Sauvigny-le-Beuréal

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Sauvigny-le-Beuréal
Sauvigny-le-Beuréal
Ruines du château de Beauvoir, dessin de Victor Petit, 1870.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Avallon
Intercommunalité Communauté de communes du Serein
Maire
Mandat
Pierre Noirot
2020-2026
Code postal 89420
Code commune 89377
Démographie
Population
municipale
71 hab. (2018 en augmentation de 9,23 % par rapport à 2013)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 29′ 16″ nord, 4° 06′ 36″ est
Altitude Min. 224 m
Max. 324 m
Superficie 4,82 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Avallon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Chablis
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Sauvigny-le-Beuréal

Sauvigny-le-Beuréal est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les habitants s'appellent les Beurnichons et les Beurnichonnes.[réf. nécessaire]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sauvigny-le-Beuréal est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Avallon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 74 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (97,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (70,6 %), terres arables (26,9 %), forêts (2,5 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les ducs de Bourgogne, propriétaires du lieu, remettent le domaine de Sauvigny en fief à leurs vassaux, les Anséric de Montréal. Ceux-ci font construire un château sur le site de Beauvoir, un promontoire escarpé qui domine la rive gauche du Serein. Le fief passe à une branche cadette de la maison de Montréal : en 1190, Gui de Montréal en est le seigneur. Puis ses descendants quittent le nom de Montréal au profit de celui de Beauvoir, tel Gui de Beauvoir mort en 1305.

Tandis que la lignée des Anséric s'éteint à Montréal, la branche cadette des Beauvoir se développe et devient Beauvoir-Chastellux par alliance puis héritage en 1383.

Au début du XIVe siècle, Jean d'Auxerre devient seigneur de Beauvoir par mariage. Le fief reste entre les mains de ses descendants jusqu'en 1475, date à laquelle il passe à Jean de Ferrière, seigneur de Presle. Son fils épouse Catherine de La Magdeleine qui, une fois veuve, se remarie avec Claude de Rochefort seigneur entre autres de Vassy-sous-Pisy. Le fief restera dans cette famille jusqu'à la fin de XVIe siècle puis repassera aux La Magdeleine, seigneurs de Ragny.

Pendant les guerres de religion, en 1569 précisément, le duc de Deux-Ponts Wolfgang de Bavière mène une expédition militaire destinée à soutenir les protestants de Vézelay. Il ravage les villages entre Précy-sous-Thil et Guillon. Il prend et incendie le château de Beauvoir, qui est alors abandonné.

Les seigneurs du fief de Beauvoir n'avaient qu'une partie de Sauvigny-le-Beuréal.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 mars 2008 Jean-Louis Gueneau   Rédacteur
mars 2008   Catherine Ornella    
avant 2013   Bernard Boudret[8]    
2014 2020 Pierre Noirot    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10].

En 2018, la commune comptait 71 habitants[Note 3], en augmentation de 9,23 % par rapport à 2013 (Yonne : −1,17 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
196205181194218223203199172
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
176177186172174189180202212
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
224192206183172164170152132
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
10782991017966636272
2018 - - - - - - - -
71--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Saint-Marc

Cette chapelle se trouvait sur le territoire de ce village. En 1666 on la dit "... entièrement abattue il y a plus de 40 ans..." et on la "croit avoir été fondée par les seigneurs de Beauvoir, alors leurs seigneurs en partie...". C'est probablement de là que vient la confusion avec l'église de la part de Courtépée.

  • Église Immaculée-Conception

C’est vraisemblablement à l’extrême fin du XIIe siècle ou au début du XIIIe siècle qu'est construite l'église Saint-André. À une date que nous ignorons, elle a changé de vocable pour celui de Notre-Dame puis de l'Immaculée-Conception. Cet édifice fut remanié au cours des siècles. Était-elle voutée en pierre à sa construction ? les culots anthropomorphes aux angles du chevet sont-ils la base d'une ancienne voûte ou du remploi ? Ce qui est sûr c'est que le faux plafond cache une magnifique charpente en berceau plein cintre (qui a dû être lambrissée) du XVe siècle. Le clocher, déjà "ruyneux" en 1666, et qui se trouvait au-dessus de l'avant nef et soutenu par deux petites chapelles, est abattu et reconstruit sur le côté nord en 1870. Cette église possède une statuaire intéressante, entre autres une "Vierge allaitante" et un "Saint-Beurnichon", saint spécifique à ce village. Y avait-il un cimetière sur la place entourant ce bâtiment ? On sait seulement que depuis la date des registres paroissiaux parvenus jusqu'à nous, soit 1627, les cérémonies religieuses ont lieu à Savigny-en-Terre-Plaine, et les morts sont inhumés dans le cimetière de ce lieu (peut-être à cause de l'état de l'église). Le cimetière actuel est édifié en 1848, car la municipalité de Savigny-en-Terre-Plaine refuse de continuer à recevoir les inhumations de Sauvigny-le-Beuréal[13].

  • Ruines du château de Beauvoir

Le château est édifié au XIIe siècle par les Anséric de Montréal, sur la rive gauche du Serein, dans un site particulièrement défensif. Voici ce qu'en dit l'historien Victor Petit en 1870 :

« C'est une construction peu étendue mais qui présente une assez bonne défense par suite de sa position isolée sur le sommet d'une roche dominant d'environ 45 mètres le cours du Serein, et aussi le revers d'un grand ravin rocheux au fond duquel coule un petit ruisseau. »

— Victor Petit[14]

Du côté de la plaine, le château est défendu par des douves sèches creusées dans le roc, qu'on franchit par un pont-levis. La porte est défendue par une herse. De plan carré, la forteresse comporte six tours carrées. Elle date du XIVe siècle.

En 1569, le château est pillé et démantelé par le duc de Deux-Ponts Wolfgang de Bavière. Les granges, les bergeries et un moulin sont complètement brulés. Le lieu est alors abandonné.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Avallon », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 2 janvier 2014.
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  13. Plaquette "Eglise Immaculée-Conception de Sauvigny-le-Beuréal" pour les "Journées du Patrimoine" les 17 et 18 septembre 2011, réalisée par Philippe HENRION.
  14. *Victor Petit, Description des villes et campagnes du département de l'Yonne, (réimpr. librairie Voillot, Avallon, 2001).