Saint-Guyomard

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Saint-Guyomard
Mairie de Saint-Guyomard.
Mairie de Saint-Guyomard.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Malestroit
Intercommunalité Communauté de Communes du Val d'Oust et de Lanvaux
Maire
Mandat
Robert Émeraud
2014-2020
Code postal 56460
Code commune 56219
Démographie
Gentilé Guyomardais, Guyomardaise
Population
municipale
1 124 hab. (2011)
Densité 57 hab./km2
Population
aire urbaine
16 453 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 46′ 54″ N 2° 30′ 45″ O / 47.7816666667, -2.5125 ()47° 46′ 54″ Nord 2° 30′ 45″ Ouest / 47.7816666667, -2.5125 ()  
Altitude 96 m (min. : 20 m) (max. : 108 m)
Superficie 19,66 km2
Localisation

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Saint-Guyomard [sɛ̃gijomaʁ] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Guyomard est situé dans le Morbihan, entre Vannes (au sud) et Ploërmel (au nord) à 7 km de Malestroit. Elle est située au cœur des « Landes de Lanvaux », largement boisées aujourd'hui autour de Trédion. Elle est séparée de Sérent dont elle fut longtemps une trève par la pittoresque « vallée de la Claie », qui avec l'Arz (au sud mais ne coulant pas en Saint-Guyomard) est une des principales rivières des landes de Lanvaux, bordées à l'est par l'Oust dont elles sont tributaires, et qui les entaillent profondément.

Le point le plus bas est à 20 m d'altitude, le plus haut à 107 m. La commune présente un paysage varié et vallonné de bocages, de forêts (forêt de Molac au sud, bois de Brignac et bois de Lanvaux au nord-ouest...) et de landes résiduelles. La majeure partie de la commune est un plateau relevé entaillé du nord au sud par des ruisseaux tributaires de la Claie : ruisseaux du Grand Breuil, du Glouby, etc.).

Une particularité de la commune est la « Grotte aux Loups » près de Lézonnais.

La forêt de Molac au sud de la commune présente la singularité d'être une des grandes forêts privées de Bretagne avec 1 500 ha.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Saint-Guyomard est, comme celui du département du Morbihan, de type tempéré océanique. Cependant, de par sa situation à l'intérieur des terres et au cœur des Landes de Lanvaux, c'est plutôt un climat océanique dégradé. En outre, à l'instar du pays de Lanvaux, au relief plus marqué, Saint-Guyomard reçoit des précipitations plus abondantes que sur la côte et même, au nord, que le plateau de Rohan par exemple : 1 100 mm à 1 200 mm par an contre moins de 700 mm sur la presqu'île de Quiberon par exemple.

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Guyomard vient du breton Win-Ho-March (l'homme à cheval), traduit par la suite en Guyonvarch.

Saint-Guyomard est un démembrement de la paroisse de Sérent qui possédait jadis trois trèves (Le Roc, Lizio et donc, Saint-Guyomard). Dès 1542, cette trève était aussi appelée Saint-Maurice, les curés en écrivant le nom : «Saint-Dyomart», tradition qui s'est poursuivie jusqu'en 1726.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Robert Emeraud    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 124 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
730 736 754 768 747 726 709 774 920
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
768 759 756 722 770 831 893 902 935
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
901 933 921 885 878 872 917 929 873
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
848 770 717 779 792 810 976 1 023 1 124
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Brignac (XVe-XVIe siècle) :

Surplombant les méandres de la rivière Claie, il est le siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Brignac (XVe siècle), Papin (1573), Kerguézec, Quistinic (1642), Rosmadec, Talhouët (1697), Montgermont (1831) et Neuchèze (1930).
Pierre de Brignac, premier propriétaire de la seigneurie, était un fidèle du duc François II et de la duchesse Anne. De ses séjours à Amboise ou à Blois lui vint l’envie d’égayer le vieux castel de ses aïeux. En signe de prérogatives seigneuriales, il ajouta au corps de logis une tour-donjon qui hésite toujours entre les préoccupations défensives et celles de l’agrément et confort propres à la Renaissance. Elle est dotée d'un escalier à vis desservant les différents étages et porte l'inscription « Fait par P. de Brignac et Péronnelle de Robien, l'an 1509 ». Un second corps de logis de plan carré a été construit à l’arrière de la tour, ouvrant à chaque niveau l’espace d’un véritable appartement. La seigneurie de Brignac passe ensuite à François de Kerguézec en 1642 puis à Marguerite de Quistinic, et enfin aux Guillemet (vers 1668). À la fin du XVIIe siècle, Sébastien de Rosmadec, maître du lieu et déjà propriétaire de Bohurel à Sérent et de la Cour de Bovrel, vend sa seigneurie en 1697 à la famille de Talhouët. Le château, passant ainsi de mains en mains, se voit ajouter une aile perpendiculaire sur façade. Six fenêtres encadrées de moulures et couronnées d'une accolade à chou et à crosses s'étagent toujours au-dessus de sa belle porte en anse de panier (1509).

  • La Cour de Bovrel :

Ce château ou Cour de Bovrel (XVe-XVIe siècle) était le siège de la seigneurie du Bovrel ou Botvrel, ayant autrefois droit de haute, moyenne et basse justice. Le domaine a été propriété successive des familles Comenan, Rosmadec (1500) et Ollivier (1681). Lors de la Réformation de 1536, la seigneurie est passée aux familles de Quistinic puis, par alliance, Rosmadec. En 1681, Anne de Goulaine cède sa seigneurie de Bovrel à Sébastien de L'Ollivier dont l’une des descendantes, Marie Philippe de Lollivier de Saint-Maur, sera décapitée à Paris en juin 1794. Après la Révolution, le domaine, passant aux mains des familles Trégouet, Gousset, Le Brusq, voit la naissance de l'écrivain Joseph Marie Loaisel de Tréogate (1752-1812). À partir des années 1970, le lieu deviendra un foyer culturel d'Art et d'Artisanat. Sa belle porte est couronnée d'une accolade à crochet et de part et d'autre, de hauts pinacles sculptés. Le portail en anse de panier est fermé par une porte en fer forgé : à son sommet trône un blason.

  • La Chapelle Saint-Maurice[3] :

Cette petite chapelle porte le nom de Saint-Maurice en hommage au saint patron du village qui lui-même répond indifféremment aux deux appellations (Saint-Guyomard, officiellement ou Saint-Maurice, affectivement).
C’est au IIIe siècle de notre ère que, Saint-Maurice se trouvant parmi les soldats venus d'Orient prêter main forte à l'empereur romain Maximien en difficulté dans le Valais (Saint-Maurice (Valais)), il refusa de sacrifier aux idoles et de persécuter les chrétiens. Un tel manquement lui valut d’être mis à mort avec ses compagnons en 302 ; voir Eucher de Lyon. Ce soldat, ce martyr décapité est représenté sous les traits d'un homme blanc dans la plupart des pays d'Europe alors qu'en vérité il s'agissait d'un égyptien de couleur noire comme le montre encore aujourd'hui la cathédrale de Magdebourg, en Allemagne.
Le petit bâtiment érigé au XVe siècle a succédé à un sanctuaire primitif, lui-même bâti sur un autel païen comme en témoignent le menhir couché (pierre de chevet) et la fontaine de dévotion toute proche. L'intérieur de la chapelle date de 1777.

Mais cette attribution de la chapelle Saint-Maurice à saint Maurice d'Agaune, reprise par de nombreux auteurs et sites Internet, est probablement une confusion. En fait, la chapelle est dédiée à saint Maurice de Carnoët comme l'affirme Albert Le Grand dans sa "Vie des Saints"[4].

Hors sa porte en plein cintre, les statues polychromes de saint Guyomard et de saint Maurice (XVIIIe siècle) ou le vitrail représentant le même saint patron, cet édifice rectangulaire est sans grand caractère. Depuis le XIXe siècle, les travaux d’entretien y vont bon train : voûte et enduit des murs, réfection des faces Sud et Nord et, en 1980, remplacement du vitrail brisé.
Dûment consacrée mais sans autre utilisation qu’un Pardon annuel, la chapelle Saint-Maurice est aujourd’hui l’une des onze stations estivales du parcours Arts Capella mêlant (gratuitement) découverte du patrimoine et art contemporain au cœur-même des Landes de Lanvaux.

  • La Fontaine
  • Le Menhir de Coennely

Les recteurs de la paroisse[modifier | modifier le code]

Nom Prénom Fonction Début de mandat Fin de mandat
LE CADRE Sylvestre Sub-curé 1602 1623
VAILLANT Yves Sub-curé 1623 1626
MAROT Julien Sub-curé 1626 1639
DROUIN Jean Curé 1639 1672
BOUEIFFOUX Anselme Curé 1673 1674
BOUEIFFOUX Jean Curé 1674 1682
BOUEIFFOUX Joseph Curé 1682 1687
NAYL Guillaume Curé 1688 1689
THEBAUD Julien Curé 1690 1699
SENE Vincent Curé 1700 1709
GUYMART Joseph Curé 1709 1728
VALY Pierre François Curé 1730 1732
FAUCHEUX Yves Curé 1733 1734
PUISSANT Mathurin Curé 1734 1775
DREAN Mathurin Jean Curé 1775 1779
BRIEND Noël Curé 1779 1792
THOMOUX Melaine Recteur 1802 1816
FORDOS René Joseph Recteur 1816 1817
DUFRESCHE François Recteur 1817 1827
JOUBART François Recteur 1828 1851

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

LOAISEL de TREOGATE Joseph Marie. Fils de Anne-Marie de la Cour (inhumée au cimetière de Saint-Guyomard en 1762) et de Vincent Joseph Loaisel (inhumé en 1769, à Malestroit), il est né en 1752 au manoir de Bovrel, (Saint-Guyomard, Morbihan) où il a passé son enfance et pris le goût de la nature. Il a écrit nombre de romans et de pièces de théâtre : Florello (1776) considéré comme une possible préfiguration des romans américains d'un autre breton : François René de Chateaubriand ; La Comtesse d'Alibre (1779) ; Dolbreuse (1783) où sont contés les remords d'un jeune officier ; Ainsi finissent les grands amours (1788), un titre programme : l’amour, donc, et même l'amour épistolaire : le récit se déroulant à travers les seules lettres du chevalier, adressées à un confident ou à la femme aimée ; Le Château du diable (1793) ; Lucile de Milcourt, ou le cri du sentiment (1794) etc. Ces œuvres sombres, bucoliques et préromantiques aux héros passionnés et tourmentés font montre assez fréquemment d’allusions géographiques instaurant un lien étroit entre personnages et romancier. Mention locale à la « rivière d’Aoust traversant Malestroit », au château de Dolbreuse qui rappelle clairement les tours de Largoët à Elven, sans compter les fontaines, ruisseaux, bois sombres et autres « berceaux de chèvrefeuille » qui implantent sans nulle équivoque leur auteur. Rallié à la Révolution, il devient auteur dramatique et se voit pensionné comme tel par la Convention. Il entre ensuite dans l’administration des postes et continue d’écrire pour le théâtre. À sa mort, à Paris, en 1812, il laissera 17 pièces. Extrait de Ainsi finissent les grandes passions : « Je fus élevé dans une maison de paix ; j’avois le meilleur des pères. J’eus aussi une mère tendre et une sœur chérie; ils sont morts... je n’ai plus que des cendres à visiter et des larmes à répandre dans le lieu de ma naissance : je possédois aussi un petit manoir au milieu des champs, un petit bois, un petit verger. Ces biens touchans, ces jours si doux sont perdus pour moi; ils n’existent plus que dans ma mémoire, qui se perdra bientôt elle-même dans l’abîme du tems. Mes bons parens, et leur fille et leur malheureux fils, seront oubliés sur la terre... personne ne se souviendra de nous... »

DUFRESCHE, comte de la VILLORION, François Louis Barthélémy, né le 24 août 1740 à Cournon 56, après de brillantes études au Séminaire des Trente-Trois de Paris, il est licencié en Droit Canon et Civil à la Sorbonne. Après des études théologiques, il devient prêtre de la Compagnie de Jésus. Prieur de Saint-Guyomard. Il revient sur Paris pour être enseignant au Séminaire des Trente-Trois. Conseiller au Parlement de Paris, des missions lui sont confiées auprès de Saint-Père à Rome.Fait chevalier de l'Eperon d'Or ou de la Milice Dorée, pour services rendus au Vatican, par le Pape Pie VII, qui le fait comte Palatin. Nommé directeur de l'Hôpital des Incurables de Paris, qui deviendra par la suite, l'Hôpital Laennec. Mort en 1827.

Michel Hoëllard est né en 1952 à Paris de parents émigrés originaires de Launay-Bijus, Saint-Guyomard. Il a d'abord écrit pour des revues littéraires. Rédacteur en chef de la défunte revue culturelle et littéraire en ligne Arsnumero dont l'accroche, Tout le monde ne peut pas lire Arsnumero, donnait assez le ton, il est également l'auteur de romans et de nouvelles publiés en France et en Italie (en français et en italien).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  3. http://fr.topic-topos.com/chapelle-saint-maurice-saint-guyomard
  4. Albert Le Grand,... ; revu et corrigé par messire Guy Autret, Les vies des saints de la Bretagne Armorique : ensemble un ample catalogue chronologique et historique des evesques d'icelle... et le catalogue de la pluspart des abbés, blazons de leurs armes et autres curieuses recherches..., 5ème édition, J. Salaün, Quimper, 1901, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038760/f512.image.r=Clohars-Fouesnant.langFR

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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