Jouancy

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Jouancy
Jouancy
Le château.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Avallon
Intercommunalité Communauté de communes du Serein
Maire
Mandat
Stéphane Bardoux
2020-2026
Code postal 89310
Code commune 89207
Démographie
Population
municipale
25 hab. (2019 en augmentation de 13,64 % par rapport à 2013)
Densité 4,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 41′ 01″ nord, 4° 02′ 04″ est
Altitude Min. 200 m
Max. 305 m
Superficie 5,94 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Chablis
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Jouancy
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Jouancy

Jouancy est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté. Au sud de Noyers, dominant la vallée du Serein, cette commune est la plus petite du département.

Géographie[modifier | modifier le code]

Jouancy est une commune située dans le département de l'Yonne (région de Bourgogne). La ville de Jouancy appartient au canton de Noyers et à l'arrondissement d'Avallon. Les habitants de Jouancy étaient au nombre de 24 au recensement de 1999. La superficie est de 6 km2. Jouancy porte le code INSEE 89207 et est associée au code postal 89310. Elle se situe géographiquement à une altitude de 290 mètres environ.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

  1. Censy (89) 1,8 km
  2. Noyers (89) 3,3 km
  3. Grimault (89) 4,9 km
  4. Sarry (89) 3,3 km

Les autres communes proches sont :

  1. Pasilly (89) 3,8 km
  2. Moulins-en-Tonnerrois (89) 5,6 km
  3. Annoux (89) 6,3 km
  4. Châtel-Gérard (89) 7,3 km
  5. Annay-sur-Serein (89) 7,7 km
  6. Massangis (89) 7,9 km
  7. Étivey (89) 8,4 km
  8. Môlay (89) 9,1 km
  9. Fresnes (89) 9,2 km

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Jouancy est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (61,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (61,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (53 %), forêts (38,1 %), zones agricoles hétérogènes (8,9 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Jouancy était au XIIIe siècle un assemblage de fiefs. En 1260, Geoffroi de Polisy se reconnaît homme-lige du château de Noyers. En 1330, Jouancy était entre les mains de co-seigneurs. J. de Sanvigne était seigneur de Jouancy en 1460 et Guyot de Damas en 1482. Il donna la seigneurie à sa fille lors de son mariage avec Jean d'Edouard, écuyer. Nicolas d'Edouard fit construire en 1563 le château actuel, qui resta dans la famille jusqu'en 1682. Dans la 1re moitié du XIXe siècle, le château et les terres furent morcelés en diverses propriétés agricoles. L'église remonte au XIIe siècle, remaniée au XVIe siècle.

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie adossée à l'église
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
    Bernard Collette[8]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2019, la commune comptait 25 habitants[Note 2], en augmentation de 13,64 % par rapport à 2013 (Yonne : −1,69 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
151182190164175156152146144
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
116123118111110104109101104
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
949276686154697165
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
444328292224323323
2017 2019 - - - - - - -
2425-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château
  • Château du XVe siècle, aux tuiles vernissées, classé monument historique. Il s'agit d'une propriété privée.

Des documents mentionnent Jouancy dès le XIIe siècle, une maison-forte devait exister à cette époque. En 1250, le fief est vendu par Jean de Polisy à Miles de Noyers, comte de cette ville. En 1448, le domaine échoit à Bonne de Damas, épouse de Jean d'Edouard. Cette famille conserve le fief jusqu'à la fin du XVIIe siècle. En 1563, Nicolas d'Edouard fit démolir l'ancien manoir ruiné et construire le château actuel par Nicolas Dange (ou Dangiers) de Troyes comme en témoigne une inscription gravée sur le corps de logis (fenêtre située à l'aplomb du portail d'entrée) : LAN MIL Vc SOYXANTE ET TROIS NICOLAS DANGE NATIF DE TROYE EN COMMENSA CE BASTIMAN ET Y A PERDU MILLE FRANCS. La construction était à peine terminée en 1575, à la mort du seigneur. En 1682, le château passe aux Pernes d'Epinac et en 1740 à Armand-Jean de Senevoy. Dès la première moitié du XIXe siècle, le château et les terres sont morcelés en diverses propriétés agricoles. Le château est en très mauvais état. Le décor intérieur a été pillé (boiseries et cheminée monumentale sculptée, ornée du monogramme de Nicolas d'Edouard, vendue en 1927 à des Américains). Le château est vendu en 1980 ; le nouveau propriétaire entreprend d'importantes restaurations de 1980 à 1997.

Emmarchement carré à 3 degrés. Le piédestal est de section carrée, sa face antérieure est creusée d'une table rentrante, surmontée d'une petite console. Le fût est octogonal sur base moulurée, la croix à base carrée et branches octogonales épanouies à leurs extrémités en fleurons. À la croisée, cercle en claire-voie et titulus sur la hampe ; le Christ est représenté sur la face antérieure de la croix, l'auréole indiquée derrière la tête.

La nef date du XIIe siècle, son portail est semblable par la structure et le décor à celui de l'église de Censy. L'avant-chœur, le chœur, la chapelle gauche et la base de la tour-clocher, de construction homogène, peuvent être datés de la 1re moitié du XVIe siècle (voûtement, remplage des fenêtres, décor du lavabo du chœur et du portail de la chapelle). Les parties hautes du clocher ont été refaites à la fin du XVIIIe siècle ou au début du XIXe siècle, de même que la sacristie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 27 décembre 2013.
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.