Cruet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cruet
La grangerie de Lourdens.
La grangerie de Lourdens.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Saint-Pierre-d'Albigny
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Savoie
Maire
Mandat
Étienne Pilard
2014-2020
Code postal 73800
Code commune 73096
Démographie
Population
municipale
1 036 hab. (2011)
Densité 103 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 31′ 44″ N 6° 05′ 32″ E / 45.5288888889, 6.09222222222 ()45° 31′ 44″ Nord 6° 05′ 32″ Est / 45.5288888889, 6.09222222222 ()  
Altitude Min. 272 m – Max. 1 456 m
Superficie 10,06 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Savoie

Voir sur la carte administrative de Savoie
City locator 14.svg
Cruet

Géolocalisation sur la carte : Savoie

Voir sur la carte topographique de Savoie
City locator 14.svg
Cruet

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Cruet

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Cruet

Cruet est une commune française, située dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé au pied du col du Marocaz, à mi-distance entre Chambéry et Albertville.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune de Cruet provient du latin corrosum qui a évolué en francoprovençal en cro auquel on a associé le suffixe -et[1]. Il désigne un petit creux ou une petite dépression[1], dont il est synonyme[2].

La paroisse est désignée sous le vocable de Ecclesia de Crosis vers 1100, ou en Silvo de Crues en 1234. Lors de visites pastorales, son église est Ecclesia Sancti Laurentii de Croso ou encore Capellanus Sancti Laurentii de Croso Ceneyoau XIVe siècle. La paroisse devient puis Cruez en 1632 et enfin Cruet en 1738[2].

En francoprovençal, la commune se prononce [Crwë][1].

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'époque gauloise, à partir du IIIe siècle av. J.-C., la route antique de la Combe de Savoie passait sous le château de Verdun[3], dont le nom en gaulois signifie : « forteresse élevée » (< u{p}er-dunum) . Il devait y avoir sur ce promontoire un fort ou un oppidum pour contrôler et défendre la route. La tombe d'un soldat gaulois avec son épée de fer du IIIe siècle av. J.-C. a été découverte sur une éminence voisine, au Chanay. L'armée d'Hannibal] passa ici pour se rendre en Italie par le Petit-Saint-Bernard, en 218 av. J.-C[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
... mars 2008 Bernard Voiron ... ...
mars 2001 mars 2008 Marcel Raimond SE ...
mars 2008 en cours Étienne Pilard SE ...
Les données manquantes sont à compléter.

La Commune de Cruet est membre de la Communauté de communes de la Combe de Savoie.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 036 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
921 1 085 1 113 1 120 1 214 1 244 1 126 1 132 1 105
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 092 1 123 1 029 1 026 969 906 838 787 698
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
589 507 508 477 548 508 508 457 525
1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011 - -
638 823 969 1 041 1 044 1 042 1 036 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Verdun-Dessus
Article détaillé : Château de Verdun-Dessus.
Le château de Verdun-Dessus ou château de Verdon est un ancien château fort, du XIIIe siècle, modernisé, qui se dresse au-dessus du hameau de la Baraterie. Au Moyen Âge, il fut le centre de la seigneurie de Verdun.
  • Château de la Rive
Article détaillé : Château de la Rive.
Le château de la Rive ou château de Verdon Dessoubs est une ancienne maison forte, du XIIIe siècle, très remaniée au début du XXe siècle, qui se dresse sous le château de Verdun-Dessus, dominant l'Isère. Possession des seigneurs de Verdon, branche de la famille de Chignin, au Moyen Âge, il fut le centre de la seigneurie de Verdon.
  • Tour du Chaffard
Article détaillé : Tour du Chaffard.
La tour du Chaffard est une ancienne Maison forte, du XIVe siècle, qui se dresse au hameau de Madoux. Au Moyen Âge, elle fut le centre de la seigneurie du Chaffard.
  • Maison forte du Chanay
Article détaillé : Maison forte du Chanay.
La maison forte du Chanay est une ancienne maison forte, de la fin du XIVe siècle, qui se dresse en dessous de la tour du Chaffard, dont elle est séparée par une motte. Au Moyen Âge, elle fut le centre de la seigneurie du Chanay.
  • Cave de Cruet
  • Le pont des Anglais :il s'agit du plus vieux pont ferroviaire métallique du monde, le " Pont Victor-Emmanuel " également appelé " Pont des Anglais " enjambe aujourd'hui encore, l'Isère au droit de Cruet. Construit par l'Anglais Newman, ce pont mesure 236 m de long et est au centre d'un projet de réhabilitation. En effet la ligne ferroviaire Choudy (Aix-les-Bains) à Chambéry et à Saint-Jean-de-Maurienne, mise en service le 20 octobre 1856 par la compagnie du chemin de fer Victor-Emmanuel, empruntait ce pont pour franchir l'Isère, qu'elle suivait sur sa rive gauche. Son tracé sera repris par l'autoroute A43. C'est ensuite le 19 décembre 1876 que cette ligne a été rouverte par la compagnie PLM (reprenant par convention de 1867 les lignes de Savoie) par l'itinéraire de Saint-Pierre-d'Albigny en vue de la mise en service en 1879 de l'embranchement d'Albertville. Ce pont ferroviaire n'a donc été utilisé que pendant vingt ans seulement.
  • Église placée sous le patronage de Saint Laurent. Le nouvel édifice, de style néoroman, est construit selon les plans de l'architecte chambérien Faga entre 1896 et 1899. En réalité, seul l'extérieur appartient au style néoroman, tandis que l'intérieur se rattache au style néogothique[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Charles Marteaux, « Sur le sens et l'étymologie de quelques noms de lieux savoyards », Recueil des travaux de l'Institut de géographie alpine, vol. 6, no 6_2,‎ 1918 (lire en ligne), p.141.
  2. a et b Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004), 516 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), p. 152, Article « Cruet ».
  3. Cruet
  4. Cruet
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  7. Françoise Dantzer, Les Bauges : Terre d'art sacré, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes »,‎ 2005, 251 p. (ISBN 978-2-8420-6272-9), p. 74.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :