Arbin

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Arbin
Le vieux village d'Arbin
Le vieux village d'Arbin
Blason de Arbin
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Montmélian
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Savoie
Maire
Mandat
Carlo Appratti
2014-2020
Code postal 73800
Code commune 73018
Démographie
Population
municipale
790 hab. (2011)
Densité 462 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 30′ 33″ N 6° 04′ 03″ E / 45.5091666667, 6.067545° 30′ 33″ Nord 6° 04′ 03″ Est / 45.5091666667, 6.0675  
Altitude Min. 271 m – Max. 499 m
Superficie 1,71 km2
Localisation

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Les vignobles d'Arbin au pied des Bauges.

Arbin est une commune française, située dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Arbin est une petite commune (moins de 200 hectares) située tout près de la petite ville de Montmélian, dans cette partie de la vallée de l'Isère connue sous le nom de Combe de Savoie. Cette commune est sur un versant exposé au sud. La Combe de Savoie est située dans le sillon alpin géologique. La Combe de Savoie (versant sud) est réputée, pour la qualité des vins qu'elle produit.

Arbin avait une population de 790 habitants en 2011 (recensement et INSEE). Ce village a été bâti au pied de la montagne de la Thuile, sur les derniers contreforts du massif préalpin des Bauges. Son église domine d'une façon pittoresque les vieilles maisons de la partie ancienne de la commune. En face d'Arbin, de l'autre côté de la rivière Isère, se dressent les sommets neigeux des Alpes de Maurienne et de la chaîne de Belledonne.

Le Grésivaudan et la Combe de Savoie forment une seule et même vallée, dans le sillon alpin géologique. Ces deux régions sont simplement séparées par 1000 ans d'histoire : le Grésivaudan (province du Dauphiné) était en France et la Combe de Savoie dans le duché de Savoie jusqu'en 1860 (année durant laquelle la Savoie est devenue française).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire d'Arbin a été approfondie par deux érudits : Félix Bernard (qui fut curé d'Arbin), et Philibert Falcoz.

Arbin, d'abord « Ligure » (âge du bronze) fut ensuite peuplé par les Celtes « Allobroge » (âge du fer). Avec la conquête romaine de l'Allobrogie, Arbin devint romaine, puis gallo-romaine. De la période celte Allobroge, Arbin a conservé sa vocation viticole. En revanche sa vocation minotière, créée sous les Romains, s'est éteinte vers 1940-1945. Aujourd'hui Arbin est une commune résidentielle, viticole et industrielle.

Selon l'historien local Félix Bernard, les villages fortifiés sans ciment, étaient appelés « meillans ». Ces villages étaient établis tous les 5 à 6 kilomètres environ, le long des plus anciens chemins. Certains ont gardé leur nom antique. Le « meillan d'Arbin » a pu transmettre ce qualificatif à la petite ville limitrophe de Montmélian. Le nom d'une autre commune voisine Myans, viendrait aussi de ce vocable. Les « meillans » et les cités lacustres du lac du Bourget (Savoie) ou du lac Léman (France et Suisse) étaient contemporains.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Dès 121 av. J.-C. les Romains soumettent les Allobroges et les incorporent à la « Provincia Romana ». La future Savoie forme alors un important nœud routier conduisant d'Italie à Genève et à Vienne. Les Allobroges et les Romains se sont fondus ensemble créant la culture gallo-romaine. Les Allobroges connaissaient la culture de la vigne et le travail du fer.

À Arbin existait une des stations romaines qui s'échelonnaient tout le long de l'importante route allant de Vienne à Milan. Les romains avaient apporté le principe de la roue hydraulique, ainsi des moulins sont construits à Arbin où coule une rivière intarissable nommée Crousaz (ou Crousa).

À Arbin au lieu dit « Mérande », en 1869 et en 1870, des fouilles ont fait apparaître la villa gallo-romaine de Mérande, comprenant environ 70 pièces. Des grandes mosaïques furent retrouvées dans cette villa. Plus récemment, de 1970 à 1972, de nouvelles fouilles ont mis au jour un abondant matériel : monnaies, céramiques, fragments de verre, objets en fer, objets de parure. De nouvelles fouilles systématiques sont reprises de 1977 à 1981 par le Club d'Archéologie Vaugelas de Chambéry, sous la direction de Jacques Pernon. Elles ont permis la découverte de nouveaux bâtiments et le tracé d'un réseau hydraulique complexe et bien conservé (adductions, bassins, évacuations). Cette villa gallo-romaine a été datée du IIe siècle. De nouvelles constructions gallo-romaines ont été découvertes lors de la création d'un lotissement à Mérande en 2002.

Moyen âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge Arbin comprend : le prieuré de Saint-Nicolas d'Arbin fondé en 1011 par Evrard, évêque de Maurienne, la maison forte du Crest, centre de la seigneurie du Crest, citée en 1310[réf. nécessaire], celle de Mérande, centre de la seigneurie de Mérande, citée en 1262[réf. nécessaire], celle de La Candia (dépendante du Crest).

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Après le Moyen Âge l'histoire des différentes nobles familles résidant à Arbin se poursuit en de multiples alliances et faits significatifs. Il convient pour plus amples informations de lire les ouvrages de l'historien Félix Bernard.

Aujourd'hui le prieuré Saint-Nicolas n'existe plus. Le château fortifié du Crest, démantelé sur ordre des Français est devenu une gentilhommière. Une ferme du XVe siècle a remplacé le manoir féodal de Mérande.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Arbin conserve ses vocations antérieures, à l'exception de l'industrie minotière qui disparaît entre 1940 et 1945. En revanche la vocation résidentielle s'accentue et de très nombreuses maisons sont construites. Des industries s'installent dans le fond de la vallée. La viticulture se dynamise et se modernise. Le vin rouge « Mondeuse d'Arbin » est appréciée par les connaisseurs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Carlo Apprati ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 790 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
439 517 518 566 639 704 606 597 606
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
565 557 519 485 447 440 453 468 429
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
371 337 318 296 318 375 363 322 553
1982 1990 1999 2006 2007 2011 - - -
732 815 713 752 757 790 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église placée sous le patronage de Saint Nicolas. Le nouvel édifice, de style néoroman, est construit et bénit en 1721, puis agrandit selon les plans de l'architecte Mauriennais autodidacte Théodore Fivel (1828-1894), en 1865[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  3. Françoise Dantzer, Les Bauges : Terre d'art sacré, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes »,‎ 2005, 251 p. (ISBN 978-2-8420-6272-9), p. 74.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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