Availles-Limouzine

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Availles-Limouzine
Village et église d'Availles-Limouzine.
Village et église d'Availles-Limouzine.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Civray
Intercommunalité Communauté de communes du Montmorillonnais
Maire
Mandat
Joël Faugeroux
2014-2020
Code postal 86460
Code commune 86015
Démographie
Gentilé Availlais
Population
municipale
1 293 hab. (2013)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 07′ 19″ N 0° 39′ 23″ E / 46.1219444444, 0.65638888888946° 07′ 19″ Nord 0° 39′ 23″ Est / 46.1219444444, 0.656388888889
Altitude Min. 120 m – Max. 224 m
Superficie 57,90 km2
Localisation

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Availles-Limouzine (en occitan limousin Avalhas Lemosinas) est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

Ses habitants sont appelés les Availlais[1] et en ancien français : les Availlauds.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Availles-Limouzine se situe en milieu rural à l'extrémité sud du département de la Vienne.

Avancée de la langue d'oc dans une région où domine la langue d'oil, la langue est, ici, différente de celle des villages situés plus au nord.

L'occitan limousin et le marchois

Le bourg, dont l'église se dresse au sommet de l'éperon que gravit la rue du vieux village, domine la vallée de la Vienne. Il faut flâner dans le village pour découvrir de vieilles portes et des maisons médiévales.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune d'Availles-Limouzine est limitrophe avec le département de la Charente et se trouve à quelques kilomètres seulement de la Haute-Vienne.

Communes limitrophes de Availles-Limouzine
Saint-Martin-l'Ars Le Vigeant Millac
Pressac Availles-Limouzine
Lessac
(Charente)
Abzac
(Charente)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région d'Availles-Limouzine présente un paysage de bocages et de vallées. Le terroir se compose [2] :

  • d'alluvions dans des vallées étroites et encaissées pour 8 % ;
  • de Terres de brandes (pour 22 %), d'argile à silex peu profonde (pour 17 %), de sols limoneux sur altérite (pour 11 %) et de Bornais (ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse) (pour 4 %) sur les plateaux du Seuil du Poitou ;
  • de sols sur granite rose (pour 37 %) sur les collines et les plateaux des massifs anciens ;
  • des constructions de l'agglomération (pour 2 %).

La lande est, ici, de type atlantique: elle est souvent dominée par la Bruyère arborescente et l’Ajonc d’Europe qui constituent un couvert difficilement pénétrable pouvant atteindre 3 m de hauteur. Dans ce cas, la lande prend le nom régional de « brandes ». C’est un espace issu de la dégradation et de l’exploitation intensive de la forêt originelle. La lande couvrait jusqu’à la fin du XIXe siècle plusieurs dizaines de milliers d’hectares (90 000 hectares pour le département de la Vienne vers 1877). Cette terre a été largement mise en culture à la suite de défrichements ou boisée avec du pin maritime. Il s’agit maintenant d’espaces marginaux et menacés car considérés comme « improductifs ». Pourtant, la lande joue un rôle majeur pour une biodiversité qui s’est adaptée et a survécu en leur sein et il s’agit également d’un espace refuge pour de nombreuses espèces de mammifères.

En 2006, 93 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 3 % par des forêts et des milieux semi-naturels, 3 % de surfaces recouvertes d'eau et 1 % par des zones construites et aménagées par l'homme (voirie)[3].

La forêt privée représente, en 2007, 434 hectares, soit 7 % du territoire communal[4]. Les espaces boisés (la moyenne sur la région Poitou-Charentes est de 15  %, et 29,2  % pour la France) sur le territoire communal contribuent à assurer des fonctions de production (bois d’œuvre mais aussi bois énergie), de protection (espèces, qualité des eaux) et sociales (accueil du public). Les forêts les plus anciennes ou implantées dans des conditions écologiques particulières (pentes, bords de cours d'eau...) abritent en général la biodiversité la plus forte. Mais, au cours de l’histoire, pour répondre aux besoins d'une population rurale importante, la forêt poitevine a été intensément défrichée et sur-exploitée jusqu’à la révolution industrielle. Environ la moitié des forêts actuelles du Poitou n'existait pas il y a 200 ans[5].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans la vallée de la Vienne, rivière qui prend sa source sur le plateau de Millevaches (Limousin). Availles-Limouzine est d'ailleurs la première commune du département de la Vienne traversée par la rivière du même nom.

La commune est traversée par 21 km de cours d'eau dont les principaux sont la Vienne sur une longueur de 10 km et la Clouère sur une longueur de 10 km.Comme pour l'ensemble de la région Poitou-Charentes, la commune a vu la qualité de son eau se dégrader ces dernières années. Au déficit récurrent s'ajoute une pollution engendrée par les diverses activités humaines, notamment agricoles. Ainsi, la commune se situe en Zone de Répartition des Eaux, où l'on observe une insuffisance chronique des ressources en eau par rapport aux besoins. Par ailleurs, elle est concernée par le classement en Zones sensibles, où une élimination plus poussée des paramètres azote et/ou phosphore présents dans les eaux usées est nécessaire pour lutter contre les phénomènes d’ eutrophisation[6].

149 mares ont été répertoriées sur l’ensemble du territoire communal (30 000 recensées dans la région de Poitou-Charentes). Les mares de Poitou-Charentes ont été créées par l'homme, notamment pour répondre aux besoins en eau des habitants (mares communautaires), du cheptel ou à la suite d'activités extractives (argile, marne, pierres meulières). Très riches au niveau botanique, elles jouent un rôle majeur pour les batraciens (tritons, grenouilles), les reptiles (couleuvres) et les Libellules. Elles sont un élément symbolique du patrimoine rural et du maintien de la biodiversité en zone de plaine et de bocage[7].

Le barrage de Jousseau est d'une capacité de 4 780 000 m3.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[8], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9 °C en 1985). °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de °C en hiver et de 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Loin de tous les axes de communication, Availles-Limouzine se situe à 65 km de Poitiers, 70 km de Limoges et 70 km d'Angoulême.

L'autoroute la plus proche (A10 Poitiers Sud) se situe à 70 km.

Histoire[modifier | modifier le code]

Availles accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et évènements importants de l’époque, comme le brûlement des titres féodaux en novembre 1793, ou l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI[9]. La même année, pour suivre un décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Availles-la-Montagne, hommage à la Montagne[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1953 Félix Guichard PCF Conseiller général du Canton d'Availles-Limouzine (1945-1958)
  mars 1989      
mars 1989 mars 2008 Raymond Brunet PCF[11] Conseiller général du Canton d'Availles-Limouzine (1988-2001)
mars 2008 en cours Joël Faugeroux[12]    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 293 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 754 1 800 1 699 1 893 1 905 1 855 1 933 1 906 1 971
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 050 2 070 2 114 2 074 2 195 2 240 2 246 2 256 2 250
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 300 2 193 2 167 2 013 2 039 1 911 1 913 1 883 1 668
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012
1 524 1 515 1 397 1 441 1 324 1 309 1 312 1 307 1 289
2013 - - - - - - - -
1 293 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, la densité de population de la commune était de 23hab,/km 2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

La diminution de la population de la commune s’intègre dans une évolution générale à l’ensemble des communes rurales du département de la Vienne. Les zones rurales perdent de leurs habitants au profit d’une vaste région circonscrite autour des deux grandes métropoles du département : Poitiers et Châtellerault, et plus particulièrement au profit des cantons limitrophes de la préfecture.

Cette chute démographique s’inscrit dans un vieillissement des populations du sud-est du département. C’est aussi une problématique qui s’inscrit dans une région plus vaste qui impacte les départements voisins : ainsi, si la part des + 60 ans dans le département de la Vienne atteint 23,2 %, il est de 32,7 % dans le département de la Creuse, 29 % dans le département de l'Indre et 26,3 % pour le département de la Charente[15].

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 41 exploitations agricoles en 2010 contre 55 en 2000[16]. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16 %. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[17].

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passée de 4 436 hectares en 2000 à 4 266 hectares en 2010. 35 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre, orges et maïs), 6 % pour les oléagineux (colza et essentiellement du tournesol) , 32 % pour le fourrage et 20% reste en herbes[16].

13 exploitations en 2010 comme en 2011 abritent un élevage de bovins mais avec un nombre de bêtes beaucoup plus important:1 347 têtes en 2010 contre 959 têtes en 2000[16]. C’est un des troupeaux de bovins les plus importants de la Vienne qui rassemblent 48 000 têtes en 2011[18]. 28 exploitations en 2010 (contre 39 en 2000) abritent un élevage d'ovins (13 929 têtes en 2010 contre 18 335 têtes en 2000)[16]. Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[18]. L'élevage de volailles et de chèvres ont disparu en 2010 (respectivement 594 têtes réparties sur 25 fermes en 2000 et 422 têtes sur 3 exploitations)[16].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Availles-Limouzine (86) en mars 2011.

Ruines du château[modifier | modifier le code]

Porte de ville.

Sur les bords de la Vienne (rive gauche) demeurent les restes du château féodal qui marquait l'entrée de la ville. Aujourd'hui encore, une des tours du château a été conservée, ainsi que deux des portes de la ville situées aux deux extrémités de la rue des Cavaliers.

Les Fontaines Salées[modifier | modifier le code]

Situé sur les communes d'Availles-Limouzine et d'Abzac (16) sur la D99, ce lieu-dit jouit de sources naturelles d'eaux salées. De nombreux forages ont été réalisés afin de faire des recherches sur d'éventuels bienfaits naturels de ces eaux. Relancés de nombreuses fois au cours des dernières décennies, un projet de complexe thermal a semble-t-il été abandonné...

La Pierre Fade[modifier | modifier le code]

La Pierre Fade est un menhir datant du Néolithique situé sur une butte longeant la rive gauche de la Vienne en aval du village. Ce menhir situé à environ 2 km du bourg se situe au lieu-dit "Les Grands Moulins" sur la D8. Le menhir a été classé comme monument historique en 1889.

Maison rue Adrien-Veillon[modifier | modifier le code]

Cette maison est inscrite comme monument historique depuis 2002.

La grande croix[modifier | modifier le code]

C'est une grande croix de mission, ajourée, située devant l'église. Elle date du XIXe siècle. Elle est en pierre pour le socle et en fonte moulée pour la croix. Un visage de pleureuse à demi-caché sous un voile en orne la base, décorée de feuillages qui s'enroulent pour épaissir et renforcer le pied de la croix. Des rayons qui symbolisent le triomphe du Christ, partent du croiseemnt du montant et de la traverse de la croix.

Depuis le XVIIe siècle , des croix de mission sont édifiées à l'occasion de missions populaires dans les villages et les bourgs. Les plantations de ces croix deviennent fréquentes à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, notamment à partir de 1905, en réaction à la laïcisation de la société.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune abrite quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF)[19] qui couvrent 1 % de la surface communale:

  • Le Grand Étang de Chez Rateau,
  • L'étang de la Mondie,
  • Les coteaux du Moulin de Vareilles,
  • Le vallon du Puits Tourlet

Arbre remarquable[modifier | modifier le code]

Selon l'Inventaire des arbres remarquables de Poitou-Charentes[20], il y a un arbre remarquable sur la commune qui est un chêne pédonculé.

L'étang de la Mondie[modifier | modifier le code]

L’étang de la Mondie est une zone classée d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF)[19]. L’étang et ses environs immédiats (prairie humide, saulaie) d’une dizaine d’hectares est à cheval sur les communes de Le Vigeant et d’Availles-Limousine. Il s’agit d’un étang peu profond, d’origine artificielle, aux eaux relativement pauvres en substances nutritives, à niveau variable, peuplées d’une végétation aquatique assez dense et dont les berges, en pente douce, ont favorisé le développement de ceintures amphibies remarquables. L’étang est ses rives abritent 38 espèces de plantes.

Parmi les espèces aquatiques, il faut citer la grande nayade qui peut former localement des peuplements denses en eau peu profonde ou le Potamot à feuilles de graminée, toujours très localisé car inféodé à des eaux acides et transparentes sur des sols non calcaires.

Les ceintures amphibies situées dans la zone de balancement du niveau de l’eau hébergent, quant à elles, plusieurs espèces adaptées à ces conditions très particulières de submersion et d’exondation ; les plus remarquables d’entre elles sont la Gratiole officinale et la Littorelle uniflore, cette dernière pouvant constituer des gazons assez denses, toutes deux en forte raréfaction à l’échelle de la France entière et bénéficiant de ce fait d’un statut de protection officiel sur l’ensemble du territoire national.

Toutes ces espèces sont étroitement dépendantes d’une bonne qualité de l’eau et ne sauraient supporter ni «engraissement» par apports d’engrais en vue d’une pisciculture intensive, ni apports d’effluents ménagers ou agricoles en provenance des habitations situées en périphérie immédiate.

En 2008, la faune de l’étang n’avait pas encore fait l’objet d’un inventaire complet, notamment des oiseaux et des mammifères vivant dans ou grâce au lac.

Le vallon du puits du Tourlet[modifier | modifier le code]

Le vallon, qui est une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF)[19],au fond duquel coule le ruisseau du Puits de Tourlet est situé dans l’extrême sud-est du département de la Vienne entre L'Isle-Jourdain et Availles-Limouzine, sur la rive droite de la Vienne. Le vallon est d’orientation générale ouest-est.

Le vallon aux sols acides, présente des versants pentus aux expositions très contrastées - majoritairement sud ou sud-ouest sur la rive droite et nord ou nord-est pour la rive gauche - générant des micro-climats tranchés.

De ce fait, la forêt qui s’étage le long des versants, a adopté un boisement diversifié : une chênaie acidophile à Chêne pédonculé sur les sols à tendance sableuse et peu profonds des pentes raides, une chênaie-charmaie sur les substrats plus argileux des bas de versants et une aulnaie- frênaie en fond de thalweg dans la zone d’influence de la nappe du ruisseau.

La strate herbacée mélange de nombreuses plantes sylvatiques banales avec des espèces à affinités submontagnardes comme :

  • le Myosotis des bois,
  • le Compagnon rouge,
  • la Jacinthe des bois,
  • l’Ornithogale des Pyrénées,
  • l’Aconit tue-loup : il s’agit d’une robuste Renonculacée dont la tige, haute jusqu’à un mètre, porte de grandes feuilles profondément divisées et produit à partir du mois de juin une grappe plus ou moins rameuse de fleurs jaune pâle en forme de casque allongé très caractéristiques. Elle est répandue dans les Pyrénées, les Alpes et le Massif Central mais rarissime dans les plaines atlantiques. En Poitou-Charentes, l’aconit se trouve dans des sites très dispersés, presque tous situés dans la partie granitique du département de la Vienne (quelques très rares cas sont connus sur calcaire toutefois comme à Ligugé), toujours en situation fraîche, en général en fond de vallons ombragés ou en bordure de ruisseaux ou de petites rivières.
  • la Scille à deux feuilles est abondante sur le site. Répandue dans l’est et le centre de la France, elle se raréfie fortement vers l’ouest et s’arrête à la vallée de la Vienne qui constitue dans la région sa limite géographique naturelle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • René Tamarelle, homme politique
  • Johnny Griffin, saxophoniste de renom
  • Alain Renoux, 2 fois Champion du Monde de cyclisme handisport (1986-1990)
  • Adrien Veillon, Médecin et bactériologiste français. Met point une technique de culture des bactéries anaérobies dit "tubes de Veillon". Il met en évidence le bacille de la gangrène gazeuse

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  3. Observatoire Régional de l'Environnement de Poitou-Charente
  4. Centre Régional de la Propriété Forestière de Poitou-Charente - 2007
  5. IFEN-BD CORINE Land Cover® 2006, toutes couches « Forêt », hors espace vert artificialisé non agricole
  6. Observatoire régional de l'environnement de Poitou-Charentes
  7. Mares répertoriées par maille, d’après cartes IGN, dans l’Inventaire des mares de Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature 2003
  8. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  9. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 194
  10. Charles Bouyssi, Communes et paroisses d’Auvergne, mis en ligne en 2002 (charles.bouyssi.free.fr), consulté le 18 novembre 2008
  11. Parti communiste français, liste des maires communistes, publiée le 6 mars 2008 (sic), consultée le 25 septembre 2010
  12. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  15. Étude de KPMG pour le Conseil Général de la Vienne : FuturS en Vienne – diagnostic – novembre 2009
  16. a, b, c, d et e Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  17. Agreste – Enquête Structure 2007
  18. a et b Agreste – Bulletin no 12 de mai 2013
  19. a, b et c Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011
  20. Poitou-Charentes Nature, 2000