Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais

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Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais
L'église de Salles.
L'église de Salles.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
Canton Gleizé
Intercommunalité Villefranche-Beaujolais-Saône
Maire
Mandat
Marie-Claude Longefay
2014-2020
Code postal 69460
Code commune 69172
Démographie
Population
municipale
827 hab. (2014)
Densité 190 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 02′ 29″ nord, 4° 38′ 04″ est
Altitude Min. 247 m – Max. 429 m
Superficie 4,35 km2
Localisation

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Liens
Site web www.salles-arbuissonnas.fr/

Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais est une commune française, située dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle est située dans l'ancienne région historique du Beaujolais.

Arbuissonnas et Salles-en-Beaujolais ne forment plus qu'une seule entité depuis 1976. Ce fait était depuis longtemps acquis dans l'esprit des gens, plusieurs associations regroupaient déjà nombre d'habitants, comme la brigade des pompiers, la fanfare et les paroisses étaient déjà regroupées. À l'origine Arbuissonnas, l'église Saint-Laurent était autrefois enclavée à l'intérieur d'un prieuré bénédictin dépendant de l'abbaye d'Ainay. On trouve mention de fortifications et d'une tour dès le Xe siècle. Il ne reste de cet ensemble qu'une chapelle dont le cœur fut construit en 1860. Arbuissonnas disposa longtemps de sa propre école avec une classe unique et mixte, et d'une vaste maison de famille, la villa Bethanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Salles-Arbuissonnas est une commune située dans le Beaujolais, à 10 kilomètres au nord-ouest de Villefranche-sur-Saône, et 40 kilomètres de Lyon.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Le Perréon Saint-Étienne-des-Oullières Rose des vents
Vaux-en-Beaujolais N
O    Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais    E
S
Blacé

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune disposait de deux arrêts sur la ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique du chemin de fer du Beaujolais reliant, de 1901 à 1934, Villefranche-sur-Saône à Monsols.
On voit ici la gare de Salles.

Les moines de Cluny sont arrivés à Salles en Beaujolais au Xe siècle pour fonder le prieuré de Saint-Martin-de-Salles.

La fondation du Prieuré[modifier | modifier le code]

Les moines de Cluny sont arrivés à Salles en Beaujolais au Xe siècle pour fonder le prieuré de Saint-Martin-de-Salles. Ils construisent ainsi une belle église romane en pierres dorées, un cloître, ainsi que de nombreux bâtiments nécessaires à la vie d'un prieuré (salle capitulaire, dortoir, parloir, cellier, cantine).

Le chapitre de Salles[modifier | modifier le code]

En 1301, 30 moniales arrivées de l'île de Grelonges, sur la Saône, s'installent au prieuré de Salles. Au fil du temps, le prieuré prospère et ses dernières font faire de nombreuses modifications au prieuré : la porte en gothique flamboyant, agrandissement de la salle capitulaire et peintures murales, agrandissement du parloir, surélévation de l'église[1]. Petit à petit, ces moniales initialement soumises à la règle bénédictine, prennent des libertés et se font construire des maisons individuelles. Elles ne vivent donc plus en communauté[2]. Elles commencent à posséder personnellement, à vendre, à acheter, s'enrichissent et plus tard, se font appelées chanoinesses comtesses. Issues de la noblesse, elles sont soutenues financièrement par leur famille. Rappelées plusieurs fois à l'ordre par leur supérieur hiérarchique à Cluny, elles continuent de glisser vers un mode de vie de plus en plus aristocratique. Elles reçoivent des visiteurs, sortent de l'enceinte du prieuré pour se rendre quelque temps dans leur famille ou chez des amies, ont des domestiques. En 1779, elles obtiennent officiellement le titre de chanoinesse comtesse et passent sous l'obédience de l'archevêque de Lyon[3]. En 1790, le décret mettant fin aux ordres religieux vient mettre un terme aux projets de grandeur des chanoinesses de Salles. Le chapitre est dissout, la majorité d'entre elles regagne leur famille, et d'autres, à l'image de la Prieure Madame de Ruffey se battront pour reprendre les biens que la Révolution leur a volé. Elle parvient à racheter quelques maisons mais est finalement emprisonnée et meurt en prison. De cette glorieuse époque, la commune de Salles a conservé une partie du cloître, de la salle capitulaire, et du parloir, ainsi que de magnifiques maisons "bourgeoises" datant d'un projet qui n'aura vu que partiellement le jour, le projet Désarnod.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

L'hôtel Cinquin, un des nombreux établissements qui accueillaient à Salles, pensionnaire, gens de passage et touristes. On rapporte que les clients de cet hôtel jouaient aux boules dans la cour du cloître. On peut citer parmi les autres hôtels de Salles, l'hôtel du commerce (aujourd'hui restaurant situé près de la voûte) et l'hôtel du chapitre dont les habitués jouaient aux boules sur la grand-place. Dans une ambiance pittoresque, ils buvaient « des canons » et alignait les collections de « pots » bus sur le mur devant l'hôtel. À la fin de la journée, les pots étaient comptabilisés et chacun payait son dû.

Salles comptait aussi plusieurs cafés, comme le café de la gare situé au bas du village, appelé aussi couramment « café du fond de Salles ».

La commune a été formée le , par la fusion de Salles et d'Arbuissonnas, dont Salles est le chef-lieu.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie au début du XXe siècle.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1976 1983 Jean Auger    
1983 1989 Jean-Jacques Putigny    
1989 2001 Louis Bosgiraud    
2001 2008 Claude Richard    
mars 2008        
2014 en cours Marie-Claude Longefay    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 827 habitants, en augmentation de 8,1 % par rapport à 2009 (Rhône : 5,17 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
371 371 408 365 409 432 460 491 492
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
472 484 528 464 494 445 438 404 400
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
425 430 397 343 348 343 353 271 274
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
289 340 459 513 507 629 761 823 827
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le site de Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais est classé et une zone de protection a été mise en place autour de l’église de Salles[8] afin de préserver la place devant celle-ci, la cour du chapitre, la place du chapitre et les maisons du chapitre XVIIIe siècle qui la bordent.
Abside de l'église face est.
Clocher vu du sud.
  • Les vestiges du prieuré clunisien Saint-Martin-de-Salles. À voir :
    • la façade avec sa porte romane,
    • le porche en style gothique flamboyant,
    • le cloître du Xe siècle et sa galerie du XIIe siècle, voûtée avec des ogives à colonnes doubles en pierres dorées[9],
Cloitre du prieuré.
Vu d'ensemble des stalles.
Détail de quelques stalles.
  • le parc d’Arbuissonnas
  • l'église d’Arbuissonnas remaniée au XIXe siècle.

Économie[modifier | modifier le code]

Évènements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Eugène Méhu, Salles en Beaujolais, p41
  2. Eugène Méhu, Salles en Beaujolais, p 50.
  3. Eugène Méhu, Salles en Beaujolais, p 59.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. « L'église de Salles », notice no PA00118065, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Le cloître ou le chapître du prieuré », notice no PA00118064, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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