Le Bignon

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Le Bignon
L'église et le bourg du Bignon.
L'église et le bourg du Bignon.
Blason de Le Bignon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Aigrefeuille-sur-Maine
Intercommunalité Communauté de communes de Grand Lieu
Maire
Mandat
Serge Hégron
2014-2020
Code postal 44140
Code commune 44014
Démographie
Gentilé Bignonnais
Population
municipale
3 382 hab. (2011)
Densité 123 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 05′ 57″ N 1° 29′ 22″ O / 47.0991666667, -1.48944444444 ()47° 05′ 57″ Nord 1° 29′ 22″ Ouest / 47.0991666667, -1.48944444444 ()  
Altitude Min. 3 m – Max. 58 m
Superficie 27,54 km2
Localisation

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Le Bignon est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune du Bignon dans le département de la Loire-Atlantique

Le Bignon est situé à 16 km au sud de Nantes, au départ de l'autoroute A83 Nantes-Niort, qui permet de rejoindre l'autoroute A10, Paris-Bordeaux.

Les communes limitrophes sont, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, Vertou au nord, Les Sorinières, Pont-Saint-Martin, La Chevrolière, Geneston, Montbert et Château-Thébaud.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Le Bignon est une commune rurale monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du Bignon viendrait du gaulois Bugna : « tronc » ou « ruche », ou de Bunia : « source ».

Le Bignon possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Le Binyon (écriture ELG)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Un micro toponyme la fontaine aux fées, plus officiellement appelé la fontaine aux moines, atteste depuis la première moitié du XVIIe siècle le souvenir d'un plausible culte aux divinités des eaux jaillissantes (ou des bois), culte qui aurait pu être à l'origine même de l'agglomération[2].

Des pierres polies ont été trouvées en plusieurs lieux de la commune, indiquant une occupation dès le néolithique. Près du village du Landreau, un micro-toponyme Tombelaine fait peut-être référence à un tombeau celtique. Le site du Silureday (ancien Silevreda) a livré un habitat de l'âge du fer.

Au Moyen Âge, la châtellenie de Touffou commande l'accès sud de Nantes : elle est l'une des forteresses qui protègent la frontière du duché de Bretagne. Elle est démantelée sous Louis XIII.

En 1788, la paroisse du Bignon compte environ 2000 âmes[3].

Le 18 mai 1794, le général Crouzat, commandant le poste de Roulière, écrit à son chef : « ...la patrouille de grenadiers que j'avais envoyés hier en avant du camp m'a rapporté qu'il y avait encore des habitants dans le village du Bignon, et que ce village n'était pas brûlé ! J'ai en conséquence fait partir ce matin, à 2 heures précises un bataillon et 8 chasseurs pour aller brûler ledit village, ce qui a été exécuté. Les fours ont été détruits, le feu a été mis aux moulins[4]... »

Le 31 mai 1865, son démembrement a donné naissance à la commune des Sorinières.

En 1914, 327 bignonais partiront au front, pour une bonne part aux 64e, 264e et 65e régiments d'infanterie. 83 d'entre eux ne reviendront pas.

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à trois flacons d'or.
Commentaires : Sceau de la juridiction du Bignon utilisé par E. Gervrier, seigneur du Bignon et des Bouteilles, en 1696 (brevet d'Hozier). Délibération municipale du 3 novembre 1977.

Devise[modifier | modifier le code]

La devise du Bignon est[réf. nécessaire] « Sagesse et progrès ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1789 1790 Nicolas Lemerle   taillandier
1790 1793 François Ollive   charpentier
1793 1795 Vincent-Salomon Moriceau   laboureur
1795 février 1800 Julien Pouvreau    
février 1800 août 1800 Vincent Moriceau    
août 1800 1802 Julien Pouvreau    
1802 1807 Jean Moriceau    
1807 1815 Jacques Muller    
1815 1830 Louis-Joseph-Julien de Melient    
1830 1837 Jean-Baptiste-Nicolas Blanchard    
1837 1843 Pierre Hupe    
1843 1848 Jean Leauté    
1848 1859 Jean-Jacques Garet    
1859 1870 Prosper Muller    
1870 1871 Benjamin Laisant   notaire
1871 1919 Charles-Marie d'Aviau de Ternay    
1919 1935 Gaëtan d'Aviau de Ternay    
1935 1977 Hubert d'Aviau de Ternay    
1977 1995 Paul Marnier    
juin 1995 2014 Martin Legeay[Note 1] UMP  
2014 en cours Serge Hégron Divers droite formateur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La commune est démembrée partiellement en 1865 pour la création des Sorinières.

En 2011, la commune comptait 3 382 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1806. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866
1 643 1 833 1 962 2 032 2 100 2 205 2 155 2 119 1 833
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 805 1 805 1 842 1 825 1 823 1 747 1 727 1 734 1 692
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 490 1 482 1 409 1 302 1 269 1 414 1 438 1 471 1 880
1982 1990 1999 2006 2007 2011 - - -
2 279 2 378 2 583 3 111 3 184 3 382 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[7])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14,7 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Le Bignon en 2009 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,1 
3,1 
75 à 89 ans
5,0 
10,6 
60 à 74 ans
10,4 
21,2 
45 à 59 ans
21,0 
26,5 
30 à 44 ans
24,8 
14,3 
15 à 29 ans
14,4 
24,2 
0 à 14 ans
24,3 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Abbaye de Villeneuve, anciennement situés sur le territoire de la commune avant son démembrement.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2001 et 2008.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  2. Thierry Jaumouillé, histoire et généalogie du Bignon tome 1 bis, article Les Temps de la légende au Bignon, page 25
  3. Yann Doucet, op. cit., page 117
  4. Yann Doucet, op. cit., page 179.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  7. « Le Bignon 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté en 31 décembre 2012).
  8. « Résultats du recensement de la population - Le Bignon - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté en 10 décembre 2012).
  9. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté en 10 décembre 2012).