Pisy

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Pisy
Pisy
Le château.
Blason de Pisy
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Avallon
Intercommunalité Communauté de communes du Serein
Maire
Mandat
Guy Gueniffey
2020-2026
Code postal 89420
Code commune 89300
Démographie
Population
municipale
79 hab. (2018 en augmentation de 29,51 % par rapport à 2013)
Densité 6,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 33′ 22″ nord, 4° 08′ 33″ est
Altitude Min. 227 m
Max. 391 m
Superficie 12,08 km2
Élections
Départementales Canton de Chablis
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Pisy

Pisy est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé à 376 mètres, Pisy est le plus haut village du canton de Guillon et la vue porte très loin du côté du Sud sur la Terre-Plaine, puisque le village est situé à l'extrême-sud du plateau du Tonnerrois. Au Nord, par contre, le sol est ondulé et ne permet pas un aussi vaste panorama.

« En avant du village, du côté Sud, s'élève isolément le château-fort de Pizy, qui domine le versant d'une profonde dépression de terrain qui s'abaisse graduellement jusqu'au niveau du Serein entre Guillon et Montréal[1] ».

Le territoire de Pisy (ou Pizy dans les livres datant de 1870) est arrosé par de nombreuses fontaines : citons entre autres celle de la Côte-des Longmards (cette fontaine ne semble pas se trouver sur la commune de Pisy, erreur de Victor Petit ?).

Géologie[modifier | modifier le code]

«  Le village de Pisy est bâti sur le calcaire à entroques. Dans la partie inférieure, c'est une roche dure, résistante, à grains serrés,d'un gris noirâtre avec taches bleues ; on y rencontre quelques empreintes de bivalves, quelques débris de pentacrinites reconnaissables à leur texture brillante et lamelleuse. Au-dessus de cette assise, le calcaire à entroques est moins résistant ; il forme des bancs moins épais, et sa couleur devient plus rougeâtre. Un peu plus haut, vers le moulin, se montrent les calcaires inférieurs de la grande-oolite, représentés, comme dans toute la contrée, par des calcaires blancs, jaunâtres, argileux, à Pholadomya vezelayi »[1].

Pisy est à moins d'un kilomètre de la ligne séparant l'Yonne de la Côte-d'Or.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Pisy est cité au VIIe siècle sous le nom Piciacum. En 621, l'évêque d'Auxerre saint Didier en aurait fait don à son chapitre[2].

La première mention des sires de Pizy remonte à 1189 : elle concerne Jean d'Arcy . Celui-ci, avant son départ en croisade, octroya une charte à l'abbaye des Escharlis. En 1235, Guy d'Arcy, seigneur de Pisy, y fit bâtir une maison forte avec l'aval de son suzerain Anséric de Montréal. Cette famille étendit considérablement son domaine avec les villages de Vault-de-Lugny, Pontaubert, Lucy-sur-Cure.

Des familles diverses se succédèrent à Pisy : les Grancey, les Surienne. Rappelons François de Surienne dit L'Aragonais, au surnom évocateur de Polyorcète (le preneur de ville).

On dit que « les seigneurs d'Époisses, de Pizy, de Montelon, de Thizy, de Montréal et de Montjalin, pouvaient correspondre entre eux durant la nuit à l'aide de feux, et durant le jour par la fumée. Ces différentes forteresses sont, en effet, placées de manière à échanger des signaux pouvant ainsi parvenir aux grands châteaux de Semur-en-Auxois et d'Avallon, desquels elles dépendaient[1]. »

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1929 mai 1953 Lucien Jeannin    
mai 1953 mars 1971 Fernand Gueniffey    
mars 1971 1988 Jean-Paul Barault DVG  
1988 mars 2008 Bernard Jeannin    
mars 2008 en cours Guy Gueniffey[3]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2018, la commune comptait 79 habitants[Note 1], en augmentation de 29,51 % par rapport à 2013 (Yonne : −1,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
407386397357403384390389405
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
386376360335331295299283260
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
239239237216200188190172166
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1511301051079080686663
2017 2018 - - - - - - -
7679-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château fort est l'un des édifices les plus importants de la région après la forteresse de Semur-en-Auxois. Les différents corps de logis donnent une idée assez exacte de ce que fut une maison-forte au Moyen Âge : la grande façade de l'est et ses contreforts, la courtine au sud qui ferme la cour, les tourelles d'escaliers, la chapelle (milieu du XIIIe siècle), fenêtres à croisillons, meurtrières du chemin de ronde. La muraille crénelée au midi était bordée et défendue par un fossé rempli d'eau. La vaste cour, délimitée par les trois bâtiments placés en retour d'équerre, permettait de réunir les vassaux retrayants.

On accédait aux étages par des escaliers en pierre logés dans les tourelles. Au premier étage les habitations du seigneur, de sa famille et de sa suite. De grandes cheminées de pierre distribuaient une maigre chaleur. Au troisième étage se trouvait le chemin de ronde, construit sur l'épaisseur même des murs.

Au rez-de-chaussée les salles étaient destinées aux vassaux retrayants et à la garnison : les provisions étaient entassées dans les caves.

La chapelle du château par ses dimensions nous laisse entrevoir l'importance du nombre de gens vivant dans l'enceinte de la fortification.

Les guerres du XVe anéantirent le château et Eudes de Ragny le fit presque entièrement reconstruire en 1480 : de cette époque, datent les armoiries de la Chambre Rouge. Au moment de la Ligue, ce site fut très convoité par les deux partis en présence.

Pisy appartint aux XVIIe et XVIIIe siècles aux Brulart de Genlis, aux d'Harcourt, et aux Estiennot.

La maison est aujourd'hui une propriété privée. Depuis 1944 elle est inscrite aux monuments historiques (inscription par arrêté du ). Elle a servi de cadre à plusieurs films historiques (voir ci-dessous)

L'église paroissiale Saint-Germain date du XIIe siècle, XVe siècle, 1er quart du XVIe siècle ; 4e quart du XVIIIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Les d’Arcy, premiers seigneurs de Pisy. Leurs descendants habitent désormais en Suisse.
  • Pierre Saint-Paul, peintre plutôt abstrait, il achète le château de Pisy en 1980 pour le revendre en 2000. Il habite depuis dans une maison du village et continue à peindre.

Pisy et le cinéma[modifier | modifier le code]

Pisy a accueilli le tournage de :

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Sources archivistiques[modifier | modifier le code]

Les Archives nationales de France conservent sous la cote MC/ET/CXVII/1073 des documents concernant les anciennes seigneuries de Bourgogne (documents du XIVe siècle) sur Island (autrefois Island-le-Saulsois), Pisy (autrefois Pizy), Champ-Gachot, et autres lieux dans l’arrondissement de l’actuel Avallon (Yonne) : titres de propriété, vente des seigneuries, reconnaissance des droits de justice de la seigneurie d’Island-le-Saulsois, bail à cheptel, à moitié de bétail et d’abeilles, etc.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Victor Petit : Description des villes et campagnes du département de l'Yonne, Voillot, Avallon, 2001
  2. Le Guide des châteaux de France : YONNE, Paris/1986, Hermé, , 138 p. (ISBN 978-2-86665-028-5 et 2-86665-028-X)
  3. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 27 décembre 2013.
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.