L'Isle-sur-Serein

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L'Isle-sur-Serein
L'Isle-sur-Serein
Porte du vieux-château, aujourd'hui entrée d'une exploitation agricole.
Blason de L'Isle-sur-Serein
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Avallon
Intercommunalité Communauté de communes du Serein
(siège)
Maire
Mandat
Stéphane Morel
2020-2026
Code postal 89440
Code commune 89204
Démographie
Population
municipale
661 hab. (2018 en diminution de 7,42 % par rapport à 2013)
Densité 149 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 35′ 18″ nord, 4° 00′ 19″ est
Altitude Min. 192 m
Max. 298 m
Superficie 4,44 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Avallon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Chablis
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.isle-sur-serein.fr/

L'Isle-sur-Serein est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Massangis Rose des vents
Dissangis N Blacy
O    L'Isle-sur-Serein    E
S
Angely

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

L'Isle-sur-Serein est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Avallon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 74 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village est situé dans une boucle du Serein, où se trouve une petite île, d'où son nom. Le village de l'Isle-sur-Serein est attesté dès 877, sous le nom d'Ilianencensis vicaria. C'est une ancienne possession des sires de Montréal. L'un d'entre eux, Anséric IV, y fondera un prieuré placé sous la vocable de Saint-Georges[6]. Le village est fortifié au XIVe siècle. En 1351, il a pour seigneur Jean II de Chalon-Arlay[7].

En 1472, Lucien de Chalon fonde à l'Isle un couvent de cordeliers[8],[9].

Jusqu'à la Révolution française, son nom est L'Isle sous Montreal[10] ou L'Isle-sous-Mont-real.

Aux XIXe et XXe siècles, l'Isle-sur-Serein est un centre ferroviaire d'une certaine importance. La gare de L'Isle-Angely (l'actuelle déchèterie) est en effet, entre 1887 et 1951, le terminus de la ligne d'intérêt local l'Isle-Laroche, surnommée le Tacot du Serein et gérée par la Compagnie de chemins de fer départementaux (CFD). Sa gare est également située sur la ligne Avallon - Nuits-sous-Ravière du PLM, ouverte en 1888 et progressivement fermée entre 1933 et 1952. En outre, une halte du tacot existait aux Antes, plus proche du centre du bourg que la gare.

Ses habitants sont appelés les Isliens ou Isliennes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1984 2008 Paul-André Sadon DVD Conseiller général de 1989 à 1998
2020 En cours Stéphane Morel [11] DVD  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[13].

En 2018, la commune comptait 661 habitants[Note 3], en diminution de 7,42 % par rapport à 2013 (Yonne : −1,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
801877878855915953865951945
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
843854912922912969979917901
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
884853777589543576575550455
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
467450494524533716758738680
2018 - - - - - - - -
661--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Georges Bidault de l'Isle (1874-1956), astronome, conseiller général, à l'origine de l'Observatoire astronomique et météorologique de « la Guette » à L'Isle-sur-Serein.
  • Paul-André Sadon, conseiller général et maire de L'Isle-sur-Serein pendant respectivement 10 et 24 ans. Son nom est désormais associé au foyer d'adultes handicapés du village, baptisé depuis 2008 « Foyer Paul-André Sadon ».
  • Apollinaire Bouchardat, professeur d'hygiène à la faculté de médecine de Paris et pharmacien-chef à l'Hôtel-Dieu pendant plus de 20 ans, né le à L'Isle-sur-Serein dans la rue qui porte son nom. Il a été le premier à entreprendre des recherches sur le diabète et préconisa des méthodes d'hygiène de vie encore appliquées de nos jours et est également à l'origine de la découverte de l'acrylique, du caoutchouc synthétique, du néoprène, du vinyle. Une plaque commémorative est apposée sur sa maison natale.
  • Simone Rétif épouse Bidault de l'Isle (1927-2019). Pionnière dans le monde du secourisme, elle fut la Présidente fondatrice de la SPC 5 en 1982, première « antenne » de ce qui est désormais la Protection Civile Paris Seine. Aujourd'hui, cette association compte près de 1 000 adhérents. Elle fut conseillère du 5e arrondissement de Paris de 1983 à 2001. En 2008, elle sera décorée de la Légion d'Honneur par le Professeur Louis Lareng dans les salons d'honneur de l'hôtel de ville de Paris pour 43 ans de bénévolat. Une salle de la mairie du 5e arrondissement de Paris portera son nom en reconnaissance pour son engagement au service des autres.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 5 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de l'Avallon », sur insee.fr (consulté le 5 avril 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 5 avril 2021).
  6. Ernest Petit, Seigneurie de Montréal-en-Auxois, 1865.
  7. Cartulaire de l'abbaye de Saint-Martin d'Autun, charte CXXV.
  8. Inventaire des Archives de l'Yonne : « Cordeliers de l'Isle » (lire en ligne), p. 560-561. (Note : cliquer sur l'une des deux pages en bas d'écran si la page du livre n'apparaît pas)
  9. Jacques Fodere, « Du couvent de l'Isle sous Montreal », dans Narration historique, et topographique des Conuens de l'Ordre S. François, Lyon, Pierre Riguaud, (lire en ligne), p. 859-871.
  10. L'Isle-sous-Montréal (Yonne, France), sur archivesenligne.yonne-archives.fr.
  11. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 24 décembre 2013.
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. Notice no code mérimée, base Mérimée, ministère français de la Culture.