Georges Scapini

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Georges Scapini
Georges Scapini en 1933
Georges Scapini en 1933
Fonctions
Parlementaire français
Député 1928-1940
Gouvernement IIIe république
Groupe politique ADS (1928-1932)
Ind. (1932-1936)
IR (1936-1940)
Biographie
Date de naissance 4 octobre 1893
Date de décès 25 mars 1976
Résidence Seine

Georges Scapini, né à Paris 10e le 4 octobre 1893 et mort à Cannes le 25 mars 1976[1], est un avocat et homme politique français. Membre durant l'entre-deux-guerres du Comité France-Allemagne, il est ensuite nommé par le gouvernement de Vichy à la tête du Service diplomatique chargé des prisonniers de guerre français en Allemagne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Georges Scapini fait ses études secondaires à Sainte-Croix de Neuilly où il obtient son baccalauréat en 1912[2].

Durant la Première Guerre mondiale, Georges Scapini est mobilisé au sein du 39e RI, unité au sein de laquelle il est deux fois blessé. De cette expérience qui le marque profondément dans sa chair (il perd la vue en 1915), il tire un témoignage paru chez Flammarion en 1929, L'Apprentissage de la nuit. Il devient par la suite président de l'association des Aveugles de guerre.

Commandeur de la Légion d'honneur, grand invalide à 100 %, médaillé militaire, licencié en droit et avocat à la Cour, il est député de Paris de 1928 à 1940 et rejoint le groupe des Indépendants. Il glisse cependant vers l'extrême droite et devient un des fondateurs du Comité France-Allemagne, qu'il préside entre 1935 et 1939. En juillet 1940, il vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.

Pétain le nomme chef du Service diplomatique des prisonniers de guerre à Berlin, avec le rang d'ambassadeur. Son rôle est en principe d'améliorer la condition des soldats prisonniers en Allemagne. Toutefois, il s'avère peu efficace et faiblement apprécié des prisonniers. Avec le gouvernement de Vichy, il entérine les diverses violations des Conventions de Genève par l'Allemagne vis-à-vis des prisonniers de guerre. Il exige même des prisonniers français de ne pas tenter de s'évader.

À l'ouverture de son procès en 1949, il se réfugie en Suisse. La Haute Cour le condamne par contumace à cinq ans de travaux forcés. Rentré en France en juin 1952 pour se constituer prisonnier, il est acquitté par le tribunal militaire de Paris.

Publications[modifier | modifier le code]

  • L'Apprentissage de la nuit, Flammarion, 1929
  • Mission sans gloire, Morgan, coll. « Actualité et politique » (no 8), 1960 ; rééd. 2008, Déterna, coll. « Documents pour l'histoire » (ISBN 978-2-913044-76-0)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Pessereau, Prisonniers sans capture, Hervas, 1994. (Yves Martin-Sibille et Georges Pessereau témoignent et ont rassemblé une importante documentation sur les médecins réquisitionnés dans le cadre de la mission Scapini).
  • Georges Scapini - Promotion 1912, notice nécrologique in Bulletin de Sainte-Croix de Neuilly, numéro de Pentecôte 1976, p. 83-84.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Mayeur et Arlette Schweitz, Les parlementaires de la Seine sous la Troisième République, vol. 2 : Dictionnaire biographique, Paris, Publications de la Sorbonne, coll. « Histoire de la France aux XIXe et XXe siècles » (no 55),‎ 2001, 639 p., chap. 391 (« Scapini, Georges »), p. 532–533 (ISBN 2-85944-433-5) (correct) (ISBN 2-85944-432-7) (erroné).
  2. Annuaire de Sainte-Croix de Neuilly, édition 1982, promotion 1912.