Principauté de Serbie

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Principauté de Serbie

1815 – 1882

Drapeau Blason
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La principauté de Serbie en 1878.

Informations générales
Statut Monarchie
Capitale Kragujevac puis Belgrade à partir de 1838
Langue Serbe
Histoire et événements
1815 Proclamation
1817 Reconnaissance par l'Empire ottoman
6 mars 1882 Proclamation du Royaume de Serbie

Entités précédentes :

Entités suivantes :

La principauté de Serbie (en serbe cyrillique: Кнежевина Србија, en serbe latin Kneževina Srbija) est un État des Balkans créé à la suite des Premier (1804-1813) et Second soulèvements serbes (1815-1817).

Le premier soulèvement dirigé par Georges Petrović, surnommé Karageorges (« Georges le Noir »), a conduit à une première auto-proclamation, mais non reconnue par l'Empire ottoman. Ce dernier mis fin à l'expérience en 1813. La création définitive de la principauté a été négociée à travers un accord non écrit entre le chef du second soulèvement serbe, Miloš Obrenović, et le gouverneur ottoman Marashli Pacha. Cet accord mit fin à la seconde révolte serbe contre les Turcs, et Obrenović réussit à obtenir une autonomie partielle de la Serbie. En 1816, la Sublime Porte reconnut la nouvelle Principauté de Serbie dont l'autonomie sera précisée par une série de documents juridiques publiés par la Porte en 1828, 1829 et enfin, 1830, le Hatt-i Sharif. Le nouvel État dut continuer à payer un tribut à l’Empire ottoman ; une garnison turque se maintint à Belgrade jusqu’en 1867. Mais, dans les faits, la Serbie était devenue un état quasiment indépendant.

La Serbie acquit son indépendance définitive au Traité de Berlin en 1878. En 1782 la Principauté devient le Royaume de Serbie.


Soutien des Romantiques[modifier | modifier le code]

Ćele kula, la « tour aux crânes ».

Après avoir visité la Serbie autonome, le poète français Alphonse de Lamartine fait découvrir aux romantiques, la culture serbe ; en 1833, il fait graver une inscription sur le site de Ćele kula (en serbe cyrillique : Ћеле Кула), la « tour aux crânes », élevée par les Ottomans qui y enchassèrent les crânes des soldats serbes morts à la bataille du mont Čegar (19 mai 1809) : « Qu’ils laissent subsister ce monument ! Il apprendra à leurs enfants ce que vaut l’indépendance d’un peuple, en leur montrant à quel prix leurs pères l’ont payée »[1]. Lamartine fait connaître en France la lutte de la Serbie.

Malgré cela, les Turcs persécutent encore les Serbes dans les territoires qu’ils gardaient sous leur contrôle. Les massacres des Serbes inspirent à Victor Hugo, grand défenseur du peuple serbe, un célèbre discours, Pour la Serbie, écrit en 1876[2]. Ce discours est aujourd’hui considéré comme l’un des actes fondateurs de l’idée européenne[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Stevan Sindjelic, une légende serbe (1770-1809) », sur http://www.orlovi.com, Site de l’association des Orlovi (consulté le 29 avril 2008)
  2. (fr)[PDF] « Victor Hugo, Pour la Serbie, 1876 », sur http://www.franceurope.org, La France et l’Europe (consulté le 29 avril 2008) - Texte du discours de Victor Hugo
  3. (fr) « Le visionnaire européen », sur http://www.senat.fr, Site officiel du Sénat français (consulté le 29 avril 2008)