Larrazet

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Larrazet
Larrazet
L'église Sainte-Marie-Madeleine de Larrazet.
Blason de Larrazet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Castelsarrasin
Intercommunalité Communauté de communes de la Lomagne tarn-et-garonnaise
Maire
Mandat
Jean-Louis Coureau
2020-2026
Code postal 82500
Code commune 82093
Démographie
Population
municipale
693 hab. (2018 en augmentation de 7,11 % par rapport à 2013)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 55′ 55″ nord, 1° 05′ 00″ est
Altitude 81 m
Min. 85 m
Max. 187 m
Superficie 14,91 km2
Élections
Départementales Canton de Beaumont-de-Lomagne
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Larrazet

Larrazet est une commune française située dans le département de Tarn-et-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Larrazettois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Larrazet est une commune située en Lomagne sur la Gimone, entre Castelsarrasin et Beaumont-de-Lomagne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ligne 849 du réseau liO relie la commune à la gare de Dieupentale, en correspondance avec des TER Occitanie en direction de Toulouse-Matabiau ou Montauban-Ville-Bourbon, et la ligne 933 relie la commune à Montauban et à Auch[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Larrazet est la première bastide de l’abbaye de Belleperche, fondée entre 1253 et 1254. L'étymologie du nom est incertaine. Certains le rattachent au mot gascon « arrats » qui désigne le ruisseau ou un ensemble de ruissellements ; d'autres supposent qu'il était le diminutif d'une ancienne et vaste seigneurie, appelée ARRAS ; d'autres encore le relient à la racine d'un toponyme qu'on retrouve dans la Haute-Garonne sous les formes LARRA, LARRAMA, LARRAMET, etc. Ses coutumes, données en 1265 en occitan, ne comportent aucun article relatif à des distributions de parcelles ni aux conditions d’exploitation du sol puisque la bastide existait déjà depuis une dizaine d’années. Elles sont simplement la formalisation de dispositions juridiques et fiscales jusqu’ici oralement concédées en faveur du seul et unique seigneur, l’abbé de Belleperche[3].

Le village, fondé au pied du coteau mais à l’abri de crues, fait aujourd’hui songer, avec le château des abbés construit en 1500 sur une précédente maison forte, à un castelnau. Mais au XIVe siècle, la construction des murailles a profondément modifié la structure de cette première agglomération. On note toutefois l'absence de place publique intra-muros, ce qui est le cas de bien des villages de la région, qu’il s'agisse ou non de bastides. Construit sur un plan régulier, le village comporte des passages couverts dans des rues bordées de maisons anciennes construites du XVIe au XIXe siècle, maisons en pan de bois. Le bourg était fermé par une enceinte, avant 1268, cernée par un fossé profond converti en aqueduc périphérique.

La seigneurie unique de Belleperche ne dura pas longtemps. En 1283, une sentence arbitrale attribua au vicomte de Terride la moitié de la haute et de la moyenne justice. Comme plusieurs autres dynasties gasconnes, les vicomtes usaient à cette époque d’une politique agressive pour agrandir leur espace vital. Le vicomte se fit reconnaître comme coseigneur à Larrazet en 1284 et les coutumes furent renouvelées, et peut-être modifiées, en 1292.

L’époque la plus prestigieuse de Larrazet a été le XVIe siècle, notamment grâce aux importantes constructions entreprises par Jean III de Cardailhac, abbé de Belleperche de 1485 à 1543 (voir ci-dessous). En 1563, lorsque Jean VI de Lévis, marquis et maréchal de Mirepoix, épousa Catherine Ursule de Lomagne, fille d'Antoine de Lomagne, vicomte de Terride, et de Jeanne de Cardailhac, la terre de Terride passa définitivement dans la maison de Mirepoix, dont l'un des puînés devait porter les armes. Le marquis de Mirepoix se substitua donc au vicomte de Terride comme coseigneur de Larrazet. Mais au XVIIIe siècle, les habitants de Larrazet décidèrent à nouveau de ne reconnaître comme seul seigneur que l'abbé de Belleperche, et refusèrent de verser au marquis de Mirepoix les redevances qu'il sollicitait (cf. Mémoires de l'académie des sciences, des inscriptions et belles-lettres de Toulouse, 1934, p. 101).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
décembre 2012 2020 Ghislain Dangas    
mars 2002 novembre 2012 Bertrand Thibout    
juin 1989 mars 2002 Alain Villemur    
mars 1980 juin 1989 Simon Dangas    
1945 1980 Camille Bégué UDR-RPR Député (1958-1962), conseiller général du canton de Beaumont-de-Lomagne (1949-1967)
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2018, la commune comptait 693 habitants[Note 1], en augmentation de 7,11 % par rapport à 2013 (Tarn-et-Garonne : +3,51 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 000806889897970957935936916
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
848869829818833776718728704
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
670689626595575513507510521
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
522454538509514557581584649
2017 2018 - - - - - - -
687693-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Sainte-Marie-Madeleine, de style gothique, fut construite entre 1500 et 1530 à l’emplacement d’une église du XIIIe siècle. Cette nouvelle église eut à souffrir des guerres de Religion en 1561 où elle perdit son portail et quelques chapelles, cependant que le beau clocher octogonal de deux étages subsistait, mais sans flèche. L’édifice fut restauré en 1607 par arrêté du parlement de Toulouse aux frais de l’abbaye de Belleperche. Elle comporte une nef unique à cinq travées, sans chapiteaux, et des chapelles latérales. Mais son ornement principal réside dans un splendide retable baroque édifié en stuc en 1687 par Nicolas Board, de Saint Félix de Caraman, et béni cette même année par Nicolas Berthier, abbé de Belleperche. Ce retable, qui occupe toute la superficie du chevet jusqu’à la voûte, représente dans son panneau central Sainte Madeleine chez Simon le Pharisien et au-dessus en médaillon l’apparition du Christ au paradis après sa résurrection.
  • Le château abbatial qui domine la vallée de la Gimone fut construit en partie sur les substructions d’un ancien château devant dater de 1187 (détruit pendant la guerre de Cent Ans). Le Jean de Cardailhac édifia une tour de trois étages à l’emplacement actuel. En 1572, lors du saccage de l’abbaye de Belleperche par les huguenots, les moines échappés du massacre se réfugièrent au château. Ce château fut en grande partie pillé et détruit pendant la Révolution et, devenu bien national, fut acheté en 1791 par Groc, qui sauva le bâtiment en le recouvrant. L’intérêt architectural de ce château réside non seulement dans la façade de style gothique flamboyant et ses cheminées, mais aussi dans la décoration sculpturale intérieure et dans ce magnifique escalier voûté d’ogives qui tourne autour d’un noyau central, selon un procédé nouveau importé d’Italie.
  • Maisons à colombages : Construit sur un plan régulier, le village comporte des passages couverts dans des rues bordées de maisons anciennes construites du XVIe au XIXe siècle, superbes demeures à colombages et pans de bois. Citons par exemple la MAISON SAINT-PAUL, dont on connaît un peu l'histoire : édifiée au XVIe (probablement à partir de logis du XIVe situés de part et d'autre d'une ruelle), elle a été agrandie et embellie côté jardin par la famille Lasserre au XIXe, puis modernisée et restaurée aux XXe et XXIe par la famille Palazot-Bégué. Y ont vécu ou séjourné un député-maire de Larrazet , Camille Bégué, et trois autres parlementaires, dont Maurice Lasserre, député de Castelsarrasin de 1890 à 1902, qui, à chaque succès électoral, faisait allumer des lampions sur la galerie qui surplombe le jardin et organisait un bal auquel tous les habitants de la commune étaient invités. Dans les années 1920-1930, les propriétaires prêtaient volontiers leur jardin aux nouveaux mariés larrazettois qui souhaitaient l'utiliser comme décor pour la photo de leur mariage...

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Saint-Paul aîné (1736-1828) : bourgeois, délégué de la commune pour les élections aux États-Généraux, élu collecteur des contributions en 1790;
  • Jean Alpinien Saint-Paul (1742-1822), frère du précédent : maire de Larrazet en 1790-1791, puis en 1810-1821;
  • Joseph Lasserre (1836-1889) : propriétaire à Larrazet, avocat, député-maire de Saint-Nicolas-de-la-Grave de 1876 à 1889;
  • Maurice Lasserre (1862-1933), fils du précédent : propriétaire à Larrazet, avocat, député-maire de Saint-Nicolas-de-la-Grave de 1890 à 1902, par la suite président de l'association des plaisanciers de Noirmoutier;
  • Camille Bégué (1906-1993) : professeur agrégé, maire de Larrazet de 1945 à 1980, conseiller général de Beaumont-de-Lomagne de 1949 à 1967, député de Castelsarrasin de 1958 à 1962;
  • Guy Bégué, fils du précédent : professeur agrégé, député de Marmande de 1968 à 1973;
  • René Bousquet (1909-1993) : préfet, secrétaire général de la police du régime de Vichy, enterré à Larrazet dans le caveau de sa belle-famille, mais non originaire lui-même de ce village ;
  • Georges Brousse (1909-1980) : homme politique né à Larrazet.

Hommage[modifier | modifier le code]

Le nom de Camille Bégué a été donné à l'avenue qui traverse le village depuis le pont de la Gimone jusqu'à la route de Lavit.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Larrazet Blason
De gueules au lion couronné d'argent accompagné de treize besants du même ordonnés en orle.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Donat, Une communauté rurale à la fin de l'Ancien Régime, Montauban, imprimerie G. Forestié, 1928, 297 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Lignes régulières dans le Tarn-et-Garonne », sur liO : Service Public Occitanie Transports (consulté le 9 avril 2020)
  3. Ref bienvenue
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.