Gottfried Honegger

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Gottfried Honegger
Gottfried Honegger (1995).png
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 98 ans)
ZurichVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domiciles
Lieux de travail
Formation
Kunstgewerbeschule (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Conjoint
Autres informations
Mouvement
Art concret

Gottfried Honegger né le à Zurich et mort le dans sa ville natale[1], est un artiste et collectionneur suisse. Il a vécu et travaillé à Paris, à Zurich et Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes).

Biographie[modifier | modifier le code]

Peintre depuis 1933, Gottfried Honegger poursuit d'abord une carrière de graphiste publicitaire. Il ne se consacre vraiment à la peinture qu'à partir de son séjour à New York en 1958, où il expose dans la galerie de Martha Jackson[2]. Il se marie avec Warja Lavater une peintre et dessinatrice.

Après sa première exposition personnelle à New York, il expose ensuite à Paris, puis de retour en Europe, il abandonne définitivement ses autres activités pour s'adonner complètement à l'art.

Il crée l'Espace de l'Art concret à Mouans-Sartoux en 1990.

En 2000, il procède avec sa femme Sylbil Albers-Barrier à la donation à l’État français de leur collection d'art, forte de 500 œuvres de 160 artistes (abstraction, minimalisme, art conceptuel). Depuis 2004, celle-ci est présentée à l'Espace de l'Art concret dans un bâtiment spécifique[3].

En 2014, il réalise les vitraux des quatorze baies supérieures de la nef, dans la cathédrale de Liège, avec l'aide du maître verrier de Chartres, Hervé Loire.

Expositions personnelles (sélection)[modifier | modifier le code]

  • 1960 : Première exposition personnelle à la Martha Jackson Gallery, New York
  • 1963 : Galerie Lawrence, Paris
  • 1964 : Guggenheim International, New York
  • 1966 : Stuttgart
  • 1967 : Zurich
  • 1972 : Grand Palais, Paris, dans le cadre de « Création artistique en France 1960-1972 »
  • 1975 : Participation à la XIIIe Biennale de Sao Paulo
  • 1978 : Musée d'art moderne, Paris

Honegger fait l'objet d'une première rétrospective française, entre 1999 et 2001, à la Fondation Cartier à Paris, avant celle importante - en 2015 - que lui consacre le Centre Georges Pompidou[4].

Début 2016, l'Espace de l'Art concret propose l'exposition « Gottfried Honegger, alpha-oméga », une mise en perspective de ses œuvres de jeunesse (œuvres de jeunesse figuratives) et de ses dernières productions.

Caractéristiques de sa pratique artistique[modifier | modifier le code]

Reconnu tant aux États-Unis qu'en Europe, Gottfried Honegger est considéré comme l'un des piliers de l'Art concret[5], avec son compatriote Max Bill et la Française Aurélie Nemours. Il est l'auteur de nombreuses réalisations monumentales.

Il travaille sur le principe des variations à partir d'un seul et même thème : « Volume », « Structure » et « Stèles »[6].

Tout en conservant l'influence de l'art concret Zurichois de Max Bill et Richard Paul Lohse, Honegger a recours, dans les années 1960 et 1970 à une programmation mathématique verticale, déterminée. Le recours à l'ordinateur lui permet ensuite de développer ses recherches plastiques.

Parallèlement, il développe une œuvre de sculpteur à partir de 1968.

Pour Gottfried Honegger, l'art a une fonction sociale : « Mon père m’a nourri de cette responsabilité sociale que j’ai toujours. Ça veut dire que j’ai besoin de la beauté et du social »[1]. Ce souci des problèmes sociaux le conduit à concevoir un outil pédagogique : « Le Viseur ». Cet instrument est destiné à l'apprentissage du regard pour l'enfant : amélioration de la perception des couleurs, des formes, du rythme... Dans le prolongement de cette innovation, Honegger avait initié en 2015 des activités plastiques pour les enfants handicapés, projet que sa mort quelques mois plus tard ne permet pas de concrétiser[7].

Citation[modifier | modifier le code]

« J'ai 98 ans et j'ai décidé de changer le monde. »[7]

« À mon avis, ce n’est pas l’artiste qui invente l’art. C’est la société elle-même qui détermine le climat dans lequel un certain art pousse. Je pense que tous les intellectuels, dans tous les domaines, au fond, devraient s’engager chacun à sa façon pour la société. Mon idée aujourd’hui, c’est que les artistes sont absents. Ils ne participent pas à la vie politique, sociale du pays. Ils attendent de vendre une œuvre ou d’avoir une commande publique et un point c’est tout. »[1]

Réalisations monumentales[modifier | modifier le code]

Monoforme 26 (parc du musée de Grenoble).
  • 1974 : Volume 19 pour un collège du Banlay, à Nevers
  • 1975 : Hommage à Jacques Monod sur le campus de Dijon
  • 1979 : Structure 36 pour le LEP des Rompois à Blanzy, en Saône-et-Loire
  • 1982 : Monoforme 4 pour le collège Stéphane Mallarmé à Sens

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Harry Bellet, « L'artiste suisse Gottfried Honegger est mort » sur Le Monde, 18 anvier 2016.
  2. (de) Guido Magnaguagno, Gottfried Honegger, Elena Süllwald, Gottfried Honegger: Nach 90 Jahren: Wandreliefs und Skulpturen, Zürich, Galerie Proarta AG, , 55 p. p.
  3. Donation Albers-Honegger (collection en ligne) ; architectes Gigon & Guyer.
  4. Commissariat : Christian Briend.
  5. « Gottfried Honegger, pilier de l'art concret, est mort à 98 ans », sur Huffington Post avec AFP,‎
  6. « Gottfried Honegger », sur Collection Société Générale
  7. a et b Antoine Froidefond, « Changer le monde, selon le peintre Gottfried Honegger », sur lapresse.ca,‎

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr)(de) collectif, Gottfried Honegger, Zurich, Waser Verlag, , 200 p. (ISBN 978-3-908080-34-3, OCLC 31197941, LCCN 94200886)
  • Gottfried Honneger, Le vide est plein, collection « L'art en écrit », éditions Jannink, Paris, 1994
  • Pour un art concret, coédition Centre national des arts plastiques et Presses du réel, Paris, 2014

Liens externes[modifier | modifier le code]