François de Surienne

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François de Surienne (13981462), dit l’Aragonais, était un artilleur et un ingénieur français, seigneur de Pisy, seigneur de Châteaugirard, seigneur de Loigny (Lunée), bailli de Chartres, bailli de Saint Pierre du Moustier, capitaine de Montargis, capitaine de Saint-Germain-en-Laye, gouverneur du Mans, constable de château de Portchester, gouverneur de la basse Normandie pour le roi d'Angleterre, chevalier de la Jarretière, conseiller du roi d'Angleterre, conseiller et chambellan du duc de Bourgogne, et grand-maître de l'artillerie ducal.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ce célèbre aventurier neveu de Perrinet Gressart[1]par son mariage avec Étiennette de Grésille et peut-être en parenté avec les Borgia[1], pourrait être l'oncle de Rodrigo Borgia devenu pape en 1492 sous le nom d'Alexandre VI.

Il est fait chevalier de la Jarretière en 1447. François de Surienne, qualifié d'aventurier à la solde des Anglais, avait déjà pris trente-deux villes quand, le 23 mars 1449 alors qu'une trêve avait été signée entre la France et l'Angleterre, il s'empara de la ville bretonne de Fougères. Cette action fut un prétexte pour rompre la trêve, déclenchant la dernière phase de la guerre de Cent Ans[1]

Il a employé la ville de Condé-sur-Noireau, qui appartenait à l'Anglais Sir John Fastolf du château de Caister (en), Norfolk (1380-1459), pour ce but. C’était ceci qui menait à la fin de la Guerre de Cent Ans.[Quoi ?] En 1461, il était bailli de Chartres[2].

Dans ces temps de guerre et de troubles, François l'Aragonais, surnommé Polyorcète ou preneur de villes, rendit aux habitants de Montréal et d'Avallon d'assez grands services dont ceux-ci se montrèrent toujours reconnaissants[réf. nécessaire]. Le roi Alphonse V d'Aragon envoya au roi de France Charles VII, le 10 novembre 1450, une lettre lui recommandant Franciscus Dictus Arragonennsis [3].

François de Surienne réforma dans un sens moderne les fortifications de Dijon dès 1461 puis celle du château de Fougères. Pour cela, il procéda au renforcement des fortifications de type ancien par des ouvrages placés en avant, protégeant ainsi les anciennes murailles. Le tracé tenaillé apparaît alors dans certaines parties de la fortification, en particulier les points faibles[4].

Renommé parmi les plus vaillants hommes de guerre de son temps, après vingt années passées au service de roi d´Angleterre, l´ Aragonais était entré au service du duc Philippe III de Bourgogne, et l´avait accompagné en qualité de gouverneur pendant la campagne contre les Gantois. Les années de paix durant lesquelles il eut la haute direction de l´artillerie lui permirent d´apporter au matériel les améliorations que l´expérience des guerres passées parut indiquer : l´invention des tourillons et, par suite, celle des affûts à flasques semblent appartenir à cette époque. Mort le 8 avril 1462, âgé de 64 ans, Franciscus de Surienne eut pour successeur messire Waleran de Soissons.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c André Bossuat. Perrinet Gressart et François de Surienne, agents de l'Angleterre. Contribution à l'étude des relations de l'Angleterre et de la Bourgogne avec la France sous le règne de Charles VII. Paris, E. Droz, 1936, 444 pages. In-8°, XXVI.
  2. Histoire de la ville de Chartres, Listes des baillis de Chartres - Alexandre Pintard
  3. (Joseph Stevenson, 1861, Vol. 1, Letters and Papers Illustrative of the Wars of the English in France)
  4. Histoire des techniques - Bertrand Gille

Bibliographie[modifier | modifier le code]