Arcas

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Dans la mythologie grecque, Arcas est le fils de Zeus et de Callisto et le roi éponyme de la province d'Arcadie. Son nom, en lien avec son histoire, semble lié au grec ancien arktos, « ours »[1].

Callisto, ayant été piégée et violée par Zeus, fit naître Arcas. Malheureusement, Héra, l'épouse de Zeus, ayant eu vent de cette naissance, décida de transformer la jeune mère en ourse après la naissance de l'enfant. Quelques années plus tard, Arcas était adolescent et en train de chasser. Il croisa sa mère, toujours changée en ourse, mais, n'ayant toujours pas compris qu'il s'agissait de Callisto, lui lança une flèche. Zeus détourna alors sa flèche et, seulement à ce moment-là, Arcas comprit qu'il s'agissait d'elle. Il se jeta dans les bras de sa mère et, pour qu'ils ne soient plus jamais séparés, Zeus les plaça tous deux parmi les étoiles. Callisto et Arcas devinrent alors la Grande Ourse et la Petite Ourse.

Son histoire diverge beaucoup selon les versions (demande de précision: les 3 versions présentées devraient l'être plus clairement) .

  1. par Hermès (demande de précision: Hermès a-t-il tué Arcas ?), dépêché par Zeus. Dans cette version, Arcas, adulte, se rend en Arcadie où il se fait reconnaître de son aïeul, le roi Lycaon, qui l'associe au pouvoir. Il apprit aux Arcadiens à semer le blé, à faire du pain, à tisser et filer la laine, toutes choses qu'il tenait lui-même de Triptolème. Après la disgrâce de son aïeul, il reste seul sur le trône ;
  2. par Lycaon. Celui-ci le tuera plus tard pour le servir à manger à Zeus. Le dieu, après avoir foudroyé les fils de Lycaon et changé le roi lui-même en loup, ressuscitera Arcas pour le mettre sur le trône. Arcas a épousé Chrysopélie, dont il a deux fils, Élatos et Aphéidas. Après sa mort, il aurait été placé dans le ciel aux côtés de sa mère et serait devenu le Bouvier, gardien de l'Ourse (Ovide, Métam.).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bernard Sergent, « Ethnozoonymes indo-européens », Dialogues d'histoire ancienne, 17, 2, 1991, p. 24 (en ligne)