Monnières (Loire-Atlantique)

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Monnières
L'église Sainte-Radegonde.
L'église Sainte-Radegonde.
Blason de Monnières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Clisson
Intercommunalité Clisson Sèvre et Maine Agglo
Maire
Mandat
Benoît Couteau
2014-2020
Code postal 44690
Code commune 44100
Démographie
Gentilé Monnièrois
Population
municipale
2 061 hab. (2014)
Densité 211 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 07′ 57″ nord, 1° 21′ 17″ ouest
Altitude Min. 2 m – Max. 61 m
Superficie 9,78 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-monnieres.fr/

Monnières est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Monnières dans le département de la Loire-Atlantique.

Localisation[modifier | modifier le code]

Monnières est situé dans le Vignoble nantais, dans la vallée de la Sèvre nantaise, à 20 km au sud-est de Nantes et 10 km au nord-ouest de Clisson.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont Le Pallet, Gorges, Saint-Lumine-de-Clisson et Maisdon-sur-Sèvre.

Accès et transport[modifier | modifier le code]

La commune est traversée dans le sens nord-sud par la route départementale 7 entre Le Pallet et Maisdon-sur-Sèvre et dans le sens est-ouest par la route départementale 76 entre Gorges et Maisdon-sur-Sèvre

Géologie[modifier | modifier le code]

La Commune de Monnières a une géologie diversifiée. On y trouve principalement du gabbro, des amphibolites, des gneiss, du quartz, de la pegmatite et de la leptynite et aussi quelques roches granits et orthogneiss.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Sèvre nantaise, affluent de la Loire, sert de limite entre Monnières et les communes du Pallet et de Gorges[1]. Le pont de Monnières est la limite amont de navigabilité de la Sèvre nantaise.

Climatologie[modifier | modifier le code]

Le climat de la Loire-Atlantique, est de type tempéré océanique. L'influence de ce climat est largement facilitée par l'estuaire de la Loire et l'absence de relief notable[2]. Les hivers sont doux (min −5 °C / max 10 °C) et pluvieux et les étés relativement beaux et doux également (min 17 °C / max 35 °C). Les pluies sont fréquentes mais peu intenses. Les précipitations annuelles sont d'environ 820 mm[3] et peuvent fortement varier d'une année à l'autre. Les chutes de neige y sont exceptionnelles.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme de Molneriis en 1179[4].

Monnières est située à la limite entre poitevin et gallo. Son nom en gallo est Monierr (écriture ELG)[5].

En breton, elle a été dénommée Meliner par l'Office de la Langue Bretonne[4], nom sans valeur historique, puisqu'il s'agit d'un toponyme gallo-roman situé dans la zone de diffusion de la toponymie romane, zone dans laquelle le breton n'a jamais été parlé (voir frontière linguistique bretonne).

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Pendant l'Antiquité, Monnières se situe dans le pays des Pictons dans l'Aquitaine seconde.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Monnières est la commune d'origine de Jean Meschinot. Né au domaine des Mortiers, Jean Meschinot fut écuyer de Pierre II de Bretagne, et participa à la Guerre de Cent Ans. Il fut aussi poète à la cour des ducs de Bretagne écrivant diverses ballades et rondeaux.

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, les Barrin de la Galissonnière s’installent au château seigneurial de la Janière. Jacques Barrin étend ses possessions sur plusieurs communes aux alentours. L’un de ses descendants, Rolland-Michel Barrin, devint gouverneur de la Nouvelle-France.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1792, dans l’optique du resserrement des paroisses, Monnières se voit amputé de deux tiers de ses habitants au profit de la paroisse du Pallet.

Pendant les guerres de Vendée, Le 10 mars 1793, comme beaucoup d’autres paroisses de la région, Monnières est entraînée dans l'insurrection générale. Le château de la Galissonnière devient un quartier général pour les généraux vendéens. En juin 1793, Charrette y séjourne avant le siège de Nantes. En septembre 1793, Bonchamps et Lyrot et leurs 7 000 combattants de la Grande Armée essayent de stopper le général Canclaux et ses troupes dans leur retraite vers Nantes après la défaite de la Bataille de Torfou. Après un long combat dans les environs du château contre les 15 000 Mayançais de Canclaux, Bonchamps ordonne la retraite sur Aigrefeuille. Un groupe de soldats de républicain traverse la Sèvre et dans leur poursuite des Royalistes, ils incendient le bourg et l’église.

Le 4 avril 1794, une des colonnes infernales incendie le château de la Galissonnière puis le bourg de Monnières. En poursuivant vers Saint-Lumine-de-Clisson, ils incendient aussi de nombreux hameaux de la commune.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à l'écusson de gueules chargé d'une grappe de raisin d'argent, accompagné en chef dextre d'une clef versée, en chef senestre d'un moulin à vent, et en pointe d'un papillon, le tout d'or ; au chef d'hermine.
Commentaires : Le chef d'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Le papillon d'or rappelle les armoiries de la Famille Barrin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2014 Claude Carteron[Note 1] Sans étiquette  
2014 en cours Benoît Couteau UDI  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l'Insee, Monnières fait partie de l'aire urbaine et de la zone d'emploi de Nantes et du bassin de vie de Clisson. Elle n'est intégrée dans aucune unité urbaine[6]. Toujours selon l'Insee, en 2010, la répartition de la population sur le territoire de la commune était considérée comme « peu dense » : 99 % des habitants résidaient dans des zones « peu denses » et 1 % dans des zones « très peu denses »[7].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 2 061 habitants, en augmentation de 9,98 % par rapport à 2009 (Loire-Atlantique : 5,96 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 100 667 1 028 978 1 095 1 034 912 1 024 1 079
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 077 1 067 1 076 1 042 1 058 1 042 1 000 958 931
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
901 890 869 813 988 942 920 893 1 004
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
953 941 1 019 1 235 1 379 1 543 1 691 1 932 2 061
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[12], pour le recensement 2005 : base Cassini de l'EHESS.)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,1 %) est en effet inférieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[13],[14],[15]. Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,7 % contre 48,4 % au niveau national et 48,7 % au niveau départemental)[13],[14],[15].

Pyramide des âges à Monnières en 2013 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,3 
3,2 
75 à 89 ans
5,1 
12,6 
60 à 74 ans
12,9 
19,0 
45 à 59 ans
19,3 
23,8 
30 à 44 ans
23,7 
14,9 
15 à 29 ans
14,5 
26,3 
0 à 14 ans
24,3 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Économie[modifier | modifier le code]

Monnières dispose d'un parc d'activités : le Parc d'activités de la Malvineuse. L'économie de Monnières est essentiellement axée sur l'artisanat et le commerce. On y trouve une activité viticole avec la production de Muscadet (Muscadet-sèvre-et-maine (AOC) ). Les commerces sont liés aux services de proximités : une boulangerie, un traiteur, un salon de coiffure, un bar, un petit magasin d'alimentation.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Monnières dispose de salles municipales, d'une bibliothèque, d'une cantine scolaire, un espace jeunes. une halte-garderie, un accueil périscolaire et un centre de loisirs sont à disposition des habitants.

Un sentier pédestre est accessible sur la commune. Le circuit des Moulins propose au visiteur de parcourir les chemins à travers les vignes, les bords de la Sèvre, puis les différents moulins à vent qui jalonnent encore la commune.

Sports[modifier | modifier le code]

Plusieurs équipements : salle omnisports, stade de la Roche Corbinière. Il y a notamment un club de football, de basket et de tennis.

Santé[modifier | modifier le code]

Monnières dispose d'un cabinet médical, d'un cabinet de kinésithérapie, d'un cabinet d'orthophonie, et de permanences d'infirmières.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède deux écoles (à la fois maternelle et primaire) : l'école publique Les Trois-Moulins et l'école privée Saint-Joseph.

Cultes[modifier | modifier le code]

La Paroisse Sainte Marie Du Val De Sèvre regroupe les communautés de Boussay, Clisson, Gétigné, Gorges, Saint-Hilaire de Clisson, Monnières et Saint-Lumine de Clisson.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Moulins à vent. Beaucoup de moulins étaient présents sur la commune. Beaucoup disparurent. Cependant les moulins de la Bidière, de la Justice et de la Minière sont encore debout.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 1995, 2001 et 2008.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. sur viamichelin
  2. climat de la Loire-Atlantique
  3. nantes.fr Climat
  4. a et b Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  5. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  6. « Commune de Monnières (44100) », Insee (consulté le 31 août 2017).
  7. « La grille communale de densité », Insee (consulté le 31 août 2017), données récupérées dans un fichier téléchargeable sous format Excel.
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. « Monnières 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 14 décembre 2016).
  13. a, b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Monnières - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  14. a, b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  15. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).