Joux-la-Ville

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Joux-la-Ville
Joux-la-Ville
L'église.
Blason de Joux-la-Ville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Avallon
Canton Joux-la-Ville
Intercommunalité CC du Serein
Maire
Mandat
Jean-Claude Lemaire
2014-2020
Code postal 89440
Code commune 89208
Démographie
Population
municipale
1 239 hab. (2015 en augmentation de 1,47 % par rapport à 2010)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 37′ 24″ nord, 3° 51′ 47″ est
Altitude Min. 183 m
Max. 339 m
Superficie 43,81 km2
Localisation

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Joux-la-Ville

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Joux-la-Ville

Joux-la-Ville est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Joux-la-Ville occupe « le fond d'une large dépression de terrain formant le point de départ d'une vallée qui, après avoir décrit un grand contour, va se réunir à la vallée de la Cure, un peu au sud de Vermenton et vis-à-vis de l'ancienne abbaye de Reigny »[1]

Depuis Vermenton, la route emprunte le Val-de-Sacy (qui est le fond de la vallée). De chaque côté aboutissent de petits vallons secs très déboisés. Seule la forêt d'Hervaux et « quelques massifs de bois qui s'y rattachent, en se prolongeant du côté de la vallée de la Cure, témoignent de l'étendue des forêts anciennes »[1].

« L'étage oxfordien affleure dans la forêt d'Hervaux près de la route de L'Isle ; il est représenté par des argiles schisteuses, d'un gris brun avec oolithe ferrugineux; on y rencontre en assez grande abondance le Belemnites hastatus et l'Ammonites plicatilis. Mais le terrain qui domine et occupe la plus grande partie du territoire de la commune de Joux-La-Ville est l'étage corallien moyen, caractérisé par ses calcaires compactes, jaunâtres, lithographiques, se délitant le plus souvent en dalles très régulières. Ces calcaires sont exploités sur plusieurs points ; ils fournissent tantôt du moellon, tantôt de la pierre à chaux, et partout ils se font remarquer par l'uniformité de leur caractères. Les fossiles sont assez rares ; on rencontre cependant, dans quelques bancs, des pholadomyes, des panopées, la Terebratula insignis et la Rynchonella corallina »[1].

Joux-La-Ville est alimenté par une fontaine qui ne tarit jamais et de nombreuses sources : les pentes pierreuses formant une sorte de cirque autour du village

La superficie de la commune est de 4 379 hectares.

De nombreux hameaux : Couchenoire, Fontemois, Merry-les-Joux, Oudun, La Poste-aux-Alouettes, Pourly, Le Puits d'Edme, le Val-de-Mâlon, le Petit-Val-de-la-Nef, le Grand-Val-de-la-Nef.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Vermenton (Sacy) Nitry Grimault Rose des vents
Lucy-sur-Cure
Arcy-sur-Cure
N Massangis
Coutarnoux
Sainte-Colombe
O    Joux-la-Ville    E
S
Précy-le-Sec Lucy-le-Bois Thory

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Jugae en 1104, jugum en 1157, De joux au XIVe siècle.

Du latin jugum («crête de montagne, sommet»)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence de nombreuses médailles antiques et des débris de constructions plaident en faveur d'un habitat ancien. Les restes d'une villa gallo-romaine se trouvent au lieu-dit Les Bouchies

Le village de Joux-la-Ville est cité en 1104 sous le nom de Jugae ou Jugum. Le village était autrefois divisé en deux parties : Joux-le-Châtel relevant du comté de Noyers, et Joux-la-Ville dépendant de celui d'Auxerre. La première appellation viendrait selon Courtépée des « vestiges d'un très-ancien château ruiné de fond en comble ».

L'ermitage de Fontemoy (Fons Humidus ou Fontismus) y fut fondé en 1097 : la communauté qui s'y développa adopta la règle cistercienne et s'établit en 1134 à Reigny, sur les bords de la Cure. La seigneurie appartint à l'abbaye de Reigny jusqu'à la Révolution.

Joux-la-Ville fut entouré de fortifications en 1522. La muraille démolie a servi à de nouvelles constructions.

L'église semble dater de la fin du XVe siècle et était entourée du cimetière.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1935 1947 Adrien Carré    
1947 1957 Armand Delanque    
1957 1965 Marcel Pinson    
1965 1968 Edmé Carré    
1968 mars 1983 André Gueuniot    
mars 1983 en cours Jean-Claude Lemaire[4] DVD Conseiller général (1998-2015)

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6].

En 2015, la commune comptait 1 239 habitants[Note 1], en augmentation de 1,47 % par rapport à 2010 (Yonne : -0,47 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1311 1691 2021 2451 3071 1601 1861 1731 189
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1511 1821 1911 1431 1411 0931 1111 0971 080
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 017949909710660613565578537
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
4955054704384731 0681 1601 1731 186
2013 2015 - - - - - - -
1 2371 239-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le village est situé à proximité de l'ancienne route royale de Paris à Lyon. La ferme du hameau de la Poste aux Alouettes est l'ancien relais de poste de cette route, royale puis impériale, actuellement routes D944 et D332. Napoléon Ier y passa le vendredi 17 mars 1815 lors de son retour de l'île d'Elbe, en partant le matin d'Avallon et en arrivant le soir à Auxerre, l'arrêt du repas de midi ayant lieu à Vermenton.
  • château de Talant, sur la route de Sacy
  • Restes de château au lieu-dit le Sentier des Testons
  • Ancienne grange d'Oudun datant du XIIe.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Victor Petit, Description des villes et campagnes du département de l'Yonne.
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France - Volume 1 - Page 318
  3. site de l'école de Joux-la-Ville http://perso.orange.fr/ecole.joux.89/pj/index.htm#v.
  4. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 27 décembre 2013.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.