Saint-Ouen-de-Sécherouvre

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Saint-Ouen-de-Sécherouvre
Saint-Ouen-de-Sécherouvre
Le moulin de Pleugère.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Mortagne-au-Perche
Canton Mortagne-au-Perche
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Mortagne-au-Perche
Maire
Mandat
Rémy Gohier
2014-2020
Code postal 61560
Code commune 61438
Démographie
Population
municipale
178 hab. (2016 en diminution de 3,78 % par rapport à 2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 36′ 02″ nord, 0° 29′ 22″ est
Altitude Min. 173 m
Max. 257 m
Superficie 10,15 km2
Localisation

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Saint-Ouen-de-Sécherouvre est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 178 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Ouen-de-Sécherouvre[1]
Saint-Aubin-de-Courteraie Saint-Martin-des-Pézerits Soligny-la-Trappe
Saint-Aubin-de-Courteraie Saint-Ouen-de-Sécherouvre[1] Sainte-Céronne-lès-Mortagne
Saint-Germain-de-Martigny Bazoches-sur-Hoëne, Sainte-Céronne-lès-Mortagne Sainte-Céronne-lès-Mortagne

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme parrochia Sancti Audoeni de Sicco Robore en 1245[2].

Toponyme composé de Saint-Ouen, de sèche et de rouvre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fusion de communes[modifier | modifier le code]

En 1819, Saint-Ouen-de-Sécherouvre (432 habitants en 1806) absorbe Saint-Marc-de-Coulonges (235 habitants)[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1912 Eugène Legrier    
mai 1925 Philippe Bouvier    
mai 1935 Prosper Legrier    
mai 1937 Eugène Costard    
mai 1953 Onésime Sicot    
mai 1953 mars 1977 Eugène Buisson   Agriculteur
mars 1977 mars 2001 Marcel Bouvet   Agent France Télécom
mars 2001 mars 2014 [4] Marcel Garnier SE Agriculteur
mars 2014[5] En cours Rémy Goyer SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7].

En 2016, la commune comptait 178 habitants[Note 2], en diminution de 3,78 % par rapport à 2011 (Orne : -1,92 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
438462432644587596656623640
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
582549501483478455435396381
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
334331286303294289296298245
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2016
240244195206179190191181178
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église[modifier | modifier le code]

  • 1894 – Projet de construction d’une tour à l’église.
  • 1896 – Monsieur Marchand, ancien curé de Saint-Ouen-de-Sécherouvre a fait un don d’une somme de 400 fr. À titre se souscription pour la construction de la tour de l’église.
  • 1897 – Construction de la tour de l’église.
  • 1911 – Installation de M. le curé par M. le doyen de Bazoches. Dimanche 16 juillet.
  • 1912 – Installation de la corniche autour du bas de l’église.
  • 1913 – Installation de six vitraux réalisés par les ateliers Lorin de Chartres, dirigés par Charles Lorin[9].
  • 1914 – Plantation des arbres autour de l’église. Installation des lambris.
  • 1919 – Érection du monument des victimes de la guerre.
  • 1920 – Érection de la statue de la Sainte Vierge. Emmarchement des petits autels et de l’entrée du chœur.
  • 1921 – Revêtement des murs et peintures de la nef par M. le curé. Six vitraux du chœur[9]. Voûte du chœur en pitchpin et moulures en chêne, par M. le curé
  • 1922 – Peintures du chœur par M. Boucherat (maison Barillet). Tables de communion en chêne sculpté par Croix Marie.
  • 1923 – Réfection de la couverture de l’église en ardoise par M. le curé, aidé d’un manœuvre.
  • 1924 – Installation de l’horloge avec trois nouvelles cloches pour le carillon.
  • 1925 – Réfection des barrières du cimetière.
  • 1927 – Statues de sainte Jeanne d’Arc et de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.
  • 1929 – Peinture de l’entrée de la tour.
  • 1931 – Chauffage de l’église. Électrification de quatre cloches.
  • 1935 – Édification du calvaire en granite, exécuté par M. le curé. Mosaïques de la façade de la tour par M. Barillet.
  • 1938 – Mosaïques des côtés nord et sud sur 15 mètres de hauteur.
  • 1949 – Statues de saint Ouen de Sécherouvre, du Sacré-Cœur, de saint Joseph, de deux anges adorateurs de saint Louis, sainte Jeanne d’Arc et sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de saint Antoine, par Lambert-Rucki.
  • 1950 – Érection du calvaire en granit (Croix des Landes).
  • 1952 – Érection des 15 Mystères du Rosaire autour de l’église (œuvre des frères Lérat) ; bénédiction par Mgr Ménard.
  • 1963 – Mort de monsieur Louis Gérard (1880 – 1963), curé de Saint-Ouen-de-Sécherouvre.

Le moulin de la Pleugère[10],[11][modifier | modifier le code]

  • Ancien moulin à eau municipal avec le moulin Saint-Mard (ex-Saint-Mard-de-Coulonges) et le moulin des planches, il desservait les communes avoisinantes de Saint-Ouen-de-Sècherouvre, de Soligny-la-Trappe et de Sainte-Céronne-les-Mortagne. Il est possible qu’il ait autrefois appartenu à l’ancienne seigneurie et que ce moulin fût relativement très polyvalent. Il a peut-être été équipé à une époque d’une roue intérieure en supplément de sa roue extérieure pour augmenter sa puissance. Moulin à grains, à tan et à foulon très certainement. Malheureusement lors de son achat pour restauration, plus rien de son histoire et de ses mécanismes ne persistaient. Des recherches actuelles sont menées pour retrouver le passé historique de ce moulin auprès de l’office départemental de l’Orne à Alençon et auprès de l’abbaye de la Trappe.
  • Ce moulin trouve ses origines à la fin du XVe siècle. Lors de la restauration du tunnel de décharge de la roue, la pierre qui sert de clé de voûte a été mise à jour. Elle porte une inscription (1485) date probable de construction du moulin. Les recherches dans les archives départementales ont permis de trouver les traces de sa production. Une activité régulière en 1555 et une production de farine de deux quintaux par jour en 1646.
  • Le bâtiment principal, dont les couleurs chaudes rappellent le sable du Perche, s’insère parfaitement dans ce décor vallonné.[réf. nécessaire] La dépendance, ancienne longère, complète cette propriété.
  • Puis vers 1810, construction attenante d’une écurie percheronne. Aujourd’hui devenue cuisine, les mangeoires entretiennent le souvenir de ce passé.
  • L’ancienne salle des machines reconstruite vers 1835 conserve encore les traces de ces différentes évolutions au fil du temps.
  • Les fouilles de la fosse ont permis de découvrir sous le limon les vestiges d’un tronçon de l’ancienne roue (env. 1870). C’est à partir de ces éléments qu’une roue neuve identique en forme et dimensions a été reconstruite et inaugurée le 23 août 2008.
  • La double porte (à double battant), typique de cette région, est néanmoins unique dans ces dimensions et dans cette forme.
  • Vers les années 1900 construction de la longère et de sa grange. Un ancien four à pain est en cours de restauration. Il permettra d’offrir aux hôtes un pain traditionnel.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

  • Le presbytère.
  • La chapelle de Saint-Mard.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2016.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  2. Ernest Nègre - 1998 - Toponymie générale de la France: Tome 3, page 1568, (ISBN 2600028846).
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. « Trente-cinq années au service de la commune », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 5 janvier 2016)
  5. « Saint-Ouen-de-Sécherouvre (61560) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 12 juin 2014)
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. a et b « Ensemble de 12 verrières hagiographiques : Nativité, Sainte Famille, Baptême du Christ, Sermon sur la montagne, Lavement des pieds, Résurrection du fils de la veuve, Entrée à Jérusalem, la Cène, Agonie au Jardin des oliviers, Résurrection, Remise des clés, Ascension », notice no IM61004202, base Palissy, ministère français de la Culture
  10. http://www.alencon.maville.com/actualite/2008/09/20/saint-ouen-de-secherouvre/au-moulin-de-la-pleugere-le-futur-puise-dans-le-passe-il-y-a-2-ans-et-09189445.html
  11. http://www.alencon.maville.com/actualite/2008/09/20/saint-ouen-de-secherouvre/la-nature-particulierement-choyee-va-tres-vite-reprendre-ses-droits-21289445.html
  12. Marc-Édouard Nabe, Lucette, Paris, Gallimard, coll. « Blanche » (réimpr. 2012) (1re éd. 1995), 348 p. (présentation en ligne), p. 411

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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