Petit Lion

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Petit Lion
Image illustrative de l'article Petit Lion
Vue de la constellation
Désignation
Nom latin Leo Minor
Génitif Leonis Minoris
Abréviation LMi
Observation
(Époque J2000.0)
Ascension droite Entre 138,75° et 165,0°
Déclinaison Entre 23,5° et 42,0°
Taille observable 232 deg2 (64e)
Visibilité Entre 90° N et 45° S
Méridien 10 avril, 21h00
Étoiles
Brillantes (m≤3,0) 0
À l’œil nu 37
Bayer / Flamsteed 34
Proches (d≤16 al) 0
La plus brillante 46 LMi (3,79)
La plus proche ? (? al)
Objets
Objets de Messier 0
Essaims météoritiques Aucun
Constellations limitrophes Grande Ourse
Lion
Lynx

Le Petit Lion est une constellation de l’hémisphère nord. Comme beaucoup d’autres constellations modernes, elle ne comporte que peu d’étoiles vraiment lumineuses. En fait, six d’entre elles seulement dépassent la magnitude apparente 5.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette constellation a été introduite par l’astronome polonais Johannes Hevelius vers 1660 (dans un ouvrage publié en 1690, après sa mort) pour combler un espace entre la Grande Ourse et le Lion.

Observation des étoiles[modifier | modifier le code]

Constellation du Petit Lion.
Visibilité nocturne de la constellation.

Localisation de la constellation[modifier | modifier le code]

La constellation est encadrée par deux constellations très facile à identifier, la Grande Ourse au nord, et le Lion au sud. Elle se situe sous les trois petites paires d'étoiles qui forment les pattes de la Grande Ourse, les « sauts de gazelle ».

Forme de la constellation[modifier | modifier le code]

La constellation est bien trop faible pour avoir une forme identifiable.

L'étoile la plus brillante de la constellation, 46 LMi (également ο UMa), se situe à sa limite Est. Elle se situe dans l'alignement formé par la paire du milieu des « sauts de gazelle », λ et μ UMa, et à la hauteur du premier « saut de gazelle ». Si les conditions de visibilité sont excellentes, on la voit accompagnée de deux petites étoiles côté Sud-Est, qui appartiennent à la Grande Ourse: la limite moderne passe juste à cet endroit.

β LMi se situe ~5° plus à l'ONO, immédiatement au sud de la paire médiane λ et μ UMa.

Étoiles principales[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste d'étoiles du Petit Lion.

Praecipua (46 Leonis Minoris)[modifier | modifier le code]

La définition actuelle des contours du Petit Lion l’ayant privé de son étoile α selon la désignation de Bayer, l’étoile la plus brillante de la constellation est désormais 46 Leonis Minoris, également connue sous le nom de Praecipua, du latin « chef ». Il s’agit d’ailleurs du seul exemple d’étoile désignée uniquement par son numéro de Flamsteed qui soit la plus brillante d’une constellation.

Il s’agit d’une géante orange, de magnitude apparente 3,79, 8,2 fois plus grande que le Soleil

Autres étoiles[modifier | modifier le code]

La deuxième étoile de la constellation est β Leonis Minoris qui atteint la magnitude de 4,20.

R Leonis Minoris est une étoile variable de type Mira dont la magnitude apparente varie entre 6,3 et 13,2, sur une période de 372 jours[1].

TYC 2505-672-1 est une binaire à éclipses. Il s'agit du système binaire à éclipses ayant à la fois plus longue période connue, 69,1 ans, et la durée d'éclipse la plus longue[2], soit environ 3,5 ans.

Objets célestes[modifier | modifier le code]

Le Petit lion abrite deux galaxies spirales — NGC 3344 et NGC 3486 —, une galaxie spirale barrée — NGC 3504 — et une galaxie lenticulaire — NGC 2859.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Christopher Watson, « R Leonis Minoris », sur Site de l'AAVSO, Association américaine des observateurs d'étoiles variables, (consulté le 3 mars 2019)
  2. (en) « Longest stellar eclipse », sur Guinness World Record (consulté le 23 mars 2019).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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