Lépanges-sur-Vologne

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Lépanges-sur-Vologne
L'église Sainte-Libaire
L'église Sainte-Libaire
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Épinal
Canton Bruyères
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de la Vologne
Maire
Mandat
André Claudel
2008-2014
Code postal 88600
Code commune 88266
Démographie
Gentilé Lépangeois
Population
municipale
920 hab. (2011)
Densité 122 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 23″ N 6° 40′ 19″ E / 48.1730555555, 6.6719444444 ()48° 10′ 23″ Nord 6° 40′ 19″ Est / 48.1730555555, 6.6719444444 ()  
Altitude Min. 394 m – Max. 667 m
Superficie 7,57 km2
Localisation

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Lépanges-sur-Vologne

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Lépanges-sur-Vologne

Lépanges-sur-Vologne est une commune française située dans le département des Vosges en région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Lépangeois.

Lépanges-sur-Vologne a connu une triste notoriété en France, lors du décès de Grégory Villemin le 16 octobre 1984.

Géographie[modifier | modifier le code]

Petit village vosgien du nord-est de la France au cœur du Piémont et de la vallée de la Vologne, Lépanges-sur-Vologne rayonne sur un ensemble de petits villages environnant. Situé à l'est d'Épinal, au nord de Remiremont et au sud-ouest de Saint-Dié-des-Vosges, le village profite d'une situation avantageuse au carrefour entre ces différents axes, et reste un passage vers les crêtes vosgiennes situées à l'est.

Lépanges-sur-Vologne s'est développé sur trois faciès distincts : le premier correspond à la vallée de la Vologne où affleurent des alluvions sablo-graveleuses, le granit d'Épinal constituant le socle, le second correspond à l'adret avec la Beure et le dernier est l'ubac avec Palhieu où affleurent le grès vosgien et le conglomérat principal, couches du Secondaire, plus spécifiquement du Trias.

Malgré sa présence sur le Piémont vosgien, Lépanges-sur-Vologne profite déjà de l'originalité des paysages vosgiens, résultant des orogenèses hercynienne (dès le Dévonien inférieur au Permien) et alpine (du Trias, ère Secondaire, à nos jours), ainsi que des glaciations quaternaires. L'influence périglaciaire a laissé de nombreux dépôts sur les plateaux, les versants et les fonds de vallée.

La vallée s'est développée autour de l'activité textile, des services dont dispose le village (médecin, poste, bureau de tabac…), des axes de communication (voie ferrée, RD44, canal…).

Les versants quant à eux diffèrent par leur exposition : l'adret profite d'un développement de l'habitat grandissant par l'attrait des citadins de Bruyères ou d'Épinal et l'ubac est plutôt agricole.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme de Lépanges (Lasperange) est attesté au moins au XIe ou au XIIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Lépanges appartenait au bailliage de Bruyères. Au spirituel, le village était partagé entre les paroisses de Champ-le-Duc et Charmois-devant-Bruyères, à une autre époque une dépendance de la paroisse de Deycimont.

Avant le 19 vendémiaire an X, Lépanges faisait partie du canton de Docelles.

De 1803 à 1817, les archives nous renseignent de la misère de l'époque, ponctuée de conscriptions et des réquisitions pour l'armée française dans un premier temps, puis pour les armées alliées.

Au début du XIXe siècle, la population était bien maigre, avec quelque 377 habitants (en 1803) regroupés au sein de 72 familles implantées dans des lieux-dits comme Palhieu sur l'ubac, la Bure, les Baraques, actuelle rue de l'Église (construite en 1863), situés sur l'adret. Seuls quelques attelages de bœufs et de chevaux empruntaient ce chemin pour rejoindre les quelques fermes environnantes. L'église paroissiale actuelle – dédiée à sainte Libaire – a été construite en 1866. La mairie et l'école de garçons l'ont été en 1877. L'école de filles fut bâtie en 1860.

Le moulin du comte de Bourcier de Girecourt, ainsi qu'un moulin annexe, restaient les seules activités du village. Lépanges se trouvait sur le chemin du comte de Bourcier lorsqu’il se rendait de Girecourt au château de Saint-Jean-du-Marché. Ainsi, on aurait placé des planches pour faciliter le passage, d'où L’Espange puis L’Épange, Les Panges, Lépanges, pour devenir Lépanges-sur-Vologne en 1965. Cette étymologie est cependant discutée.

Le premier pont était constitué de planches et de poutres. Son entretien engendra des dépenses très importantes, mettant les forêts à dure épreuve…

La principale activité économique du village était l'entreprise Decouvelaere. Créée à Tourcoing en 1946 et implantée à Lépanges-sur-Vologne depuis 1964, la société évoluait dans trois métiers : tissage, teinturerie et transformation de tissus. Le tissage Decouvelaere a fermé ses portes en automne 2008.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Jules Catel (1881-1952)   Industriel
1977 octobre 1981 André Duval    
novembre 1981 en cours André Claudel    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 920 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
400 503 587 600 718 812 807 821 743
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
721 755 802 803 823 968 1 309 1 630 1 655
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 620 1 483 1 333 1 305 1 313 1 307 1 279 1 209 1 059
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 - -
1 090 1 035 1 006 950 926 922 920 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Des chemins de randonnées balisés et des circuits VTT permettent de se promener sur les hauteurs du villages. À découvrir également : un arboretum, la roche de Palhieu, l'église dédiée à Sainte-Libaire et la possibilité de pêcher ou de voguer en canoë sur la Vologne pour rejoindre la Moselle. Un marché aux puces est organisé le deuxième dimanche de septembre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Lépanges-sur-Vologne s'est trouvée sous les feux de l'actualité lors de l'affaire Grégory dans les années 1980.
  • Rachid Taha, auteur interprète algérien né en 1958, a passé son enfance à Lépanges-sur-Vologne.
  • Muriel Gremillet, journaliste et femme de communication, y est née en 1974

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise,‎ 1991, 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 357 à 359

Présentation de l'orgue de l'église Sainte-Libaire

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011