Soligny-la-Trappe

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Soligny-la-Trappe
Soligny-la-Trappe
L'abbaye de la Trappe.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Mortagne-au-Perche
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Mortagne au Perche
Maire
Mandat
Thierry Cortyl
2020-2026
Code postal 61380
Code commune 61475
Démographie
Gentilé Solignois
Population
municipale
668 hab. (2019 en diminution de 2,34 % par rapport à 2013)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 36′ 54″ nord, 0° 32′ 08″ est
Altitude Min. 197 m
Max. 294 m
Superficie 19,50 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Mortagne-au-Perche
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Mortagne-au-Perche
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web soligny-la-trappe.pagespro-orange.fr

Soligny-la-Trappe est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 668 habitants[Note 1]. L'abbaye Notre-Dame de la Trappe est située sur le territoire communal, et les célèbres trappistes en sont originaires et en tirent leur nom.

Géographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 10,2 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 2,7 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 14 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 4] : 831 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,1 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Mortagne - Parc », sur la commune de Mortagne-au-Perche, mise en service en 1993[8] et qui se trouve à 11 km à vol d'oiseau[9],[Note 5], où la température moyenne annuelle est de 11,6 °C et la hauteur de précipitations de 788,5 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 6], « Alençon - Valframbert », sur la commune d'Alençon, mise en service en 1946 et à 39 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 10,8 °C pour la période 1971-2000[12] à 10,9 °C pour 1981-2010[13], puis à 11,3 °C pour 1991-2020[14].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Soligny-la-Trappe est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[15],[16],[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mortagne-au-Perche, dont elle est une commune de la couronne[Note 8]. Cette aire, qui regroupe 25 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[18],[19].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (61,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (61,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (33,1 %), terres arables (27,5 %), prairies (26,1 %), zones agricoles hétérogènes (7,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,7 %), zones urbanisées (2,2 %), eaux continentales[Note 9] (0,8 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[21].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Solinneium en 1091[22], de Soligneio en 1172[22] et Soulignyé en 1373[22]. Le toponyme serait issu de l'anthroponyme roman Solemnius[22],[23]. Le second élément Trappe est une référence au monastère trappiste établi sur le territoire[23].

Le gentilé est Solignois.

Histoire[modifier | modifier le code]

À la création des cantons, Soligny est chef-lieu de canton. Ce canton est supprimé lors du redécoupage cantonal de l'an IX (1801)[24].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977[25] mars 2001 Michel Jousse SE Directeur d'une scierie
mars 2001[26] mai 2020 Jean-Michel Bréard[27] SE Agriculteur
mai 2020[28] En cours Thierry Cortyl SE Éleveur
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[28].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[30].

En 2019, la commune comptait 668 habitants[Note 10], en diminution de 2,34 % par rapport à 2013 (Orne : −3,08 %, France hors Mayotte : +2,17 %). Soligny-la-Trappe a compté jusqu'à 1 247 habitants en 1876.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
863816897859911883916969946
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 1491 2121 2331 247962906976935886
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
693698629707711678658652606
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017
553538586624694708710686674
2019 - - - - - - - -
668--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Activité, label et manifestations[modifier | modifier le code]

Labels[modifier | modifier le code]

La commune est une ville fleurie (deux fleurs) au concours des villes et villages fleuris[34].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Au nombre des personnalités liées à la commune de Soligny-la-Trappe, il convient de mentionner encore quelqu'un qui, lui, est né dans le village. Il s'agit de Thomas Hayot qui fait partie de la vague des premiers émigrants percherons vers la Nouvelle-France (qui deviendra le Canada) ; il est né en 1609, il est mort au Canada en 1673. Il y était arrivé en 1638. Si l'on sait peu de choses de sa jeunesse dans le Perche, si ce n'est son mariage à Mortagne en 1629, la suite de sa vie au Canada est, par contre, beaucoup mieux connue grâce à divers documents de l'époque. Près des fonts baptismaux de l'église de Soligny et en souvenir de son baptême qui eut lieu là, une plaque a été apposée à la mémoire de Thomas Hayot par l'association Perche-Canada. Il a de nombreux descendants au Canada ; leur nom a évolué avec le temps, il est devenu Ayotte.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2019.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  5. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  6. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  7. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  9. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  8. « Station Météo-France Mortagne - Parc - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Soligny-la-Trappe et Mortagne-au-Perche », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France Mortagne - Parc - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « Orthodromie entre Soligny-la-Trappe et Alençon », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station météorologique d'Alençon - Valframbert - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique d'Alençon - Valframbert - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique d'Alençon - Valframbert - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Mortagne-au-Perche », sur insee.fr (consulté le ).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  21. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  22. a b c et d Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 1 : Formations préceltique, celtiques, romanes, Genève, (lire en ligne), p. 589.
  23. a et b René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, (ISBN 2-905461-80-2), p. 248.
  24. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. « L'ancien maire Michel Jousse expose à la Trappe », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  26. « Un troisième mandat pour Jean-Michel Bréard », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  27. Réélection 2014 : « Soligny-la-Trappe (61380) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  28. a et b « Municipales à Soligny-la-Trappe. Thierry Cortyl succède à Jean-Michel Bréard », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le )
  29. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  30. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  32. Laurence de Calan, Presybtères du Perche, éditions des Amis du Perche, collection "Présence du Perche", juillet 2012, p. 165. [ (ISBN 978-2-900122-983)]
  33. Michel Ganivet, "Le 5 mai 1753, le bourg de Soligny était anéanti par le feu", Cahiers Percherons (bulletin trimestriel des Amis du Perche), n°172, 2007-4, p. 1-18.
  34. « Palmarès du concours des villes et villages fleuris », sur villes-et-villages-fleuris.com (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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