Larrazet

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Larrazet
L'église Sainte-Marie-Madeleine de Larrazet.
L'église Sainte-Marie-Madeleine de Larrazet.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Castelsarrasin
Canton Beaumont-de-Lomagne
Intercommunalité Communauté de communes de la Lomagne tarn-et-garonnaise
Maire
Mandat
Ghislain Dangas
2014-2020
Code postal 82500
Code commune 82093
Démographie
Population
municipale
654 hab. (2014)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 55′ 55″ nord, 1° 05′ 00″ est
Altitude 81 m (min. : 85 m) (max. : 187 m)
Superficie 14,91 km2
Localisation

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Larrazet est une commune française située dans le département de Tarn-et-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Larrazettois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Larrazet est une commune située en Lomagne sur la Gimone, entre Castelsarrasin et Beaumont-de-Lomagne.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Larrazet est la première bastide de l’abbaye de Belleperche, fondée entre 1253 et 1254. L'étymologie du nom est incertaine. Certains le rattachent au mot gascon « arrats » qui désigne le ruisseau ou un ensemble de ruissellements ; d'autres supposent qu'il était le diminutif d'une ancienne et vaste seigneurie, appelée ARRAS ; d'autres encore le relient à la racine d'un toponyme qu'on retrouve dans la Haute-Garonne sous les formes LARRA et LARRAMA... Ses coutumes, données en 1265 en occitan, ne comportent aucun article relatif à des distributions de parcelles ni aux conditions d’exploitation du sol puisque la bastide existait déjà depuis une dizaine d’années. Elles sont simplement la formalisation de dispositions juridiques et fiscales jusqu’ici oralement concédées en faveur du seul et unique seigneur, l’abbé de Belleperche[1].

Le village, fondé au pied du coteau mais à l’abri de crues, fait aujourd’hui songer, avec le château des abbés construit en 1500 sur une précédente maison forte, à un castelnau. Mais au XIVe siècle, la construction des murailles a profondément modifié la structure de cette première agglomération. On note toutefois l'absence de place publique intra-muros, ce qui est le cas de bien des villages de la région, qu’il s'agisse ou non de bastides. Construit sur un plan régulier, le village comporte des passages couverts dans des rues bordées de maisons anciennes construites du XVIe au XIXe siècle, maisons en pan de bois. Le bourg était fermé par une enceinte, avant 1268, cernée par un fossé profond converti en aqueduc périphérique.

La seigneurie unique de Belleperche ne dura pas longtemps. En 1283, une sentence arbitrale attribua au vicomte de Terride la moitié de la haute et de la moyenne justice. Comme plusieurs autres dynasties gasconnes, les vicomtes usaient à cette époque d’une politique agressive pour agrandir leur espace vital. Le vicomte se fit reconnaître comme coseigneur à Larrazet en 1284 et les coutumes furent renouvelées, et peut-être modifiées, en 1292.

L’époque la plus prestigieuse de Larrazet a été le XVIe siècle par les initiatives prises par Jean III de Cardailhac, qui était abbé de Belleperche de 1485 à 1543. Ces initiatives ont porté sur deux importantes constructions.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Larrazet Blason De gueules au lion couronné d'argent accompagné de treize besants du même ordonnés en orle.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
décembre 2012 en cours Ghislain Dangas    
mars 2001 novembre 2012 Bertrand Thibout    
juin 1995 mars 2001 Alain Villemur    
mars 1983 juin 1995 Dangas    
         
1945 1980 Camille Bégué   Député
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 654 habitants, en augmentation de 2,99 % par rapport à 2009 (Tarn-et-Garonne : 5,26 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 000 806 889 897 970 957 935 936 916
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
848 869 829 818 833 776 718 728 704
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
670 689 626 595 575 513 507 510 521
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
522 454 538 509 514 557 584 644 654
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Sainte-Marie-Madeleine, de style gothique, fut construite entre 1500 et 1530 à l’emplacement d’une église du XIIIe siècle. Cette nouvelle église eut à souffrir des guerres de Religion en 1561 où elle perdit son portail et quelques chapelles, cependant que le beau clocher octogonal de deux étages subsistait, mais sans flèche. L’édifice fut restauré en 1607 par arrêté du parlement de Toulouse aux frais de l’abbaye de Belleperche. Elle comporte une nef unique à cinq travées, sans chapiteaux, et des chapelles latérales. Mais son ornement principal réside dans un splendide retable baroque édifié en stuc en 1687 par Nicolas Board, de Saint Félix de Caraman, et béni cette même année par Nicolas Berthier, abbé de Belleperche. Ce retable, qui occupe toute la superficie du chevet jusqu’à la voûte, représente dans son panneau central Sainte Madeleine chez Simon le Pharisien et au-dessus en médaillon l’apparition du Christ au paradis après sa résurrection.
  • Le château abbatial qui domine la vallée de la Gimone fut construit en partie sur les substructions d’un ancien château devant dater de 1187 (détruit pendant la guerre de Cent Ans). Le 20 mai 1500 Jean de Cardailhac édifia une tour de trois étages à l’emplacement actuel. En 1572, lors du saccage de l’abbaye de Belleperche par les huguenots, les moines échappés du massacre se réfugièrent au château. Ce château fut en grande partie pillé et détruit pendant la Révolution et, devenu bien national, fut acheté en 1791 par Groc, qui sauva le bâtiment en le recouvrant. L’intérêt architectural de ce château réside non seulement dans la façade de style gothique flamboyant et ses cheminées, mais aussi dans la décoration sculpturale intérieure et dans ce magnifique escalier voûté d’ogives qui tourne autour d’un noyau central, selon un procédé nouveau importé d’Italie.
  • Maisons à colombages : Construit sur un plan régulier, le village comporte des passages couverts dans des rues bordées de maisons anciennes construites du XVIe au XIXe siècle, superbes demeures à colombages et pans de bois. Citons par exemple la MAISON SAINT-PAUL, dont on connaît un peu l'histoire : édifiée au XVIe siècle (probablement à partir de logis du XIVe situés de part et d'autre d'une ruelle), elle a été agrandie et embellie côté jardin par la famille Lasserre au XIXe, puis modernisée et restaurée aux XXe et XXIe par la famille Palazot-Bégué. Y ont vécu ou séjourné deux maires de Larrazet (Alpinien Saint-Paul, qui a donné son nom à la rue où se trouve la maison, maire en 1790-91, 1810-14, 1815-21 ; et Camille Bégué, dont la principale artère du village porte le nom, maire de 1945 à 1980 (voir Une riche vie de pauvre, son autobiographie partielle (enfance et jeunesse), en vente en version Kindle ou en version imprimée sur amazon.fr et en librairie)) - et quatre parlementaires (trois députés de Castelsarrasin : Joseph Lasserre, de 1876 à 1889, Maurice Lasserre, de 1890 à 1902, Camille Bégué, de 1958 à 1962 ; et un député de Marmande, Guy Bégué, de 1968 à 1973). Du temps des Lasserre, à chaque succès électoral, on allumait des lampions sur la galerie qui surplombe le jardin et on organisait un bal auquel tous les habitants de la commune étaient invités. L'usage s'en est ensuite perdu. Autre coutume de l'époque : les propriétaires de la maison Saint-Paul prêtaient volontiers leur jardin, dans les années 1920-1930, aux nouveaux mariés larrazettois qui souhaitaient l'utiliser comme décor pour la photo de leur mariage.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • René Bousquet (1909-1993) : secrétaire général de la police du régime de Vichy, est enterré à Larrazet dans le caveau de sa belle-famille. Il n'était pas lui-même originaire de ce village ;
  • Georges Brousse (1909-1980) : homme politique né à Larrazet.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Donat, Une communauté rurale à la fin de l'Ancien Régime, Montauban, imprimerie G. Forestié, 1928, 297 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]