Jouancy

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Jouancy
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Yonne
Arrondissement Avallon
Canton Chablis
Intercommunalité CC du Serein
Maire
Mandat
Maryse Pallenot-Broekaert
2014-2020
Code postal 89310
Code commune 89207
Démographie
Population
municipale
23 hab. (2012)
Densité 3,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 41′ 01″ N 4° 02′ 04″ E / 47.6836, 4.034447° 41′ 01″ Nord 4° 02′ 04″ Est / 47.6836, 4.0344  
Altitude Min. 200 m – Max. 305 m
Superficie 5,94 km2
Localisation

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Jouancy

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Jouancy

Jouancy est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne. Au sud de Noyers, dominant la vallée du Serein, cette commune est la plus petite du département.

Géographie[modifier | modifier le code]

Jouancy est une commune située dans le département de l'Yonne (région de Bourgogne). La ville de Jouancy appartient au canton de Noyers et à l'arrondissement d'Avallon. Les habitants de Jouancy étaient au nombre de 24 au recensement de 1999. La superficie est de 6 km2. Jouancy porte le code INSEE 89207 et est associée au code postal 89310. Elle se situe géographiquement à une altitude de 290 mètres environ.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

  1. Censy (89) 1,8 km
  2. Noyers (89) 3,3 km
  3. Grimault (89) 4,9 km
  4. Sarry (89) 3,3 km

Les autres communes proches sont :

  1. Pasilly (89) 3,8 km
  2. Moulins-en-Tonnerrois (89) 5,6 km
  3. Annoux (89) 6,3 km
  4. Châtel-Gérard (89) 7,3 km
  5. Annay-sur-Serein (89) 7,7 km
  6. Massangis (89) 7,9 km
  7. Étivey (89) 8,4 km
  8. Môlay (89) 9,1 km
  9. Fresnes (89) 9,2 km

Histoire[modifier | modifier le code]

Jouancy était au XIIIe siècle un assemblage de fiefs. En 1260, Geoffroi de Polisy se reconnaît homme-lige du château de Noyers. En 1330, Jouancy était entre les mains de co-seigneurs. J. de Sanvigne était seigneur de Jouancy en 1460 et Guyot de Damas en 1482. Il donna la seigneurie à sa fille lors de son mariage avec Jean d'Edouard, écuyer. Nicolas d'Edouard fit construire en 1563 le château actuel, qui resta dans la famille jusqu'en 1682. Dans la 1re moitié du XIXe siècle, le château et les terres furent morcelés en diverses propriétés agricoles. L'église remonte au XIIe siècle, remaniée au XVIe siècle.

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
    Bernard Collette[1]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 23 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
151 182 190 164 175 156 152 146 144
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
116 123 118 111 110 104 109 101 104
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
94 92 76 68 61 54 69 71 65
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
44 43 28 29 22 24 32 33 23
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château du XVe siècle, aux tuiles vernissées, classé monument historique. Il s'agit d'une propriété privée.

Des documents mentionnent Jouancy dès le XIIe siècle, une maison-forte devait exister à cette époque. En 1250, le fief est vendu par Jean de Polisy à Miles de Noyers, comte de cette ville. En 1448, le domaine échoit à Bonne de Damas, épouse de Jean d'Edouard. Cette famille conserve le fief jusqu'à la fin du XVIIe siècle. En 1563, Nicolas d'Edouard fit démolir l'ancien manoir ruiné et construire le château actuel par Nicolas Dange (ou Dangiers) de Troyes comme en témoigne une inscription gravée sur le corps de logis (fenêtre située à l'aplomb du portail d'entrée) : LAN MIL Vc SOYXANTE ET TROIS NICOLAS DANGE NATIF DE TROYE EN COMMENSA CE BASTIMAN ET Y A PERDU MILLE FRANCS. La construction était à peine terminée en 1575, à la mort du seigneur. En 1682, le château passe aux Pernes d'Epinac et en 1740 à Armand-Jean de Senevoy. Dès la première moitié du XIXe siècle, le château et les terres sont morcelés en diverses propriétés agricoles. Le château est en très mauvais état. Le décor intérieur a été pillé (boiseries et cheminée monumentale sculptée, ornée du monogramme de Nicolas d'Edouard, vendue en 1927 à des Américains). Le château est vendu en 1980 ; le nouveau propriétaire entreprend d'importantes restaurations de 1980 à 1997.

Emmarchement carré à 3 degrés. Le piédestal est de section carrée, sa face antérieure est creusée d'une table rentrante, surmontée d'une petite console. Le fût est octogonal sur base moulurée, la croix à base carrée et branches octogonales épanouies à leurs extrémités en fleurons. À la croisée, cercle en claire-voie et titulus sur la hampe ; le Christ est représenté sur la face antérieure de la croix, l'auréole indiquée derrière la tête.

La nef date du XIIe siècle, son portail est semblable par la structure et le décor à celui de l'église de Censy. L'avant-chœur, le chœur, la chapelle gauche et la base de la tour-clocher, de construction homogène, peuvent être datés de la 1re moitié du XVIe siècle (voûtement, remplage des fenêtres, décor du lavabo du chœur et du portail de la chapelle). Les parties hautes du clocher ont été refaites à la fin du XVIIIe siècle ou au début du XIXe siècle, de même que la sacristie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 27 décembre 2013.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.