La Malédiction des trente deniers

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La Malédiction des trente deniers
19e et 20e album de la série Blake et Mortimer
Scénario Jean Van Hamme
Dessin René Sterne et Chantal De Spiegeleer
Antoine Aubin

Éditeur Blake et Mortimer
Première publication 11/2009 et 11/2010
Nb. de pages 56 et 56
Albums de la série Blake et Mortimer
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La Malédiction des trente deniers est une histoire de bande dessinée en deux tomes, faisant partie de la série Blake et Mortimer créée par Edgar P. Jacobs. Elle est scénarisée par Jean Van Hamme et dessinée par René Sterne, Chantal De Spiegeleer et Antoine Aubin.

L’intrigue se situe en Grèce et tourne autour de Judas Iscariote, l’apôtre qui céda à la tentation de livrer Jésus à ses détracteurs[1]. L'aventure commence par l'évasion d'Olrik, détenu dans un pénitencier américain à la suite de sa capture dans L'Étrange Rendez-vous.

Information[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

L'album a été annoncé peu de temps après la sortie de L'Étrange Rendez-vous, en 2001. Il devait à l'origine être dessiné par Ted Benoit (déjà auteur de deux albums de la série) et sortir après le diptyque Les Sarcophages du 6e continent réalisé par l'autre équipe d'auteurs travaillant sur la série.

Après le désistement de Ted Benoit, plus très enthousiaste à l'idée de tenir un projet de si longue haleine (il avait mis 5 ans à terminer L'Étrange Rendez-vous, et la réalisation d'un diptyque allait donc lui prendre virtuellement une décennie), c'est René Sterne qui fut choisi[3] par Dargaud pour mettre en images le récit de Van Hamme. Sterne avait déjà participé en 1998 au "casting"[1] pour former la seconde équipe de repreneurs de la série, mais c'est André Juillard qui avait été choisi à l'époque.

Comme Ted Benoit, le perfectionnisme et la minutie de Sterne s'accompagnaient d'une relative lenteur, ce qui a eu pour conséquence de modifier le planning et de prévoir la sortie d'un autre album de l'équipe Juillard/Sente, intitulé Le Sanctuaire du Gondwana, avant le diptyque de Van Hamme et Sterne. André Juillard étant nettement plus rapide que ses collègues Benoit et Sterne, il aura donc sorti consécutivement trois albums de la série, alors qu'au départ chaque équipe était censée sortir un album en alternance avec l'autre équipe.

Le 15 novembre 2006, René Sterne est décédé en laissant l'album inachevé. 23 planches ont été entièrement encrées, auxquelles s'ajoutent 5 ou 6 planches crayonnées[4]. Il fallait donc à nouveau rechercher la perle rare qui puisse reprendre l'album. « Dans l'immédiat, déclarait Jean Van Hamme[4], il faut trouver un dessinateur qui ait non seulement le talent de se mettre dans la plume de Jacobs, mais qui ait aussi l'humilité nécessaire pour prendre la suite de quelqu'un qui était lui-même repreneur. Et qui soit disponible. Ce n'est pas évident. Mais j'en connais… »

C'est finalement au festival d'Angoulême 2007 que plusieurs personnes ont appris de sources informelles que c'est Chantal De Spiegeleer, la compagne de René Sterne, qui a choisi de terminer elle-même l'album. Le deuxième tome sera, quant à lui, dessiné par Antoine Aubin[5] et encré par Étienne Schréder. Le tome 1 a été publié le 20 novembre 2009 et porte le sous-titre : Le Manuscrit de Nicodemus. Le tome 2 est sorti le 26 novembre 2010 et porte le sous-titre de : La Porte d'Orphée[6].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le capitaine Francis Blake partant aux États-Unis après l'évasion spectaculaire d'Olrik de la prison de Jacksonville, le professeur Philip Mortimer se retrouve seul pour ses vacances. C'est alors qu'il reçoit l'invitation du professeur Georges Markopoulos, archéologue grec, de venir l'épauler dans une affaire extraordinaire. En effet, ce dernier vient de se voir remettre des manuscrits et un denier qui indiquent qu'un prêtre chrétien grec du Ie siècle, nommé Nicodemus, aurait rencontré Judas Iscariote. Celui-ci aurait raté son suicide mentionné dans la Bible. Judas serait enterré avec les légendaires 30 deniers dont il ne s'était jamais séparé. Toutefois l'un d'eux a été gardé, mais il semble être devenu un objet maudit... Mortimer décide de poursuivre les recherches avec Markopoulos. Par ailleurs le comte Rainer von Stahl, un ancien officier nazi des SS et qui se fait passer depuis la fin du conflit en 1945 pour le milliardaire arménien Belos Beloukian, compte lui aussi s'emparer des mystérieux objets. Pour ce faire, et devenir le maître du monde, il compte sur l'aide d'Olrik qu'il a fait évader. De nombreuses péripéties et courses poursuites attendent Mortimer, accompagné d'Eleni Philippidès, nièce du professeur Markopoulos et son fiancé le journaliste américain Jim Radcliffe. Francis Blake et ses collègues du FBI vont heureusement leur prêter main forte pour enfin retrouver le trésor dans les îles grecques. Mais interviennent alors le comte von Stahl et sa bande qui réussissent à s'emparer des deniers, jusqu'à ce que le fantôme de Judas sorte de sa tombe et qu'un tremblement de terre engloutisse la caverne où sont réunis les principaux protagonistes.

Critique[modifier | modifier le code]

La Malédiction des trente deniers se détache de l'esprit originel de EP Jacobs dont les scénarios reposaient sur de possibles évolutions de la science. Ici, le scénario repose sur une croyance religieuse, la résurrection des morts. On peut également relever que le scénario, notamment dans sa conclusion, semble beaucoup s'inspirer du film " Indiana Jones et la dernière croisade", qui voit le "méchant", également nazi, détruit par la colère divine. Il y a aussi quelques erreurs, l'uniforme de l'officier SS (page 22) comporte un aigle sur la poitrine alors que les SS avaient l'aigle cousu sur la manche gauche. Une autre erreur (page 41) le colonel Olrik assassine un homme avec un fusil d'assaut M 16 (fusil achevé par Armalite en 1958, livré à partir de 1960) ce qui est fort peu plausible, l'action de cet album se situe à la fin des années 50.

Sources[modifier | modifier le code]