Jean Goy

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Jean Goy
Fonctions
Parlementaire français
Député 1924-1940
1924 –
Gouvernement Troisième République
Groupe politique NI (1924-1928)
GSR (1928-1932)
GR (1932-1936)
GDRI (1936-1940)
Biographie
Date de naissance 16 octobre 1891
Date de décès 27 février 1944
Résidence Seine
Calvados

Jean Goy, né le 16 octobre 1892 à Chastreix (Puy-de-Dôme) et mort le 27 février 1944 à Paris, était un homme politique français.

Fils d'un couple d'instituteurs, publiciste en 1914, il est mobilisé au 4e régiment de zouaves durant la guerre de 1914-18, est gazé en 1917, reçoit la croix de guerre avec 4 citations et termine la guerre comme sous-lieutenant. Devenu Industriel dans la région parisienne après la guerre - il est directeur général de la société de fonderie et de mécanique générale -, Jean Goy fut surtout connu comme président de l'Union nationale des combattants (UNC), la principale association d'anciens combattants de droite dans l'entre-deux-guerre. Il s'est fait connaitre par sa rencontre avec Hitler à Berlin en novembre 1934. À son retour en France, il publie un article dans lequel il rapporte les paroles d'Hiler, selon lequel "aucun Allemand ne désire la guerre". Démarche mal accueillie par la majorité de la presse. Il est désavoué par le président de l'UNC, mais Goy réussit à obtenir le soutien des membres de l'association, et il devient le nouveau président, de 1935 à sa démission en 1940. Il fit partie en 1935, à sa fondation, du Comité France-Allemagne, en tant que secrétaire général.

Il fut élu député sous l'étiquette des Radicaux indépendants. Il a été député de la Seine ; député de Falaise (Calvados), puis maire du Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne) de 1929 à 1944 et conseiller général de la Seine pour le canton de Nogent-sur-Marne (1942-1944). En juillet 1940, il vota les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.

En 1941, Jean Goy participa à la fondation du parti collaborationniste Rassemblement national populaire (RNP) de Marcel Déat, mais il en fut exclu en 1942.

Il était chevalier de la Légion d'Honneur depuis 1922.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Claire Moreau Trichet, Henri Pichot et l'Allemagne de 1930 à 1945, Peter Lang, 2004
  • Philippe Nivet, Les assemblées parisiennes de la déclaration de guerre à la libération de Paris, 1996, p. 179-180
  • Jean-Marie Mayeur (dir. ), Les parlementaires de la Seine sous la troisième République, Publications de la Sorbonne, 2001, p. 285