Le Bal des vampires

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Le Bal des Vampires
Titre original The Fearless Vampire Killers
Réalisation Roman Polanski
Scénario Gérard Brach
Roman Polanski
Musique Krzysztof Komeda
Photographie Douglas Slocombe
Budget 2 millions $
Durée 108 mn
Sortie Royaume-Uni Royaume-Uni : février 1967
États-Unis États-Unis : 13 novembre 1967
France France : 13 février 1968
Pays d’origine États-Unis États-Unis, Royaume-Uni Royaume-Uni
Fiche IMDb


Le Bal des vampires (The Fearless Vampire Killers) est un film américain réalisé par Roman Polanski, sorti en 1967.

Sommaire

[modifier] Synopsis

Le professeur Abronsius, un savant spécialiste en vampires et en vampirisme, parcourt l'Europe centrale à la recherche de ces créatures, en compagnie de son jeune assistant, Alfred. Leur quête les conduit au fin fond de la Transylvanie subcarpatique. Les deux hommes font halte dans un village, à l'auberge juive de Shagal, où ils emménagent dans une chambre du second étage, communiquant avec une salle d'eau. Abronsius croit qu'il y a des vampires dans le coin ; les gousses d'ail installées un peu partout dans l'auberge semblent le prouver. Quant à Alfred, il est plus intéressé par Sarah, la fille de l'aubergiste, qui adore prendre des bains dans la pièce adjacente.

Le lendemain, Sarah est enlevée dans sa baignoire par le comte von Krolock. Alfred en est témoin car il regardait par le trou de la serrure. Shagal part aussitôt au secours de sa fille. Les paysans le retrouvent un peu plus tard, mort et avec des traces de morsures.

La nuit, Shagall se lève de son lit de mort et prend la route du château du comte, non sans avoir auparavant mordu la servante de l'auberge. Abronsius et Alfred le suivent en ski. Ils réussissent à pénétrer dans le château mais sont aussitôt surpris par Koukol, le serviteur bossu du comte. Ils sont emmenés auprès de von Krolock et font connaissance avec lui ainsi qu'avec son fils Herbert, qui semble avoir un faible pour Alfred.

Au petit matin, les deux hommes tentent d'atteindre la crypte afin de planter un pieu dans le cœur du comte ainsi que dans celui de son fils. Quelques mésaventures font qu'ils sont incapables d'y parvenir. La nuit venue, Herbert fait plus ample connaissance avec Alfred et tente même de le mordre. Celui-ci parvient tant bien que mal à s'échapper. À minuit, le comte présente Sarah, hypnotisée, à ses invités vampires et le bal commence. Perruqués et costumés, Abronsius et Alfred se joignent au bal. Toutefois, alors qu'ils ont réussi à récupérer Sarah, ils sont démasqués par un gigantesque miroir qui donne leurs reflets et ce, malgré une salle remplie de vampires. Ils parviennent à gagner du temps dans leur fuite en formant une gigantesque croix avec deux épées de longues tailles. Encore pourchassés, ils quittent le château en traîneau mais la jeune fille est déjà vampire et mord Alfred au moment où il pense tendrement à son nouvel amour.

[modifier] Analyse

Loin de réfuter l'influence du cinéma fantastique anglais, Roman Polanski affirma même son ambition de « styliser un style », selon sa propre formule. Non content d'ajouter des éléments de slapstick à un classique récit d'épouvante, il casse une imagerie traditionnelle en insufflant à ses personnages surnaturels un notable fond d'humanité : tel vampire est juif, tel autre sourd, tel autre homosexuel… Contrairement aux bêtes traquées et solitaires habituellement dépeintes, les vampires de Polanski aspirent, en outre, à une certaine vie sociale, voire communautaire (le fameux « bal » du titre). Qui plus est, le film se conclut ironiquement sur la victoire des créatures de la nuit, refus iconoclaste du happy ending pro-humain.

Même si le réalisateur affirma s'être inspiré de la globalité des films de vampires produits par la Hammer, il est très probable que Le Baiser du vampire de Don Sharp (1963) lui ait donné le plus gros de sa structure narrative. On peut aussi citer le classique "Nosferatu ein symponie des grauens", avec le "comte Orlok" qui devient ici von Krolok.

Le personnage de vampire homosexuel Herbert, quant à lui, pourrait très bien avoir été influencé par celui du baron Meinster, intérimaire relativement efféminé du comte Dracula, dans Les Maîtresses de Dracula de Terence Fisher (1960). Ou bien le personnage homosexuel à pu etre repris de "Nosferatu ein symphonie des grauens" lorsque Hunter se coupe et que Nosferatu lui fait un baiser sur le doigt qui represente un baiser homosexuel. De plus pendant cette meme scène, avant que le heros se coupe, on peut croire que celui-ci est attiré par le "charme" de Nosferatu.

[modifier] Fiche technique

[modifier] Distribution

[modifier] Autour du film

  • Polanski avait conçu le rôle du professeur Abronsius pour l'acteur Jack MacGowran, qu'il avait connu pendant le tournage de Cul-de-sac.
  • Les tournages extérieurs ont eu lieu lors de l'hiver 1966 à Valgardena, plateau situé près d'Ortisei dans les Dolomites italiennes. Le décor du château a été construit dans les studios de la MGM à Borehamwood dans le Hertfordshire en Angleterre.
  • L'auberge juive de Shagal est la reconstitution exacte d'un hôtel juif d'Europe centrale au XIXe siècle.
  • Terry Downes (Koukol) est un ancien champion de boxe des poids mi-lourds.
  • Le portrait sur le mur de la chambre d'Alfred dans le château du comte von Krolock est celui de Richard III, roi d'Angleterre de 1483 à 1485. Un autre portrait du château est celui d'une vieille femme, inspiré d'un croquis de Léonard de Vinci, et qui représenterait Margarete Maultasch, comtesse du Tyrol (1318-1369).
  • Au grand dam de Roman Polanski, la MGM, qui avait un droit de regard sur le montage final, opéra de notables retouches sur une première version exploitée aux États Unis. Aux scènes mutilées, voire complètement disparues, ont été ajoutées, en effet, des passages réalisés en parallèle : un prologue de 20 minutes démontrant ce qu'était un vampire, ainsi qu'un dessin-animé introductif dévoilant une bonne part de l'intrigue. Suite au flop retentissant de cette première mouture, la MGM se résolut à mettre la version de Polanski sur le marché. Le succès fut, cette fois, au rendez-vous.
  • Le film fut par la suite adapté en 2002 sous forme de comédie musicale, sous le titre Dance of the Vampires, avec Michael Crawford dans le rôle principal.
  • Le titre original complet est The Fearless Vampire Killers or Pardon Me, But Your Teeth Are in My Neck[1].

[modifier] Distinctions

[modifier] Notes et références

  1. Liste des différents titres

[modifier] Lien externe


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