Anastasia (film, 1997)

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le film de Don Bluth. Pour le film d'Anatole Litvak, voir Anastasia.
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Anastasia

Réalisation Don Bluth
Gary Goldman
Scénario Susan Gauthier
Bruce Graham
Bob Tzudiker
Noni White
Eric Tuchman
Acteurs principaux
Pays d’origine États-Unis
Sortie 1997
Durée 94 min.

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Anastasia est un long-métrage d’animation réalisé par Don Bluth et Gary Goldman pour la Fox Animation Studios, sorti en 1997.

Le personnage principal est la grande-duchesse Anastasia, benjamine des Romanov dont le dernier monarque, Nicolas II, fut victime d’une révolution. La légendaire survie d’Anastasia, qui aurait fui l’assassinat des siens, est le ressort du drame. Dans le film, elle échappe aux bolcheviques mais tombe dans les rets de Raspoutine.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Saint-Pétersbourg, 1917. La veille de la révolution qui va le briser, le tsar commémore le tricentenaire dynastique dans le faste. Sa mère, l’impératrice douairière Marie, se rend au palais pour joindre la fête. Elle appelle sa petite-fille cadette, la grande-duchesse Anastasia, et lui fait don d’une boîte à musique qui joue sa berceuse préférée. Pour consoler la fille, qui l’a priée de ne pas retourner en France, la souveraine l'accompagne d'un collier qui dit Ensemble à Paris.

Raspoutine, que la cour avait pris pour un saint avant de comprendre qu’il était maléfique, apparaît peu après. Le tsar le bannit en vain : il appelle la malédiction sur les Romanov et les voue à l’éternelle condamnation. Une fois ses invectives proférées, Raspoutine vend son âme pour qu’elles se réalisent. Quand l’ombre de la révolution envahit la Russie, les nobles veulent fuir la mise à sac de la ville. La cadette tente de suivre ses frère et sœurs puis remarque qu’elle n’a pas sa boîte. Suivie de sa grand-mère, elle revient sur ses pas. Alors qu’elles essaient de trouver la boîte, le jeune servant Dimitri les aide à s’enfuir juste au moment où arrivent les bolcheviques.

Marie et la duchesse gagnent une cour pour échapper aux soldats. Raspoutine les y piège et se jette sur la fille quand la glace se lézarde et qu’il se noie dans l’eau qui surgit sous ses pieds. La souveraine et la duchesse tentent alors de gagner un tramway. Marie y accède, mais sa petite-fille tombe et heurte sa tête au sol. Elle se perd dans la foule, et Marie s’endeuille.

Dix ans plus tard, il s’avère qu’une rumeur lunaire se répand dans la ville : la cadette aurait fui. Sachant que la souveraine demeurée à Paris compte payer celui qui trouve Anastasia, Dimitri et son ami Vladimir trament une ruse. Ils veulent trouver quelqu’un qui ressemble à la grande-duchesse, faire croire à Marie qu’il s’agit d’Anastasia et gagner la prime. Dimitri veut jouer la souveraine en lui montrant la boîte, qu’il a recueillie au palais. La grande-duchesse disparue a passé dix ans à l’orphelinat ; elle a oublié son passé royal, mais comme son bijou lui dit Ensemble à Paris, elle compte retrouver ses proches en France. Depuis sa perte de mémoire, elle est prénommée Anya.

À Saint-Pétersbourg, elle rencontre une vieille femme qui lui conseille d’aller voir au palais un certain Dimitri qui, d’après elle, pourra l’aider. Dans la salle de bal palatiale, de vagues souvenirs l’envahissent mais s’évaporent quand Dimitri l’apostrophe. Comme il voit chez elle une grande ressemblance avec la grande-duchesse disparue, il la convainc d’aller à Paris avec lui et Vladimir sans toutefois lui dire qu’ils veulent l’utiliser.

Bartok, une chauve-souris qui sert Raspoutine, les écoute et déniche le phylactère qui pourvoyait son maître en magie et qui l’entraîne subitement vers le tréfonds terrestre, là où vit Raspoutine. Celui-ci comprend que sa malédiction a failli, et qu’il est prisonnier entre vie et mort. Pour remédier à ses problèmes, il maudit la grande-duchesse et envoie ses démons la tuer.

Durant le voyage à Paris, la jeune héroïne frôle la mort à plusieurs reprises : elle et les autres échappent de peu à un drame ferroviaire, puis Raspoutine l’ensorcelle pour qu’elle saute dans la mer, tentative meurtrière que Dimitri contrarie. Ses échecs dépitent le mage à tel point qu’il part pour Paris pour tuer Anya en personne.

C’est au même moment que Marie et sa cousine Sophie questionnent une jeune femme qui déclare à tort qu’elle est Anastasia. Toutes les jeunes femmes qui sont venues voir Marie ont menti sur leur identité, si bien que la souveraine se lasse de ces ruses et fait cesser les interviews.

Dimitri et Vladimir transmettent à Anya un grand savoir de la vie de la grande-duchesse pour qu’elle convainque Sophie et puisse voir Marie. Durant l’entretien avec Sophie, Anya répond correctement à une question imprévue, et Dimitri réalise qu’elle est bel et bien Anastasia. Elle est reçue à l’épreuve et informée du refus de Marie, mais Sophie ajoute que la souveraine ira voir un ballet et leur conseille de l’y joindre.

Le ballet achevé, Dimitri veut convaincre Marie de recevoir Anya, mais la souveraine s’y oppose. Elle est au courant de ses efforts pour dépister une femme qui ressemble à sa petite-fille. Celle-ci les écoute et quitte Dimitri.

Le jeune homme enlève Marie et lui montre la boîte pour retenter de la convaincre. Elle accepte d’aller voir Anya malgré sa méfiance, mais quand la jeune femme ouvre la boîte pour chanter la berceuse, elle comprend qu’elle a trouvé la fille perdue. La mémoire de l’orpheline se débloque lorsqu’elle voit les photos de famille de Marie.

La souveraine s’engage à payer Dimitri, mais l’escroc décline. Marie, qui reconnaît le garçon qui l’a sauvée des bolcheviques, comprend que le salut de la duchesse vaut plus que n’importe quelle prime aux yeux du jeune homme.

Quelque temps après, la grande-duchesse cherche son chien dans les parcs palatiaux. Elle est surprise par Raspoutine, qu’elle ne reconnaît que lorsqu’il mentionne le passé. Une bataille se déchaîne, et l’héroïne est quasi perdue quand Dimitri la sauve au péril de sa propre vie. La destruction du phylactère assassine le mage.

Dimitri et la duchesse se réconcilient et décident de vivre ensemble. Elle écrit à Marie pour lui dire qu’elles se reverront. « C’est un parfait commencement », constate la souveraine. Bartok, quant à lui, finit par trouver l’amour de sa vie, lui aussi.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Drapeau des États-Unis États-Unis : 21 novembre 1997
Drapeau de la France France : 12 janvier 1998

Distribution[modifier | modifier le code]

Voix originales[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

Voix québécoises[modifier | modifier le code]

Bande originale[modifier | modifier le code]

Pistes de la bande originale du film[modifier | modifier le code]

La bande originale du film sort en octobre 1997 en cassette audio et en CD.

Chansons du film[modifier | modifier le code]

  • Loin du froid de décembre ou Un beau jour de décembre au Québec (début) : Jeune Anastasia et Marie
  • La Rumeur de Saint-Pétersbourg ou Les rues de Saint-Pétersbourg au Québec (A Rumor in St Petersburg) : Dimitri, Vladimir et les chœurs
  • Voyage dans le temps ou Revivre son passé au Québec (Journey to the Past) : Anastasia
  • Loin du froid de décembre ou Un beau jour de décembre au Québec (Once upon a December) : Anastasia
  • Au plus noir de la nuit ou En plein cœur de la nuit au Québec (In the Dark of the Night) : Raspoutine et les chœurs
  • L’apprentissage (Learn to Do It) : Anastasia, Dimitri et Vladimir
  • L’apprentissage (reprise) (Learn to Do It [Waltz Reprise]): Vladimir
  • Paris, tu nous ouvres ton cœur ou Paris a la clé de vos cœurs au Québec (Paris Holds the Key [to Your Heart]) : Sophie, Dimitri et les chœurs
  • Loin du froid de décembre (reprise) ou Un beau jour de décembre (reprise) au Québec : Anastasia et Marie
  • C’est le début (At the Beginning): Anggun et Gildas Arzel
  • Loin du froid de décembre (Version pop) : Hélène Ségara

Film dérivé[modifier | modifier le code]

Un film dérivé, Bartok le magnifique, est réalisé par Don Bluth et Gary Goldman en 1999. Il sort directement en vidéo.

Autour du film[modifier | modifier le code]

La légende[modifier | modifier le code]

Le film s’appuie sur la survie d’Anastasia, née à cause de la négligence des bolcheviques qui auraient perdu son corps. Il emprunte aussi au mythe des talents occultes de Raspoutine, qui avait prédit la chute de l’Empire et la mort des Romanov peu après la sienne, ce que le film interprète comme une malédiction.

Allusion à Titanic[modifier | modifier le code]

Les visages de Dimitri et Vladimir partagent une étrange ressemblance avec ceux de Brock Lovett et Lewis Bodine, explorateurs à la recherche du Cœur de l’Océan dans le film Titanic. Lewis, dont la ressemblance est la plus troublante à cause de sa barbe fournie, évoque l’imposture des femmes ayant dit être Anastasia lorsqu’il accuse Rose Dawson Calvert d’usurper le nom de Rose DeWitt Bukater. Le jour de sa mort présumée, celle-ci a le même âge qu’Anastasia lors de la sienne toute aussi présumée.

Allusion à Anastasia (1956)[modifier | modifier le code]

Le compositeur musical du film est le fils d’Alfred Newman, qui a mis en musique le film Anastasia d’Anatole Litvak, également des studios de la Fox, avec Ingrid Bergman dans le rôle-titre. Vers la fin du dessin-animé, après avoir trouvé Marie, l’héroïne porte une garde-robe semblable à celle de Bergman dans le film d’antan.

Allusion à l’Histoire[modifier | modifier le code]

Le combat final a lieu sur un pont qui ressemble au Pont Alexandre-III, emblème de l’amitié franco-russe. Alexandre III était le grand-père d’Anastasia et l’époux de Marie. La destruction de ce pont peut être vue comme suit : ses origines retrouvées, la princesse s’en éloigne pour rebâtir sa vie.

Allusions à l’art parisien[modifier | modifier le code]

Alors qu’on chante Paris, tu nous ouvres ton cœur, la totalité des scènes est enrobée dans un tableau : après l’évocation des Folies Bergère par Joséphine Baker portant autour de la taille une ceinture de bananes et promenant un léopard, on voit un peintre faire tournoyer son tableau pour le montrer au spectateur. C’est Claude Monet ; on le reconnaît à sa grande barbe blanche et à sa blouse de travail. Le spectateur entre alors dans le tableau en prenant place près du Moulin-Rouge. Le décor est peint, immobile et ponctué de coups de pinceau reconnaissables. Les personnages sont bien animés par-dessus le décor.

À l’intérieur du Moulin-Rouge, les spectateurs au second plan sont à nouveau figés et peints.

Plus tard, très brièvement mais à remarquer, on voit Auguste Rodin (reconnaissable à sa barbe blanche allongée) qui sculpte son Penseur. Le modèle du Penseur est par hasard Dimitri, qui s’afflige de voir la duchesse dans les bras d’un danseur. Quand les personnages gagnent le faîte de la Tour Eiffel, on retrouve le décor du tableau d’autant plus visible quand la lune surgit derrière Dimitri.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  2. voxofilm.free.fr
  3. Baroness Sophie Buxhoeveden

Lien externe[modifier | modifier le code]