Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais

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Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais
Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais
Vue de Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
Intercommunalité Villefranche Beaujolais Saône
Maire
Mandat
Stéphane Parizot
2020-2026
Code postal 69460
Code commune 69172
Démographie
Population
municipale
773 hab. (2018 en diminution de 6,08 % par rapport à 2013)
Densité 178 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 02′ 29″ nord, 4° 38′ 04″ est
Altitude Min. 247 m
Max. 429 m
Superficie 4,35 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Saint-Étienne-des-Oullières
(banlieue)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Gleizé
Localisation
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Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais
Liens
Site web www.salles-arbuissonnas.fr/

Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais est une commune française, située dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle est située dans l'ancienne région historique du Beaujolais.

Arbuissonnas et Salles-en-Beaujolais ne forment plus qu'une seule entité depuis 1976. Ce fait était depuis longtemps acquis dans l'esprit des gens, plusieurs associations regroupaient déjà nombre d'habitants, comme la brigade des pompiers, la fanfare et les paroisses étaient déjà regroupées. À l'origine Arbuissonnas, l'église Saint-Laurent était autrefois enclavée à l'intérieur d'un prieuré bénédictin dépendant de l'abbaye d'Ainay. On trouve mention de fortifications et d'une tour dès le Xe siècle. Il ne reste de cet ensemble qu'une chapelle dont le cœur fut construit en 1860. Arbuissonnas disposa longtemps de sa propre école avec une classe unique et mixte, et d'une vaste maison de famille, la villa Bethanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Salles-Arbuissonnas est une commune située dans le Beaujolais, à 10 kilomètres au nord-ouest de Villefranche-sur-Saône, et 40 kilomètres de Lyon.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais est limitrophe des communes suivantes :

Rose des vents Le Perréon Saint-Étienne-des-Oullières Rose des vents
Vaux-en-Beaujolais N
O    Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais    E
S
Blacé

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Étienne-des-Oullières, une agglomération intra-départementale regroupant 7 communes[4] et 8 898 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6]. La commune est en outre hors attraction des villes[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (94,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (81 %), prairies (8,8 %), zones urbanisées (5,9 %), zones agricoles hétérogènes (4,3 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune disposait de deux arrêts sur la ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique du chemin de fer du Beaujolais reliant, de 1901 à 1934, Villefranche-sur-Saône à Monsols.
On voit ici la gare de Salles.

Les moines de Cluny sont arrivés à Salles en Beaujolais au Xe siècle pour fonder le prieuré de Saint-Martin-de-Salles.

La fondation du Prieuré[modifier | modifier le code]

Les moines de Cluny sont arrivés à Salles en Beaujolais au Xe siècle pour fonder le prieuré de Saint-Martin-de-Salles. Ils construisent ainsi une belle église romane en pierres dorées, un cloître, ainsi que de nombreux bâtiments nécessaires à la vie d'un prieuré (salle capitulaire, dortoir, parloir, cellier, cantine).

Le chapitre de Salles[modifier | modifier le code]

En 1301, 30 moniales arrivées de l'île de Grelonges, sur la Saône, s'installent au prieuré de Salles. Au fil du temps, le prieuré prospère et ses dernières font faire de nombreuses modifications au prieuré : la porte en gothique flamboyant, agrandissement de la salle capitulaire et peintures murales, agrandissement du parloir, surélévation de l'église[11]. Petit à petit, ces moniales initialement soumises à la règle bénédictine, prennent des libertés et se font construire des maisons individuelles. Elles ne vivent donc plus en communauté[12]. Elles commencent à posséder personnellement, à vendre, à acheter, s'enrichissent et plus tard, se font appeler chanoinesses comtesses. Issues de la noblesse, elles sont soutenues financièrement par leur famille. Rappelées plusieurs fois à l'ordre par leur supérieur hiérarchique à Cluny, elles continuent de glisser vers un mode de vie de plus en plus aristocratique. Elles reçoivent des visiteurs, sortent de l'enceinte du prieuré pour se rendre quelque temps dans leur famille ou chez des amies, ont des domestiques. En 1779, elles obtiennent officiellement le titre de chanoinesse comtesse et passent sous l'obédience de l'archevêque de Lyon[13]. En 1790, le décret mettant fin aux ordres religieux vient mettre un terme aux projets de grandeur des chanoinesses de Salles. Le chapitre est dissous, la majorité d'entre elles regagne leur famille, et d'autres, à l'image de la Prieure Madame de Ruffey, se battront pour reprendre les biens que la Révolution leur a volés. Elle parvient à racheter quelques maisons mais est finalement emprisonnée et meurt en prison. De cette glorieuse époque, la commune de Salles a conservé une partie du cloître, de la salle capitulaire, et du parloir, ainsi que de magnifiques maisons "bourgeoises", datant d'un projet qui n'aura vu que partiellement le jour, le projet Désarnod.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, l'hôtel Cinquin est l'un des nombreux établissements qui accueillent à Salles, pensionnaire, gens de passage et touristes. On rapporte que les clients de cet hôtel jouaient aux boules dans la cour du cloître. On peut citer parmi les autres hôtels de Salles, l'hôtel du commerce (aujourd'hui restaurant situé près de la voûte) et l'hôtel du chapitre dont les habitués jouaient aux boules sur la grand-place. Dans une ambiance pittoresque, ils buvaient « des canons » et alignait les collections de « pots » bus sur le mur devant l'hôtel. À la fin de la journée, les pots étaient comptabilisés et chacun payait son dû[réf. nécessaire].

Salles comptait aussi plusieurs cafés, comme le café de la gare situé au bas du village, appelé aussi couramment « café du fond de Salles »[réf. nécessaire].

Le , la commune est formée par la fusion de Salles et d'Arbuissonnas, dont Salles est le chef-lieu.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie au début du XXe siècle.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1975 1983 Jean Auger    
1983 1989 Jean-Jacques Putigny    
1989 2001 Louis Bosgiraud    
2001 2008 Claude Richard    
2008 2020 Marie-Claude Longefay    
juillet 2020 En cours Stéphane Parizot    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[15].

En 2018, la commune comptait 773 habitants[Note 2], en diminution de 6,08 % par rapport à 2013 (Rhône : +4,48 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
371371408365409432460491492
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
472484528464494445438404400
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
425430397343348343353271274
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
289340459513507629732747761
2013 2018 - - - - - - -
823773-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Abside de l'église face est.
Clocher vu du sud.
  • Les vestiges du prieuré clunisien Saint-Martin-de-Salles. À voir :
    • la façade avec sa porte romane,
    • le porche en style gothique flamboyant,
    • le cloître du Xe siècle et sa galerie du XIIe siècle, voûtée avec des ogives à colonnes doubles en pierres dorées[19],
Cloitre du prieuré.
    • la salle capitulaire du XVe siècle, voûtée d’ogives,
    • les fresques du XVe siècle;
    • la chaire priorale du XVIe siècle,
    • les stalles de style Renaissance et XVIIIe siècle.
Vu d'ensemble des stalles.
Détail de quelques stalles.
  • le parc d’Arbuissonnas
  • l'église d’Arbuissonnas remaniée au XIXe siècle.
  • maison de style bourgeois lyonnais de Thalia Descombes, anciennement appelée “l’hostellerie saint-vincent”.

Économie[modifier | modifier le code]

Évènements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason à dessiner Blason
D'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules, au lambel à cinq pendants du même brochant sur la poitrine du lion[20].
Détails
Ce sont les armes du Beaujolais (sires de Seaujeu).
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Unité urbaine 2020 de Saint-Étienne-des-Oullières », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 3 avril 2021).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 3 avril 2021).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 3 avril 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 3 avril 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 30 avril 2021)
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 30 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Eugène Méhu, Salles en Beaujolais, p41
  12. Eugène Méhu, Salles en Beaujolais, p 50.
  13. Eugène Méhu, Salles en Beaujolais, p 59.
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. « L'église de Salles », notice no PA00118065, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. « Le cloître ou le chapître du prieuré », notice no PA00118064, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. https://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=4325

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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