Solférino (Landes)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Solférino
Solférino (Landes)
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Mont-de-Marsan
Intercommunalité Communauté de communes Cœur Haute Lande
Maire
Mandat
Raymonde Piedanna
2020-2026
Code postal 40210
Code commune 40303
Démographie
Population
municipale
323 hab. (2018 en diminution de 6,65 % par rapport à 2013)
Densité 3,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 08′ 47″ nord, 0° 54′ 57″ ouest
Altitude Min. 74 m
Max. 85 m
Superficie 97,83 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Haute Lande Armagnac
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
City locator 14.svg
Solférino
Géolocalisation sur la carte : Landes
Voir sur la carte topographique des Landes
City locator 14.svg
Solférino
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Solférino
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Solférino

Solférino est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département des Landes (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le parc naturel régional des Landes de Gascogne, en forêt des Landes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau de la Craste, affluent gauche du Bez, prend sa source sur la commune. Le ruisseau d'Escource, alimentant l'étang d'Aureilhan, prend également sa source dans la commune, où il porte le nom de ruisseau Baratnaou.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Solférino est une création récente. En 1857, Napoléon III achète 8 000 hectares de terrain inculte pour créer un domaine impérial. En 1863, le village actuel est créé comme chef-lieu de commune. Il est baptisé ainsi pour commémorer la victoire en 1859 de Solférino (Italie) lors de laquelle s'est illustré un régiment basé à Mont-de-Marsan[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune est officiellement créée en 1863 par la volonté de Napoléon III. Son nom est un hommage à la bataille de Solférino, victoire remportée par les troupes napoléoniennes sur les Autrichiens en 1859. Les Landais du 34e régiment d'infanterie qui s'y étaient vaillamment comportés furent ainsi honorés[3], ainsi que le 17e régiment d'artillerie à cheval (17e RAC) .

Avant d'être érigé en commune, Solférino était un domaine impérial de 8 000 hectares[2] constitué en 1857 à partir de terrains prélevés sur les sept communes avoisinantes de Commensacq, Escource, Labouheyre, Lüe, Morcenx, Sabres et Onesse-et-Laharie, déjà par la volonté de l'empereur Napoléon III, qui l'acheta sur ses propres deniers[2]. Le projet porte le nom de « ferme impériale des Landes »[2]. Son but officiel était d'y expérimenter de multiples méthodes agricoles, dans l'esprit de la loi du 19 juin 1857 relative à l'assainissement et de mise en culture des Landes de Gascogne[4]. Cette acquisition fait également suite à son souhait, dès 1852, que la voie ferrée vers l'Espagne traverse la Haute Lande entre Bordeaux et Bayonne[3].

Il confie la direction du domaine à Henri Crouzet, ingénieur des Ponts-et-Chaussées et déjà ingénieur du service hydraulique des Landes et ingénieur en chef de la Compagnie du Midi des frères Pereire[3].

Au cœur de ce nouveau domaine impérial, 38 maisons sont édifiées dont 28 pour y loger des ouvriers agricoles, les autres étant attribuées aux régisseurs, nommés par Napoléon III[2]. Elles bordent une rue aboutissant à l'église Sainte-Eugénie, elle-même entourée du presbytère et de la mairie. En 1863, le centre de population est érigé et la commune de Solférino est officiellement créée. Les ouvriers agricoles hébergés gratuitement et dotés d'un lopin de terre en échange de 75 jours de travail par an sur le domaine, pourront en devenir propriétaires après dix années[2]. Crouzet se charge quant à lui de racheter les parcelles enclavées dans le domaine et confie à chaque ferme des missions expérimentales en matière d'élevage, de plantation de pins maritimes, d'assainissement, de forage de puits et de défrichement[3].

À la mort de Napoléon III en 1873, le domaine revient à sa veuve l'impératrice Eugénie qui meurt en 1920[2]. Madame Louise Pauline Eudoxie Asselin, veuve Henri Schneider en devient propriétaire en 1910[2]. Elle décide de créer dans l'ancienne mairie un petit musée dédié à la mémoire de l'empereur[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 mars 2001 Jean-Marie Auberger    
mars 2001 mars 2014 Guy Rizzo SE Retraité
mars 2014 2020 Didier Ferry DVD Exploitant agricole
2020 En cours Raymonde Piedanna    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Italie Solférino (Italie) depuis 1963[5]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1866. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7]. En 2018, la commune comptait 323 habitants[Note 1], en diminution de 6,65 % par rapport à 2013 (Landes : +3,31 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
592608526476547565626594616
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
472465375333302389340418447
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017 2018
486414403348350350341324323
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Patrimoine, culture et société[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Solférino est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[11],[12],[13]. La commune est en outre hors attraction des villes[14],[15].

En 2013, l'ancienne ZPPAUP de 2001 est transformée en AVAP et assure la protection d'une zone comprenant l'allée du Centenaire avec l’église et les maisons des artisans, les allées annexes avec les cottages, les fermes du Pouy, Jaougue Burlade et du Taston[16].

Pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

L'itinéraire de la via Turonensis traverse le territoire de la commune en passant par le hameau de Cap-de-Pin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'empereur Napoléon III (1808-1873), créateur de la commune en 1863, après avoir déjà créé en 1861 une autre commune dans les Landes, Eugénie-les-Bains.

Galerie[modifier | modifier le code]

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a b c d e f g et h Jean-Luc Éluard, « Quand Napoléon colonise les Landes », Le Mag no 272, supplément à Sud Ouest, 17 juin 2017, p. 17-19.
  3. a b c d et e L'Almanach du Landais 2002, éditions CPE, p 65
  4. Jean-Jacques et Bénédicte Fénié, Dictionnaire des Landes, Bordeaux, Éditions Sud Ouest, , 349 p. (ISBN 978-2-87901-958-1), p. 150.
  5. Annuaire des villes jumelées
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  10. « Inscription de ferme de Pouy », notice no PA40000076, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 7 juillet 2011
  11. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 28 mars 2021).
  12. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 28 mars 2021).
  13. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 28 mars 2021).
  14. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  15. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  16. « AVAP de Solferino », (page permettant le téléchargement du plan de zonage, du rapport de présentation, du règlement et du PV d'approbation), sur culture.gouv.fr, (consulté le 4 janvier 2020).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Cachau : "Solférino. Napoléon III à la conquête de l'Ouest", Le Festin, n° 100, , p. 48-53.
  • Michèle Tastet : Solférino, domaine impérial, Monein, 2008, (ISBN 2846185956)
  • Jacques Sargos, Histoire de la forêt Landaise : Du désert à l'âge d'or, Bordeaux, Horizon chimérique, , 3e éd. (1re éd. 1997), 559 p. (ISBN 978-2-907202-61-9, présentation en ligne)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]