Bardot (équidé)

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Bardot

Description de cette image, également commentée ci-après

Bardot de robe grise, au pas

Classification selon MSW
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Eutheria
Ordre Perissodactyla
Famille Equidae
Genre Equus


Animal hybride sans nom scientifique[Note 1]

Parent mâle de l'hybridation
Equus caballus
×
Parent femelle de l'hybridation
Equus asinus

Le bardot, ou bardeau, est un équidé hybride issu du croisement d'un étalon et d'une ânesse. Il est parfois confondu avec le mulet et la mule, issus du croisement réciproque entre un âne mâle et une jument. Hormis par la taille, le bardot est un peu plus proche du cheval que de l'âne, notamment en raison de ses caractéristiques physiques et de sa préférence pour le hennissement, contrairement au mulet.

Le bardot est statistiquement stérile en raison du nombre impair de ses chromosomes, hérités de ses deux parents. Les cas de bardots ayant donné des naissances, relatés dans la littérature depuis des siècles, étaient considérés avec scepticisme par la communauté scientifique, jusqu'aux années 1980 où plusieurs études ont prouvé qu'une minorité de bardots femelles est capable de se reproduire, certainement grâce à la grande proximité génétique entre le cheval et l'âne.

Bien qu'il soit théoriquement apte aux mêmes utilisations que le mulet, le bardot n'a jamais eu d'importance économique particulière, il est généralement le résultat d'un accident pour ses éleveurs. Le faible taux de fécondité d'un croisement entre étalon et ânesse le rend inintéressant et il est réputé pour posséder moins de qualités que le mulet, tout en n'ayant ni la force du cheval, ni la robustesse de l'âne.

Description[modifier | modifier le code]

Animal quadrupède de couleur gris clair, qui semble de petite taille avec le nez dans l'herbe.
Un bardot en train de brouter.

Le bardot est un hybride interspécifique de la famille des équidés[1], répartie en trois sous-genres, celui des ânes, celui des chevaux et celui des zèbres[2]. Tous sont capables de se reproduire entre eux[3] et ces croisements sont réciproques[4]. C'est le cas du croisement entre Equus caballus (le Cheval domestique) et Equus asinus (l'Âne commun), qui donne le bardot dans le cas d'une reproduction entre l'étalon (cheval mâle) et l'ânesse (âne femelle), et son croisement réciproque le mulet, issu d'un baudet (âne mâle) et d'une jument. L'hybridation relativement facile entre les chevaux et les ânes, exempte généralement d’anomalies de développement, laisse à supposer une distance génétique assez courte entre ces deux espèces[5]. Tous les hybrides équins héritent d'un phénotype intermédiaire entre leurs deux parents[4]. Le bardot possède des caractéristiques physiques issues de l'étalon et de l’ânesse. Il n'existe pas de moyen certain, en dehors du test ADN, permettant de le différencier à coup sûr d'un mulet[6].

Il n'existe qu'un nombre réduit d'études consacrées à cet hybride (généralement au sujet de sa fertilité et de la reproduction de ses parents), de nombreuses légendes et des opinions invérifiables circulent à son sujet[7].

Morphologie[modifier | modifier le code]

Les bardots sont assez proches extérieurement des mulets, hybrides d'âne et de jument, et peuvent se révéler difficiles à distinguer de ces derniers. Seule une minorité de personnes, généralement des experts des mulets, est capable de les distinguer sur leur aspect physique[6]. Quelques caractéristiques les rapprochent davantage du cheval. En particulier, le bardot présente un corps légèrement plus arrondi et une croupe qui l'est également davantage à son extrémité, comme chez le cheval. Ses oreilles, un peu plus longues que celles du cheval, sont néanmoins plus courtes en moyenne que celles du mulet[8], et constituent le moyen le plus sûr de le reconnaître[7]. Son garrot est aussi plus large, et ses jambes plus droites que chez le mulet[8].

Taille[modifier | modifier le code]

Animal quadrupède de couleur foncée.
Le mulet, comme ici, est généralement un peu plus grand que le bardot, et se distingue aussi par des oreilles plus longues et par une croupe moins ronde.

La taille du bardot dépend de celle de ses deux parents, ânes et chevaux pouvant présenter une large variation, de 70 cm pour les plus petites races d'ânes à 1,80 pour les plus grands chevaux. Le bardot est toutefois toujours plus petit en moyenne que le mulet[9]. La question de la détermination de sa taille a fait couler beaucoup d'encre. La plupart des spécialistes arguent que cette différence est purement physiologique, en raison de la taille plus réduite de l'ânesse comparativement à la jument, l'ânesse ne pouvant mettre bas qu'un animal plus petit que celui que ferait naître une jument[10]. Une autre possibilité est d'ordre génétique, mais l’American Donkey and Mule Society[11] pense que l'héritage génétique du bardot est exactement le même que celui de la mule. Sa taille serait avant tout déterminée par celle de l'ânesse qui le met bas[12].

Robe[modifier | modifier le code]

Article connexe : Robes des animaux.

La robe du bardot semble être le plus souvent claire, proche visuellement du blanc[10], bien qu'en théorie toutes les combinaisons de robes héritées des deux parents soient possibles[13]. Ainsi, au XIXe siècle, Louis Gossin les décrit au contraire comme de robe baie claire à baie-brun foncé, avec une raie de mulet sur le dos[14]. La robe pie tobiano est impossible, puisque sa transmission ne s’effectue pas de manière complète entre le cheval et le bardot, ce dernier héritant le plus souvent de quatre hautes balzanes et d'une queue blanche[15].

Cri[modifier | modifier le code]

Selon certains auteurs, le bardot est réputé préférer vocaliser sur le hennissement du cheval que sur le braiment de l'âne[16]. Homéric, entre autres, signale qu'il emploie le hennissement plus fréquemment, tandis que le mulet braie plus volontiers[9]. D'autres auteurs affirment que son cri est un mélange de celui de ses deux parents[14]. De manière générale, le cri du bardot, même son braiment, serait différent à l'oreille de celui du mulet[13].

Écologie et comportement[modifier | modifier le code]

Article connexe : Alimentation des équidés.

Le bardot est l'un des équidés les moins connus[17]. Bien que des naissances puissent se produire exceptionnellement dans la nature lorsque des troupeaux de chevaux et d'ânes partagent un même territoire, la plupart de ces animaux sont issus d'élevages par l'homme, généralement de manière accidentelle[18]. Le bardot est réputé moins résistant que l'âne et le mulet, de santé plus fragile[19],[7]. Comme ses deux parents, c'est un herbivore non-ruminant, qui se nourrit de petites quantités de végétaux tout au long de la journée. Il préfère la compagnie des ânes à celle des chevaux, comportement vraisemblablement issu de l'influence de sa mère[6].

Reproduction des parents[modifier | modifier le code]

Les bardots sont plus difficiles à obtenir que les mulets, et ce pour une multitude de raisons.

Accouplement[modifier | modifier le code]

Deux ânes, l'un étant en train de chevaucher l'autre avec une érection très visible.
Le rituel d'accouplement de l'âne, animal très actif sexuellement, est peut-être un frein à la naissance des bardots.

L'une d'elle est l'existence d'un rituel d'accouplement propre aux ânes, durant lequel le baudet mord sa partenaire, braie et explore son corps. Si ce rituel ne semble pas être un obstacle à la naissance des mulets, il est possible qu'il freine celle des bardots[20]. Les étalons refusent le plus généralement de saillir des ânesses[21]. Dans tous les cas, l'éleveur qui fait le choix d'une naissance de bardot doit bien veiller à ne pas faire saillir son ânesse par un étalon trop grand ni trop lourd pour elle, le poids de l'étalon sur le dos de l'ânesse pendant l'acte reproducteur pouvant entraîner une déformation permanente, un creusement du dos nommé l'« ensellement »[22].

Fécondité[modifier | modifier le code]

La fécondité de l'ânesse est inférieure à celle de la jument[19], il en résulte une importante différence de fertilité entre production de mulets et de bardots[23]. Plusieurs études des universités de Cambridge et Cornell, sur des ânesses et des étalons (dont des étalons poneys) hautement féconds, montrent un taux de fécondité de seulement 14,4 % pour obtenir un bardot[24],[22]. Un autre ouvrage, non scientifique, affirme qu'une saillie sur dix seulement aboutira à la naissance d'un bardot[6].

Cette difficulté peut provenir de la différence dans le nombre de chromosomes du cheval et de l'âne. Selon l'ADMS (American donkeys and mules society) et d'autres sources, l'hybride est plus facile à obtenir quand l'espèce ayant le plus petit nombre de chromosomes, en l’occurrence l'âne, est le mâle reproducteur[25],[6].

Gestation et mise bas[modifier | modifier le code]

La durée de gestation est de 350 jours en moyenne, légèrement inférieure à la durée habituelle chez l'ânesse, qui est de 374 jours[26]. Une nouvelle difficulté est la fréquence élevée des avortements[22]. La gestation d'un bardot entraîne des modifications immunologiques et hormonales chez l'ânesse, par rapport à une naissance d'ânon[27]. La sécrétion de progestérone augmente, et entraîne une hypertrophie des ovaires[28]. L’ânesse gestante produit ses anticorps cytotoxiques contre les antigènes de lymphocytes issus de l’étalon vers le 47e jour[29]. Elle produit également six à huit fois plus d'hormones gonadotropes chorioniques que lors d'une gestation asine[30], avec un pic entre 50 et 60 jours[31].

La naissance d'un bardot trop gros par rapport à la mère, en plus de poser de nouvelles difficultés (césarienne, etc), peut se produire avant son terme[22].

Stérilité[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des hybrides, le bardot est statistiquement stérile[32] en raison du nombre impair de ses chromosomes[33]. Le cheval possédant soixante-quatre paires de chromosomes et l'âne soixante-deux, le bardot en a soixante-trois[34], il hérite d'un système reproducteur incomplet[10]. En termes scientifiques, cette stérilité résulterait « des irrégularités d’appariement des chromosomes au stade pachytène, dues aux différences de caryotypes entre les espèces parentales »[35],[36]. Le bardot mâle possède un faible nombre de cellules germinales dans ses testicules[37] et donc très peu de spermatozoïdes[38], toujours plus petits que ceux des étalons et des baudets[36]. La femelle peut présenter des cycles œstraux et exceptionnellement, des ovulations, mais la probabilité pour qu'un ovocyte de bardot trouve un complément de chromosomes qui lui permette le développement d'un embryon apparaît très faible[39].

Des ouvrages littéraires et historiques relatent depuis longtemps des cas de mulets et de bardots qui auraient pu se reproduire, de l'ordre de un sur un million[21]. Les scientifiques considèrent ces cas avec scepticisme[40]. Les observations peuvent provenir d'adoptions spontanées de bébés équidés par des mules et des bardots capables d'allaiter[41],[35]. Des analyses effectués sur des animaux prétendument hybrides et fertiles ont d'ailleurs montré qu'il s'agissait de chevaux ou d'ânes à la morphologie inhabituelle[41].

Plusieurs cas étudiés scientifiquement, notamment en Chine (en 1988[40] et 1989) et aux États-Unis, prouvent toutefois que la reproduction de ces animaux est possible, bien qu'extrêmement rare[42],[43]. Une femelle bardot chinoise a donné un petit avec un père âne[40], il possède un mélange de chromosomes d’âne et de cheval, sa viabilité suggère que Equus caballus et Equus asinus sont très proches génétiquement[44],[43]. De nouvelles études sont nécessaires pour connaître le mécanisme qui donne des hybrides fertiles[45], mais les études les plus récentes mettent en évidence différents degrés de fertilité possibles chez des femelles bardot, qui pourraient donner naissance à un petit par accouplement avec un étalon ou un âne[46].

Bien qu'aucune étude ni aucun cas n'ait été documenté chez les mâles, la possibilité de bardots mâles fertiles n'est pas à écarter[47]. Il est cependant déconseillé de garder les bardots mâles entiers (la stérilité n'empêchant pas le comportement typique des mâles), puisque l'animal ne sera a priori pas un reproducteur[22], et peut présenter un comportement sexuel dangereux pour l'homme[21].

Le bardot et l'homme[modifier | modifier le code]

Les hybrides issus de croisements entre Equus caballus et Equus asinus, bardots et mulets, sont les seuls parmi la famille des équidés qui aient été réellement exploités par l'homme[48]. L'animal est toutefois très peu mentionné par les sources historiques. Il semblerait que les anciens Égyptiens, connus pour avoir produit des mulets, aient également employé des bardots à la traction[49]. Mais l'animal est si rare que l'hippologue du XIXe siècle Eugène Gayot pense qu'il est un mythe « puisqu'on n'en voit nulle part »[50]. En 1834, l'hippologue Louis-Furcy Grognier le décrit comme :

« [...] rarement plus grand que sa mère, souvent il est plus petit. Ses formes sont plus ignobles ; sa tête est plus étroite et plus longue ; les oreilles moins longues sont plus mal placées ; l'encolure plus mince, le dos plus voûté, la croupe plus tranchante, les jambes plus fournies ; la queue est plus garnie de crins, et il hennit comme le cheval, au lieu de braire comme l'âne et même le mulet. Ce caractère dans la voix et l'abondance des crins est ce qui le rapproche le plus de son père le cheval. Il tient de sa mère l'ânesse par la taille et, en grande partie, par la conformation. Il est moins fort que le mulet, même en proportion de la taille ; et il est plus vicieux. On ne peut avoir aucun intérêt à produire cette sorte de bâtard. »

— Louis-Furcy Grognier, Précis d'un cours de multiplication et de perfectionnement des principaux animaux domestiques[51]

Dénomination[modifier | modifier le code]

Le nom français « bardot » est attesté en 1367 pour désigner une « bête de somme, petit mulet, produit du cheval et de l'ânesse ». Autrefois, le muletier qui passait en tête était exempté de droit de péage, d'où l'expression du XVIe siècle « passer pour bardot », qui signifie « passer sans payer »[52]. On trouve également la forme « bardeau »[50]. Le nom pourrait provenir de l'italien bardotto, désignant le mulet, et de l'espagnol albarda, « bât », avec influence possible du provençal bardo, désignant une sorte de bât[52]. En latin, l'animal porte un nom très différent, « hinnus », probable emprunt au grec qui désigne un cheval défectueux, avec influence du verbe hinnire, qui désigne le hennissement, en raison de son cri[16].

En français, le mâle est appelé bardot, la femelle (plus rarement) « bardote », ou « bardine »[49]. D'autres sources affirment qu'il n'existe pas de nom précis pour la femelle, d'autant moins que le sexe de l'animal a peu d'importance du fait de sa stérilité[16]. En anglais, le bardot est nommé hinny, le mâle étant un horse hinny et la femelle une mare hinny[22].

Utilisations[modifier | modifier le code]

Du fait de ses qualités au travail réputées inférieures à celles du mulet[34], le bardot ne semble pas avoir eu de réel rôle dans l'économie humaine[22],[48],[16],[7] et n'a jamais fait l'objet d'un élevage spécifique[48]. Au XIXe siècle, quelques-uns sont employés par les charbonniers, les mineurs et les marchands de bois, qui lui préfèrent généralement le mulet[14].

Il se révèle peu populaire[7] puisqu'il est réputé ne posséder ni la force du cheval, ni le caractère placide de l'âne[53], d'autres réticences tiennent probablement à sa taille plus réduite que celle du mulet, ou à sa moindre rusticité[7].

Toutefois, au début du XXIe siècle, certains éleveurs et spécialistes le décrivent comme comparable au mulet quant au caractère, plus rapide et plus amical que le cheval[22],[7]. Du point de vue des utilisations équestres, le bardot peut théoriquement participer aux mêmes compétitions que celles qui sont réservées aux mulets aux États-Unis[Note 2], puisqu'il est classé dans la même catégorie que ces derniers : bardots et mulets n'y sont pas distingués sur le papier[6].

Diffusion de l'élevage[modifier | modifier le code]

Petit animal quadrupède gris-brun.
Vieux bardot dans l'Oklahoma.

Le bardot n'est que rarement produit volontairement, réputé peu rentable et donc peu apprécié, sa naissance relève le plus souvent de l'accident de pâture[34],[49]. Aucune association ne s'est jamais constituée pour défendre la production ou l'utilisation de ces animaux hybrides[49].

Au XIXe siècle, l'hippologue Eugène Gayot affirme que la saillie d'une ânesse par un étalon « ne peut être que le résultat du hasard »[54]. André Sanson la qualifie lui aussi d'« accidentelle »[55]. Certains auteurs, comme Louis Gaussin, signalent leur présence ponctuelle « dans les pays pauvres » où les ânesses semi-sauvages sont parfois saillies par des étalons de passage. Le bardot possède alors « plus de valeurs que ses deux parents, bien qu'il reste médiocre »[14]. Au début du XXe siècle, le professeur Dechambre signale leur présence en Sicile[56] et d'après Lætitia Bataille, il s'en trouvait dans tout le bassin méditerranéen[57].

La difficulté à en faire naître (14,4% de taux de fécondité) est un frein à la diffusion de son élevage, tout comme la rareté (notamment aux États-Unis) des ânes par rapport aux chevaux dans certains pays, un baudet pouvant servir un grand nombre de juments, tandis que les naissances de bardots sont limitées par le nombre d'ânesses disponibles[58]. Toutefois, l'attirance des propriétaires d'équidés pour tout ce qui est « rare et difficile à obtenir » peut laisser supposer que des naissances continueront à se produire[22].

Dans la culture[modifier | modifier le code]

En Russie, Le bardot enchanté est un conte merveilleux issu des traditions orales des communautés Roms. Ce petit animal, accroché à la queue d'un cheval, est acheté par un nomade pour son fils. Il le sauve de sa belle-mère puis gagne un royaume enchanté où son jeune cavalier vient en aide à une princesse qu'il épouse[59].

Le bardot est mentionné dans la pièce Tous ceux qui tombent de Samuel Beckett, le charretier Christy utilise l'un de ces animaux pour tracter son fumier et le frappe[60]. Il croise le personnage de Maddy Rooney, qui ressent une sorte de jouissance (probablement de nature sexuelle) à voir l'animal ainsi battu[61]. Maddy raconte ensuite que le Christ a fait son entrée à Jérusalem sur le dos d'un bardot et s'identifie à l'animal, car comme lui elle ne peut procréer[62]. Beckett traite donc le bardot comme une « convergence ratée » entre l'âne et le cheval[63].

Dans le roman de Fred Vargas Sans feu ni lieu, le bardot est au centre d'un quiproquo puisqu'un homme croit obtenir un mulet en croisant un étalon avec une ânesse[64]. Il est également au centre du roman pour la jeunesse de Heather Grovet, Beanie, the Horse that was Not a Horse[65], et dans quelques romans paysans[66].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les animaux hybrides n'ont pas de nom scientifique propre.
  2. Les compétitions pour mulets sont une spécificité américaine, qui n'existe pas en Europe où le mulet ne fait l'objet d'un élevage que pour le travail.

Références[modifier | modifier le code]

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  63. (en) Daniel Albright, Beckett and Aesthetics, Cambridge University Press, 2003, (ISBN 0521829089 et 9780521829083), p. 108
  64. Fred Vargas, Sans feu ni lieu, coll. Chemins nocturnes, ed. Viviane Hamy, (ISBN 2878586379 et 9782878586374)
  65. (en) Heather Grovet, Beanie, the Horse that was Not a Horse, Livre 11 de Julius and Friends, Pacific Press Publishing, 2004, (ISBN 0816320535 et 9780816320530), 95 p.
  66. Lucienne Zinant, Graine de paysan, coll. Les chants de la terre, La Fontaine de Siloë, 1992, (ISBN 2908697386 et 9782908697384), p. 140

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Source universitaire[modifier | modifier le code]

  • Isabelle Carine Petrus, Les hybrides interspécifiques chez les équidés, Ecole Nationale Vétérinaire d'Alfort,‎ 2003 (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Sources historiques[modifier | modifier le code]

  • Louis Moll et Eugène Nicolas Gayot, « Le bardot », dans La connaissance générale du cheval : études de zootechnie pratique, avec un atlas de 160 pages et de 103 figures, Didot,‎ 1861, 722 p. (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Ouvrages de vulgarisation[modifier | modifier le code]

  • Victor Siméon, Ânes & Mulets - Découverte et techniques d'entretien et de dressage, De Vecchi,‎ 2008, 192 p. (ISBN 9782732892801) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Donna Campbell Smith, Book of Mules: Selecting, Breeding, and Caring for Equine Hybrids, Globe Pequot,‎ 2008 (ISBN 1599217317 et 9781599217314) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Fran Lynghaug, The Official Horse Breeds Standards Guide: The Complete Guide to the Standards of All North American Equine Breed Associations, Voyageur Press,‎ 2009 (ISBN 1616731710 et 9781616731717) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Cynthia Attar, The Mule Companion: A Guide to Understanding the Mule, CCB Publishing,‎ 2009, 4e éd., 194 p. (ISBN 0965177653 et 9780965177658) Document utilisé pour la rédaction de l’article
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