L'Affaire Francis Blake

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
L'Affaire Francis Blake
13e album de la série Blake et Mortimer
Scénario Jean Van Hamme
Dessin Ted Benoît
Couleurs Madeleine De Mille

Éditeur Blake et Mortimer
Première publication 01/1996
ISBN 2-87097-043-9
Nb. de pages 66
Albums de la série Blake et Mortimer
Précédent Les 3 Formules du professeur Satō La Machination Voronov Suivant

L'Affaire Francis Blake est une bande dessinée de la série Blake et Mortimer, créée par Edgar P. Jacobs. Il s'agit du premier volume de la série sans la participation du créateur, décédé en 1987 : le scénario est de Jean Van Hamme et le dessin de Ted Benoit.

Auteur[modifier | modifier le code]

  • Scénariste : Jean Van Hamme
  • Dessinateur : Ted Benoit
  • Mise en couleurs : Madeleine de Mille
  • Année de première publication : 1996
  • Éditeur : les éditions Blake et Mortimer

Concept[modifier | modifier le code]

Peu après l'affaire de la « marque jaune », un réseau d'espionnage implanté dans le Royaume-Uni nargue les services du MI5. Chaque fois que le contre-espionnage tente de s'en approcher, les protagonistes réussissent à disparaître et à effacer toute trace. L'hypothèse d'une taupe au sein même du MI5 commence à poindre. Un courrier de ce réseau a cependant été arrêté. Au cours de l'interrogatoire, une photo montrant son contact va être révélée. À ce moment, le capitaine Blake manifestement mal à l'aise se place derrière l'homme qui est interrogé.

Commentaires[modifier | modifier le code]

  • L'album respecte une bonne partie des canons de l'œuvre d'origine, en particulier le "cahier des charges" de cette reprise prévoyait de situer l'intrigue dans l'ambiance policière de l'album le plus célèbre de la série : la Marque jaune. L'histoire débute ainsi à Londres en juin 1954, comme en atteste un calendrier situé dans le bureau de l'inspecteur chef Kendall (personnage créé dans la Marque jaune). En revanche le scénario délaisse la science-fiction présente dans quasiment tous les albums de Edgar P. Jacobs (exception principale : L'Affaire du Collier ne repose que sur une intrigue policière entièrement rationnelle, sans véritable élément fantastique comme Le Mystère de la Grande Pyramide). On retrouve également dans L'Affaire Francis Blake des références à de précédentes aventures, le Secret de l'Espadon notamment.
  • Le titre de l'album est d'ailleurs à rapprocher de celui de L'Affaire du Collier, seul autre album de la série n'incluant pas de référence au fantastique ou à la science-fiction. Il ne s'agit pourtant pas d'une référence explicite à cet album. En effet les auteurs utilisaient l'intitulé L'Affaire Francis Blake de façon provisoire durant la création. N'ayant rien trouvé de plus original, ils durent simplement se résoudre à laisser cet intitulé.
  • Cet album est le premier auquel Edgar P. Jacobs, étant décédé n'a pas participé. Lors de sa sortie, la Fondation Jacobs, propriétaire des droits moraux de l'œuvre de Jacobs, intenta un procès contre Dargaud, propriétaire des Éditions Blake et Mortimer, parce que l'album, selon eux, prêtait à confusion sur sa paternité : le nom du créateur de la série figurait seul sur le dos et la quatrième de couverture et était mis en évidence sur la première de couverture. De plus, des dessins de Jacobs étaient utilisés en quatrième de couverture et dans les pages de garde, ces dernières étant même modifiées pour y incruster les têtes des personnages inventés par Ted Benoit. Dargaud fut contraint, lors des éditions suivantes, de retirer toutes les illustrations de Jacobs, de remplacer "Les aventures de Blake et Mortimer de E.P. Jacobs" par "Les aventures de Blake et Mortimer d'après les personnages de E.P. Jacobs" sur la couverture et le dos, d'ajouter les noms des auteurs réels sur ce dernier, et de séparer sur le quatrième de couverture les albums "jacobsiens" des "reprises".
  • L'intrigue de base est à rapprocher de celle du film de John Huston Le Piège (adapté du roman The Freedom Trap, de Desmond Bagley et publié en 1971) avec Paul Newman dans un rôle similaire à celui de Francis Blake ; l'Irlande dans le film d'Huston étant remplacée par l'Écosse.
  • Du point de vue de l'action l'intrigue s'inspire de très près du film d'Alfred Hitchcock, Les 39 marches (The 39 Steps, d'après le roman de John Buchan paru en 1915) qui se déroule principalement en Écosse. On notera que la scène où Olrik harcèle les héros en biplan est une allusion à une très célèbre scène de La Mort aux Trousses (1959), film considéré comme une version moderne et américaine des 39 marches.
  • Les femmes commencent pour la première fois à jouer un rôle dans l'intrigue, même si encore secondaire.

Références liées à l'ouvrage[modifier | modifier le code]

  • 1996 : Blake et Mortimer, histoire d'un retour, par Jean-Luc Cambier et Éric Verhoest, Éditions Blake et Mortimer
  • 1997 (février) : Laurelei no 1 (analyse poussée autour de la reprise)

Lieux[modifier | modifier le code]

Tout l'album se déroule en Grande-Bretagne. Une part importante se déroule à Londres comme pour « la Marque jaune ». Cependant les protagonistes vont voyager à travers l'Angleterre et rejoindre l'Écosse.

  • Londres (Angleterre)
    • Bureau de l'Intelligence Service (bureau de Scotland Yard)
    • Centaur club
    • C.S.I.R. (laboratoire où travaille le professeur Mortimer)
    • Domicile de Blake et Mortimer
    • Hyde Park
    • Gare de King's cross
    • Angle de Shad Thames et de Saint Saviour's dock dans l'East End
    • Sortie de Londres sur la route de Watford
    • Appartement de Honeychurch (South Audley street)
  • Gare de triage de Peterborough (Angleterre)
  • Gare de York
  • Pub « Black Swann Inn » (faubourg de York)
  • Résidence Templeton (quelque part dans le KentAngleterre)
  • Bed and breakfast Seanberry (YorkshireAngleterre)
  • Bureau de la police maritime de Hull (Angleterre)

Personnages[modifier | modifier le code]

Là également la référence à la Marque jaune est évidente. L'on retrouve par exemple l'inspecteur chef Kendall ainsi que la logeuse de Blake et Mortimer. Il y a une référence également au Mystère de la Grande Pyramide, puisqu'on retrouve pour la première fois Jack, l’"assassin" de Blake dans cet album.

L'on notera qu'avec la présence de Virginia Campbell (dans 43 vignettes), pour la première fois une femme a un rôle réel participant à l'action. L'univers de Blake et Mortimer n'est plus entièrement masculin.

Nom Qualité
Colonel Dorian Cartwright Directeur de l'Intelligence Service
L'honorable Harold Doyle-Smith Sous-secrétaire d'État au Home Office chargé de la coordination des services de police
Sir Charles Garrison Police Commissioner, Surintendant de Scotland Yard
Capitaine Francis Blake Chef du MI-5
David Honeychurch Adjoint du capitaine Blake
Commander William Steele Chef du MI6
Professeur Philip Mortimer Physicien – dirige le service de physique nucléaire au C.S.I.R.
Larry Jennings Espion
Stanley Technicien du laboratoire de l'I.S.
Inspecteur chef Glenn Kendall Inspecteur de police de Scotland Yard
Sir Geoffrey Bannister Home Secretary
Non connu Livreur chez le traiteur Rowley's
Jim Policier
Mrs Benson Logeuse de Blake et Mortimer
L'Américain Malfrat
Arnold Willoughby Vagabond
Jimmy Faux postier
Jack Malfrat
Colonel Olrik Méchant
Fielding Agent au MI5
Virginia Campbell Agent non-officiel du MI-5 ("cousine")
Douglas Paysan du Yorshire
Taylor Paysan du Yorkshire
Ian Cameron Sergent à la retraite (ancien du 3e Scottish Riffle)
Adrian Deloraine Industriel et mécène
Paxton Physicien
Mc Gillivray Physicien