Les 39 Marches (film, 1935)

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Les 39 Marches

Titre original The 39 Steps
Réalisation Alfred Hitchcock
Scénario Charles Bennett
Ian Hay
d'après John Buchan
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Espionnage
Policier
Thriller

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les 39 Marches (The 39 Steps) est un film britannique réalisé par Alfred Hitchcock, sorti en 1935, adapté du roman éponyme de John Buchan.

Synopsis[modifier | modifier le code]

À Londres, le Canadien Richard Hannay rencontre, au terme d'un spectacle musical interrompu bien singulièrement, une demoiselle qui se prétend poursuivie. Il accepte de la cacher chez lui, où on l'assassine. Craignant d'être accusé, il comprend qu'il ne pourra prouver son innocence de ce meurtre que s'il s'implique dans une intrigue d'espionnage. Il n'a que deux indices, une phrase qu'elle lui a dite, « les 39 marches », et le nom d'un lieu en Écosse

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Appréciation critique[modifier | modifier le code]

  • « Maître des sensations fortes et du suspense, de l'humour incongru et de l'horreur à froid, Hitchcock se sert de sa caméra, comme un peintre de son pinceau, stylisant son histoire et lui apportant des nuances que le scénariste aurait difficilement pu soupçonner… », New York Times, 1935.
  • « À son aise, sûr de séduire, Hitchcock multiplie les beautés. Il est détendu. À la plénitude de la matière correspondent tout naturellement la plénitude du scénario et la plénitude de la mise en scène… », Claude Chabrol et Éric Rohmer, Éditions universitaires, 1957.
  • « Le héros est un homme, pas un "Christ", et cet homme ne connaît que la femme qui le sauvera. Chez Hitchcock, ce sont toujours les femmes qui sauvent… », Noël Simsolo, Hitchcock, cinéma d'aujourd'hui, 1969.
  • « Les 39 Marches marque son époque d'une manière indélébile. En simplicité, économie et technique cinématographique pure, il dépasse même Le Faucon maltais de John Huston. Ce film comporte déjà, et c'est assez surprenant, tous les thèmes que le réalisateur développera et perfectionnera par la suite… », Donald Spoto, L'Art d'Alfred Hitchcock, Edilig, 1976.
  • « Tout est réussi dans le film. Le couple Donat/ Carroll est l'un des plus efficaces de la saga hitchcockienne, la poursuite échevelée à souhait, et le rocambolesque tient ici sa vraie place dans la stylistique de l'œuvre: une des premières… », Marc Cerisuelo, Dictionnaire des films, Larousse, 1990.

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Porté par le succès de L'Homme qui en savait trop, première version, suivie d'un "remake" par lui-même en 1956, Hitchcock réalise un des films les plus enlevés et les plus célèbres de sa période anglaise qui éveillera enfin l'attention du public américain.
  • Si le film doit assurément à son duo d'acteurs qui se répondent parfaitement (Madeleine Carroll ouvrant une longue lignée de blondes hitchcockiennes), c'est surtout à l'écriture très serrée de son scénario multipliant les situations singulières que le film doit son rythme remarquable. À l'image de l'exposition qui place immédiatement le spectateur face à un meurtre et un MacGuffin[6] bien intriguant.
  • Le film est construit autour de la thématique chère à Hitchcock d'un homme commun soudain accusé à tort et poussé à la fuite pour prouver son innocence, thématique exploitée aussi dans Jeune et innocent, Cinquième Colonne, La Maison du docteur Edwardes et bien sûr La Mort aux trousses. Ce dernier est souvent présenté comme le 39 Marches américain, ce qui n'est pas légitime car c'est bien avec le sous-estimé Cinquième Colonne qu'Hitchcock tenta de retrouver cette alchimie (construction, rythme, multiplications des situations (dont la reprise malheureusement moins aboutie de la scène des menottes)) handicapé par un couple d'acteurs n'ayant pas l'éclat de Donat et Carroll.
  • Le film constitue la deuxième d'une longue série de collaborations prolifiques avec le scénariste Charles Bennett qui signe pour Hitchcock L'Homme qui en savait trop, Les 39 Marches, Agent secret, Jeune et innocent et Correspondant 17. L'auteur, dont on reporte qu'il a son caméo dans le film, avancera avec amertume (Hitchcock n'ayant jamais mis en avant l'apport de ses collaborateurs) que les apports du réalisateur sur le traitement des scénarios furent toujours mineurs, ce dont on peut douter devant la multiplicité des collaborations et la régulière qualité de ceux-ci tout au long de sa carrière.
  • Un des apports les plus significatifs du scénario sur le roman[7], avec lequel il prend de nombreuses libertés, est la création du personnage de Pamela sans qui le film ne serait pas ce qu'il est.
  • Humour macabre du cinéaste, le premier jour de tournage, Robert Donat et Madeleine Carroll se retrouvent à jouer la scène où ils sont attachés l'un à l'autre par une paire de menottes. Après plusieurs prises, Alfred Hitchcock s'éclipsa en prétendant qu'il avait perdu la clé. Il ne reviendra les délivrer qu'en fin d'après-midi.
  • Caméo : apparition d'Alfred Hitchcock à la septième minute du film. Ce dernier est un passant qui dépasse Robert Donat et Lucie Mannheim lorsqu'ils prennent le bus à la sortie du théâtre.
  • L'Affaire Francis Blake : cet album de Blake et Mortimer reprend l'intrigue principale du film.

Remakes[modifier | modifier le code]

Parodie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Producteur, non crédité
  2. Producteur associé, non crédité
  3. a, b, c, d et e non crédité
  4. Directeur musical
  5. Département Costume et garde-Robe
  6. MacGuffin, terme utilisé par Alfred Hitchcock pour décrire un élément de mystère amené à soutenir une intrigue mais dont la résolution est en définitive secondaire
  7. Roman qui est tombé dans le domaine public et donc téléchargeable gratuitement sur le net
  8. Critique de la pièce.