Paray-le-Frésil

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Paray-le-Frésil
Vue de Paray-le-Frésil.
Vue de Paray-le-Frésil.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Arrondissement Moulins
Canton Dompierre-sur-Besbre
Intercommunalité Moulins Communauté
Maire
Mandat
Gérard Renaud
2014-2020
Code postal 03230
Code commune 03203
Démographie
Population
municipale
382 hab. (2014)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 39′ 24″ nord, 3° 36′ 42″ est
Altitude Min. 205 m – Max. 252 m
Superficie 37,3 km2
Localisation

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Paray-le-Frésil est une commune française, située dans le département de l'Allier en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Paray-le-Frésil est située au nord-est du département de l'Allier.

Ses communes limitrophes sont[1] :

Communes limitrophes de Paray-le-Frésil
Gannay-sur-Loire
La Chapelle-aux-Chasses Paray-le-Frésil Saint-Martin-des-Lais
Chevagnes Garnat-sur-Engièvre,
Beaulon

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Gérard Renaud[2] PS Retraité de l'enseignement

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 382 habitants, en diminution de -11,57 % par rapport à 2009 (Allier : 0 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
587 584 415 623 600 649 693 741 783
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
877 841 938 1 018 1 050 1 042 1 094 1 175 1 202
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 173 1 146 1 044 842 871 791 827 674 627
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
653 573 522 547 469 417 430 391 382
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Paray-le-Frésil : inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, le château est d’époque Louis XIII, construit en briques polychromes. Propriété de la famille d’Estutt de Tracy par une alliance avec la fille du grand argentier des ducs de Bourbon en 1640, il est resté dans la famille depuis cette époque. En 1880, Jacques, marquis de Tracy, construisit une aile sur la façade d’arrivée qui doublait la taille de cette demeure. Détruit en très grande partie par un incendie en novembre 1968, le château reconstruit par son propriétaire actuel, Claude Antoine, marquis de Tracy, a retrouvé ses proportions d’origine.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Antoine Destutt de Tracy (1754-1836), philosophe « idéologue », représenta la noblesse aux États généraux et s’unit ensuite au Tiers État. Commandant de cavalerie sous les ordres de La Fayette, il fut emprisonné en 1793. Élève de Buffon et de Lavoisier, il profita de ce repos forcé pour élaborer son système philosophique dit des « idéologues ». Sénateur inamovible jusqu’en 1814, il fit partie de l’Académie française.
  • Victor Destutt de Tracy (1781-1864), son fils, servit dans l’armée jusqu’en 1818, fut élu député de l’Allier et nommé ministre de la Marine en 1848. Agronome éclairé, il se consacra à la mise en valeur de la Sologne. Ami de Mathieu de Dombasle, il fut le premier à se servir de sa fameuse charrue. Parlementaire sous la monarchie de Juillet et auteur d'une proposition de loi tendant à l'abolition de la peine de mort. Sa pierre tombale est encore visible à l'église du village.
  • Georges Simenon a habité le village en 1923 et 1924, en qualité de secrétaire du marquis de Tracy. Paray-le-Frésil est dépeint sous le nom fictif de « Saint-Fiacre » dans un des romans les plus célèbres de l'écrivain, l'Affaire Saint-Fiacre[7],[8]. C'est dans le château de Paray-le-Frésil qu'est situé le cadre de l'enfance du commissaire Maigret, dont le père était régisseur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Géoportail (consulté le 22 mai 2017).
  2. Liste des maires de l'Allier [PDF], sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de l'Allier, 8 avril 2014 (consulté le 6 juin 2014).
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. Gilles Henry, La véritable histoire du commissaire Maigret, Charles Orlet éditeur, .
  8. « Simenon : « sites classés » », Traces, Université de Liège, Centre d'études Georges-Simenon, no 10,‎ , p. 186-193.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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