Petite Ourse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Ne doit pas être confondu avec Galaxie naine de la Petite Ourse.

Petite Ourse
Image illustrative de l’article Petite Ourse
Vue de la constellation
Désignation
Nom latin Ursa Minor
Génitif Ursae Minoris
Abréviation UMi
Observation
(Époque J2000.0)
Ascension droite Entre 0° et 360°
Déclinaison Entre 65,40° et 90°
Taille observable 256 deg2 (56e)
Visibilité Entre 90° N et 10° S
Méridien 20 avril, 21h00
Étoiles
Brillantes (m≤3,0) 2 (α, β)
À l’œil nu 39
Bayer / Flamsteed 23
Proches (d≤16 al) 0
La plus brillante étoile Polaire (1,97)
La plus proche ? (? al)
Objets
Objets de Messier 0
Essaims météoritiques Ursides
Constellations limitrophes Céphée
Dragon
Girafe

La Petite Ourse, ou en latin Ursa Minor et abrégé UMi, est une constellation de l'hémisphère céleste nord. Le « petit chariot » (par contraste au « grand chariot » de la Grande Ourse) est, tout comme l'autre Ourse, formé de sept étoiles principales. Elle est l'une des 48 constellations listées par l'astronome du 2e siècle Ptolémée dans son Almageste, et demeure l'une des 88 constellations modernes. La Petite Ourse a traditionnellement été d'une grande importance pour la navigation, particulièrement pour les marins, parce que Polaris marque le pôle nord céleste.

Polaris, qui est par ailleurs l'étoile la plus brillante de la constellation, est une supergéante jaune-blanche et il s'agit l'étoile variable Céphéide la plus brillante du ciel ; sa magnitude apparente varie entre 1,97 et 2,00. Beta Ursae Minoris, également connue par son nom traditionnel Kochab, est une étoile âgée qui a gonflé et s'est refroidie pour devenir une géante rouge ; avec une magnitude de 2,08, elle est à peine moins brillante que Polaris. Kochab et l'étoile de magnitude 3 Gamma Ursae Minoris ont été nommées les « gardiennes de l'étoile polaire »[1]. Des exoplanètes ont été découvertes en orbite autour de quatre étoiles, dont Kochab. La constellation héberge également une étoile à neutrons isolée, Calvera, et H1504+65, la naine blanche la plus chaude connue à ce jour, avec une température de surface de 200 000 K environ.

Histoire et mythologie[modifier | modifier le code]

La Petite Ourse, avec le Dragon s'enroulant autour d'elle, telles que représentées dans l’Urania's Mirror[2], un ensemble de cartes astronomiques publiées à Londres en 1824.

En astronomie babylonienne, la Petite Ourse était connue comme le « Chariot du Paradis » (MULMAR.GÍD.DA.AN.NA, également associé à la déesse Damkina). Elle est listée dans le catalogue d'étoiles MUL.APIN, compilé vers 1000 av. J.-C. parmi les « étoiles d'Enlil » — il s'agit du ciel boréal —[3].

Il semble que le nommage des constellations boréales comme les « ourses » soit issu de la tradition grecque, bien qu'Homère ne fasse référence qu'à une seule « ourse »[4],[5]. L'« ourse » originale est la Grande Ourse, et la Petite Ourse a été admise comme la deuxième, ou comme l'« Ourse phénicienne » (Ursa Phoenicia, d'où Φοινίκη, Phoenice) seulement ultérieurement selon Strabon (I.1.6, C3), à partir d'une suggestion de Thalès. Il la proposa comme une aide à la navigation pour les Grecs, qui utilisaient alors la Grande Ourse pour ce faire. Selon Diogène Laërce, qui cite Callimaque de Cyrène, Thalès « a mesuré les étoiles du Chariot par lesquelles les Phéniciens naviguent ». Diogène les identifie comme la constellation de la Petite Ourse, qui de par son utilisation rapportée par les Phéniciens pour la navigation en mer, est également nommée Phoinikē[6],[7].

Durant l'Antiquité classique, le pôle céleste était quelque peu plus proche de Beta Ursae Minoris que d'Alpha Ursae Minoris, et la constellation était donc prise tout entière comme indicateur de la direction du nord. À partir de la période médiévale, il devint plus aisé d'utiliser Alpha Ursae Minoris (ou « Polaris ») en tant qu'étoile polaire, même si elle était toujours située à quelques degrés du pôle céleste vrai[8],[note 1]. Son nom Néolatin de stella polaris fut inventé seulement au début de la période moderne.

L'ancien nom de la constellation est Cynosura (grec Κυνοσούρα « la queue du chien »). L'origine de ce nom est obscure (la Petite Ourse en tant que « queue du chien » impliquerait qu'une autre constellation proche était « le chien », mais une telle constellation n'est pas connue)[9]. La « queue du chien » pourrait évoquer celle du Chien que le musée du Louvre identifie au centre du zodiaque de Denderah, comme on peut le voir sur le panneau explicatif[10].

La tradition mythographique du Catasterismi (en) fait plutôt de Cynosura le nom d'une nymphe oréade décrite comme une nourrice de Zeus, qui, honorée par le dieu, lui dédie une place dans le ciel[11]. Il existe de nombreuses propositions expliquant le nom de Cynosura. L'une le connecte à une variante du mythe de Callisto, où son fils Arcas y est remplacé par son chien qui est alors placé dans le ciel par Zeus[9]. D'autres ont suggéré qu'une interprétation archaïque de la Grande Ourse faisait d'elle une vache, formant un groupe avec le Bouvier en tant que berger, et avec la Petite Ourse en tant que chien[12]. George William Cox (en) l'explique comme une variante de Lycosure (en) (Λυκόσουρα), compris comme la « queue du loup » mais qu'il étymologisa comme « sentier, ou chemin, de lumière » (c'est-à-dire λύκος « loup » vs. λύκ- « lumière »). Allen le relie par comparaison au nom en vieil irlandais de la constellation, drag-blod « sentier de feu ». Brown (1899) suggéra une origine-non grecque du nom (un emprunt à l'assyrien An‑nas-sur‑ra « en hauteur »)[9],[13].

Un mythe alternatif raconte que deux ourses ont sauvé Zeus de son père meurtrier Cronos en l'abritant au Mont Ida. Ultérieurement Zeus les plaça dans le ciel, mais leurs queues grandirent énormément lorsque le dieu les fit se balancer dans le ciel[14].

Comme la Petite Ourse est formée de sept étoiles, le mot latin pour « nord » (c'est-à-dire la direction où Polaris pointe) est septentrio, issu de septem (sept) et de triones (bœufs), sur la base de sept bœufs conduisant une charrue, à qui les sept étoiles ressemblent également. Ce nom a cependant été aussi rattaché aux étoiles principales de la Grande Ourse[15]. L'ours se dit par ailleurs arktos en grec, d'où le nom de cercle arctique qu'on donnait au cercle des étoiles circumpolaires toujours visibles (l'astronome Geminos assignait comme limite à ce cercle, « le pied de devant de la Grande Ourse »), et le terme Arctique qui désigne la région entourant le pôle Nord de la Terre[16].

En astronomie inuit, les trois étoiles les plus brillantes de la constellation — Polaris, Kochab et Pherkad — étaient appelées Nuutuittut « ne bouge jamais », quoique le terme est plus fréquemment utilisé au singulier en se référant à Polaris seule. À ces latitudes très septentrionales, l'étoile polaire est trop haute pour être utile à la navigation[17].

En astronomie chinoise, les principales étoiles de la Petite Ourse étaient divisées entre deux astérismes : 勾陳 Gòuchén (Place courbe) (incluant α UMi, δ UMi, ε UMi, ζ UMi, η UMi, θ UMi et λ UMi) et 北極 Běijí (litt. Pôle Nord) (incluant β UMi et γ UMi). Ces deux astérismes incarnent le cœur du Palais pourpre, siège du pouvoir suprême[18].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La Petite Ourse partage une frontière avec la Girafe à l'ouest, avec le Dragon à l'ouest, et avec Céphée à l'est. Couvrant 256 deg2, cela la classe comme la 56e des 88 constellations modernes en termes de taille.

Les trois lettres de son abréviation adoptées par l'Union astronomique internationale en 1922, sont UMi[19]. Les frontières officielles de la constellation, telles que délimitées par l'astronome belge Eugène Delporte en 1930[note 2] dessinent un polygone de 22 segments. Dans le système de coordonnées équatoriales, les coordonnées d'ascension droite de ses frontières se trouvent entre 08h 41.4m et 22h 54.0m, et leurs coordonnées de déclinaison du pôle nord céleste à +65.40°[21].

Observation des étoiles[modifier | modifier le code]

Article détaillé : repérage des constellations.

Localisation de la Petite Ourse[modifier | modifier le code]

Localisation de l'étoile Polaire à partir de la Grande Ourse.

La Petite Ourse se repère généralement par rapport à la Grande Ourse. Une méthode très connue permet de déterminer l'emplacement de α Ursae Minoris : en traçant une ligne de Mérak à Dubhe (les deux étoiles du bord extérieur de la casserole), et en la suivant sur cinq fois la distance entre ces deux étoiles, après avoir passé la queue du Dragon si elle est visible, on tombe sur l'étoile Polaire, qui est la seule étoile brillante de ce secteur[22]. Arrivé sur l'étoile Polaire par cet alignement, le « petit chariot » est à angle droit vers la gauche, dessinant un petit arc de cercle orienté vers la Grande Ourse. Une méthode alternative pour trouver Polaris consiste à partir de la constellation de Cassiopée.

Sa position tout au nord de l'hémisphère céleste nord signifie que la constellation n'est entièrement visible que pour les observateurs de l'hémisphère nord[23],[note 3]

Forme de la constellation[modifier | modifier le code]

Visibilité nocturne de la constellation.

La constellation de la Petite Ourse est relativement peu lumineuse. On ne voit initialement (mag. 2) que les deux étoiles à ses extrémités, l'étoile Polaire (α Ursae Minoris) et Kochab (β UMi). Quand les conditions sont un peu meilleures (mag. 4), on distingue la chaîne liant les deux, constituée par α UMi, δ UMi, ε UMi, ζ UMi et Kochab.

Traditionnellement, on voit la Petite Ourse sous la forme d'un « petit chariot », la chaîne étant complétée après Kochab en tournant à droite, par γ UMi (Pherkad) et η UMi. En fait, l'étoile symétrique de γ UMi par rapport à Kochab, 5 UMi, est plus lumineuse que η UMi, et cet alignement de trois étoiles est plus facilement visible que la forme de « casserole ».

Les étoiles qui entourent Kochab à plus grande distance forment la constellation du Dragon.

Étoiles principales[modifier | modifier le code]

Constellation de la Petite Ourse.

Le cartographe allemand Johann Bayer utilisa les lettres grecques alpha (α) à thêta (θ) pour cataloguer les principales étoiles de la constellation. Son compatriote Johann Elert Bode utilisa les lettres de iota (ι) à phi (φ) pour en désigner d'autres. Seules lambda (λ) et pi (π) restèrent en usage, probablement en raison de leur proximité avec le pôle nord céleste[15]. Au sein des frontières de la constellation, on dénombre 39 étoiles dont la magnitude apparente est inférieure ou égale à 6,5[23],[note 4].

Les sept étoiles principales de la Petite Ourse (l'étoile Polaire, Kochab, Pherkad, ζ UMi, η UMi, Yildun (δ UMi) et ε UMi) forment un astérisme comparable à celui de la Grande Ourse, en forme de « chariot » ou de « casserole ». Contrairement à celui de la Grande Ourse, il n'est pas très lumineux, l'étoile Polaire et Kochab mises à part, et il est difficile de le repérer dès lors qu'on se trouve dans une zone affectée par la pollution lumineuse.

α Ursae Minoris (l'étoile Polaire)[modifier | modifier le code]

α Ursae Minoris (l'étoile Polaire) — également nommée « Polaris » — est l'étoile la plus brillante de la constellation de la Petite Ourse, dont elle en marque la queue[15]. Il s'agit de l'étoile visible à l'œil nu la plus proche du pôle nord céleste, dont elle est éloignée de 44' 9". Du fait du phénomène de précession des équinoxes, cela n'a pas toujours été le cas : il y a plus de 4 millénaires, vers 2700 avant notre ère, c'était α Draconis (Thuban) qui se trouvait dans sa situation. Et dans un avenir lointain, cet honneur passera à Véga (α Lyrae). L'étoile Polaire se rapproche d'ailleurs en ce moment du pôle et en sera au plus proche en 2102, à 27' 31".

L'étoile Polaire est une supergéante jaune, dont le type spectral varie entre F7Ib et F8Ib[25]. C'est la 52e étoile la plus brillante de la voûte céleste. Elle est assez éloignée, distante de ∼432 a.l. (∼132 pc) du système solaire[26].

C'est une étoile variable céphéide, évoluant entre la magnitude 1,97 et 2,00 sur une période de 3,97 jours. Cette amplitude a fortement décru durant le XXe siècle pour devenir quasiment nulle de nos jours[25].

L'étoile polaire est en réalité une étoile triple. L'étoile supergéante, qui est l'étoile primaire, possède deux compagnons qui sont des étoiles jaune-blanc de la séquence principale distantes de 17 et de 2 400 UA et qui mettent 29,6 et 42 000 ans respectivement pour compléter une orbite[27].

β Ursae Minoris (Kochab)[modifier | modifier le code]

Traditionnellement appelée Kochab, Beta Ursae Minoris avec sa magnitude apparente de 2,08, est à peine moins brillante que Polaris[28]. Localisée à environ ∼131 a.l. (∼40,2 pc) de la Terre d'après la mesure de sa parallaxe[26], il s'gait d'une étoile géante rouge — une étoile évoluée qui a utilisé tout l'hydrogène de son cœur et qui est sortie de la séquence principale — de type spectral K4III[28]. Légèrement variable selon une période de 4,6 jours, la masse de Kochab a pu être estimée à 1,3 fois la masse du Soleil à partir de la mesure de ces oscillations[29]. Kochab est 450 fois plus lumineuse que le Soleil et fait 42 fois son diamètre, avec une température de surface d'environ 4 130 K[30]. D'un âge estimé à 2,95 milliards d'années, avec une marge de 1 milliard d'années, Kochab s'est révélée posséder une exoplanète qui fait environ 6,1 fois la masse de Jupiter, bouclant une orbite autour de son étoile en 522 jours[31].

Autres étoiles principales[modifier | modifier le code]

Portant le nom traditionnel de Pherkad, Gamma Ursae Minoris possède une magnitude apaprente qui varie entre 3,04 et 3,09 à peu près toutes les 3,4 heures[32]. Elle et Kochab ont été nommées « les gardiennes de l'étoile polaire »[1]. Étoile géante lumineuse blanche de type spectral A3II-III[32] qui fait environ 4,8 fois la masse du Soleil, 1 050 fois sa luminosité et 15 fois son rayon[33], elle est distante de 487±8 a.l. (∼149 pc) de la Terre[26]. Pherkad appartient à un type d'étoiles variables qui sont les variables de type Delta Scuti[32], un type d'étoile pulsante à courte période (six heures tout au plus). Ces variables peuvent être utilisées comme chandelles standards et elles sont parmi les meilleures cibles en astérosismologie[34].

Zeta Ursae Minoris est une étoile légèrment variable qui pourrait également être une variable de type Delta Scuti[35]. C'est une étoile blanche de type spectral A3V[36], mais qui a déjà commencé à se refroidir, à s'étendre et à devenir plus brillante. Il s'agissait en fait probablement d'une étoile de classe B3 lorsqu'elle était sur la séquence principale et elle est désormais sur le point de devenir une étoile géante[35]. Avec une magnitude de 4,95, Eta Ursae Minoris est la plus faible des sept étoiles du petit chariot[37]. Cette étoile jaune-blanc de la séquence principale de type spectral F5V nous est distante de ∼97 a.l. (∼29,7 pc)[38]. Son diamètre fait le double de celui du Soleil. Elle est 1,4 fois plus massive que lui et brille comme 7,4 soleils[37]. Près de Zeta est localisée l'étoile de magnitude 5,00 Theta Ursae Minoris. Localisée à 716±24 a.l. (∼220 pc) de la Terre[39], il s'agit une géante rouge de type spectral K5III qui a quitté la séquence principale. Elle s'est refroidie et s'est étendue jusqu'à atteindre un rayon qui vaut 73 fois celui du Soleil[39].

Delta Ursae Minoris, également appelée par son nom traditionnel Yildun[40], et Epsilon Ursae Minoris forment la poignée du chariot. Localisée à un peu plus de 3,5 degrés du pôle nord céleste, Yildun est une étoile blanche de la séquence principale de type spectral A1V et de magnitude apparente 4,35[41]. Elle est localisée à 172±1 a.l. (∼52,7 pc) de la Terre[26]. Yildun fait environ 2,8 fois le diamètre du Soleil et est 47 fois plus lmunieuse que lui[42]. Étoile triple[43], Epsilon Ursae Minoris brille avec une magnitude combinée moyenne de 4,21[44]. L'étoile primaire est une géante jaune de type spectral G5III[44] et il s'agit d'une étoile variable de type RS Canum Venaticorum. Il s'agit également d'une étoile binaire spectroscopique, avec un compagnon distant de 0,36 UA, tandis que la troisième étoile est une naine orange de type K0 distante de 8 100 UA de la primaire[43].

Étoiles variables[modifier | modifier le code]

La situation très nordique de la constellation signifie que ses étoiles variables sont observables toute l'année pour les observateurs de l'hémisphère nord. Localisée à proximité de Polaris, Lambda Ursae Minoris est une géante rouge de type spectral M1III. Il s'agit d'une variable semi-régulière, dont la magnitude varie entre 6,35 et 6,45[45]. R Ursae Minoris est une autre géante rouge et une autre variable semi-régulière, dont la magnitude varie de 8,5 à 11,5 sur une période 328 jours, tandis que S Ursae Minoris est une variable à longue période de type Mira dont la magnitude varie de 8,0 à plus de 11 sur 331 jours[46]. Localisée au sud de Kochab et de Pherkad, en direction du Dragon[1], RR Ursae Minoris est une géante rouge de type spectral M5III qui est également une variable semi-régulière dont la magnitude varie entre 4,44 et 4,85 selon une période de 43,3 jours[47]. T Ursae Minoris est une autre étoile géante rouge et variable, qui a connu un changement abrupt de type de variation et qui est passée d'une variable à longue période de type Mira passant de la magnitude 7,8 à 15 sur une période de 310–315 jours à une variable semi-régulière[48]. On pense que l'étoile a connu un événement de flash de l'hélium en coquille — un stade où la coquille d'hélium entourant le cœur de l'étoile atteint une masse critique et se met à brûler — caractérisé par son changement abrupt de sa variabilité en 1979[49]. Z Ursae Minoris est une étoile variable peu lumineuse qui a brusquement perdu 6 magnitudes en 1992 et qui a été identifiée comme l'une des rares étoiles variables de type R Coronae Borealis[50].

Les variables à éclipses sont des systèmes stellaires qui varient en luminosité non pas parce que la luminosité (ou la magnitude apparente) de l'un ou l'autre membre varie, mais parce qu'elles s'obscurcissent mutuellement. W Ursae Minoris est l'un de ces systèmes, sa magnitude variant entre 8,51 et 9,59 sur une période de 1,7 jours[51]. Le type spectral combiné du système est A2V, mais les masses propres de ses deux composantes sont inconnues. Une légère variation de la période orbitale observée en 1973 suggère qu'il existe une troisième composante au sein de ce système d'étoiles — très probablement une naine rouge — avec une période orbitale de 62,2 ± 3,9 années[52]. RU Ursae Minoris est un autre example de binaire à éclipses, variant de la magnitude 10 à 10,66 sur une période de 0,52 jour[53]. Il s'agit d'une binaire semi-détachée, où l'étoile secondaire est en train de remplir son lobe de Roche et transfère de la matière à l'étoile primaire[54].

RW Ursae Minoris est une variable cataclysmique qui connut une éruption telle qu'elle devint une nova en 1956, atteignant la magnitude 6. En 2003, elle était toujours de deux magnitudes plus brillante que sa magnitude de base, diminuant à un taux de 0,02 magnitude par an. Sa distance a été calculée à 5 000 ± 800 pc (∼16 300 a.l.), ce qui la localiserait au sein du halo galactique[55].

Étoiles avec exoplanètes et naines brunes[modifier | modifier le code]

En plus de Kochab, on a découvert quatre autres étoiles autour desquelles des exoplanètes orbitent. 11 Ursae Minoris est une géante rouge de type spectral K4III à peu près 1,8 fois plus massive que le Soleil. Âgée d'environ 1,5 milliards d'années, elle était à l'origine une étoile de type A de la séquence principale avant de se refroidir et de s'étendre. Distante d'environ ∼390 a.l. (∼120 pc), elle brille à une magnitude apparente de 5,04. Une planète d'environ 11 fois la masse de Jupiter a été découverte orbitant l'étoile en 2009, avec une période orbitale de 516 jours[56]. 8 Ursae Minoris est une autre géante rouge de type spectral K0, 1,8 fois plus massive que le Soleil et distante d'environ 159 pc (∼519 a.l.). Il lui a été découvert en 2015 une exoplanète qui fait 1,5 fois la masse de Jupiter et qui orbite autour de son étoile en 93 jours à une distance de 0,49 UA[57]. HD 120084 est une autre étoile évoluée, cette fois une géante jaune de type spectral G7III, d'environ 2,4 fois la masse du Soleil. Elle possède une planète qui fait 4,5 fois la masse de Jupiter et qui a la particularité d'avoir une orbite très excentrique (avec une excentricité de 0,66). Elle a été découverte en 2013 en mesurant précisément les variations de la vitesse radiale de l'étoile[58]. HD 150706 est une étoile similaire au Soleil de type spectral G0V localisée à ∼89 a.l. (∼27,3 pc) du système solaire. On a d'abord cru qu'elle possédait une planète aussi massive que Jupiter orbitant à une distance de 0,6 UA, mais cette découverte a été remise en cause en 2007[59]. Une étude ultérieure de 2012 a toutefois montré que l'étoile possède un compagnon de 2,7 fois la masse de Jupiter qui effectue une révolution en environ 16 ans et à une distance de 6,8 UA de son Soleil[60].

WISE 1506+7027 est une naine brune de type spectral T6. C'est l'une des plus proches voisines du Soleil, à une distance de 11,1+2,3
−1,3
années-lumière de la Terre[61]. Objet faible de magnitude 14, elle a été découverte par le Wide-Field Infrared Survey Explorer (WISE) en 2011[62].

Autres étoiles[modifier | modifier le code]

Pris à partir du chef des bandits dans Les Sept Mercenaires, Calvera est le surnom donné à une source de rayons X désignée comme 1RXS J141256.0+792204 dans le catalogue ROSAT All-Sky Survey Bright Source Catalog (RASS/BSC)[63]. Cette source a été identifiée comme provenant d'une étoile à neutrons isolée, qui est l'une des plus proches de la Terre[64]. La Petite Ourse héberge également deux naines blanches énigmatiques. H1504+65 est une étoile faible (de magnitude 15,9) qui possède la température de surface la plus chaude connue à ce jour — 200 000 K  — pour une naine blanche. Son atmosphère, composée à peu près à moitié de carbone, à moitié d'oxygène et de 2% de néon, est dépourvue d'hydrogène et d'hélium, et sa composition n'est pas explicable par les modèles actuels d'évolution stellaire[65]. WD 1337+705 est une naine blanche plus froide qui montre du magnésium et du silicium dans son spectre, ce qui suggère un compagnon ou un disque circumstellaire l'orbitant, même si aucune preuve pointant vers l'un ou vers l'autre n'existe[66].

Objets célestes[modifier | modifier le code]

La constellation de la Petite Ourse est relativement pauvre en objets du ciel profond, mais contient cependant plusieurs galaxies : NGC 3172, NGC 5034, NGC 5144, NGC 5939, NGC 6071, NGC 6324 et NGC 6331. La galaxie naine de la Petite Ourse, qui est une galaxie naine sphéroïdale, a été découverte par Albert George Wilson à l'observatoire Lowell durant le Palomar Sky Survey en 1955[67]. Son centre est distant d'environ ∼225 000 a.l. (∼69 000 pc) de la Terre[68]. En 1999, Kenneth Mighell et Christopher Burke ont utilisé le télescope spatial Hubble et ont confirmé qu'elle a connu un unique sursaut de formation d'étoiles qui a duré environ 2 milliards d'années et qui a eu lieu il y a environ 14 milliards d'années[69], et que la galaxie est probablement aussi ancienne que la Voie lactée elle-même[70].

NGC 6217 est une galaxie spirale barrée distante d'environ ∼67 millions d'a.l. (∼20,5 Mpc)[71], qui peut être détectée dans un télescope de 10 cm au moins comme un objet de onzième magnitude situé à environ 2,5° au nord-ouest de Zeta Ursae Minoris[72]. Il s'agit d'une galaxie à sursauts de formation d'étoiles, ce qui signifie qu'elle connaît actuellement un taux anormalement élevé de formation d'étoiles comparé au taux observé dans une galaxie typique[73].

NGC 6251 est une radiogalaxie elliptique géante localisée à plus de ∼340 millions d'a.l. (∼104 Mpc) de la Terre. Elle possède un noyau galactique actif de type Seyfert 2, et c'est l'un des exemples les plus extrêmes de galaxie de Seyfert. Cette galaxie pourrait être associée à la source de rayons gamma 3EG J1621+8203, qui émet des rayons gamma de haute énergie[74]. Elle est également connue pour son jet radio unilatéral — l'un des plus lumineux connus — et découvert en 1977[75].

Essaims météoriques[modifier | modifier le code]

Les Ursides, une importante pluie d'étoiles filantes dont le radiant est situé dans la Petite Ourse, culmine entre le 18 et le 25 décembre. Son objet parent est la comète 8P/Tuttle[76].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La position du pôle nord céleste se déplace en raison du phénomène de la précession des équinoxes terrestre, de telle sorte que dans environ 12 000 ans, Véga deviendra l'étoile polaire[8].
  2. Eugène Delporte propose à l'Union astronomique internationale de standardiser les frontières des constellations. Celle-ci accepte et lui confie la tâche[20].
  3. Bien que certaines parties de la constellation se trouvent au-dessus de l'horizon pour des observateurs entre l'équateur et le 24e parallèle sud, les étoiles situées seulement quelques degrés au-dessus de l'horizon sont en pratique inobservables[23].
  4. Les objets de magnitude 6,5 comptent parmi les plus faiblement lumineux visibles à l'œil nu dans le ciel nocturne de la transition rural/périurbain[24].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (en) H. J. P. Arnold, Paul Doherty et Patrick Moore, The Photographic Atlas of the Stars, Boca Raton, Florida, CRC Press, (ISBN 978-0-7503-0654- 6, lire en ligne), p. 148
  2. (en) Ian Ridpath, « Urania's Mirror c.1825 – Ian Ridpath's Old Star Atlases », sur Star Tales (consulté le 12 juin 2019)
  3. (en) John H. Rogers, « Origins of the Ancient Constellations: I. The Mesopotamian Traditions », Journal of the British Astronomical Association, vol. 108,‎ , p. 9–28 (Bibcode 1998JBAA..108....9R)
  4. (en) Ian Ridpath, « Ursa Minor », sur Star Tales (consulté le 12 juin 2019)
  5. (en) Peter E. Blomberg (dir.), Archaeoastronomy in Archaeology and Ethnography: Papers from the Annual Meeting of SEAC (European Society for Astronomy in Culture), held in Kecskemét in Hungary in 2004, Oxford, Royaume-Uni, Archaeopress, , 129–32 p. (ISBN 978-1-4073-0081-8, lire en ligne), « How Did the Constellation of the Bear Receive its Name? »
  6. (en) Hermann Hunger et David Edwin Pingree, Astral Sciences in Mesopotamia, (lire en ligne), p. 68
  7. (en) William F. Albright, « Neglected Factors in the Greek Intellectual Revolution », Proceedings of the American Philosophical Society, vol. 116, no 3,‎ , p. 225–42 (JSTOR 986117)
  8. a et b (en) Kenneth R. Lang, Essential Astrophysics, Springer Science & Business Media, , 10–15 p. (ISBN 978-3-642-35963-7, lire en ligne)
  9. a b et c (en) R. H. Allen, Star Names: Their Lore and Meaning, New York, Dover Publications Inc, (réimpr. 1963) (1re éd. 1899) (ISBN 0-486-21079-0, lire en ligne), p. 447-448
  10. Alexandre N.Isis, « Photographie du panneau explicatif du zodiaque de Denderah au musée du Louvre », sur flickr (consulté le 14 juin 2019)
  11. (en) T. Condos, « The Katasterismoi (Part 1) », Astronomical Society of the Pacific Leaflets, vol. 10, no 496,‎ , p. 361-368 (Bibcode 1970ASPL...10..361C, lire en ligne). Également mentionné par Servius dans Sur les Géorgiques de Virgile 1. 246, vers 400 ap. J.C. ; une autre mention mais d'authenticité douteuse est faite par Hygin dans Poeticon astronomicon 2.2).
  12. (en) Robert Brown, Researches into the origin of the primitive constellations of the Greeks, Phoenicians and Babylonians, (lire en ligne), p. 265f. La tradition latine supposée selon laquelle la Petite Ourse est nommée Catuli « chiot » ou Canes Laconicae « chiens spartes », et recensée par Johann Heinrich Alsted (en 1649, p. 408), est probablement une innovation moderne précoce.
  13. Brown remarque que Aratus décrit convenablement « Cynosura » comme « en hauteur » (« à la fin de la nuit, la tête de Cynosura s'élève très haut », κεφαλὴ Κυνοσουρίδος ἀκρόθι νυκτὸς ὕψι μάλα τροχάει v. 308f).
  14. (en) John H. Rogers, « Origins of the Ancient Constellations: II. The Mediterranean traditions », Journal of the British Astronomical Association, vol. 108,‎ , p. 9–89 (Bibcode 1998JBAA..108...79R)
  15. a b et c "(en) Morton Wagman, Lost Stars: Lost, Missing and Troublesome Stars from the Catalogues of Johannes Bayer, Nicholas Louis de Lacaille, John Flamsteed, and Sundry Others, Blacksburg, Virginie, The McDonald & Woodward Publishing Company, , 312, 518 p. (ISBN 978-0-939923-78-6)
  16. Béatrice Bakhouche, Les textes latins d'astronomie: un maillon dans la chaîne du savoir, Éditions Peeters, , p. 129
  17. (en) John MacDonald, The Arctic Sky: Inuit Astronomy, Star Lore, and Legend, Toronto, Ontario, Royal Ontario Museum/Nunavut Research Institute, (ISBN 978-0-88854-427-8), p. 61
  18. « L'empereur du ciel », sur media.afastronomie.fr (consulté le 14 juin 2019)
  19. (en) Henry Norris Russell, « The New International Symbols for the Constellations », Popular Astronomy, vol. 30,‎ , p. 469 (Bibcode 1922PA.....30..469R)
  20. (en) Ian Ridpath, « Constellation boundaries: How the modern constellation outlines came to be », sur Star Tales (consulté le 8 mars 2019)
  21. (en) « Ursa Minor, constellation boundary », sur The Constellations, Union astronomique internationale (consulté le 8 mars 2019)
  22. Will Gater et Anton Vamplew (trad. Érick Seinandre), Petit Larousse de l'astronomie, Larousse, coll. « Larousse Pratique », , 256 p. (ISBN 978-2-03-585684-5), p. 84-85
  23. a b et c (en) Ian Ridpath, « Constellations: Lacerta–Vulpecula », sur Star Tales (consulté le 17 juin 2019)
  24. (en) John E. Bortle, « The Bortle Dark-Sky Scale », Sky & Telescope, (consulté le 10 février 2019)
  25. a et b (en) Sebastian Alberto Otero, « Alpha Ursae Minoris », sur The International Variable Star Index, Association américaine des observateurs d'étoiles variables (AAVSO), (consulté le 20 juin 2019)
  26. a b c et d (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy and Astrophysics, vol. 474, no 2,‎ , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752)
  27. (en) James B. Kaler, « Polaris », sur Stars
  28. a et b (en) Kochab sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  29. (en) N.J. Tarrant et al., « Oscillations in ß Ursae Minoris. Observations with SMEI », Astronomy and Astrophysics, vol. 483, no 3,‎ , p. L43–L46 (DOI 10.1051/0004-6361:200809738, Bibcode 2008A&A...483L..43T, arXiv 0804.3253)
  30. (en) James B. Kaler, « Kochab », sur Stars
  31. (en) B.-C. Lee et al., « Planetary Companions in K giants β Cancri, μ Leonis, and β Ursae Minoris », Astronomy and Astrophysics, vol. 566,‎ , p. 7 (DOI 10.1051/0004-6361/201322608, Bibcode 2014A&A...566A..67L, arXiv 1405.2127)
  32. a b et c (en) Christopher Watson, « Gamma Ursae Minoris », sur The International Variable Star Index, AAVSO, (consulté le 22 juin 2019)
  33. (en) James B. Kaler, « Pherkad », sur Stars
  34. (en) Matthew Templeton, « Delta Scuti and the Delta Scuti Variables », sur Variable Star of the Season, AAVSO, (consulté le 22 juin 2019)
  35. a et b (en) James B. Kaler, « Alifa al Farkadain », sur Stars
  36. (en) Zeta Ursae Minoris sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  37. a et b (en) James B. Kaler, « Petite Ourse », sur Stars
  38. (en) Eta Ursae Minoris sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  39. a et b (en) A. G. A. Brown et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 2: Summary of the contents and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 616,‎ (DOI 10.1051/0004-6361/201833051, Bibcode 2018A&A...616A...1G, arXiv 1804.09365)
  40. (en) « Naming Stars », IAU.org (consulté le 25 juin 2019)
  41. (en) Delta Ursae Minoris sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  42. (en) James B. Kaler, « Yildun », sur Stars
  43. a et b (en) James B. Kaler, « Epsilon Ursae Minoris », sur Stars
  44. a et b (en) Epsilon Ursae Minoris sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  45. (en) Christopher Watson, « Lambda Ursae Minoris », sur The International Variable Star Index, (consulté le 25 juin 2019)
  46. (en) David H. Levy, Observing Variable Stars: A Guide for the Beginner, Cambridge, Royaume-Uni, Cambridge University Press, (ISBN 978-0-521-62755-9, lire en ligne), p. 133
  47. (en) Sebastian Alberto Otero, « RR Ursae Minoris », AAVSO, (consulté le 27 juin 2019)
  48. (en) S. Uttenthaler et al., « The Evolutionary State of Miras with Changing Pulsation Periods », Astronomy and Astrophysics, vol. 531,‎ , A88 (DOI 10.1051/0004-6361/201116463, Bibcode 2011A&A...531A..88U, arXiv 1105.2198)
  49. (en) Janet A.Mattei et Grant Foster, « Dramatic Period Decrease in T Ursae Minoris », The Journal of the American Association of Variable Star Observers, vol. 23, no 2,‎ , p. 106–16 (Bibcode 1995JAVSO..23..106M)
  50. (en) Priscilla J. Benson, Geoffrey C. Clayton, Peter Garnavich et Paula Szkody, « Z Ursa Minoris – a New R Coronae Borealis Variable », The Astronomical Journal, vol. 108, no 1,‎ , p. 247–50 (DOI 10.1086/117063, Bibcode 1994AJ....108..247B)
  51. (en) Christopher Watson, « W Ursae Minoris », sur The International Variable Star Index, AAVSO, (consulté le 27 juin 2019)
  52. (en) J. M. Kreiner et al., « Period Analysis of Three Close Binary Systems: TW And, TT Her and W UMi », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 383, no 4,‎ , p. 1506–12 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2007.12652.x, Bibcode 2008MNRAS.383.1506K)
  53. (en) Christopher Watson, « RU Ursae Minoris », sur The International Variable Star Index, AAVSO, (consulté le 27 juin 2019)
  54. (en) V. N. Manimanis et P. G. Niarchos, « A Photometric Study of the Near-contact System RU Ursae Minoris », Astronomy and Astrophysics, vol. 369, no 3,‎ , p. 960–64 (DOI 10.1051/0004-6361:20010178, Bibcode 2001A&A...369..960M)
  55. (en) A. Bianchini et al., « RW Ursae Minoris (1956): An Evolving Postnova System », Publications of the Astronomical Society of the Pacific, vol. 115, no 809,‎ , p. 811–18 (DOI 10.1086/376434, Bibcode 2003PASP..115..811B)
  56. (en) M. P. Döllinger et al., « Planetary Companions around the K Giant Stars 11 Ursae Minoris and HD 32518 », Astronomy and Astrophysics, vol. 505, no 3,‎ , p. 1311–17 (DOI 10.1051/0004-6361/200911702, Bibcode 2009A&A...505.1311D, arXiv 0908.1753)
  57. (en) B.-C. Lee et al., « Four planets around HD 11755, HD 12648, HD 24064, and 8 Ursae Minoris », Astronomy and Astrophysics, vol. 584, no A79,‎ , p. 9 (DOI 10.1051/0004-6361/201527076, Bibcode 2015A&A...584A..79L, arXiv arXiv:1509.09012)
  58. (en) Bun'ei Sato et al., « Planetary Companions to Three Evolved Intermediate-Mass Stars: HD 2952, HD 120084, and Omega Serpentis », Publications of the Astronomical Society of Japan,‎ , p. 1–15 (DOI 10.1093/pasj/65.4.85, Bibcode 2013PASJ...65...85S, arXiv 1304.4328)
  59. (en) J.T. Wright et al., « Four New Exoplanets and Hints of Additional Substellar Companions to Exoplanet Host Stars », The Astrophysical Journal, vol. 657, no 1,‎ , p. 533–45 (DOI 10.1086/510553, Bibcode 2007ApJ...657..533W, arXiv astro-ph/0611658)
  60. (en) I. Boisse et al., « The SOPHIE Search for Northern Extrasolar Planets. V. Follow-up of ELODIE Candidates: Jupiter-analogs around Sun-like Stars », Astronomy & Astrophysics, vol. 545,‎ , A55 (DOI 10.1051/0004-6361/201118419, Bibcode 2012A&A...545A..55B, arXiv 1205.5835)
  61. (en) Kenneth A. Marsh et al., « Parallaxes and Proper Motions of Ultracool Brown Dwarfs of Spectral Types Y and Late T », The Astrophysical Journal, vol. 762, no 2,‎ , p. 119 (DOI 10.1088/0004-637X/762/2/119, Bibcode 2013ApJ...762..119M, arXiv 1211.6977)
  62. (en) J. Davy Kirkpatrick et al., « The First Hundred Brown Dwarfs Discovered by the Wide-field Infrared Survey Explorer (WISE) », The Astrophysical Journal Supplement, vol. 197,‎ , p. 19 (DOI 10.1088/0067-0049/197/2/19, Bibcode 2011ApJS..197...19K, arXiv 1108.4677)
  63. (en) « Rare Dead Star Found Near Earth », sur BBC News: Science/Nature, BBC, (consulté le 8 juillet 2019)
  64. (en) Robert Rutledge, Derek Fox et Andrew Shevchuk, « Discovery of an Isolated Compact Object at High Galactic Latitude », The Astrophysical Journal, vol. 672,‎ , p. 1137–1143 (DOI 10.1086/522667, Bibcode 2008ApJ...672.1137R, arXiv 0705.1011)
  65. (en) K. Werner et T. Rauch, « UV Spectroscopy of the Hot Bare Stellar Core H1504+65 with the HST Cosmic Origins Spectrograph », Astrophysics and Space Science, vol. 335,‎ , p. 121–124 (DOI 10.1007/s10509-011-0617-x, Bibcode 2011Ap&SS.335..121W)
  66. (en) N. J. Dickinson et al., « The Origin of Hot White Dwarf Circumstellar Features », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 423,‎ , p. 1397–1410 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2012.20964.x, Bibcode 2012MNRAS.423.1397D, arXiv 1203.5226)
  67. (en) Sidney Bergh, The Galaxies of the Local Group, Cambridge, United Kingdom, Cambridge University Press, (ISBN 978-1-139-42965-8, lire en ligne), p. 257
  68. (en) Eva K. Grebel, John S. Gallagher et Daniel Harbeck, « The Progenitors of Dwarf Spheroidal Galaxies », The Astronomical Journal, vol. 125, no 4,‎ , p. 1926–1939 (DOI 10.1086/368363, Bibcode 2003AJ....125.1926G, arXiv astro-ph/0301025)
  69. (en) Sidney van den Bergh, « Updated Information on the Local Group », The Publications of the Astronomical Society of the Pacific, vol. 112, no 770,‎ , p. 529–536 (DOI 10.1086/316548, Bibcode 2000PASP..112..529V, arXiv astro-ph/0001040)
  70. (en) Kenneth J. Mighell et Christopher J. Burke, « WFPC2 Observations of the Ursa Minor Dwarf Spheroidal Galaxy », The Astronomical Journal, vol. 118,‎ , p. 366–380 (DOI 10.1086/300923, Bibcode 1999AJ....118..366M, arXiv astro-ph/9903065)
  71. (en) A. S. Gusev et al., « Oxygen and Nitrogen Abundances of H II regions in Six Spiral Galaxies », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 424,‎ , p. 1930–1940 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2012.21322.x, Bibcode 2012MNRAS.424.1930G, arXiv 1205.3910)
  72. (en) Stephen James O'Meara, Steve O'Meara's Herschel 400 Observing Guide, Cambridge, Royaume-Uni, Cambridge University Press, (ISBN 978-0-521-85893-9, lire en ligne), p. 227
  73. (en) Daniela Calzetti, « Reddening and Star Formation in Starburst Galaxies », Astronomical Journal, vol. 113,‎ , p. 162–184 (DOI 10.1086/118242, Bibcode 1997AJ....113..162C, arXiv astro-ph/9610184)
  74. (en) NGC 6251 – Seyfert 2 Galaxy sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  75. (en) R. A. Perley, A. H. Bridle et A. G. Willis, « High-resolution VLA Observations of the Radio Jet in NGC 6251 », Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 54,‎ , p. 291–334 (DOI 10.1086/190931, Bibcode 1984ApJS...54..291P)
  76. (en) Peter Jenniskens, « Mapping Meteoroid Orbits: New Meteor Showers Discovered », Sky & Telescope,‎ , p. 24