Hyperbole (mathématiques)
En mathématiques, une hyperbole est une figure géométrique de la famille des coniques caractérisée par une excentricité supérieure à 1.
On obtient une hyperbole en prenant l'intersection d'un cône de révolution et d'un plan, le plan interceptant les deux branches du cône. Une hyperbole est constituée de deux branches disjointes. Bien que l'illustration ci-contre montre un plan vertical, tout angle plus faible que celui des génératrices du cône est acceptable.
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Définition monofocale de l'hyperbole [modifier]
Soient (D) une droite et F un point n'appartenant pas à (D), et soit P le plan contenant la droite (D) et le point F. On appelle hyperbole de droite directrice (D) et de foyer F l'ensemble des points M du plan P vérifiant
où d(M, F) mesure la distance du point M au point F et d(M, (D)) mesure la distance du point M à la droite (D).
La constante e est appelée excentricité de l'hyperbole.
Définition bifocale de l'hyperbole [modifier]
L'hyperbole est le lieu géométrique des points dont la différence des distances aux deux foyers est constante.
Géométriquement, cela donne :
Soient F et F' deux points distincts du plan. On appelle hyperbole de foyers F et F' l'ensemble des points M du plan vérifiant la propriété suivante :
L'axe focal est le nom de la droite portant les deux foyers : c'est l'un des deux axes de symétrie de l'hyperbole, le seul qui la coupe. Pour cette raison, on le nomme aussi axe transverse et ses points communs avec la courbe sont les sommets. Le réel
de la définition ci-dessus apparaît comme la moitié de la distance entre les sommets.
En chaque point M de cette hyperbole, la bissectrice du secteur angulaire (FMF') se trouve être la tangente en M à la courbe.
Équations [modifier]
Équations cartésienne et paramétrique [modifier]
L'hyperbole dont l'expression mathématique est la plus simple est la représentation graphique de la fonction
définie par
, voir fonction inverse.
Cette hyperbole, ainsi que celles dont une équation cartésienne est de la forme
sont dites équilatères parce que leurs deux asymptotes sont orthogonales. Leur excentricité vaut
.
Dans un repère dont les axes sont de symétrie pour l'hyperbole, l'axe transverse pour axe des abscisses, l'équation cartésienne se met sous la forme
donnant alors les représentations paramétriques
et 
pour chacune des branches.
De manière générale, comme toute conique, une hyperbole a pour équation cartésienne
- ƒ(x, y) = 0
où ƒ est la formule quadratique :
- ƒ(x, y) = A1x2 + A2xy + A3y2 + A4x + A5y + A6
avec les contraintes suivantes :
- A1 et A3 sont non nuls et de signe opposés ;
- A6 est non nul, faute de quoi il s'agit de deux droites sécantes.
Équation matricielle [modifier]
Nous pouvons écrire l'équation cartésienne sous forme matricielle :
où
; tx est la transposée de x ;- A est une matrice 2×2,
;
; tb est la transposée de b ;- c = A6 ;
avec toujours les mêmes contraintes.
Matérialisation d'une hyperbole [modifier]
Lorsqu'une lampe munie d'un abat-jour est placée non loin d'un mur vertical, la courbe qui délimite, sur le mur, la zone éclairée et la zone ombragée est un arc d'hyperbole. En effet, la lumière est diffusée selon un cône — les rayons lumineux partent du centre de l'ampoule et s'appuient sur le cercle de l'ouverture de la lampe — coupé par un plan parallèle à l'axe du cône — le mur.
Annexes [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- http://www.mathcurve.com/courbes2d/hyperbole/hyperbole.shtml
- (en) Construire la géométrie analytique objets
- http://xavier.hubaut.info/coursmath/2de/belges.htm Coniques et théorème de Dandelin


est aussi une bissectrice.

et 

; tx est la transposée de x ;
;
; tb est la transposée de b ;