)

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Le Bal des vampires

Titre original The Fearless Vampire Killers
Réalisation Roman Polanski
Scénario Gérard Brach
Roman Polanski
Acteurs principaux
Sociétés de production Drapeau du Royaume-Uni Cadre Films
Drapeau des États-Unis Filmways Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Sortie 1967
Durée 108 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Bal des vampires (titre original anglais : The Fearless Vampire Killers) est un film anglo-américain réalisé par Roman Polanski, sorti en 1967.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le professeur Abronsius (Jack MacGowran) et son fidèle assistant Alfred (Roman Polanski) s'emploient depuis des années à devenir de parfaits chasseurs de vampires. Leur quête les mène au fin fond de la Transylvanie, dans une auberge miteuse nichée dans la campagne. Alfred s'éprend alors de la fille de leurs hôtes, la belle Sarah (Sharon Tate), juste avant que cette dernière ne soit enlevée. En suivant sa trace, les deux compères aboutissent au château du comte Von Krolock et de son fils (Ferdy Mayne et Iain Quarrier) qui préparent leur bal annuel des vampires...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Analyse[modifier | modifier le code]

Loin de réfuter l'influence du cinéma fantastique anglais, Roman Polanski affirma même son ambition de « styliser un style », selon sa propre formule. Non content d'ajouter des éléments de slapstick à un classique récit d'épouvante, il casse une imagerie traditionnelle en insufflant à ses personnages surnaturels un notable fond d'humanité : tel vampire est juif, tel autre sourd, tel autre homosexuel… Contrairement aux bêtes traquées et solitaires habituellement dépeintes, les vampires de Polanski aspirent, en outre, à une certaine vie sociale, voire communautaire (le fameux « bal » du titre). Qui plus est, le film se conclut ironiquement sur la victoire des créatures de la nuit, refus iconoclaste du happy ending pro-humain.

Même si le réalisateur affirma s'être inspiré de la globalité des films de vampires produits par la Hammer, il est très probable que Le Baiser du vampire de Don Sharp (1963) lui ait donné le plus gros de sa structure narrative. On peut aussi citer le classique Nosferatu le vampire (Nosferatu, eine Symphonie des Grauens), avec le « comte Orlok » qui devient ici von Krolok.

Le personnage de vampire homosexuel Herbert, quant à lui, pourrait très bien avoir été influencé par celui du baron Meinster, intérimaire relativement efféminé du comte Dracula, dans Les Maîtresses de Dracula de Terence Fisher (1960). Ou bien le personnage homosexuel a pu être repris de Nosferatu, ein Symphonie des Grauens lorsque Hunter se coupe et que Nosferatu lui fait un baiser sur le doigt qui représente un baiser homosexuel. De plus, pendant cette même scène, avant que le héros ne se coupe, on peut croire que celui-ci est attiré par le charme de Nosferatu.

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Polanski avait conçu le rôle du professeur Abronsius pour l'acteur Jack MacGowran, qu'il avait connu pendant le tournage de Cul-de-sac.
  • Comme ce sera plus tard le cas sur Quoi ? (même si cela s'apparente plus à un caméo), mais surtout sur Le Locataire, Polanski n'est pas crédité comme acteur sur son propre film.
  • L'auberge juive de Shagal est la reconstitution exacte d'un hôtel juif d'Europe centrale au XIXe siècle.
  • Terry Downes (Koukol) est un ancien champion de boxe des poids mi-lourds.
  • Le portrait sur le mur de la chambre d'Alfred dans le château du comte Von Krolock est celui de Richard III, roi d'Angleterre de 1483 à 1485. Dans la chambre occupée par Abronsius, on aperçoit derrière le lit un portrait de Marcus Gheeraerts. Un autre portrait du château est celui d'une vieille femme, inspiré d'un croquis de Léonard de Vinci, et qui représenterait Margarete Maultasch, comtesse du Tyrol (1318-1369).
  • Au grand dam de Roman Polanski, la MGM, qui avait un droit de regard sur le montage final, opéra de notables retouches sur une première version exploitée aux États-Unis. Aux scènes mutilées, voire complètement disparues, ont été ajoutées, en effet, des passages réalisés en parallèle : un prologue de 20 minutes démontrant ce qu'était un vampire, ainsi qu'un dessin animé introductif dévoilant une bonne part de l'intrigue. À la suite du flop retentissant de cette première mouture, la MGM se résolut à mettre la version de Polanski sur le marché. Le succès fut, cette fois, au rendez-vous.
  • Le film fut par la suite adapté en 1997 sous forme de comédie musicale, sous le titre Tanz der Vampire à Vienne avant de se produire en Allemagne et en Estonie. En 2002, une version américaine Dance of the Vampires, avec Michael Crawford dans le rôle principal fut produite, en modifiant totalement les chants et les airs de Jim Steinman. L'affaire se révéla un véritable flop. Toutefois la version allemande continue ses représentations au travers de l'Europe et du Japon avec succès.
  • Le titre original complet est The Fearless Vampire Killers or Pardon Me, But Your Teeth Are in My Neck[2].
  • Une comédie musicale adaptée du film sera à l'affiche du théâtre Mogador à partir d'octobre 2014.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]